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La ville de Metz avait consenti, le 7 février 2014, un bail emphytéotique à l’association cultuelle Grande Mosquée de Metz en stipulant qu’il n’y aurait aucune subvention de la mairie. Malgré cela, le 15 juillet 2024, la mairie décide d’allouer une subvention de 490 000 euros à l’association en vue de financer l’agrandissement de la mosquée.

Trois habitants de la commune, membres de l’UFAL 57, s’estimant lésés, ont saisi le Tribunal administratif de Strasbourg afin d’annuler cette décision en raison de sa non conformité au principe de laïcité qui interdit  le subventionnement public des cultes. Parmi les nombreuses irrégularités qu’ils mettaient en évidence, ils soulignaient que ce projet ne correspondait à aucun intérêt public local.

Ces citoyens ont été soutenus dans leur action par l’AD3L, association créée par le Collectif Laïque National pour aider les militants laïques impliqués dans des affaires juridiques.

Le tribunal administratif de Strasbourg a décidé le 30 décembre 2025, de donner raison à ces citoyens et d’annuler la délibération de la mairie, donc le subventionnement de l’association Mosquée de Metz. Dans sa décision, le tribunal souligne entre autres manquements, qu’il n’a été procédé à aucune étude pour confirmer le besoin d’agrandissement de ladite mosquée.

Cette affaire met encore une fois en évidence la légèreté avec laquelle certains élus disposent de fonds publics pour financer des cultes, au mépris de la séparation entre  les religions et l’État et de l’intérêt de leurs administrés.

Lire la décision du Tribunal administratif de Strasbourg

Voir le Communiqué de l’AD3L

M.C