-

A la suite d’un long processus législatif, la loi sur la fin de vie ouvrant le choix de demander une aide à mourir a enfin été adoptée à l’Assemblée nationale par 291 voix pour et 241 contre le 15 juillet au soir. Celle-ci a le dernier mot et elle a exprimé avec beaucoup de dignité son soutien à un vote populaire. Jusqu’au bout, cependant les opposants à ce droit ont multiplié les obstacles :

Les responsables religieux ont tous déclarés leur opposition à ce que l’homme intervienne dans le processus de la mort, oubliant que les soins que prodigue la médecine représentent déjà un refus de respecter les « volontés divines ». Marc Aillet, évêque de Bayonne avait même menacé de priver de communion les députés favorables au texte.

Des responsables politiques, dont le Premier ministre vont encore tenter de faire reculer ce droit en saisissant le Conseil constitutionnel, montrant ainsi par ce qu’on pourrait qualifier de déni de démocratie, qu’en la matière, ils privilégient leur propre opinion et restent sourd à la demande de la très grande majorité des Français.

La désinformation a envahi les réseaux sociaux, pour faire croire que cette loi reviendrait à euthanasier tous les malades en fin de vie que l’on considèrerait comme des simples poids dont il faudrait se débarrasser. Il faut n’avoir jamais vécu la souffrance d’un proche que rien ne soulage plus et qui vous supplie de l’aider à y mettre un terme pour rester de marbre devant cette demande, ou pire, n’avoir pas voulu l’entendre ni la prendre en compte.

Il n’importe : même incomplète, une loi est votée qui reconnait le droit aux citoyens d’exercer ce choix personnel. C’est une avancée majeure dont EGALE se réjouit, avec les associations du Pacte progressiste pour la fin de vie. Un espoir pour tous ceux qui attendent, dans l’angoisse de voir arriver une vie dégradée dont ils ne veulent pas.

Lire le communiqué du Pacte progressiste pour la fin de vie

Martine Cerf