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L’Assemblée nationale a voté un texte qui rétablit l’aide à mourir que le Sénat avait rejeté. Les députés ont donc réintroduit un droit que nous demandons depuis des années et que des malades en fin de vie espèrent ardemment : celui de demander qu’on les aide à terminer leur vie dans des conditions qui correspondent à leur volonté.

Le long chemin législatif suit donc son cours, avec cette fois, un espoir de le voir arriver à son terme à peu près comme nous l’espérons.

Comme toujours on aura entendu de nombreuses voix pour opposer soins palliatifs et aide à mourir, en oubliant que ce qui est en balance est la liberté du choix, pas l’imposition d’un choix par qui que ce soit d’autre que la personne directement concernée. Nous constatons que la séparation des Eglises et de l’Etat n’est pas faite dans tous les esprits car c’est encore la morale religieuse qui est appelée à l’aide pour justifier le postulat qu’un être humain n’aurait pas le droit de vouloir sa propre mort. La réalité de ces demandes doit pourtant être prise en considération.

Le président souhaite le vote d’un texte avant l’été…C’est encore possible aujourd’hui.

Martine Cerf