-

Dernières parutions

C:\Users\Martine User\AppData\Local\Microsoft\Windows\INetCache\IE\3RWOBTHR\date-163208_640[1].jpg

Agenda laïque


OCTOBRE 2026


Lundi 12 octobre au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h

Quelle signification donner du point de vue de la laïcité à la venue du Pape Léon XIV en France pour une visite d’État et apostolique fin septembre 2026 ?

Du vendredi 25 au lundi 28 septembre le Pape Léon XIV a visité la France pour une visite d’État à l’invitation du Président Macron et pour une visite épiscopale à l’invitation de l’Église de France. Sa visite a rencontré un engouement populaire indéniable auprès d’une partie de la jeunesse et de la population. Elle a été relayée plus qu’abondamment par les médias, notamment les médias publics dont France TV a suivi en direct pratiquement toutes les étapes. Lors de la visite d’État au palais de l’Élisée le Président de la République comme le Pape ont évoqué la laïcité, le Président pour expliquer que  » la laïcité française » n’était pas « la négation de la religion » et que la République combattait les actes qui « frappent la religion chrétienne » comme celles dont les « communautés juive et musulmane sont aussi victimes ». Pour sa part le Pape a affirmé que « une juste laïcité ne consiste pas à exclure la religion de l’espace public ou de l’éducation, mais à travailler pour que l’État et les institutions religieuses dialoguent ensemble et unissent leurs forces au service du bien commun ». Il a également condamné à nouveau, au nom du droit à la vie conformément à la doctrine constante de l’Église catholique, l’avortement, les lois pour une fin de vie digne. Le secrétaire général de l’enseignement catholique en a profité pour donner des instructions aux écoles sous contrat pour « banaliser la journée du 25 septembre », c’est-à-dire la consacrer à la visite du Pape, faisant ainsi une « entorse « au contrat avec l’État que passe chaque établissement « privé sous contrat ». Animation : Jean-Claude Boual. Inscription obligatoire ici ————————————————————————————————————————- Vendredi 16 octobre à 12h et à 14h30

  Hommages à Samuel Paty au square Samuel Paty, Paris

EGALE participera à deux manifestations au square Samuel Paty : 12h : Associations du Collectif Laïque National 14h30 : Associations amies avec le soutien du Conseil des Sages de la laïcité.    

NOVEMBRE 2026


Lundi 9 novembre   Animation: Martine Cerf      

DÉCEMBRE 2026


Mercredi 9 décembre 2026 à 18h30, Salle de la Grenette, 54 rue de la Grenette à Chambéry, organisée par la FOL et le Cercle Condorcet

Laïcité & Educ Pop par Jean-Claude Boual

————————————————————————————————————————– Lundi 14 décembre au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h Animation : Marc Horwitz ————————————————————————————————————————– Mardi 15 décembre à 18h30 à Roanne, organisée par le Cercle Condorcet

  Laïcité et Éducation par Jean-Claude Boual

   

JANVIER 2027


Lundi 11 janvier au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h        Animation : Jean-Claude Boual
Mardi 19 janvier au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, à 19h

  La laïcité en Europe avec Jean-Claude Boual

————————————————————————————————————————– Jeudi 21 janvier en visioconférence réservée à nos adhérents  

Sujet à préciser

   

FÉVRIER 2027


Lundi 1er février au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h

 

Animation: Martine Cerf      

MARS 2027


Lundi 8 mars au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h   Animation : Marc Horwitz   ————————————————————————————————————————– Jeudi 25 mars en visioconférence réservée à nos adhérents  

Sujet à préciser

     

AVRIL 2027


Lundi 19 avril au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h Animation : Jean-Claude Boual      

MAI 2027


Lundi 10 mai au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h Animation: Martine Cerf    

JUIN 2027


Jeudi 10 juin en visioconférence réservée à nos adhérents  

Sujet à préciser

  ————————————————————————————————————————– Lundi 14 juin au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h  

Animation : Marc Horwitz

  —————————————————————————————————————————  
Communiqué commun : NON AUX TALIBANS A PARIS

Communiqué commun : NON AUX TALIBANS A PARIS

Nous l’avons appris avec indignation : après la Commission Européenne à Bruxelles en juin dernier, c’est le gouvernement français qui invite à Paris les représentants du régime taliban bourreau des femmes afghanes !  (….)

Lire le communiqué commun signé par EGALE

Laïcité et droits des femmes – L’autonomie en question

Laïcité et droits des femmes – L’autonomie en question

  Dirigé par : Laure Caille, Annie Sugier, Michèle Vianès

L’Harmattan – 11 juin 2026

Dans un contexte de crispations identitaires et de montée des communautarismes religieux et politiques, les droits universels des femmes subissent un mouvement de recul préoccupant. Entre héritages religieux, pressions sociales et régressions législatives, leur autonomie reste fragile et constamment interrogée. lire la suite…

L’ombre de Samuel Paty à Feyzin

L’ombre de Samuel Paty à Feyzin

Dans un communiqué commun, des enseignants et personnels d’éducation des collèges Frédéric-Mistral de Feyzin et Jacques-Prévert de Saint-Symphorien-d’Ozon font part de leur « vive émotion » et de leur « profonde indignation collective » après la relaxe d’un parent d’élève. Le 15 septembre dernier, celui-ci avait déclaré à un professeur d’EPS qui avait donné une heure de colle à son fils: « C’est comme cela qu’on fait des Samuel Paty ».

Les personnels des deux établissements rappellent que le tribunal a qualifié les propos d’ »inadmissibles », tout en prononçant la relaxe du prévenu. Une décision qui suscite chez eux « une immense incompréhension ».La communauté éducative estime que cette décision « résonne comme un signal alarmant et renforce un sentiment de vulnérabilité déjà critique ». Elle considère également qu’associer le nom de Samuel Paty, professeur assassiné en 2020, à une contestation liée à l’enseignement ne doit pas être banalisé.

La multiplication des agressions verbales et des contestations de l’autorité pédagogique a déclenché une forte réaction des personnels qui disent refuser de « céder à l’intimidation ».

Au-delà de leur soutien au professeur concerné, les signataires réclament une réponse plus ferme face aux menaces visant les agents de l’Éducation nationale. Ils défendent également le maintien du dialogue avec les familles, tout en estimant que celui-ci ne peut s’exercer que dans le respect de « la dignité et de la sécurité des personnels » et demandentune « protection réelle » et souhaitent que la protection fonctionnelle soit déployée « systématiquement et sans délai » pour les personnels menacés.

La communauté éducative affirme enfin vouloir continuer à « faire bloc » pour défendre la liberté d’enseigner, la laïcité et les valeurs de la République.

Source: LyonMag.com

EGALE était présente au forum des associations du 15e et du 19e arrondissement de Paris

EGALE était présente au forum des associations du 15e et du 19e arrondissement de Paris

Depuis plusieurs années, l’association a un stand au forum des associations du 15e arrondissement de Paris où se trouve notre siège social. Cette année, nous étions également présents au forum des associations du 19e. Ces forums nous permettent de faire connaître l’association, d’aller à la rencontre des citoyens et des autres associations, de poursuivre notre action en faveur de la promotion de la laïcité. C’est aussi l’occasion d’échanger avec les élus qui nous rendent visite.Sur la photo, de gauche à droite : Michel Fouillet, EGALE ; Gilles Doisy, EGALE ; François Brechieau, adjoint au maire du 19è arrondissement, en charge de la vie associative ; Emmanuel Grégoire, maire de Paris ; François Dagnaud, maire du 19è arrondissement; Jean Javanni, président de AD3L ; Pierre-Yves Calais, militant PS et laïcité et Colombe Brossel, sénatrice… qui prend la photo.
La belle histoire des MENHIRS DE LA LAÏCITÉ

La belle histoire des MENHIRS DE LA LAÏCITÉ

Depuis des années des arbres de la Laïcité ont été plantés et ont grandi en France pour marquer notre attachement et notre volonté collective de promouvoir ce principe constitutionnel. Et parfois … ces arbres sont abîmés, vandalisés, voire pire. Alors nous est venue une idée ; mettons en place des MENHIRS DE LA LAÏCITÉ ! Une idée au départ un peu folle mais qui a pris forme. Au printemps 2024 nous avons décidé de lancer le projet avec une commune, ARRADON dans le Morbihan, à proximité de Vannes. Le maire Pascal Barret était convaincu et son équipe l’a suivi. Un travail a donc pu s’élaborer en coordination avec la commune. D’abord nous avons créé une association, les MENHIRS DE LA LAÏCITÉ forte aujourd’hui de 80 adhérents. Puis nous avons trouvé une pierre dans une carrière, un morceau de granit de plus de 4 mètres de haut et d’environ 7 tonnes. Une entreprise de transport exceptionnel, Cranèguy, a été chargée de prendre le menhir à la carrière, de le transporter et de l’implanter. La commune s’est chargée du creusement de la fosse et du comblement. Le samedi 7 décembre 2024 nous avons pu inaugurer le premier MENHIR DE LA LAÏCITÉ ; par un temps d’hiver, froid et venteux, plus de 100 personnes s’étaient déplacées pour partager ce moment intense en présence d’enfants du conseil municipal des jeunes, d’un archéologue-chercheur, Christian Obletz, de musiciens et de notre parrain, Eugène Riguidel, un marin local de renommée. Le Menhir a été implanté sur un terrain municipal, entre l’arbre de la Paix et des Droits de l’Homme et un chêne centenaire, à proximité immédiate de la salle des fêtes de la commune, la Lucarne. Par convention, l’association a cédé le Menhir et tous les droits afférents à la commune. La suite s’est écrite naturellement : nous avons proposé à la mairie de réaliser une déambulation citoyenne et laïque pour les enfants de CM2 des écoles de la ville. Celle-ci s’est déroulée le 9 décembre 2025, devant les bâtiments et lieux devant lesquels les enfants devaient trouver les mots les décrivant : la solidarité, la fraternité, le service public … Ehpad, médiathèque, école, église, monument aux morts, cimetière, mairie et enfin le Menhir. Le maire, ceint de son écharpe, a reçu les enfants en salle du conseil municipal et a échangé avec eux sur la citoyenneté et la laïcité. Et aujourd’hui ? L’aventure continue ; avec la nouvelle équipe municipale et de nouvelles communes pour réaliser sur leur territoire cette opération. Des projets sont en cours et devraient se réaliser en 2027. En parallèle, nous nous sommes rapprochés d’une association, « Laicité 56 » avec laquelle des liens étroits se sont créés : c’est dans cette collaboration et cet échange que se sont élaborés la déambulation et les documents que nous travaillons avec les enfants. Une campagne d’adhésion / ré adhésion (10 € par an + don éventuel) est lancée, l’obtention du rescrit fiscal début 2025 permet aux donateurs la défiscalisation du don. Le Menhir de la Laïcité, cette pierre dressée vers le ciel et en même temps fermement ancrée dans le sol, exprime la force, la puissance et l’énergie du principe de laïcité. ce repère est essentiel pour que chacun(-e) dans notre société puisse agir en toute liberté, croire ou pas en sachant qu’il peut le faire et que l’État lui garantira toujours ce droit. L’équipe des Menhirs de la laïcité menhirslaicité@gmail.com Voir le film du Premier Menhir de la Laïcité  
COLLOQUE 2026: Radicalités religieuses et démocratie

COLLOQUE 2026: Radicalités religieuses et démocratie

 Vidéos:
« Radicalités religieuses et démocratie » Lundi 14 septembre 2026, de 13h30 à 18h00. Palais du Luxembourg (sous le patronage de Mme la Sénatrice Maryse Carrère). Organisateur : Association EGALE (Égalité-Laïcité-Europe).
Déroulement de la journée 14h00 – Accueil : Martine Cerf (vice-présidente d’EGALE). 14h10 – Table ronde 1 : * « Les radicalités religieuses et leur lutte contre la démocratie » Modérateur : Jean-Marc Isral (journaliste et spécialiste des questions de santé, membre fondateur d’EGALE). Intervenants : Alain Vivien (ancien président de la Mission contre les dérives sectaires). Adrien Antoniol (CIERL, Bruxelles). Milène Coitoux et Martine Cerf. Stéphane Azinari. 16h25 – Table ronde 2 : * « Renforcer la démocratie » Modératrice : Martine Cerf (vice-présidente d’EGALE). Intervenants : Jacqueline Eustache-Brinio (sénatrice). Pierre Ouzoulias (sénateur et vice-président du Sénat). Maryse Carrère (sénatrice, présidente du groupe RDSE). 17h45 – Conclusion : Françoise Laborde (présidente d’EGALE).
Nous n’acceptons pas les discours de haine : Soutien à Guillaume Trichard 

Nous n’acceptons pas les discours de haine : Soutien à Guillaume Trichard 

Guillaume Trichard, Grand Maître du Grand Orient de France, exprimait l’idée que les écoles privées hors contrat ne devaient pas exister car elles ne respectaient pas les obligations d’enseignement de la République. Il a suffi de cela pour que déferlent sur les réseaux sociaux des tombereaux de haine  et d’injures de toute nature. Jamais EGALE n’acceptera ces méthodes brutales pour faire taire les opinions qui déplaisent. Nous nous sommes associés à un communiqué de soutien signé par des associations amies : le Comité Laïcité République, les DDEN, le Chevalier de la Barre, l’UFAL et Unité Laïque :

Soutien à Guillaume Trichard 

La haine antimaçonnique ne fera pas taire la République !

À la suite de son élection à la Grande Maîtrise du Grand Orient de France, Guillaume Trichard a déclaré que les écoles privées hors contrat n’avaient pas leur place dans la République. Nous partageons cette position ; la seule école libre, c’est l’École laïque.  Lire le communiqué 
La loi sur la fin de vie est promulguée.

La loi sur la fin de vie est promulguée.

Il faut suivre pas à pas le parcours laborieux de cette loi souhaitée pourtant par la grande majorité des Français.: après le vote par l’Assemblée nationale le 15 juillet qui met un terme à la navette entre l’Assemblée nationale et le Sénat, le texte fait l’objet de questions auprès du Conseil constitutionnel de la part d’élus peu soucieux de faire passer l’opinion de leurs électeurs avant la leur. Le 14 Août, le Conseil a considéré que le législateur n’avait pas méconnu la Constitution en adoptant cette loi et que celle-ci est suffisamment précise et compréhensible. En particulier, il souligne que l’accès à l’aide à mourir est suffisamment encadré, puisque subordonné à la condition d’être atteint d’une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital et que cette affection doit être en phase avancée ou terminale et que la personne doit être soit réfractaire aux traitements soit que sa souffrance soit insupportable. Il rappelle la nécessité que n’ouvrir cette possibilité que si la  personne concernée apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée. Le Conseil constitutionnel apporte cependant trois réserves :
  • Dans le cas d’une personne faisant l’objet d’une incapacité juridique, il appartient au médecin de consulter la personne chargée d’assurer la protection juridique.
  • La clause de conscience doit être étendue aux pharmaciens
  • Elle doit concerner aussi le responsable de l’établissement, qui doit pouvoir refuser que la procédure d’aide à mourir se déroule dans ses locaux lorsqu’une telle procédure est manifestement contraire aux missions statutaires ou au projet de l’établissement. Il s’agit exclusivement d’établissements privés qui ne pourront faire valoir cette clause de conscience que si d’autres établissements sont en mesure de répondre aux « besoins locaux ».
Enfin, le 18 juin, la loi est promulguée par le chef de l’État. Il reste encore à écrire et promulguer les décrets d’application pour que les patients en fin de vie qui demandent  une aide à mourir puissent être entendus. Martine Cerf Voir le délibéré du Conseil constitutionnel
L’affaire du tweet

L’affaire du tweet

Nadia Geerts – H&O, 2026 « Je dis ça avec toutes les précautions nécessaires, mais si on cherche un restaurant à Gaza sur Google, on en trouve plusieurs qui ont l’air d’être en activité. » C’est par ce tweet maladroit que commence « l’affaire ». En quelques heures, un torrent de haine se déverse sur moi. Retirer le tweet, le regretter, appeler à la nuance : rien n’y fait. Je suis désormais traître à l’humanité, sans possibilité de rachat. J’ai choisi mon camp, et c’est le mauvais ! Quelle place y a-t-il encore pour la vérité lorsqu’on parle de Gaza ? Doit-on nécessairement adhérer à la thèse qui oppose un mouvement de résistance légitime à un État colonial génocidaire ? Je ne le pense toujours pas.
La guerre des calvaires

La guerre des calvaires

En France, les croix de chemin et calvaires, longtemps considérés comme des éléments familiers du paysage rural, se retrouvent de plus en plus au cœur de batailles judiciaires. Au nom de la laïcité, plusieurs tribunaux ordonnent désormais leur retrait lorsqu’ils sont jugés contraires à l’article 28 de la loi de 1905, qui interdit l’édification de nouveaux signes religieux dans l’espace public. Le cas du calvaire de Saint-Divy, dans le Finistère, illustre cette évolution. Restauré et réinstallé en 2022, ce monument du XVIIᵉ siècle a été déclaré illégal par le tribunal administratif de Rennes, qui y voit un « nouvel emblème religieux ». La commune envisage de céder le terrain à une association pour le maintenir en place, signe de l’ampleur de l’attachement local à ces vestiges. Partout dans le pays, les décisions se multiplient. En Corse, la croix de Quasquara, érigée en 2022 à l’emplacement d’un ancien calvaire disparu, a été jugée non conforme en raison d’une « double discontinuité » temporelle et spatiale. En Indre-et-Loire, une croix replacée dans l’enceinte d’une école publique a suscité un recours. À Mettray, une croix fixée sur un pilier de cimetière a été retirée après une série de tensions locales. À Robion, dans le Vaucluse, une croix rupestre devenue lieu de mémoire est contestée faute de preuves de son existence avant 1905. Ces affaires révèlent une fracture profonde. D’un côté, les associations laïques invoquent la stricte neutralité de l’espace public. De l’autre, les défenseurs du patrimoine rappellent que ces croix, chapelles et calvaires constituent des repères historiques, artistiques et identitaires. « Notre patrimoine breton est largement d’essence religieuse ou spirituelle », souligne Yvon Ollivier, président de Koun Breizh. Pour SOS Calvaires, qui recense déjà 60 000 monuments via son application, l’enjeu est de préserver un « petit patrimoine oublié », souvent mal documenté et vulnérable. Les mobilisations locales témoignent de cet attachement. Pétitions massives, rassemblements, lettres ouvertes : dans de nombreux villages, la croix devient un symbole de continuité culturelle. « Effacer ce patrimoine, c’est couper un peuple de ses racines », résume une habitante de Robion, où la croix Corilou est devenue un lieu de mémoire après un drame. Au-delà des contentieux, c’est une question plus large qui se dessine : comment concilier la loi de 1905 avec la préservation d’un patrimoine rural façonné par des siècles de christianisme ? Entre exigence juridique et mémoire collective, les croix et calvaires cristallisent un débat national sur la place du religieux dans l’espace public et sur la définition même du patrimoine.
 
Quand la mairie de Nice oublie la laïcité

Quand la mairie de Nice oublie la laïcité

Le journal Libération se fait l’écho d’une controverse née à Nice suite à la décision du nouveau maire Eric Ciotti de célébrer des fêtes samedi 15 août pour l’Assomption. Le collectif Viva ! Nice a interrogé la municipalité d’extrême droite sur l’organisation d’une célébration sur le port de Nice et l’implication directe de la municipalité dans l’organisation et la promotion de cette fête religieuse en présence d’un prêtre, au port de Nice.et porte donc atteinte, selon eux, au principe de neutralité d’une collectivité vis-à-vis des religions. Sur son site Internet, la mairie de Nice présente l’événement comme une «fête traditionnelle», avec comme description : «Marie représente la Mère, à la fois protectrice et consolatrice.» Viva ! Nice rappelle que «les collectivités territoriales ne peuvent notamment pas apporter une aide à l’exercice d’un culte». L’an dernier, le groupe dénonçait déjà le fait que le maire précédent, Le maire précédent, Christian Estrosi, appelait l’an passé les Niçois à «célébrer la Vierge Marie». Au programme déjà : procession, bénédiction par un prêtre, présence des élus et messe en plein air. «Viva ! demande donc à la ville de Nice de clarifier le statut exact de cette manifestation, les dépenses publiques qui lui sont consacrées et la nature des moyens municipaux mobilisés, réclame le collectif. La laïcité n’est pas l’effacement des religions : c’est la garantie de la liberté de conscience et de la neutralité de la puissance publique.» Source: Libération 
La loi relative à l’aide à mourir a été adoptée

La loi relative à l’aide à mourir a été adoptée

Communiqué  du CLN: Le Parlement adopte définitivement la loi relative à l’aide à mourir. Nous saluons l’adoption définitive par l’Assemblée nationale de la loi ouvrant le droit à l’aide à mourir malgré les résistances et les atermoiements de la majorité conservatrice du Sénat. Par ce vote, la France rejoint les démocraties qui ont choisi de répondre favorablement à la demande de leurs citoyens de bénéficier d’une aide active à mourir selon leurs propres modalités Cette loi ne crée aucune obligation pour quiconque. Elle respecte les convictions de chacun et la clause de conscience pourra être opposée par des professionnels de santé, tandis que d’autres pourront prêter leur aide à ceux qui l’auront sollicitée. Assurant la liberté de conscience et la dignité de tous, y compris dans leur choix de fin de vie, cette loi est une grande loi laïque que le Collectif salue. Nous rendons hommage à tous ceux qui ont permis cette avancée : les malades et leurs proches qui ont eu le courage de témoigner, les soignants qui ont accepté d’ouvrir le débat, les parlementaires de toutes les sensibilités qui ont placé l’intérêt général au-dessus des clivages partisans, ainsi que les milliers de citoyens qui, depuis des années, ont œuvré pour que cette liberté soit reconnue. Nous avons une pensée aujourd’hui pour tous ceux qui sont partis sans avoir pu bénéficier de cette liberté. Leur souffrance, comme celle de leur famille, n’aura pas été oubliée car leur combat a contribué à faire évoluer notre droit. L’adoption de cette loi ne s’oppose en rien au nécessaire développement de l’offre de soins palliatifs Tout au contraire, elle complète les réponses apportées aux personnes confrontées aux situations les plus difficiles de la fin de vie, et respecte la dignité de chacun. Cette complémentarité était indispensable et le 15 juillet 2026 sera une date majeure pour les libertés publiques. Nous demeurerons attentifs à la publication rapide des décrets d’application, et à la mise en œuvre effective de la loi. Fait à Paris, le 15 juillet 2026. Signataires des associations membres du CLN au vendredi 17 juillet 15h30. Communiqué sur la loi relative à l’aide à mourir. Association Européenne de la Pensée Libre Agir pour la laïcité et les valeurs républicaines Association Laïcité-Liberté Comité Laïcité République EGALE Fédération Française du Droit Humain Fédération Nationale des DDEN Femmes Contre les Intégrismes Grande Loge Mixte de France Grande Loge Mixte Universelle Grand Orient de France Laïcité40 Le Chevalier de la Barre Libres MarianneS Ligue du Droit International des Femmes Lumières laïques- Cercle Maurice Allard Observatoire de la Laïcité de Provence (OLPA) Observatoire de la Laïcité de Saint Denis (OLD) Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain Regards de femmes. Union des Familles Laïques – UFAL Unité laïque
Le droit de demander une aide à mourir enfin reconnu !

Le droit de demander une aide à mourir enfin reconnu !

A la suite d’un long processus législatif, la loi sur la fin de vie ouvrant le choix de demander une aide à mourir a enfin été adoptée à l’Assemblée nationale par 291 voix pour et 241 contre le 15 juillet au soir. Celle-ci a le dernier mot et elle a exprimé avec beaucoup de dignité son soutien à un vote populaire. Jusqu’au bout, cependant les opposants à ce droit ont multiplié les obstacles :

Les responsables religieux ont tous déclarés leur opposition à ce que l’homme intervienne dans le processus de la mort, oubliant que les soins que prodigue la médecine représentent déjà un refus de respecter les « volontés divines ». Marc Aillet, évêque de Bayonne avait même menacé de priver de communion les députés favorables au texte.

Des responsables politiques, dont le Premier ministre vont encore tenter de faire reculer ce droit en saisissant le Conseil constitutionnel, montrant ainsi par ce qu’on pourrait qualifier de déni de démocratie, qu’en la matière, ils privilégient leur propre opinion et restent sourd à la demande de la très grande majorité des Français. La désinformation a envahi les réseaux sociaux, pour faire croire que cette loi reviendrait à euthanasier tous les malades en fin de vie que l’on considèrerait comme des simples poids dont il faudrait se débarrasser. Il faut n’avoir jamais vécu la souffrance d’un proche que rien ne soulage plus et qui vous supplie de l’aider à y mettre un terme pour rester de marbre devant cette demande, ou pire, n’avoir pas voulu l’entendre ni la prendre en compte.

Il n’importe : même incomplète, une loi est votée qui reconnait le droit aux citoyens d’exercer ce choix personnel. C’est une avancée majeure dont EGALE se réjouit, avec les associations du Pacte progressiste pour la fin de vie. Un espoir pour tous ceux qui attendent, dans l’angoisse de voir arriver une vie dégradée dont ils ne veulent pas.

Lire le communiqué du Pacte progressiste pour la fin de vie Martine Cerf
Manifestation antiraciste à Rodez

Manifestation antiraciste à Rodez

    Ce premier juillet la maison de la Laicité 12 organisait à Rodez  devant la Préfecture une manifestation contre les propos violemment racistes tenus dans une boite de nuit de la ville. Ce rassemblement  fort réussi était soutenu par la plupart des syndicats et de nombreuses associations dont EGALE, La ligue de l’enseignement et la Ligue des Droits de l’homme. Ce regroupement est l’expression d’ une volonté  ferme de combattre le racisme notamment par des poursuites judiciaires en cours. Nous savons combien ce combat réclame une vigilance sans faille. Bernard FERRAND Voir le communiqué
Formiris, une cigale qui coûte cher à l’Etat

Formiris, une cigale qui coûte cher à l’Etat

La Cour des comptes épingle Formiris, la principale association chargée des formations professionnelles des enseignants du privé. lire la suite…

Les leçons de « l’abandon » de Samuel Paty n’ont pas été tirées  au Lycée Jean-Renoir à Bondy

Les leçons de « l’abandon » de Samuel Paty n’ont pas été tirées au Lycée Jean-Renoir à Bondy

Communiqué du CLN Le Lycée Jean-Renoir de Bondy (93) est depuis plusieurs mois le théâtre d’une cabale dangereuse sur fond d’accusations de racisme. Une lycéenne avait enregistré clandestinement – ce qui est un délit- un entretien avec une CPE et le proviseur faisant suite à des tensions entre élèves. Selon des enseignants, une affaire de harcèlement impliquant un groupe de jeunes filles noires qui tenaient des camarades blanches pour responsables de l’esclavage. Six semaines après les faits, une élue LFI en diffuse sur les réseaux sociaux un extrait de 15 secondes hors de tout contexte, où les mots « gang de blacks » sont prononcés par la CPE. C’est l’emballement ! Voir communiqué complet
« Nous vous demandons de ne jamais abandonner les enseignants »

« Nous vous demandons de ne jamais abandonner les enseignants »

En se joignant aux cinquante associations signataires d’une tribune qui demande aux ministres de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur de prendre des mesures pour que le drame qui a touché Samuel Paty ne se reproduise pas, EGALE affirme son soutien aux enseignants et personnels de l’école publique. Alors que le film l’Abandon, actuellement projeté dans les cinémas UGC, retrace fidèlement l’engrenage qui a conduit à l’assassinat de Samuel Paty, les ministres n’ont plus le droit d’ignorer ou de laisser s’installer des cabales qui visent les enseignants, les CPE, les directeurs d’établissement qui se battent au quotidien pour faire progresser leurs élèves. Nous déplorons que des élues de la République fassent preuve d’irresponsabilité et de cynisme en  répandant sur les réseaux sociaux des propos agressifs et diffamatoires à l’encontre de ces « hussards » dont le rôle est fondamental et qu’elles contribuent à créer un climat de haine et de suspicion qui nuit aux élèves, contrarie leurs apprentissages et menace gravement les personnels de l’école. Le ministère ne doit pas reproduire ses erreurs du passé et témoigner un soutien sans faille aux enseignants, CPE et directeurs d’établissements menacés dans l’exercice de leurs fonctions. Martine Cerf Voir la tribune sur le Figaro Vox Télécharger le texte
Lettre ouverte du CLN à propos du film sur Samuel Paty « L’abandon »

Lettre ouverte du CLN à propos du film sur Samuel Paty « L’abandon »

EGALE est signataire de ce texte: Lettre ouverte à M. le ministre de l’Education nationale Monsieur le ministre, Le Collectif laïque national, qui regroupe 40 associations et groupements œuvrant pour la laïcité et les droits de l’Homme, se félicite de la sortie sur les écrans du film L’Abandon, consacré aux derniers jours de Samuel Paty, professeur exemplaire dont nous célébrons chaque année la mémoire. TEXTE complet  
Les Genevois appelés à se prononcer sur les signes religieux dans les parlements

Les Genevois appelés à se prononcer sur les signes religieux dans les parlements

Le canton de Genève votera le 14 juin prochain pour interdire ou non le port de signes religieux par les élus lors des séances parlementaires et des représentations officielles.

 Une nouvelle disposition de la Constitution serait alors mise en place qui *interdirait aux élus siégeant dans un parlement «de signaler leur appartenance religieuse par des signes extérieurs». La campagne très clivante s’est ouverte cette semaine sur les bords du Léman.. Genève est l’un des deux seuls cantons suisses à avoir inscrit la laïcité dans sa Constitution – avec Neuchâtel. Depuis plus d’un siècle (1907), une loi y régit les relations entre l’Etat et les communautés religieuses. En 2019, cette législation avait été renforcée après une votation.
  Source: Le Temps – 16 mai 2026

AGENDA ÉVÉNEMENTS PASSÉS

SEPTEMBRE 2026

Samedi 5 septembre, Place de la fontaine aux Lions (parvis de la Villette), Paris 19e, de 11h à 18h

  Forum des association de Paris 19e, venez visiter le stand d’EGALE et vous inscrire à nos manifestations !


Samedi 12 septembre, Mairie du 15e, Salle des fêtes, de 10h à 18h

  Forum des association de Paris 15e, venez visiter le stand d’EGALE et vous inscrire à nos manifestations !

————————————————————————————————————————– Lundi 14 Septembre 2026. au Palais du Luxembourg, 15 ter rue de Vaugirard à Paris de 14h à 18h30 et en webinaire 

Radicalités religieuses et démocratie

Voir le programme. Inscription obligatoire : renvoyer le bulletin d’inscription  à contact@egale.eu ————————————————————————————————————————– Mardi 22 septembre de 9h à 12h à Issy les Moulineaux

   Initiation à la laïcité

Animation : Martine Cerf ————————————————————————————————————————– Le 1er juillet 2026 à 18h30, Place de la laïcité à Metz (57000)

« Aux victimes de l’intolérance et de la barbarie religieuse »

En hommage au Chevalier de la Barre exécuté le 1er juillet 1766. Suivi d’une conférence:

Réflexions autour de l’athéisme, avec Dominique Delahaye, auteur et Michel Seelig représentant le CLR et EGALE

******************************************************************************************************* Jeudi 11 juin 2026 à 18h30. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents.

« Loi sur la fin de vie : sommes-nous proches de son adoption ? » avec Jean-Louis Touraine

Jean-Louis Touraine est un professeur de médecine, ancien député du Rhône et ancien premier adjoint au maire de Lyon, spécialisé en bioéthique et transplantation. Il évoquera le difficile parcours législatif de l’aide médicale à mourir et les possibilités qui s’offrent aujourd’hui pour son adoption. *******************************************************************************************************   Lundi 8 juin 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. Samuel Paty : pourquoi il ne faut pas oublier ? Le film « L’Abandon », réalisé par Vincent Garencq, qui retrace les onze derniers jours de Samuel Paty, professeur assassiné en 2020, a été présenté en hors compétition au Festival de Cannes 2026. Mais pourquoi a-t-il été autant acclamé que vilipendé ? Animation : Marc Horwitz . ******************************************************************************************************* Samedi 9 mai à 14 h – Espace Jeunes Anne Frank, 92130 Issy les Moulineaux

ATELIER : LA LAÏCITÉ À TRAVERS L’EUROPE

Animé par Martine Cerf, Vice-Présidente de l’association ÉGALE Partout en Europe on peut croire ce que l’on veut, observer le culte de son choix ou n’en avoir aucun. Dans la réalité les situations sont bien différentes d’un État à l’autre. A Chypre on est obligé de se déclarer membre de la communauté turque ou de la communauté grecque. Les salariés allemands ont des droits différents selon qu’ils sont employés par une entreprise laïque ou une organisation religieuse. Les élèves italiens de l’école publique travaillent dans des classes où un crucifix est affiché… Comment est-ce possible ? Et si on se penchait sur la question pour mieux comprendre nos ressemblances et nos différences avec nos concitoyens européens ? ******************************************************************************************************   Lundi 4 mai 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

La laïcité au profit d’une presse et d’une édition aux mains de milliardaires ultra religieux

Quelques milliardaires français rachètent journaux et maisons d’éditions et leur imposent des lignes éditoriales avec une vision religieuse radicale comme valeur fondamentale de la société rompant avec les principes de la République laïque. Comment les laïques peuvent-ils réagir face à cette offensive ? Animation : Jean-Claude Boual. ******************************************************************************************************* Jeudi 30 avril de 19h à 21h, à l’Hôtel de ville d’Avignon, salle de l’antichambre

L’Europe et la laïcité avec Jean-Claude Boual

Organisée par le Cercle Condorcet du Vaucluse, la Société d’Action et d’Etudes laïques (membre d’EGALE), le Comité laïcité République du Grand Avignon et du Vaucluse. Voir l’affiche ******************************************************************************************************* Mercredi 15 avril 2026 à 18h30 à l’Opéra Comédie, Salle Molière à Montpellier, organisé par le CLR 34. Entrée libre

Femmes et laïcité

avec Françoise LABORDE, ancienne sénatrice de Haute-Garonne et présidente de l’association ÉGALE

*******************************************************************************************************   Lundi 13 avril 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Les changements récents du statut de l’élu local

La loi n’imposait pas la neutralité aux élus, sauf s’ils exerçaient une mission de représentation de l’État, comme la célébration d’un mariage par exemple. Avec les changements du fin 2025 introduits dans le statut des élus locaux, ceux-ci se doivent de faire respecter la laïcité? Qu’est-ce que cela implique exactement ? Animation : Martine Cerf. *******************************************************************************************************

Les effets de l’entrisme islamiste en Belgique,

avec Fadila Maaroufi, Directrice de l’Observatoire Européen des Fondamentalismes, lauréate du prix féministe Anne-Marie Lizin-Théroigne de Méricourt 2022 et lauréate du prix international de la Laïcité 2024 par le Comité Laïcité République. Mercredi 25 mars 2026 à 18h30. Visioconférence (visible sur le site) *******************************************************************************************************

Dimanche 8 mars 2026 à 15h au théâtre du gymnase Après 100% Marianne, la Compagnie du Pompon présente :

Sacrée Nicole

Réservation : https://billetterie-jmd.tickandlive.com/reserver/sacree-nicole/149879?idwl=28

************************************************************************************

La laïcité un enjeu pour les municipales ?

Lundi 9 mars 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. Animation : Marc Horwitz. *******************************************************************************************************   Lundi 9 février 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. Existe-t-il plusieurs modèles de laïcité ? La laïcité est un principe universel d’organisation de l’espace public dont la liberté de pensée et de conscience est le fondement, principe fondateur de la République.  En introduisant la notion de plusieurs laïcité (sept laïcités) :  » laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive;laïcité ouverte, laïcité identitaire et laïcité concordataire, Jean Baubérot n’en fait-il pas un concept banal ouvert à tous les opportunismes et à toutes les interprétations possibles qui vident le principe de toute substance? Ces dernières semaines, ce thème de « plusieurs laïcités » est revenu dans les médias. Nous proposons d’en débattre lors de ce café laïque. Animation : Jean-Claude Boual ******************************************************************************************************* jeudi 22 janvier 2026. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents

La transidentité avec Sandra Forgues

*******************************************************************************************************   Lundi 12 janvier 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. VERS LA FIN DE LA THÉOCRATIE EN IRAN ? avec Iris Farkhondeh, chargée de Cours à la Sorbonne nouvelle, commissaire de l’exposition des dessins de Kianoush et de Mana Des manifestations sont en cours dans les grandes villes d’Iran. Les commerçants du principal marché de Téhéran ont baissé leur rideau, les étudiants ont rejoint le mouvement. A l’exaspération d’une société où 80% des personnes vivent sous le seuil de pauvreté, s’ajoute une aspiration à recouvrer la liberté. Peut-on espérer la fin du régime des Mollahs ? Animation : Martine Cerf. ******************************************************************************************************* Vendredi 12 décembre 2025, 19h, à Savigny le Temple CONFÉRENCE : Citoyens de l’Europe, parlons droits avec Alain Vivien, ancien ministre et Antoine Godbert, ancien directeur général de l’agence Erasmus+ France organisée par la Ligue des droits de l’Homme, section de Melun, au Millénaire, 3 place du 19 mars 1962. Voir l’affiche ******************************************************************************************************* Samedi 13 décembre 2025 à 19h30 au Moulin de la Bièvre, 73 avenue Larroumès, 94240 L’Haÿ-les-Roses. Entrée libre ******************************************************************************************************* Du 3 au 6 décembre 2025 FESTIVAL DE LA LAÏCITÉ EN OCCITANIE Voir les évènements labellisés par la Région Occitanie *******************************************************************************************************

Lundi 1er décembre 2025, 19h à 21h à Paris

CAFÉ LAÏQUE :  « Ré-évangéliser la France et l’Europe ». Animation : Jean-Claude Boual.

Il faut « redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves, parce que c’est le cœur  (du) projet » déclare, le 23 septembre devant la presse, le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique. Parce que la sécularisation gagne du terrain partout, l’offensive de ré-évangélisation est aussi générale. Toutes les religions, chrétiennes catholique ou évangélique, musulmane, bouddhiste,… se mobilisent et essaient de reprendre l’offensive quitte à saborder les principes de la laïcité comme le fait le SG de l’enseignement catholique. Comment répondre à cette offensive dans laquelle la laïcité est prise en tenaille entre les courants identitaires, communautaristes ou « accommodants », les extrémistes religieux et les dévoiements et instrumentalisations politiciennes » Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. ******************************************************************************************************* Lundi 1er décembre 2025 à Rennes CAFÉ CITOYEN : Promouvoir la laïcité pour défendre les droits des femmes et des personnes LGBT. Invitées :  Nora Bussigny et Tristane Banon. Une vente dédicace de leurs livres a été organisée à l’issue du débat. ******************************************************************************************************* Jeudi 27 novembre 2025, 19h à 21h à Paris  CONFÉRENCE : Promouvoir une société laïque pour l’UE par Martine Cerf, Vice présidente d’ÉGALE. Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. *******************************************************************************************************   Lundi 10 novembre 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Et si on imaginait une école de demain européenne et laïque ? 

avec Laurent Raynaud, enseignant dans un lycée de Seine-Saint-Denis et auteur de « Et si on imaginait l’école de demain ? », éditions « école vivante », 2025. L’école laïque est au fondement de la République laïque. Conçue pour apporter des savoirs mais aussi apprendre à exercer son sens critique, est-elle toujours en mesure de remplir cet objectif ? Laurent Raynaud pose des pistes pour l’école de demain et vous invite à y réfléchir ensemble. Animation : Marc Horwitz. ******************************************************************************************************* Jeudi 23 octobre 2025. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents

La question du voilement des fillettes

Avec Michèle Vianès, Présidente de Regards de femmes, membre du HCE. *******************************************************************************************************   Jeudi 16 octobre de 13h30 à 15h30, square Samuel Paty, place Paul Painlevé, 75005 Paris

Cérémonie d’hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard

A l’invitation du MPCT et en partenariat avec EGALE, VCL, LICRA, CLR, LDIF, Printamps républician? VTS, Regards de femmes, FEMAID, Libres Mariannes, Dhimmi Watch. Voir l’affiche    *******************************************************************************************************   Jeudi 16 octobre à 18h30, Promenade Samuel Paty à Rennes

Cérémonie d’hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard

Organisé par l’association Laïcité 35. *******************************************************************************************************   Lundi 6 octobre 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

« Une ville sous influence » 

Ou comment l’atmosphère d’une ville moyenne de l’Ile de France a été dégradée sous l’action d’un groupe intégriste porté par un projet politique. Le témoignage d’une ancienne élue. Animation : Martine Cerf. *******************************************************************************************************    Lundi 16 juin 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Loi sur la fin de vie, une loi laïque ?

Les débats sont vifs à l’Assemblée nationale, les oppositions fortes entre les partisans du droit à l’euthanasie et les opposants. Peut-on en faire un droit ou une liberté ? En quoi la laïcité est-elle utile dans ce débat et à quoi sert-elle exactement ? Quel est le rôle des responsables religieux dans ce long parcours ? Venez y réfléchir et en débattre. Animation : Martine Cerf. ********************************************************************************************************    Jeudi 12 juin 2025, de 18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux adhérents d’EGALE

Extrême droite et catholicisme ultra conservateur en France

avec Juliette Grange

Agrégée de philosophie, Docteur d’État, Professeur des Universités émérite à l’Université de Tours, Juliette Grange est spécialiste de la pensée française du XIXe siècle, des questions de technique et d’environnement, de philosophie politique contemporaine. Auteur d’ouvrages universitaires, entre autres de La Philosophie d’Auguste Comte (PUF 1996), et d’essais contemporains : L’Idée de République (Agora Pocket 2008, réédition 2018), Pour une philosophie de l’écologie (Agora Pocket 2012). Depuis quelques années, elle se consacre à l’analyse des extrêmes-droites actuelles –  Les Néoconservateurs (Agora Pocket 2017).Elle prépare un nouvel ouvrage dont la sortie est prévue début septembre 2025. ********************************************************************************************************   Samedi 31 mai de 14h à 16 à Metz, Etap’HABITAT, 2 rue Georges Ducroq

Conférence de Benjamin Morel avec la participation de Michel Seelig

Voir l’affiche ******************************************************************************************************** Vendredi 16 mai 2025, de 13h30 à 18h, au Palais du Luxembourg

L’application de la laïcité à l’école, en collaboration avec Vigilance Collèges Lycées

Consulter le Programme ********************************************************************************************************   Mercredi 14 mai à 19h30, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris

1905 ACTE DE NAISSANCE avec la compagnie ACTIF et le soutien de EGALE et du CLR

********************************************************************************************************   Lundi 12 mai 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

La laïcité au Québec

 La Loi sur la laïcité de l’État, dite “loi 21”, a été adoptée le 16 juin 2019 par l’Assemblée nationale du Québec. Elle interdit à certains employés de l’État en position d’autorité – juges, policiers, gardiens de prison, enseignants – de porter des signes religieux visibles dans l’exercice de leurs fonctions. Ce texte, fondamental pour La Belle Province, a fait l’objet de recours devant les tribunaux. Elle doit arriver en débats devant la Cour suprême du Canada où les dernières élections fédérales ont été remportées — contre toute attente — par les libéraux. Ces derniers qui étaient déjà au pouvoir à Ottawa, n’ont jamais caché qu’ils souhaitaient que  la « loi 21 » soit invalidée. Le Gouvernement fédéral peut-il gagner à sa cause les neuf juges de devant la haute instance de la justice canadienne ? Animation : Marc Horwitz. ********************************************************************************************************   Lundi 07 avril 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Les migrations et la laïcité, avec Jean-Pierre Weisselberg, président fondateur de l’association AGORA 21

Les migrations font l’objet de questionnements et de débats politiques contradictoires. Comment considérer le passé et envisager l’avenir des migrations ? Que penser des peurs identitaires et des politiques sécuritaires ? Que penser des lois en place et de leur application ? Faut-il améliorer les conditions de vie des migrants à Calais et ailleurs ? La société se définit-elle au miroir de l’autre ? Quel rôle pour la loi de séparation ? Faut-il l’aménager ? Animation : Martine Cerf. ******************************************************************************************************** Mardi 25 mars 2025 à 17h Place Edouard Herriot, Paris 7e, rassemblement en

Soutien à Boualem Sansal, emprisonné arbitrairement.

Manifestation organisée par le comité de soutien de Boualem Sansal. Voir le communiqué ******************************************************************************************************** Mardi 11 mars, Visioconférence réservée aux adhérents, 18h30 à 20h30. Retrouvez l’audio de la conférence à la rubrique Colloque et entretiens.

Quels leviers pour une école moins inégalitaire en France ?

Avec Jean-Paul Delahaye,ancien directeur général de l’enseignement scolaire

********************************************************************************************************
Lundi 10 mars 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
A l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, nous nous interrogerons sur les rapports entre laïcité, droits des femmes et égalité femme/homme.
avec Martine Storti, journaliste et écrivaine, autrice notamment du livre « Pour un féminisme universel » Editions du Seuil
Les textes fondateurs des principes de la laïcité sont muets à ce sujet. La laïcité fixait un cadre d’émancipation universel pour tout être humain. Les évènements ont mis les droits des femmes au cœur des luttes pour l’émancipation et les droits, la laïcité s’est « naturellement » retrouvée sollicitée dans ces luttes comme principe fondamental universel à rebours des questions identitaires. Comment est-ce arrivé? Quels en sont les arguments et apports alors que les organisations féministes de pays tel que l’Iran où les droits des femmes sont niés s’appuient sur la laïcité et luttent pour un État laïque?
Animation : Jean-Claude Boual – ********************************************************************************************************
  Mercredi 5 mars 2025, 18h30, au Conseil départemental de la Drôme, Salle Maurice Pic, 26 avenue du Président Herriot, 26000 Valence

Femmes et laïcité

conférence publique de Françoise LABORDE, ancienne sénatrice de Haute-Garonne Vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication Vice-présidente de la Délégation aux Droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, présidente de l’association EGALE Cette conférence est organisée par  : le Comité Laïcité République Drôme-Ardèche, l’Observatoire de la laïcité 26/07, l’UFAL du Pays Drômois et l’association EGALE. Voir l’affiche ******************************************************************************************************** Lundi 10 février 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Les États-unis de Trump peuvent-ils rester une démocratie laïque ?

« Le jour de son intronisation, comme tous les Présidents des États-Unis, Donald Trump a juré sur la Bible. Ce serment fait sur ce Livre saint est bien la preuve que les États-Unis ne sont pas un pays laïque. Pourtant, il existe outre-Atlantique une séparation des Églises et de l’État. Mais les frontières ne sont-elles pas perméables quand la Cour Suprême se prononce sur le droit à l’avortement ou quand on peut se rappelle que la devise des États-unis est « In God we Trust » ? N’oublions pas non plus qu’au lendemain de l’attentat dont il a été victime, Donald Trump n’a pas hésité un instant à remercier le Tout-Puissant de lui avoir sauvé la vie. N’y a-t-il pas désormais un risque réel de voir remis en cause le 1er amendement de la Constitution qui interdit toute église officielle ? »  Animation : Marc Horwitz. ******************************************************************************************************** Mercredi 22 janvier de 18h30 à 21h par visioconférence réservée à nos adhérents

Le projet de civilisation de la République laïque

avec Martine Cerf et Gérard Levistre d’EGALE

Les discours politiques, les prises de position des responsables politiques et des militants, sont devenus trop souvent des expressions de polémiques qui n’offrent aucune perspective positive ni concrète aux citoyens. Les pseudo débats offerts par les medias et les réseaux sociaux se résument à des accusations et des reproches basés sur ce que sont les interlocuteurs ou ce qu’on pense qu’ils sont : on s’accuse d’être de droite, de gauche, d’être raciste ou …phobe etc… au moindre mot qui déplaît, sans écouter ce que dit l’autre. Il faut juste le disqualifier parce qu’il pense autrement que soi. On se combat pour conquérir le pouvoir, mais on n’échange pas, on ne dialogue plus, on s’affronte. Le résultat est une société menacée d’éclatement, lassée de ces joutes stériles. Par découragement, les citoyens se détournent de la vie publique en refusant d’aller voter ou en choisissant de se prononcer pour les extrêmes, en espérant un changement radical de la société. EGALE veut s’inscrire en faux contre ces discours de division. Ce que nous voulons construire est une société libre et fraternelle, une véritable République laïque et nous restons convaincus que c’est le souhait de la plupart des Français. C’est pourquoi nous vous proposons de réfléchir ensemble au cadre rassembleur et positif de la République laïque, pour rompre avec ces comportements de division. Nous mettrons de côté les idéologies et les « éléments de langage » chers aux professionnels de la politique. C’est à une formulation citoyenne du projet de République laïque que nous vous invitons, celui pour lequel nous nous sommes engagés à ÉGALE. ********************************************************************************************************    Lundi 13 janvier 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Un lotissement chrétien à L’Île-Bouchard, avant cent autres ? »

(paru dans la collection Débats Laïques, éditions L’Harmattan)…

avec Didier Vanhoutte, membre de l’ALB (Association Laïque Bouchardaise)

…ou comment les militants laïques d’une bourgade de Touraine (1500 habitants) ont pu mettre par terre un projet catholique traditionaliste (Monasphère) soutenu par Pierre-Edouard Stérin et considéré comme la première étape d’une stratégie de reconquête de la France. Une aventure républicaine, humaine, villageoise, pétrie d’amitié, qui montre que ce n’est pas la crainte qui doit montrer le chemin, mais l’audace. Animation : Jean-Claude Boual. ********************************************************************************************************

Samedi 11 janvier 2025 , rassemblements, 10 ans après les attentats terroristes de janvier 2015,

à l’appel du Printemps républicain, du Comité Laïcité République, de la LICRA et de Vigilance Collèges Lycées.

A Paris, à 11h, au 10 rue Nicolas Appert, 75011 Paris (anciens locaux de Charlie)

A Toulouse, à 15h, place du Salin

*********************************************************************************************************   Lundi 16 décembre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Qui a trahi ? La France ou moi ?

avec Fidaa H, auteure de Le choix laïque d’une intranquille, Collection Débats Laïques, L’Harmattan, 2023

« Je suis traître pour ma famille libanaise musulmane car je critique le voile et l’orthopraxie de l’islam en général ( le halal, les 5 prières, le ramadan des élèves ). Je suis traitre pour le tiers monde car je chéris la liberté que l’Occident m’offre. …Je suis traitre car je décide de me déconstruire : Je ne suis plus antisémite. Je suis traitre car j’ai décidé de ne pas rester immobile . Les gens réclament la liberté de se plier aux injonctions de la religion : la liberté de se vêtir religieux, de manger religieux, de parler religieux ….. et ma liberté à moi ? Ma liberté d’être laïque, de vivre laïque, de manger laïque ? Qui s’en soucie ? … ». *********************************************************************************************************   Lundi 9 décembre 2024 à Bayonne, au Grand salon de l’hôtel de ville à partir de 19h, la Ville de Bayonne organise une table ronde

« Laïcité et droits des femmes »

avec Philippe Val : journaliste, chroniqueur, écrivain, Michèle Vianes : Présidente de l’association Regards de Femmes,

et Martine Cerf Secrétaire générale de l’association EGALE (Egalité-Laïcité-Europe).

*********************************************************************************************************   Samedi 7 décembre 2024 à 11h , pose d’un menhir de la laïcité, site de la Lucarne à Arradon (Morbihan) par la municipalité d’Arradon et l’association Menhirs de la laïcité. Voir  l’affiche ********************************************************************************************************* jeudi 5 décembre 2024 à 19h30, Conférence-débat organisée par l’association L’Haycité, au Moulin de Bièvre, 73 avenue Larroumès – 94240 L’Haÿ-les-Roses

La laïcité, c’est la République jusqu’au bout !

avec Samuel Mayol

 Devant les attaques qu’elle subit, il importe de se ressourcer aux fondamentaux, ces principes qui irriguent la République, la liberté de conscience, l’égalité de droit et de devoir entre tous les citoyens, telle est la tâche que s’est assignée Samuel MAYOL avec détermination, audace et courage face aux menaces et adversités. C’est pourquoi nous sommes heureux de le recevoir et que nous vous invitons à partager un moment d’échanges et de débats pour défendre et promouvoir la laïcité. ********************************************************************************************************* Lundi 18 novembre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Au vu des attaques qu’elle subit, pourquoi promouvoir plutôt que seulement défendre la laïcité ?

L’entrisme à l’école et dans le sport — et plus généralement dans le monde associatif — met en danger la laïcité. L’actualité nous le démontre tous les jours : ce principe fondateur de notre République fait l’objet d’attaques permanentes. Aussi si la laïcité a besoin d’être défendue, elle faut aussi — et avant tout — la promouvoir pour combattre celles et ceux qui veulent mettre la liberté religieuse avant la liberté de conscience. Comment lui donner plus de visibilité, comment l’inscrire dans notre quotidien ? Animation : Marc Horwitz. ********************************************************************************************************
  Jeudi 24 octobre 2024, de 18h30 à 20h30, en visioconférence réservée aux adhérents de l’association.(Lien envoyé par Internet)

Comment faire société malgré les attentats ?

Avec Vincent de Gaulejac et Isabelle Seret, auteurs du livre éponyme publié chez Erès. Ils ont tous deux publié de nombreux autres ouvrages, dont Mon enfant se radicalise chez Odile Jacob. Vincent de Gauléjac et Isabelle Seret  nous parleront d’une démarche visant à lutter contre les violences et les discours de haine afin de ne pas céder à ce que les attentats pourraient engendrer : la division, la méfiance et l’éclatement du lien social. A coté des politiques de  prévention et de répression, c’est bien d’une démarche citoyenne qu’il s’agit là, pour préserver notre humanité commune. Vincent de Gaulejac est président du réseau international de sociologie clinique, professeur émérite de l’université de Paris-Cité, docteur honoris causa des université de Mons (Belgique) et de Rosario (Argentine). Isabelle Seret est intervenante, sociologue clinicienne; formée en victimologie appliquée. Elle accompagne des jeunes et des familles confrontées à la violence. *********************************************************************************************************
  Mercredi 16 octobre 2024, de 19h à 22h à la mairie de Paris 9 Commémoration de l’assassinat de Samuel Paty avec la participation d’associations du Collectif laïque National citées sur l’affiche ci jointe.

         
******************************************************************************************************
  Lundi 14 octobre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

L’instrumentalisation de la religion contre le droit des femmes (2)

Toutes les religions font de multiples interdictions aux femmes dans leur vie quotidienne, qu’il s’agisse de contrôler leurs corps ou de les cantonner à une fonction familiale restreinte.
Le café laïque du lundi 14 octobre propose de poursuivre le débat du précédent café sur ces questions. Une brève introduction pour resituer les débats sera réalisée par l’animateur afin de permettre ensuite à chacun d’intervenir et d’échanger sur ce sujet sensible et fondamental.
Animation : Jean-Claude Boual.
******************************************************************************************************
   Lundi 16 septembre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

L’instrumentalisation de la religion contre les droits des femmes avec Shoukria HAIDAR, présidente de l’association NEGAR- Soutien aux femmes d’Afghanistan

Les religions ont souvent servi de justification à l’instauration de politiques misogynes. Aujourd’hui, elle atteint un paroxysme en Afghanistan où le régime taliban interdit aux femmes de parler ou de chanter en public après leur avoir interdit de s’instruire et de sortir librement. Comment comprendre la logique de cet apartheid sexuel et de cette volonté de réduire des êtres humains au silence ? Que faire quand on repère des traces de ce processus dans notre société ? Comprendre pour mieux agir reste une nécessité.

Animation : Martine Cerf.
********************************************************************************************************
  Samedi 21 septembre 2024 à 15h, Sur invitation

EGALE a fêté ses 20 ans

 

Françoise Laborde, présidente d’EGALE et la troupe de Marianne

********************************************************************************************************
  Lundi 10 juin 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Belgique : Des voix Universalistes pour un monde commun, avec Djemila Benhabib, essayiste

Dans une Europe de plus en en plus menacée par la montée des extrêmes, fracturée par le repli identitaire et le communautarisme, l’idéal universaliste est violemment remis en cause. Pourtant, ce concept, à la fois abstrait et concret, mériterait d’être replacé au cœur de notre pensée et de notre action collective. C’est l’objectif de cette nouvelle initiative qui a vu le jour, à Bruxelles, le 27 février dernier, par l’entremise de personnalités de la société civile et du monde politique de différentes sensibilités qui ont lancé le Manifeste : Des voix Universalistes pour un monde commun (https://les-universalistes.be/). Retour sur une expérience Animation : Martine Cerf. ********************************************************************************************************
Lundi 13 mai 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris

S’engager

La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État a permis l’émergence de la notion de laïcité.  Notre défi, à un mois de l’élection européen, est de défendre cette notion aujourd’hui mise à mal.. Autrement dit, notre engagement pour — et garantir — les libertés et la tolérance comme pour combattre toutes les formes de fanatisme religieux et d’obscurantisme, se doit d’être total. Animation : Marc Horwitz, Inscription obligatoire ici **************************************************************************************************
  Mercredi 22 mai 2024, 18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux membres de l’association .

Présence de la laïcité et des religions dans l’Union européenne

par Jean-Claude Boual et Martine Cerf

************************************************************************************************** vendredi 31 mai à 18h Conférence Débat, amphi Jean Cavaillès – Espace Dewailly – Amiens

L’Union européenne : Religions et Laïcité par Jean-Claude Boual

**************************************************************************************************   Lundi 6 mai 2024, à 19h, Salle du Jeu de Paume à Rennes, Conférence/ débat avec Gaëlle Ackerman, journaliste et Martine Cerf, secrétaire générale d’EGALE.

Vivre la laïcité au quotidien en Europe

**************************************************************************************************   Vendredi 26 avril 2024, de 13h30 à 18h00, salle Médicis au Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, 75006 Paris et en webinaire

L’action politique des religions Voir le programme

***************************************************************************************************
Lundi 22 avril 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

« La terre est plate »

La contestation des acquis scientifiques. Dans les écoles des élèves contestent les acquits scientifiques les mieux établis au nom de leurs convictions religieuses ou de leurs croyances. De même de plus en plus d’adultes, y compris en France pensent « que la terre est plate ». Quelles différences entre un fait scientifique établi et croyances ou opinions? Quelles conséquences pour nos sociétés? Animation : Jean-Claude Boual.
************************************************************************************************** Mercredi 27 mars 2024, 20h au cinéma Majestic Passy, 18 rue de Passy, 75016 Paris, projection en avant première du film de Jawad Rhalib : AMAL, un esprit libre, avec Loubna Azabal dans le rôle titre. Amal, enseignante dans un lycée à Bruxelles, encourage ses élèves à s’exprimer librement. De par ses méthodes pédagogiques audacieuses et son enthousiasme, elle va bouleverser leur vie. Jusqu’à en choquer certains. Peu à peu, Amal va se sentir harcelée, menacée.  
******************************************************************************************************
14 mars 2024 au 15 mars 2024, colloque IDETCOM, 9h – 18h – Arsenal – Amphithéâtre E- Maury – Université de Toulouse- Capitole

« La Loi du 15 mars 2004, 20 ans après, Vêtements, religions et espace scolaire public » .

Colloque organisé par Frédérique de la Morena, Maître de conférences en droit public.  
******************************************************************************************************
  Jeudi 7 mars 2024 à 19h30, Conférence-débat, Moulin de la Bièvre, 73 avenue Larroumès, L’Haÿ-les-Roses
« Femme, Vie, Liberté », avec Iris Farkhondeh
Entrée libre
******************************************************************************************************
Lundi 11 mars 2024 de 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
« Obligation de se justifier » ? « Devoir de s’exprimer » ? ,
Depuis les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan, jamais les non-musulmans n’ont été aussi méfiants à l’égard de l’islam et de ses croyants. Qu’en est-il exactement et quelles sont les perceptions des uns et des autres ? Martine Cerf vous invite à y réfléchir avec Zohra Sider, enseignante, qui s’appuiera sur son expérience et sur un témoignage écrit, pour débattre de ce phénomène nouveau qui consiste à douter de la loyauté des citoyens français de confession musulmane. Zohra Sider est enseignante d’anglais. Elle est arrivée en France avec sa famille à l’âge de 6 ans et a grandi dans un petit village dans le nord-est de la France. En tant que Française de première génération, elle est intéressée aux échanges sur les sujets liés à l’intégration et l’assimilation.  Animation : Martine Cerf
******************************************************************************************************
Lundi 15 janvier 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
 » Les jeunes Français et la laïcité »,
Animation : Jean-Claude Boual L’enquête d’opinion de Kantar Public (réalisée en juin 2023) tend à démontrer que 67% des jeunes Français âgés de 18 à 30 ans pensent que la laïcité est positive, 25% ni positive ni négative et 5% négative.  » Les personnes de confession musulmane sont plus nombreuses à associer la laïcité à des sentiments négatifs mais cela reste une position ultraminoritaire (11%) », nous dit Kantar Public. La définition de la laïcité parmi la jeunesse reste toutefois à préciser, 29% pensent  que c’est « mettre toutes les religions sur un pied d’égalité », 27%  que c’est « assurer la liberté de conscience des citoyens », 22% pensent que c’est « séparer les religions de la sphère politique et de l’État », 15% que c’est « faire reculer l’influence des religions dans la société », 3% « rien de tout cela » et 4% ne savent pas. Jean-Claude Boual propose d’interroger l’ensemble des données de ce sondage pour agir pour la laïcité, alors que des forces politiques et sociales l’instrumentalisent et se l’approprient à des fins politiciennes alors qu’historiquement elles l’ont toujours combattue, justement parce qu’elle est considérée positivement dans la société, y compris dans la jeunesse.
******************************************************************************************************
Jeudi 25 janvier 2024, 18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux membres de l’association .
Enseigner la laïcité dans les établissements scolaires, avec Stéphane Aurousseau,
auteur du livre : Promouvoir la laïcité (en milieu hostile). Une notion indispensable pour lutter contre les discriminations, éditions Double ponctuation.
Militant de l’éducation populaire, notamment au sein de la Ligue de l’enseignement, Stéphane Aurousseau a créé l’association Couleurs gaies. Il dirige une structure d’animation organisatrice d’accueil péri et extrascolaire et partage son expérience de la réalité de l’enseignement de la laïcité dans les établissements scolaires. Il a rencontré plus de 15.000 élèves. Il a mis au point une méthode de transmission de la laïcité basée sur l’écoute des élèves, l’aide à leur réflexion sur leurs propres conceptions et le rappel simple et clair des fondements de la liberté de conscience pour chacune et chacun. Son livre se veut un outil pédagogique et un recueil de conseil précis à l’usage des enseignants ou intervenants extérieurs à l’éducation nationale.
******************************************************************************************************
 Lundi 5 février 2024, « (Im)migration et laïcité », 9h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Venir d’un pays où on ne connait pas la laïcité et rencontrer l’émancipation de soi et des autres en France. Mais cette découverte de la liberté est-elle facile pour tous ? Peut-il y avoir trop de liberté ? Comment la rendre accessible à tous ? La Laïcité permet-elle la solidarité, l’accueil de l’autre ? Pour en débattre : Marc Horwitz, recevra Fidaa H , auteure de Le choix laïque d’une intranquille, préfacé par Nadia Geerts, Collection Débats laïques, L’Harmattan, 2023.
******************************************************************************************************
Lundi 11 décembre 2023, La laïcité protège-t-elle la démocratie ? 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. Animation : Martine Cerf.
Jean Jaurès disait dans son discours de Castres du 30 juillet 1904 : « Démocratie et laïcité sont deux termes identiques. ». En quoi avait-il raison à l’époque et que peut-on penser aujourd’hui de cette affirmation ? On voit encore la religion aujourd’hui instrumentalisée par bon nombre de gouvernements autoritaires ou illibéraux et certains aspects de la loi de séparation de moins en moins appliqués. Y-a-t-il des risques pour notre démocratie ?
******************************************************************************************************
Samedi 9 décembre 2023, à partir de 14h30 à Montreuil (93), à partir de 14h30, la Grande Loge Mixte Universelle (GLMU) et le Mouvement pour la Paix Contre le terrorisme (MPCT) invitent à une exposition et une conférence sur : Ce que les Afghanes ont à nous dire. La laïcité, valeur d’émancipation. Voir le flyer
******************************************************************************************************
  Vendredi 8 et samedi 9 décembre 2023, colloque international : Laïques De Tous Les Pays, Unissez-Vous !
organisé par Laïques sans frontières et le Council of Ex-Muslims of Britain avec le soutien de Charlie Hebdo, EGALE et le CLR, à la Mairie de Paris. Sur invitation uniquement. Voir le programme
******************************************************************************************************
Samedi 2 décembre 2023, conférence du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme: « Face à la terreur, un mouvement porté par les femmes » avec Nicole Ameline, Annie Sugier, Zohra Bitan, Carole Mann, Iris Farkhondeh, Sadaf Rahimi,…
Mairie du 5è – place du Panthéon, Paris, de 14h30 à 19h00 voir l’affiche
******************************************************************************************************
Mardi 28 novembre 2023, à 20h, le Théâtre de la Parcheminerie de Rennes donnera:

100% Marianne

entrée gratuite / voir l’affiche.     contact: associationlaicite35@gmail.com
******************************************************************************************************
  Mercredi 29 novembre 2023, La dérive identitaire en Bretagne et de l’usage de la langue et de la culture à des fins politiques,  avec Françoise Morvan, auteure du livre Le monde comme si, Babel, et de Le culte des racines et l’Europe des régions, Seuil, 2023
18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux membres de l’association
 
Lundi 13 novembre 2023, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès ,72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
« Pourquoi, 8 ans après, je suis toujours Charlie » animé par Marc Horwitz
Le 13 novembre 2015, une série de fusillades faisait 130 morts et plus de 400 blessés dont 100 en « urgence absolue » en Ile-de-France. L’Organisation terroriste « État islamique » revendiquait ce massacre qui survenait 11 mois après l’attaque contre l’hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes qui avait fait 17 morts. Supprimé ! Huit ans après, « Nous sommes toujours Charlie » parce que la liberté de conscience et la liberté d’expression sont en permanence mises en danger. La mort du professeur Dominique Bernard à Arras, 3 ans après celle de son collègue Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, est venu nous le rappeler le 13 octobre dernier. Notre combat reste d’une actualité extrême.  
Samedi 21 octobre 2023, Anniversaire des 25 ans de Regards de femmes, de 9h30 à 18h00, au Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes à Lyon. Voir le programme et les modalités d’inscription
   
Vendredi 20 octobre 2023 à 18h30, à la brasserie Le Saint Marcel, 52 Boulevard de l’Hôpital – 75013, Paris               
« Quand les religions se mêlent de politique » animé par Martine Cerf, inscription obligatoire sur contact@egale.eu
L’histoire en fournit de multiples exemples, l’actualité mondiale également. Nous vivons dans un État de droit dont les fondements même sont remis en cause par ces mouvements. Quels sont les impacts sur nos libertés ? Quelles forces politiques les soutiennent et dans quel but ? Que peuvent faire des citoyens républicains et laïques en France pour préserver l’État de droit et nos libertés ?
Lundi 16 octobre 2023 à 17 h, Hommage à Samuel Paty (Square Samuel Paty, 2 Pl. Paul Painlevé, 75005 Paris) organisé par la Mouvement pour la Paix Contre le Terrorisme (MPCT) avec la Mairie du Ve arrondissement, suivi d’une conférence à la Mairie du Ve, à 18h. Voir l’affiche
 Lundi 16 octobre 2023 à 18h30, Hommage à Samuel Paty à Rennes au pied de l’arbre de la laïcité organisé par Laïcité 35.Voir l’affiche
 
  Samedi 14 octobre 2023 de 10h à 18h30 à Lille, Maison des associations, 27 rue Jean Bart. « Femmes, États, religions » organisé par Laïcité et féminisme avec le soutien du Collectif Laïque National et le journal Marianne. Voir le programme et s’inscrire.
  Lundi 9 octobre 2023, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès ,72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe et de la France animé par Jean-Claude Boual
L’introduction de la référence aux « racines chrétiennes de l’Europe » a fait l’objet de longs et vifs débats au cours des Conventions qui ont élaboré la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et du projet de traité constitutionnel, rejeté par la France et les Pays-Bas.  En France 57 sénateurs du parti « Les  républicains » viennent de déposer le 18 septembre 2023 une proposition de loi pour: »Consacrer les racines judéo-chrétiennes de la France » dans l’article 1 de la Constitution. Le Président de la République entend assister es-qualité à la messe que doit prononcer le pape François à Marseille le 23 septembre. La France ex « Fille ainée de l’Église » est- elle toujours bien laïque? Quelle réponse laïque donner à ces offensives politico-religieuses remettant en cause les principes de la laïcité? Nous vous invitons à venir en débattre au café laïque le lundi 9 octobre 2023, au patronage laïque.  
Mercredi 13 septembre 2023, 19h30 à 21h30 en visioconférence. La France en miettes avec Benjamin Morel, Maître de conférences en droit public à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Benjamin Morel est constitutionnaliste et politiste. Il a notamment publié un essai : « La France en miettes, Régionalismes, l’autre séparatisme », Cerf, 2023 .
 
  Lundi 11 septembre 2023, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Choisir la laïcité, avec Fidaa H., citoyenne franco-libanaise et auteure de Le choix laïque d’une intranquille, préfacé par Nadia Geerts, Collection Débats laïques, L’Harmattan, 2023. Animation : Martine Cerf
 
  Lundi 5 juin 2023 à 19h à Paris, au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 15e.
La laïcité au Mexique : tentative de mise en perspective par Victor Ramirez Izquierdo, représenté par Alain de Keghel, ancien diplomate. Animation : Martine Cerf.

Jeudi 11 mai 20023, de 18h30 à 20h30 en visioconférence (réservé aux membres de l’association) .
Comprendre le wokisme et y répondre, avec Xavier-Laurent Salvador, Professeur agrégé de lettres modernes et Maître de conférence en linguistique. Président et cofondateur de l’Observatoire du décolonialisme, auteur du Petit manuel à l’usage des parents d’un enfant woke, Cerf.

 Mardi 9 mai 2023 à 19h à Paris, au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 15e.
Thème : Églises et organisations philosophiques dans l’Union européenne. Animation : Jean-Claude Boual.
 
L’article 17 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne institue un dialogue régulier entre les autorités de l’Union, les organisations religieuses et les organisations philosophiques et non confessionnelles. Pourquoi ce dialogue ? Quelles en sont les pratiques au quotidien ? Quels en sont les enjeux pour les citoyens de l’Union européenne comme pour ceux des États membres ?
 
Mardi 25 avril 2023 à 18h30, webinaire citoyen organisé par le Département Droit et transformations sociales de l’Université de Bordeaux
sur le thème : « Laïcité et services publics : quelles neutralités ? ». Assistance libre sans inscription.
Lundi 17 avril 2023 de 18h30 à 20h30 en visioconférence (réservé aux membres de l’association) .
Thème : Laïcité et formation des enseignants avec Clotilde Sauret, professeur de philosophie et formatrice des enseignants aux valeurs de la République et du principe de laïcité
 
 
  Lundi 3 avril 2023 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Pourquoi les Allemands ont-ils tant de mal avec la laïcité ?  Animation : Marc Horwitz.
L’Allemagne reconnait plusieurs cultes officiels, fiancés par une partie de l’impôt des fidèles. les Églises sont les premiers employeurs du pays et l’État leur confie une grande partie de l’action sanitaire et sociale. Quelle est la conception allemande du rôle des cultes et ses conséquences ?
Vendredi 24 mars 2023, de 14h à 18h au Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, 75006 Paris et en Webinaire.
COLLOQUE ÉGALE EN COLLABORATION AVEC LE CLR : « SPORT ET LAÏCITÉ, MISE EN ŒUVRE DES VALEURS UNIVERSALISTES DU SPORT ». Voir le programme.

  Vendredi 10 mars 2023 de 18h à 21h à Metz, au grand salon de l’hôtel de ville, conférence publique : Le concordat d’Alsace Moselle un communautarisme comme les autres ? Avec les interventions de Michel SEELIG, Charles COUTEL, Pierre OUZOULIAS  Voir le programme
  Vendredi 10 mars 2023 à 18h30 à Rennes, au Jeu de Paume, débat citoyen : De Téhéran à Rennes, défendre la liberté de conscience pour garantir le droit des femmes » avec Alexis Buixan et Nagin Hajizadeh. Voir l’affiche.
  Lundi 6 mars 2023 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
  Thème : Les cimetières : comment la laïcité s’applique-t-elle ? Animation : Marc Horwitz.
La législation dans les cimetières autorise-t-elle les signes religieux, carrés confessionnels ? Qu’en est-il des souhaits des fidèles qui souhaitent rester entre eux ?
  Lundi 6 février 2023 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : La laïcité dans le sport, avec Gérard Meydiot, responsable de la commission « sport » d’EGALE
Beaucoup de sports sont confrontés à une offensive permettant de porter des signes religieux dans les compétitions sportives alors que les règlements exigent une neutralité politique et religieuse afin que le sport demeure un lieu d’émancipation et de confrontation pacifique entre sportifs. En 2024, Paris organise les Jeux Olympiques. Le Comité Olympique international autorisera le port de signes religieux durant les épreuves en violation de la Charte olympique. En France, la majorité des fédérations sportives autorise le port de signes religieux en violation des règlements, certains prétendent même qu’il existe des tenues religieuses homologuées. Une généralisation de ces pratiques ne risque-t-elle pas de transformer toute compétition et manifestation sportives en affrontement religieux et politique entrainant le dévoiement de l’objet même des compétitions sportives?
Animation : Jean-Claude Boual.
  Jeudi 26 janvier 2023 à 18h, assemblée Générale d’EGALE, MVAC du 15e arrondissement, 22 rue de la Saïda, 75015 Paris et en visioconférence par Zoom
  Samedi 17 décembre 2022 à 9h30 à Rennes, café citoyen à la mairie du quartier Bréquigny Sud Gare.
Thème : Pourquoi avons-nous encore besoin de la laïcité ?
avec Fatiha Agag-Boudjahlat, essayiste, Catherine Maréchal, professeur agrégée d’histoire et de géographie, Alexis Buixan, docteur en droit public et enseignant chercheur. Cliquer pour voir l’affiche
  Jeudi 9 décembre 2022, à partir de 14h, journée PEP, Laïcité et engagement citoyen.
 
  Mardi 6 décembre 2022 à 19h à Issy-les-Moulineaux, Espace André Chédid, 60 rue du général Leclerc
Soirée – débat : « 1905-2022 : Que faire de la laïcité ? »
A l’occasion de la semaine anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 et dans le cadre du carrefour associatif de la ville d’Issy-les-Moulineaux, l’Union des Familles Laïques 92 propose une conférence au cours de laquelle Charles ARAMBOUROU (UFAL) interviendra en visioconférence, suivie d’un débat animé par Jean-Claude BOUAL (EGALE).
  Lundi 5 décembre 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Point d’étape sur la laïcité en entreprise et au sein des professions réglementées avec Me Etienne Pujol et Me Anne Salzer.
La neutralité n’est pas obligatoire en entreprise, mais elle peut s’appliquer sous certaines conditions qu’il est nécessaire de connaître comme de comprendre le pourquoi des précautions prises. Les professions réglementées (avocats, notaires…) ont également un statut particulier et des règles spécifiques les concernent. Connaître, comprendre, s’informer, échanger sur ce sujet avec deux spécialistes, c’est ce que nous vous proposons.
Modération : Martine Cerf.
  Lundi 21 novembre 2022 de 18h30 à 21h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
 » L’entrisme des sectes dans le sport » par Alain Vivien, ancien secrétaire d’État, ancien président de la Miviludes et administrateur d’EGALE.
  Lundi 7 novembre 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : une analyse laïque de l’actualité
 » Peut-on analyser d’un point de vue laïque trois évènements : l’hommage à Samuel Paty, la contestation de la laïcité dans les collèges et lycées par des élèves qui veulent porter en cours des tenues vestimentaires manifestement religieuses et ostentatoires, les manifestations massives des iraniennes et iraniens contre le régime théocratique et le refus du port obligatoire du voile pour les femmes ? « 
Animation : Jean-Claude Boual.
Dimanche 16 octobre 2022, à partir de 14h. EGALE participe au rassemblement au square Samuel Paty, place Paul Painlevé, 75005 Paris, en hommage à Samuel Paty. Voir l’appel des organisateurs
  Samedi 8 octobre 2022, de 9h00 à 18h. Les Rencontres d’automne d’Unité Laïque au Palais du Luxembourg, à Paris, à l’invitation du sénateur Pierre Ouzoulias, avec le soutien d’EGALE, d’autres associations laïques et de medias.
Thème : RÉPUBLIQUE : REPRENDRE L’INITIATIVE #1
Cliquer pour voir l’affiche.   Cliquer pour voir le programme
  Lundi 3 octobre 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Enseigner la laïcité avec Ismaël M’Baye, président de l’association Expressions de France.
Enseigner la laïcité aux élèves des collèges et lycées n’est pas toujours chose facile, tant les préjugés et les idées fausses sont présentes dans les esprits. C’est pourtant ce à quoi s’attelle avec succès l’association Expressions de France. Son président, Ismaël M’Baye viendra faire part de son expérience.
Animation : Martine Cerf.
  Samedi 10 septembre 2022, Forum des association à la Mairie 15e arrondissement de Paris. EGALE vous accueille sur le stand 48, Salle St Lambert
   Samedi 25 juin à partir de 14h, fête de la laïcité au square Nadar, 2 Rue Saint-Éleuthère, 75018 Paris. EGALE vous attend sur son stand. Voir l’affiche de la fête de la laïcité
 Lundi 20 juin 2022 de 18h30 à 21h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
« Islamisme et sport : une réalité qui dérange » par Médéric Chapitaux
Membre Conseil des Sages de la Laïcité du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Médéric Chapitaux est expert dans le domaine de la radicalisation dans le sport. Il a publié Le sport, une faille dans la sécurité de l’État, Enrick B. Éditions, 2016
  Lundi 13 juin 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Laïcité et protection des personnes, animé par Martine Cerf.
  Lundi 9 mai 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Thème : l’Europe et la laïcité. Animation : Jean-Claude Boual.
Le 9 mai est le jour de la fête de l’Europe, notre café laïque coïncide avec cet évènement. Cette coïncidence est une opportunité pour aborder le thème difficile de la laïcité dans l’Union européenne et dans les États membres. L’article 10 de la Charte des Droits fondamentaux de l’Union précise:  » article 10 : Liberté de pensée, de conscience et de religion
1.  Toute personne adroit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
2. Le droit à l’objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. »
Par ailleurs l’article 17 du traité de l’Union européenne  de Lisbonne prévoit que « l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier  » avec  les églises et et des organisations philosophiques et non confessionnelles. Quelles sont la portée et les conséquences de ces dispositions?
 
Lundi 4 avril 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Thème : Laïcité et vivre ensemble
La laïcité a-t-elle pour objectif le « vivre ensemble » ? Cette formulation largement utilisée recouvre-t-elle toute la réalité de l’ambition laïque ? Quelle était vraiment l’ambition des artisans de la loi de séparation de 1905 et qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
Animation : Martine Cerf.
  samedi 19 mars à 11h, SOLIDARITÉ PEUPLE UKRAINIEN à Rodez, Rassemblement , Place de la préfecture
Initiative citoyenne. Rassemblement sans identifications autres que les messages de soutien. Voir l’appel
 
Lundi 7 mars 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Le thème : « Laïcité et sport ». Animé par Marc Horwitz.
La neutralité dans le sport est inscrite dans la charte olympique. Qu’en est-il de ce principe dans le sport exactement ? Comment s’applique-t-il ? Comment traiter les revendications de porter une tenue spécifique à une religion ou les diverses manifestations religieuses que l’on rencontre chez des sportifs ?
 

Lundi 7 février 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France.

Tolérance et laïcité. Animé par Jean-Claude Boual

Souvent la laïcité est présentée comme  la tolérance de toutes les options religieuses et de toutes les opinions. Le laïcité se réduit-elle à la tolérance ou est-ce un principe philosophique plus vaste, jusqu’à la liberté de conscience? Quelle différence entre tolérance et laïcité?
Lundi 31 janvier 2022, de 14h30 à 18h. Colloque EGALE : La Liberté de conscience en Europe.  Consulter le programme. Voir les vidéos du colloque
Lundi 10 janvier 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Laïcité et athéisme. On confond souvent athéisme et laïcité. Qu’en est-il réellement ?
Animation : Martine Cerf. Inscription obligatoire : https://patronagelaique.eu
Lundi 13 décembre 2021 à 19h, à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès
Faut-il en France,  République indivisible, laïque, démocratique et sociale, en finir avec Noël et les jours fériés qui ont d’abord une signification religieuse ?
Animation : Marc Horwitz.
EVENEMENT : lundi 22 novembre de 18h30 à 20h30, ENTRETIEN d’EGALE sur le thème de l’enseignement du fait religieux  l’école avec Aline Girard, conservateur général honoraire des bibliothèques et auteure du livre Enseigner le fait religieux à l’école : une erreur politique ?  (Ed Minerve, 2021)
Réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
Lundi 15 novembre à Rennes, à 18h30, conférence de Jean Pierre Obin, salle Carrefour 18.Télécharger le flyer de la conférence
lundi 8 novembre 2021 à 19h, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès : Le blasphème.
Le droit de blasphème existe-t-il en France ? Qu’est-ce que blasphémer ? Un non croyant peut-il blasphémer ? Autant de questions qu’il faut clarifier afin de mieux comprendre les débats et enjeux actuels.
Animation : Jean-Claude Boual.
lundi 11 octobre 2021 à 19h, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès : Réflexion sur la campagne sur la laïcité lancée par le ministère de l’Education nationale, ce qu’elle dit et ce qu’on en a dit.
Animation : Martine Cerf.
  lundi 20 septembre 2021 de 18h30 à 21h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
Le point sur le régime dérogatoire des cultes d’Alsace et de Moselle animé par Michel Seelig
  samedi 11 septembre 2021 de 10h à 18h, EGALE est présente au forum des associations du XVe arrondissement de Paris, Stand 222, square Jean Chérioux, 260 rue de Vaugirard, 75015 Paris
   dimanche 5 septembre 2021, de 11h à 18h, au Parc des Ramiers à Blagnac, EGALE est présente au forum des associations de la ville.
Lundi 28 juin 2021 – 19h. CONFÉRENCE : l‘émancipation, pour quoi faire? par Martine Cerf
au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Avenue Félix Faure, Paris 15e. Réservez dès maintenant votre place en cliquant ici
La laïcité vise à l’émancipation des citoyens. En quoi consiste-t-elle exactement ? Que peut-on faire de cette ouverture laissée à chacun ? Comment en retirer tous les fruits, individuellement et collectivement ? Quel rôle pour des citoyens émancipés dans la construction d’une république laïque ?
C’est au partage de ces réflexions que Martine Cerf nous invite.
  Samedi 26 juin 2021, fête de la laïcité, de 14 h à 17h au square Nadar Paris 18ème, au pied de la statue du Chevalier de La Barre.
lundi 7 juin 2021, de 18h20 à 20h30 en visioconférence. Les États généraux de la laïcité, pourquoi ?
Animation Marc Horwitz.
  mercredi 26 mai 2021 de 18h30 à 20h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
Sujet : la participation d’EGALE aux Etats généraux de la laïcité. Animation : Martine Cerf. Le lien zoom vous sera envoyé une semaine avant l’événement.
lundi 1er mars 2021, de 18h30 à 20h30, en visioconférence Zoom.
Animation Marc Horwitz. S’inscrire: https://patronagelaique.fr/
  mercredi 24 février 2021 de 18h30 à 20h, ENTRETIEN d’ÉGALE réservé aux membres de l’association,en visioconférence Zoom. Point sur le projet de loi confortant le respect des principes républicains.
Animation Martine Cerf. Le lien zoom vous sera envoyé une semaine avant l’événement.
lundi 15 février 2021, de 18h30 à 21h en visioconférence Zoom.
Point sur le projet de loi confortant le respect des principes républicains. Animé par Jean-Claude Boual.
lundi 18 janvier 2021,de 18h30 à 20h30 en visioconférence Zoom.
Le projet de loi confortant le respect des principes républicains. Animé par Jean-Claude Boual.
lundi 7 décembre 2020, de 19h à 21h en visioconférence Zoom.
« La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Animation Marc Horwitz.
lundi 12 octobre 2020, Combattre le racisme dans la République laïque
Animation Martine Cerf.
Jeudi 5 mars 2020
Conférence : L’universalisme, un choix de société face au racialisme et au communautarisme par Guylain CHEVRIER, docteur en histoire, enseignant et formateur en travail social, vice-président du Comité Laïcité République.
L’universalisme républicain est un choix de société, celui de l’égalité et de la laïcité, de la raison, de la protection des droits et libertés de l’individu et qui s’affronte aujourd’hui à une montée des affirmations identitaires conduisant à assigner à une couleur de peau, une origine ou une religion, l’existence, au risque de communautés séparées, fermées, du communautarisme, fragmentant l’organisation sociale, interdisant le mélange.
Réservez dès maintenant votre place en cliquant ici
Samedi 7 mars 2020
  32e colloque de la laïcité à Bruxelles : « Intelligence artificielle : mon boss ou ma camarade de boulot ? ».  Renseignements et inscription
Mardi 9 mars 2020
Conférence : Les pièges identitaires Par Marc CRÉPON, philosophe, Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h Dans ce dernier volet du cycle de conférences sur la démocratie, on  tâchera de comprendre comment depuis plusieurs décennies, la question de l’identité empoisonne la plupart des « scènes politiques » démocratiques.
Mardi 4 février 2020
  Présentation de la collection « Débats laïques » par Gérard Delfau, Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h. En savoir plus
Lundi 3 février 2020
Café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h. Thème : « La laïcité dans la politique municipale ». présenté et animé par Martine Cerf, secrétaire générale de l’association ÉGALE. Merci de confirmer votre présence sur le site du Patronage laïque Jules Vallès.
Lundi 13 janvier 2020
Café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h
Martine Cerf animera le premier café laïque 2020 sur le thème d’actualité : « ces églises qui font de la politique : 3 exemples d’actualité : la Pologne, le Monténégro, l’Algérie ». Voir l’annonce 
L’Etat et la religion selon les Américains

L’Etat et la religion selon les Américains

Le principal institut de sondages sociétaux, le Pew Center, vient de publier une étude sur l’influence de la religion. Sans surprise, un nombre grandissant de sondés estiment que la religion jouit actuellement d’une influence grandissante dans la vie des Américains. Il est essentiel de remettre cette tendance en perspective : ils ne sont que 37% à le penser contre 61% qui pensent l’inverse. Cependant, c’est la première fois depuis plus de 20 ans que la courbe connaît une inversion marquée. Depuis 2002, date du premier sondage, le sentiment général reflétait la perception que la religion cédait du terrain avec un pic en 2024 (81% contre 18%). Le retour de Donald Trump au pouvoir semble avoir joué un rôle essentiel dans ce renversement. Ce sondage indique également qu’une très courte majorité d’Américains (55%) estiment que la religion a une influence positive sur la vie de leur pays contre 22% qui sont d’avis contraire et 23% qui ne se prononcent pas. Un point important concerne l’opinion fortement majoritaire que les églises ne devraient pas se mêler de politique en général (66%) et encore moins soutenir des candidats aux élections. Du côté des religieux radicaux, la notoriété des « nationalistes chrétiens » augmente puisque désormais 59% des personnes interrogées ont entendu parler de ce mouvement, mais seulement 10% d’entre elles en ont une opinion favorable. En ce qui concerne les relations entre la religion et l’Etat, 17% (contre 13% en 2024) des Américains souhaiteraient que le christianisme devienne la religion officielle des États-Unis. Enfin, une courte majorité (51%, chiffre stable) aimerait que la Bible influence le vote de la loi. En revanche, ils sont de moins en moins nombreux à souhaiter la fin de la séparation des églises et de l’État. Bien entendu, sur toutes ces questions, les clivages entre Démocrates et Républicains sont spectaculaires. Sondage Pew Center – Avril 2026 Americans’ Views of Religion’s Role in Government and Christian Nationalism | Pew Research Center
Loi de fin de vie: l’état d’avancée des deux propositions

Loi de fin de vie: l’état d’avancée des deux propositions

Le 11 mai, le Sénat a adopté la proposition de loi Accompagnement et soins palliatifs sans modifier le texte qui avait été voté par l’Assemblée nationale. (Voir le texte adopté). Cette proposition de loi prévoit :
    • des budgets annuels dédiés au développement de l’offre de soins palliatifs
    • l’intégration de stage en soins palliatifs pour les étudiants en médecine
    • la création de maisons d’accompagnement entre la ville et l’hôpital
    • la mise en place de dispositif d’accompagnement personnalisés
  • Le 12 mai, le Sénat a rejeté la loi sur l’aide à mourir.

La prochaine étape est la convocation d’une commission mixte paritaire par le Premier ministre. Si celle-ci ne trouve pas d’accord, ce qui est probable, le texte, issu de la deuxième lecture de l’Assemblée, fera l’objet d’une nouvelle lecture à l’Assemblée nationale puis au Sénat.

Il est aisé de prévoir que les deux chambres ne parviendront pas à voter un texte commun, le Gouvernement pourra alors donner le dernier mot à l’Assemblée. Pour que cette procédure puisse se dérouler ainsi, il faudrait que ce parcours parlementaire parvienne à son terme avant la fin du quinquennat…

L’enseignement politique majeur du Baromètre 2026 de la laïcité

L’enseignement politique majeur du Baromètre 2026 de la laïcité

Le Baromètre 2026 de la laïcité en France apporte un enseignement politique majeur : la laïcité reste profondément ancrée dans le pays. 73 % des personnes interrogées se disent attachées au principe de laïcité dans sa définition juridique. 78 % considèrent qu’elle fait partie de l’identité de la France. 76 % estiment qu’elle n’est ni de droite ni de gauche. Pour autant, le même baromètre révèle une fragilité préoccupante : la laïcité est souvent mal comprise. Beaucoup de Français savent qu’être laïque ne signifie pas être athée. En revanche, les confusions demeurent fortes sur des points essentiels : le port de signes religieux à l’université, l’obligation de neutralité dans l’entreprise privée ou encore le champ réel d’application de la loi de 1905. Autre signal politique important : 72 % des personnes interrogées jugent les atteintes à la laïcité fréquentes. Il y a donc une attente claire d’autorité publique, de cohérence institutionnelle et d’application concrète des règles.

Ce baromètre invite à sortir des postures. La laïcité ne peut pas être seulement un mot brandi dans le débat public. Elle doit être enseignée, expliquée et appliquée avec rigueur. Elle suppose à la fois la liberté de conscience, la neutralité de l’État, l’impartialité des services publics et le refus du prosélytisme lorsqu’il remet en cause les règles communes. Le véritable enjeu politique n’est donc pas de proclamer sans cesse la laïcité mais de la faire vivre par la formation, par la pédagogie, par le courage institutionnel, par le respect du droit, par une parole républicaine claire, ferme et non instrumentalisée.

Education nationale et tous publics adultes

Education nationale et tous publics adultes

EGALE conçoit et anime plusieurs formations en lien avec la laïcité. Nos formateurs sont agréés VRL (Valeurs de la République et Laïcité) et/ou membres de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale. Nous consulter pour plus de renseignements : contact@egale.eu

Pour tous publics adultes

Qu’est-ce que la laïcité ?  

Education nationale

Pour les élèves de CE2 – CM1 – CM2

  • Qu’est-ce que la laïcité ?

Pour les élèves de collèges et lycées :

  • Laïcité – Quiz des collèges- CM2
  • Présentation laïcité.
  • Laïcité et Union européenne (2h)
  • Laïcité et Justice (2h)

Pour les élèves de lycées :

  • Caricatures et démocratie (2h) (voir ci-dessous)

Pour les enseignants :

  • La liberté de conscience dans le monde
  • Le cadre légal et philosophique de la laïcité
 

Pour les personnels et enseignants de collèges et lycées

  • Formation au traitement de la radicalisation élaboré avec la collaboration du CCMM (Centre Contre les Manipulations Mentales) Ce module vise à faire comprendre comment ce processus se met en place et comment on reconnait qu’une personne est en cours de radicalisation. Il permet d’aider les personnes concernées à intervenir le plus tôt possible pour aider un proche, avant que le processus ne soit arrivé à son terme et devenu la plupart du temps irréversible.
 

Pour les agents du services public (ou personnels de structures privées agissant en délégation de service public)

  • Laïcité et services publics
La droite religieuse américaine à l’assaut de l’école

La droite religieuse américaine à l’assaut de l’école

Une récente décision d’une cour d’appel fédérale vient enrichir la longue liste des attaques des religieux conservateurs américains contre la neutralité de l’école.
Le Texas avait adopté en juin 2025 une loi obligeant les écoles publiques à afficher les Dix Commandements « dans un endroit bien en vue de la classe ». Les autorités scolaires du Texas, plusieurs familles et l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) avaient contesté cette loi devant les tribunaux, arguant que les convictions religieuses étaient l’affaire des parents et des communautés confessionnelles, et non des écoles publiques. En novembre, en première instance, un juge fédéral avait ordonné de retirer l’affichage de texte biblique. Cette injonction est désormais annulée par la cour d’appel fédérale de La Nouvelle-Orléans. Celle-ci estime dans sa décision que l’obligation d’afficher ce texte ne constitue pas une atteinte à la liberté de conscience des élèves ou des parents. La cour estime également que la loi ne viole pas le Premier amendement de la Constitution prohibant l’établissement d’une religion nationale et interdisant de favoriser un culte. Cette décision est susceptible de créer un
L’ACLU a dit vouloir intenter un recours devant la Cour suprême.
Pour rappel, en Louisiane, une loi exigeant que les Dix Commandements soient affichés dans toutes les salles de classe des écoles publiques a été jugée inconstitutionnelle, mais le procureur général a promis de faire appel.
D’autre part, le Projet 2025, feuille de route conservatrice pour l’administration Trump, appelle à des politiques fédérales permettant un accès élargi aux écoles privées religieuses financées sur fonds publics.

Ces politiques qui veulent voiler les petites filles

En Occident et précisément en France et en Belgique, des politiques, femmes et hommes, défendent de plus en plus le voilement non seulement des femmes, mais aussi des petites filles. Ce fût le cas d’Éric Dupont-Moretti en 2021qui était alors ministre de la Justice de la République française, du député bruxellois, Fouad Ahidar, de l’ancien ministre de la République française Dominique De Villepin. Ces derniers jours, c’était aux membres du parti politique La France insoumise de le défendre après que des petites filles voilées ont participé à des débats à l’Assemblée nationale. Tous ces politiques se sont retranchés, pour défendre cette pratique archaïque, derrière l’argument de la liberté de pratiquer sa religion. Pour eux, les musulmanes ont le droit de porter le voile tout comme les juifs portent la kippa et les chrétiens la croix.

Les petites filles ne choisissent pas de porter le voile

C’est que ces adeptes du voile oublient que liberté est avant tout un choix en connaissance de cause et que les petits enfants n’ont pas la maturité morale qui leur permettent cette connaissance.  La société, consciente de cela, ne leur reconnaît pas la responsabilité juridique de leurs actes. Les premiers juristes et les philosophes musulmans ont eux-aussi considéré qu’un enfant n’était pas responsable de ses actes, car il ne disposait pas de la capacité morale lui permettant de choisir. Les petites filles ne choisissent pas de se voiler. Ce sont les parents qui décident de couvrir leur petit corps. Les politiques doivent savoir que même quand il s’agit des femmes, le voile n’est pas un choix. Le discours religieux ne dit jamais aux femmes qu’elles peuvent choisir de le porter ou pas. Il leur dit toujours que c’est une obligation religieuse à laquelle elles doivent se soumettre. C’est en Occident que l’argument de la liberté est utilisé pour défendre le port du voile. Dans la morale musulmane, la valeur suprême est l’obéissance. Les musulmans se soumettent aux recommandations de Dieu, aux règles de la communauté et pour la femme elle doit également obéir à la volonté de son mari. Bien que plusieurs versets coraniques l’évoquent, le respect de la liberté ne fait pas partie des règles retenues par les religieux et les juristes musulmans. Certes, certaines femmes affirment aujourd’hui, notamment en Occident, avoir choisi librement de se voiler. Cependant, le sentiment d’être libres n’est pas une preuve de liberté comme le rappelle bien le philosophe Spinoza. Quant pour Nietzsche, c’est l’habitude qui fait que l’être humain ne les ressent plus ses chaines et pense alors qu’il est libre. Si le voile n’est pas un choix pour les femmes, comment pouvait-il l’être pour les petites filles ? Par ailleurs, si le voile était réellement un choix, il n’aurait jamais pu concerner les petites filles qui n’ont pas atteint la maturité intellectuelle et morale leur permettant de choisir leurs actes, de décider elles-mêmes de se voiler ou non.

Le voilement des petites filles, une maltraitance infantile

Le voile des petites filles reflète les convictions des parents et non celle des enfants. Ceux-ci les exhibent fièrement couvertes de la tête aux pieds dans l’espoir d’obtenir la reconnaissance de leur communauté. Ils veulent également qu’on dise d’eux qu’ils contrôlent bien leurs filles, qu’ils ont la garantie qu’elles ne se révolteront pas demain contre leur autorité ou contre le port du voile. Le voile des mineures est une exploitation de l’enfant par des adultes qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels : donner aux autres des preuves de leur propre piété. La petite fille ne porte pas le voile pour elle-même, mais pour ses parents, pas pour ce qu’elle est aujourd’hui, mais pour ce qu’elle ne doit pas être demain. Entre-temps, le voile l’empêche d’être libre de ses mouvements, de jouer comme tous les enfants et de vivre pleinement son enfance. Parce que le garçon n’est pas soumis à la même obligation vestimentaire, la fille goûte ainsi très tôt à l’amertume de la discrimination et de l’injustice. Elle comprend dès son jeune âge que son corps pose problème et non celui de son frère, ce qu’elle vit avec une grande douleur même si elle ne sait pas l’exprimer. Ainsi, le voile est une maltraitance physique et psychologique de la petite fille. Il lui vole son enfance, nuit à sa santé ; le corps a besoin de rayon de soleil, et entrave son développement et son épanouissement moral et physique. Sans oublier que tout le discours sur le voile concerne le corps et la sexualité. Les musulmans extrémistes qui justifient le voilement des petites filles affirment que les parents doivent voiler leur petite fille à partir de 9 ans, voire de 7 ans, s’ils estiment que son corps peut susciter le désir sexuel de l’homme. Un tel discours pédophile est facilement accessible sur beaucoup de sites religieux. Comment des politiques peuvent-ils, dans nos sociétés dites civilisées, accepter la maltraitance de l’enfant et le discours pédophile au nom de la religion ? La religion peut-elle tout permettre ? Demain, nos politiques défendront-ils l’esclavage au nom de l’islam ? Diront-ils également (c’est ce qu’ils ont dit au sujet du voilement des petites filles) qu’il faut laisser les musulmans tranquilles, car ils ne font qu’appliquer leur religion étant donné que 24 versets coraniques reconnaissent l’esclavage et qu’il est admis et codifié dans le Droit musulman ? Diront-ils demain qu’il faut accepter le châtiment de la main coupée si des fondamentalistes revendiquent de le mettre en pratique ? Après tout, c’est un châtiment qui est recommandé explicitement par le verset 38 de la sourate 5, La Table Servie : « Au voleur et à la voleuse il faut couper la main en guise de punition pour leur forfait ce châtiment vient de Dieu ».  Manon Aubry dira-t-elle « Foutez la paix aux musulmans », comme c’est le cas pour le voile et notamment le voilement des petites filles ?

Le voile n’est pas un signe religieux

Parce que c’est toujours au nom de la religion que le voile est imposé et défendu, il est important de rappeler, encore une fois, que le voile n’est pas une recommandation coranique ni islamique. Il existait avant l’islam pour des raisons purement sociales d’une part, et, d’autre part aucun verset coranique ne dit que la femme doit dissimuler sa chevelure alors que la dissimulation de la chevelure est la partie principale du voile de sorte qu’une femme qui ne dissimule pas sa chevelure n’est pas considérée comme voilée. Par ailleurs, les musulmans qui se veulent très strictes dans l’application des recommandations coraniques quand il s’agit du voile et des femmes en général, négligent beaucoup d’autres recommandations coraniques sans que cela leur pose une quelconque gêne. Pour en finir, la religion ne peut pas être plus importante que le bien-être de l’enfant ou de la personne humaine. Elle ne doit pas être une excuse pour piétiner leurs droits. Un homme ou une femme politique ne doit pas accepter que les petites filles soient maltraitées. Son rôle est de les protéger. Razika Adnani Publié le 23 janvier 2026 sur La Libre et sur le site https://www.razika-adnani.com  
Quelques précisions sur la neutralité des conseillers municipaux

Quelques précisions sur la neutralité des conseillers municipaux

L’ordonnance du juge des référés du TA de Dijon en date du 18 mars validant les dispositions d’un règlement intérieur de conseil municipal exigeant des élus une tenue neutre durant les séances du conseil, a pu surprendre et mérite quelques éclaircissements au plan juridique.

Par une délibération du 14 janvier 2026, le conseil municipal de Chalon-sur-Saône, a modifié son règlement intérieur. Aux termes des dispositions nouvelles de l’article 7, « La tenue vestimentaire adoptée par les conseillers municipaux en séance doit rester neutre et s’apparenter à une tenue de ville. Elle ne saurait être le prétexte à l’expression d’une quelconque opinion : est ainsi prohibé le port de tout signe religieux ostensible, d’un uniforme, de logos ou messages commerciaux ou de slogans de nature politique ».

Le 17 mars, deux nouveaux élus dont une femme portant le voile islamique par convictions religieuses, ont saisi le TA de Dijon d’un référé-liberté en vue d’obtenir la suspension de l’exécution de ces dispositions avant la première réunion du conseil municipal issu des élections du 15 mars. Leur recours a été rejeté 18 mars.

Le cadre juridique du recours est celui de l’article L. 521-2 du code de justice administrative aux termes duquel : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».

Le référé-liberté est soumis à deux conditions cumulatives : 1) une situation d’urgence ; 2) une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

S’agissant de l’urgence :

Les requérants invoquaient la proximité de la séance d’installation du conseil municipal, entre le 20 et le 22 mars, en application de l’article L 2121-7 du CGCT. Le juge, en application du principe d’économie des moyens, n’a pas eu besoin de se prononcer sur la condition d’urgence.

Sur la seconde condition :

En jugeant que les dispositions litigieuses du règlement intérieur ne portent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, l’ordonnance a créé la surprise et suscité des interrogations.

Jusque là, il est vrai, hormis le cas où ils agissaient comme représentants de l’Etat, en qualité notamment d’officiers d’état civil, les élus locaux n’étaient pas soumis au principe de neutralité auquel les fonctionnaires, agents publics et même stagiaires sont astreints dans l’exercice de leurs fonctions. C’est ainsi que par jugement du 7 juin 2024, le TA de Grenoble avait jugé illégal les dispositions d’un règlement intérieur interdisant de façon générale aux élus siégeant au conseil municipal de porter une tenue vestimentaire manifestant leurs convictions religieuses.

La décision du 18 mars 2026 est fondée sur plusieurs considérations :

1. la liberté de conscience d’un membre élu d’un conseil municipal doit se concilier avec le principe de laïcité qu’il est tenu de respecter, en application des articles L.1111-12 et L.1111-13 du code général des collectivités territoriales issus de la loi du 22 décembre 2025 portant création d’un statut de l’élu local. 

2. l’interdiction du port de tout signe religieux ostensible est prévue pour les séances du conseil municipal, autorité administrative de la République française à laquelle s’applique le principe de neutralité de la puissance publique ;

3. les séances du conseil municipal sont publiques.

Le nouvel article L.1111-13 du CGCT exige de l’élu local un engagement de respecter dans l’exercice de son mandat, le principe de laïcité. C’est une nouveauté et c’est bien cette obligation nouvelle qui explique que la décision du juge des référés de Dijon soit en décalage avec le jugement du TA de Grenoble qui est antérieur à la modification du CGCT.

Pas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps, une ordonnance de référé, qui plus est d’une juridiction de 1er degré, ne fait la jurisprudence. La solution retenue par le juge des référés du TA de Dijon, quant à l’obligation de neutralité des élus au conseil municipal devra être confirmée par le Conseil d’Etat. Danièle Devillers
Le Tribunal administratif de Dijon entérine la neutralité pour les conseillers municipaux

Le Tribunal administratif de Dijon entérine la neutralité pour les conseillers municipaux

La loi n’impose pas à un élu la stricte neutralité exigée pour les fonctionnaires, sauf s’il exerce une fonction de représentation de l’État, comme la célébration d’un mariage par exemple. Ceci brouillait la compréhension des principes de l’application de la laïcité, avec la cohabitation au sein d’un mairie, d’élus exemptés de cette obligation et de fonctionnaires astreint à la respecter scrupuleusement. Cela accentuait l’impression d’injustice que certains fonctionnaires pouvaient éprouver en se sentant les seuls visés par une contrainte qui ne s’appliquait qu’à eux. Gilles Platret, maire de Chalon-sur Saône a introduit une clarification de la situation par l’introduction d’un règlement intérieur, directement inspiré de celui de l’Assemblée nationale, imposant aux élus la même neutralité qu’aux fonctionnaires :  « La tenue vestimentaire adoptée par les conseillers municipaux en séance doit rester neutre et s’apparenter à une tenue de ville. Elle ne saurait être le prétexte à l’expression d’une quelconque opinion : est ainsi prohibé le port de tout signe religieux ostensible, d’un uniforme, de logos ou messages commerciaux ou de slogans de nature politique » Contrairement à ce qu’alléguaient les plaignants, deux nouveaux élus qui n’avaient apparemment pas d’autre sujet plus urgent à traiter que de contester ce règlement intérieur, le Tribunal administratif n’a pas admis qu’il s’agissait en l’espèce d’une atteinte à leur liberté de conscience et les a déboutés. Cette ordonnance ne peut pas faire jurisprudence, elle devrait pour cela être confirmée par le Conseil d’État. Elle découle cependant de la modification de décembre 2025 de la charte de l’élu local qui précise désormais : « Dans l’exercice de son mandat, l’élu local s’engage à respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ainsi que les lois et les symboles de la République. » Le respect de la laïcité par les élus est une exigence nouvelle que l’arrêté du maire de Châlon-sur-Saône ne fait que confirmer. Elle représente une clarification nécessaire dans l’application du principe de laïcité dans les mairies par tous ceux qui en sont responsables, élus comme fonctionnaires et salariés contractuels. Martine Cerf  
En finir avec le souvenir de Khomeiny à Neauphle-le-Château / Communiqué

En finir avec le souvenir de Khomeiny à Neauphle-le-Château / Communiqué

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES Association créée par Simone de Beauvoir Paris, le 18 mars 2026 COMMUNIQUE En finir avec le souvenir de Khomeiny à Neauphle-le-Château Alors que l’actualité en France est marquée par les élections municipales qui attribuent de bons ou de mauvais points aux maires actuellement en place, saluons les récentes délibérations de la municipalité de Neauphle-le-Château dénonçant les pèlerinages commémoratifs organisés chaque année, par l’ambassade de la République Islamique d’Iran, sur le terrain qu’avait occupé l’ayatollah Khomeiny lors de son séjour en France. Délibérations très argumentées qui contredisent  de façon éclatante les critiques injustes et haineuses publiées dans les réseaux sociaux sur la prétendue complicité de Madame Elisabeth SANDJIVY, maire de Neauphle-le-Château, Ces délibérations du 9 mars, au lendemain de la journée internationale des femmes, ont pour objet d’affirmer que « la commune refuse  catégoriquement d’être associée au régime iranien en place » et d’annoncer la mise en place d’une procédure d’expropriation du terrain privé dont le propriétaire n’a jamais répondu aux mises en demeure de la municipalité. Au moment où l’opinion publique a l’attention fixée sur les événements du Moyen Orient, alors que le caractère sanguinaire de la République islamique d’Iran éclate au grand jour, l’erreur historique de l’accueil de son inspirateur en France, n’est pas un sujet secondaire. Il est temps d’en tirer les leçons. Suivant l’initiative de la Ligue du Droit International des Femmes, les associations signataires ont été les premières à dénoncer les commémorations organisées par l’ambassade de la République Islamique d’Iran. Elles apportent tout leur soutien à Madame Elisabeth SANDJIVY et relèvent que « la municipalité sollicite le soutien des autorités de l’État pour faire valoir les intérêts de la commune et assurer la protection de la population ». Elles comptent suivre de près l’évolution de cette question. Contact : www.ldif.asso.fr ASSOCIATIONS ET RESEAUX D’ASSOCIATIONS SIGNATAIRES COMITE LAICITE REPUBLIQUE COLLECTIF FEMINISTE EGALE (EGALITE LAICITE EUROPE) FEMMES SOLIDAIRES FONDATION ANNE-MARIE LIZIN FRONT FEMINISTE INTERNATIONAL/425 associations dans 9 pays LAICITE ET FEMINISME LES CITADELLES LIBRES MARIANNES LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES MOUVEMENT POUR LA PAIX ET CONTRE LE TERRORISME NEGAR (Soutien aux femmes d’Afghanistan) NOROUZ* OBSERVATOIRE EUROPEEN DES FONDAMENTALISMES OBSERVATOIRE LAICITE SAINT DENIS REGARDS DE FEMMES SYNERGIE WALLONIE TRIBUNE AZAD IRAN LIBRE POUR LA DEMOCRATIE VIV(R)E LA REPUBLIQUE
La lapidation, un crime contre l’humanité

La lapidation, un crime contre l’humanité

Au Soudan, deux femmes, toutes les deux mères, accusées d’adultère, ont été condamnées à la lapidation qui consiste à lancer sur elles des pierres jusqu’à ce qu’elles meurent.  Si le fait d’en parler est psychologiquement très pénible, comment peut-on admettre ou même imaginer, au XXIe siècle, un acte aussi inhumain, aussi sauvage et aussi sanguinaire ? lire la suite…
Trois nouvelles publications

Trois nouvelles publications

A retrouver dans Chartes et Guides de la Laïcité
Les États-Unis sont-ils en voie de désécularisation ?

Les États-Unis sont-ils en voie de désécularisation ?

Alors qu’une des raisons invoquées par le gouvernement américain pour justifier l’intervention en Iran est de renverser la « dictature des mollahs », la frontière entre la religion et l’État semble s’effacer progressivement aux États-Unis. Trois récents exemples soulignent cette tendance de fond. 1- Un nationaliste chrétien aux armées Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (il s’est lui-même rebaptisé secrétaire à la Guerre), est connu pour son adhésion au nationalisme chrétien. Il a déjà soutenu la doctrine de la « souveraineté des sphères », une vision du monde issue des croyances extrémistes du reconstructionnisme chrétien (CR). Cette philosophie prône notamment la peine capitale pour l’homosexualité et des structures familiales et ecclésiales strictement patriarcales. En août 2025, Hegseth a repartagé sur X un extrait d’un reportage de CNN consacré au pasteur Doug Wilson, un nationaliste chrétien qui a cofondé la Communion of Reformed Evangelical Churches (CREC). Dans ce segment, Wilson affirme qu’il ne croit pas que les femmes devraient occuper des postes de commandement dans l’armée ni pouvoir remplir des rôles de combat de premier plan. Il ajoute : « J’aimerais que cette nation soit une nation chrétienne, et que ce monde soit un monde chrétien », a déclaré Wilson. 2- Embrigadement religieux Un groupe de défense de la liberté religieuse, la Military Religious Freedom Foundation (MRFF) affirme avoir reçu plus de 200 plaintes de militaires issus de toutes les branches des forces armées. Ces soldats y déclaraient que leurs supérieurs utilisaient une rhétorique chrétienne extrémiste pour justifier la guerre contre l’Iran. Un officier aurait dit que tout cela faisait “partie du plan divin de Dieu”, en citant spécifiquement de nombreux passages de l’Apocalypse faisant référence à l’Armageddon et au retour imminent de Jésus-Christ. (…) le président Trump a été oint par Jésus pour allumer le feu signal en Iran afin de provoquer l’Armageddon et marquer son retour sur Terre le Pentagone n’a pas souhaité commenter, se contentant de partager des extraits publics de déclarations de Hegseth sur l’opération en Iran. 3- Prière à la Maison blanche Donald Trump a organisé une prière collective en plein milieu du Bureau ovale, jeudi 5 mars. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par la Maison-Blanche, on voyait le président entouré par des représentants d’Églises évangéliques. Paula White, pasteure controversée nommée en 2025 à la tête du Bureau de la foi de la Maison-Blanche y figurait en bonne place. Ensemble, ils appelaient Dieu à guider Trump et les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran. Cette vidéo a bien entendu fait le tour du monde. Pour des raisons historiques, la religion est perçue par les Américains comme indissociable de la démocratie. Néanmoins, les États Unis appliquent une séparation fondée sur la neutralité de l’État, non sur une exclusion stricte du religieux de la sphère publique. Les deux clauses du Premier Amendement interdisent à l’État d’établir ou de favoriser une religion, protègent la liberté de croyance et de pratique et sont interprétées par la Cour suprême comme imposant un équilibre délicat entre liberté religieuse et neutralité gouvernementale. Il est cependant à noter la Cour suprême, dominée par les conservateurs, a depuis quelques années toujours tranché en faveur de la religion dans ses décisions. Le mouvement de désécularisation (ou délaïcisation) qu’on observe dans un grand nombre de pays n’épargne pas les États-Unis, en contradiction avec la volonté des « Pères fondateurs » en particulier Thomas Jefferson, homme des Lumières qui souhaitait établir un « mur de séparation entre l’Eglise et l’État ». Jean-Pierre Gross Sources : The Guardian https://www.theguardian.com/world/2026/mar/03/us-israel-iran-war-christian-rhetoric? Courrier international Une prière collective autour de Donald Trump dans le Bureau ovale
Les candidats aux municipales à Paris s’engagent sur la plaque commémorative du square Samuel Paty

Les candidats aux municipales à Paris s’engagent sur la plaque commémorative du square Samuel Paty

Communication de Huguette Chomski Magnis, Secrétaire générale du MPCT et Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme: Chères et chers partenaires et ami-e-s du Collectif Contre le Terrorisme, En ce 11mars 2026 : Journée d’hommage aux victimes du terrorisme et à 4 jours des municipales, voici pour information les 3 réponses reçues  au communiqué commun adressé aux 6 principaux candidats à la Mairie de Paris.
  • P-Y Bournazel 
Je vous remercie pour votre interpellation et pour le partage de votre communiqué. Ces dégradations sont intolérables. Elles sont une insulte à la mémoire de Samuel Paty et au combat qu’il menait, le combat que nous continuerons à porter, inlassablement et collectivement, pour nos valeurs démocratiques et républicaines. Vous pouvez compter sur mon engagement à faire installer un dispositif de vidéoprotection dans le square, ainsi qu’à assurer une présence effective et réactive de la police municipale, avec davantage de rondes. Ce lieu de mémoire doit être protégé. Chaque candidat ou candidate se réclamant de l’arc républicain devrait pouvoir s’y engager, quelle que soit l’issue de cette élection. La haine ne nous fera jamais reculer et, le 16 octobre 2026, nous rendrons à nouveau hommage à Samuel Paty, avec force et unité. Vous pouvez compter sur moi. Avec tout mon soutien. Bien respectueusement et chaleureusement, Pierre-Yves Bournazel »  
  • Equipe de campagne de R. Dati
« Il est une nouvelle fois honteux et abject de voir cette plaque d’hommage une fois de plus en effet vandalisée. Votre message a été transmis à la candidate et sa réponse a été claire et unanime : non seulement des dispositifs de caméras seront installés dans ce square mais aussi, la présence policière des l’élection municipale passée sera renforcée par la mairie, de jour comme de nuit et permettra de ne plus jamais faire prospérer ces incivilités non gérées par la mairie de Paris. En vous remerciant de votre message, Bien cordialement, Victor, membre de l’équipe de campagne de Rachida Dati. »  
  • Equipe de campagne d’Emmanuel Grégoire 
« Nous vous remercions pour votre sollicitation. Avec l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020, c’est toute la République qui fut frappée en son cœur : l’école. Samuel Paty était un de ces “hussards noirs” de la République qui chaque jour défendait et transmettait avec courage, rigueur et bienveillance les valeurs de la République à ses élèves. Dès le Conseil de Paris de novembre 2020, avec Anne Hidalgo et la majorité municipale nous avons tenu à voter une dénomination en hommage à Samuel Paty afin que Paris fasse vivre sa mémoire et la défense de la liberté d’expression dans l’espace public de notre ville. Le lieu choisi fut le square en face de la Sorbonne, pour saluer le travail pédagogique de Samuel Paty, et son engagement inlassable pour la transmission du savoir aux jeunes générations. Les actes répétés de vandalisme contre la mémoire de Samuel Paty sont inacceptables. Dès son entrée en fonction, Emmanuel Grégoire s’engage à prendre  en lien avec la Préfecture de Police, toutes les mesures nécessaires pour protéger la mémoire de Samuel Paty et prévenir toute dégradation de la plaque, y compris le cas échéant l’installation de caméras de vidéoprotection. L’équipe d’Emmanuel Grégoire   Retenons bien les engagements pris.  Huguette Chomski Magnis Secrétaire générale du MPCT/ Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme
Pouvons-nous espérer avoir enfin une loi sur l’aide à mourir en France ?

Pouvons-nous espérer avoir enfin une loi sur l’aide à mourir en France ?

L’Assemblée nationale a voté un texte qui rétablit l’aide à mourir que le Sénat avait rejeté. Les députés ont donc réintroduit un droit que nous demandons depuis des années et que des malades en fin de vie espèrent ardemment : celui de demander qu’on les aide à terminer leur vie dans des conditions qui correspondent à leur volonté. Le long chemin législatif suit donc son cours, avec cette fois, un espoir de le voir arriver à son terme à peu près comme nous l’espérons. Comme toujours on aura entendu de nombreuses voix pour opposer soins palliatifs et aide à mourir, en oubliant que ce qui est en balance est la liberté du choix, pas l’imposition d’un choix par qui que ce soit d’autre que la personne directement concernée. Nous constatons que la séparation des Eglises et de l’Etat n’est pas faite dans tous les esprits car c’est encore la morale religieuse qui est appelée à l’aide pour justifier le postulat qu’un être humain n’aurait pas le droit de vouloir sa propre mort. La réalité de ces demandes doit pourtant être prise en considération. Le président souhaite le vote d’un texte avant l’été…C’est encore possible aujourd’hui. Martine Cerf
Il est temps de libérer l’université des emprises et instrumentalisations politiques

Il est temps de libérer l’université des emprises et instrumentalisations politiques

Je ne cesse de le dire : il ne faut pas confondre l’estrade d’un amphithéâtre avec la tribune d’un meeting. L’université n’est pas un local de campagne, c’est un service public national chargé de transmettre des savoirs, d’exercer l’esprit critique et de former des citoyens libres, pas des militants captifs. Or, depuis des années, des forces politiques de tous bords cherchent à transformer les campus en terrains d’entrisme, de surenchère idéologique et de pression sur les enseignants comme sur les étudiants. L’article L.141-6 du code de l’éducation est pourtant clair : « le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ». Quand des amphithéâtres deviennent le décor de meetings partisans ou de complaisances avec des groupes extrémistes, ce principe n’est plus seulement ignoré, il est piétiné. Il est temps que l’État reprenne pleinement la main sur une université qui part à la dérive : en réaffirmant la neutralité institutionnelle, en assumant une tutelle claire au service du bon fonctionnement du service public, et en rappelant que l’autonomie ne sera jamais le prétexte d’un abandon de toute règle. L’université doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un lieu de savoir, de débat éclairé et de liberté académique, protégé de toutes les emprises et instrumentalisations politiques. Samuel Mayol
Formations « Caricature & Démocratie » dans les lycées d’Ile de France en collaboration avec la Région

Formations « Caricature & Démocratie » dans les lycées d’Ile de France en collaboration avec la Région

L’association de dessinateurs de presse Dessinez Créez Liberté (fondée par Charlie Hebdo et SOS Racisme au lendemain des attentats de janvier 2015), a conçu un module de deux heurs pour les lycéens, afin de leur faire comprendre la genèse d’une caricature de presse, son interprétation et en quoi cette discipline est inséparable de la démocratie et de la liberté d’expression. Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile de France a décidé de proposer ce module aux lycées de la région Ile de France. De nombreux établissements ont accepté cette offre et EGALE intervient avec l’équipe de la Région et les personnalités qui viennent occasionnellement prêter leur concours. Une équipe interne d’animateurs bénévoles a été constituée à cet effet. L’action, démarrée en 2025 se poursuit en 2026. Elle est assortie d’un concours de caricatures organisé par la Région sur le thème choisi pour 2026 : « Rire malgré tout » Les élèves se montrent intéressés par le travail sur les caricatures et entrent volontiers dans le jeu de l’examen et de l’interprétation des dessins.

Nous soutenir

Vous appréciez notre action et avez envie de la soutenir ? Pour cela vous pouvez prendre une adhésion de soutien à partir de 50 € en remplissant le bulletin d’adhésion-2026 Vous bénéficierez de l’inscription sur notre liste de diffusion et vous recevrez les informations importantes en priorité. Vous pourrez également assister aux entretiens d’ÉGALE en visioconférence. Voir l’Agenda.

Associations et sites amis 

Europa Laïca (Espagne) ADLPF – Association des libres penseurs de France  AFEM – Association des femmes de l’Europe Méridionale Atheopedia Europa Laïca –  Association laïque espagnole Caroline Fourest (le blog)  Chevalier (Le) de la Barre  Comité interministériel de la laïcité Comité-Laïcité-République  Creal 76  Débats laïques  Éduscol  CNAFAL Familles Laïques  Fondation Jean-Jaurès  Human Rights Watch Humanists International La ligue du droit international des femmes  Laïcité Aujourd’hui   Laïcité d’accord  Mezetulle – Catherine Kintzler  Observatoire d’éthique universitaire Observatoire des religions et de la laïcité (CIERL-ULB)  Patronage laïque Jules Vallès  Réseau Européen Eglises et Libertés Réseau Laïque européen Sisyphe : un regard féministe sur le monde (Canada)   UFAL – Union des Familles laïques  Vigilance Universités Vigilance Collège Lycée     

AG 2026

Compte rendu de l’AG

Existe-t-il plusieurs modèles de laïcité ?

  Lundi 9 février 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. La laïcité est un principe universel d’organisation de l’espace public dont la liberté de pensée et de conscience est le fondement, principe fondateur de la République.  En introduisant la notion de plusieurs laïcité (sept laïcités) :  » laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive;laïcité ouverte, laïcité identitaire et laïcité concordataire, Jean Baubérot n’en fait-il pas un concept banal ouvert à tous les opportunismes et à toutes les interprétations possibles qui vident le principe de toute substance? Ces dernières semaines, ce thème de « plusieurs laïcités » est revenu dans les médias. Nous proposons d’en débattre lors de ce café laïque. Animation : Jean-Claude Boual  Inscription obligatoire ici
Le CLN appelle à placer le respect de la laïcité au cœur des élections municipales

Le CLN appelle à placer le respect de la laïcité au cœur des élections municipales

A l’occasion des prochaines élections municipales, le Collectif laïque national appelle les électeurs à faire du respect des principes républicains et de la laïcité un critère déterminant de leur vote. Il les invite à refuser d’apporter leur suffrage aux listes qui cèderaient à des logiques électoralistes communautaires ou religieuses, quels que soient leur étiquette ou leur positionnement politique. (…)

Lire le communiqué complet

Pas de reconnaissance de l’aide à mourir au Sénat !

Pas de reconnaissance de l’aide à mourir au Sénat !

Le Sénat a rejeté l’aide à mourir alors que ce droit avait été voté à l’Assemblée et qu’il est réclamé depuis des années par plus de 80% des Français. Encore une fois les opposants qui arguent qu’il faut laisser faire la nature sous peine d’installer une  « rupture anthropologique » ont eu gain de cause. Le plus désolant, c’est qu’une partie des sénateurs de gauche ont voté contre l’article 4 de ce texte parce qu’il était en deçà de ce qu’ils espéraient et ont involontairement donné leur voix aux opposants au droit de choisir sa fin de vie. C’est maintenant à l’Assemblée nationale que va se poursuivre l’essentiel du combat pour la conquête de la liberté de choisir sa fin de vie. Une liberté qui devrait pourtant aller de soi puisque selon notre Constitution, nous naissons « libres et égaux en droits ». En attendant nos compatriotes qui en ont les moyens devront continuer à aller à l’étranger pour cesser de souffrir et les autres devront subir le diktat d’une morale dépassée. Décidément, notre histoire bégaie : elle montre que chaque fois qu’il s’agit de conquérir une nouvelle liberté, le front uni des responsables religieux s’y oppose avec vigueur. Plus conservateurs que dans la plupart des pays européens, ils parviennent à institutionnaliser leur ingérence dans le politique par un lobbying très bien rodé. Les élus qui ont reçu des salves de mails qui les enjoignaient de ne pas accorder le droit à disposer d’une assistance à mourir en savent quelque chose. Trop d’élus cèdent à leur pression et leur laissent la primauté sur les conclusions d’une convention citoyenne. L’exemple est donné par le Président de la République lui-même qui consulte encore les cultes après ladite convention tout en affirmant qu’il ne leur donne pas satisfaction. Le résultat est là. Tout cela justifie notre demande constante de voir respecter la laïcité, donc la séparation des religions et de l’État et de laisser aux seuls citoyens la direction de la politique. Martine Cerf
Laïcité : non aux caricatures et aux récupérations

Laïcité : non aux caricatures et aux récupérations

TRIBUNE Le Collectif laïque national dénonce les détournements du principe de laïcité, réduit à tort à un simple dispositif de protection des libertés religieuses, oubliant sa dimension républicaine fondamentale. • par Collectif laïque national Publié le 07/01/2026 à 20h00 sur Le Point « La laïcité, dès son origine, vise à la défense et consolidation de la République », rappellent les auteurs de cette tribune. À l’occasion du 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Églises et de l’État », loi constituant le fondement et la définition du principe constitutionnel de laïcité, une trentaine d’organisations, regroupées dans le Collectif laïque national, tiennent à dénoncer les diverses opérations de caricature, réduction, déviation ou récupération dont la laïcité fait l’objet. C’est le cas en particulier d’une tribune, parue dans Le Monde du 7 décembre dernier, qui écarte la dimension républicaine de la laïcité, en la renvoyant à un « identitarisme » d’extrême droite. Cette tribune du 7 décembre dernier, sans craindre de réécrire l’histoire, dénonce ainsi une prétendue « nouvelle laïcité », qui serait née, croit-on comprendre, avec la loi du 15 mars 2004 réglementant le port des signes religieux par les élèves de l’école publique (loi qu’ils n’osent pas citer, tant son utilité est reconnue). Le point culminant en aurait été atteint, selon eux, avec la loi du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République».    Certes, cette loi n’est pas sans reproches, que le Collectif a formulés dans ses rapports annuels. Néanmoins, c’est à juste titre qu’elle a – ce dont M. Bianco et ses cosignataires s’indignent – étendu l’obligation de neutralité aux salariés du privé participant à une mission de service public (par exemple les transports scolaires). Or il en va du respect de l’égalité d’accès des usagers et de leur liberté de conscience : voir dans une mesure aussi justifiée « une conception identitaire, et parfois ethnique, de la nation » – bref, de droite extrême – relève d’une vision restrictive et erronée de la laïcité. La laïcité comme consolidation de la République     Ainsi, tout au long du texte paru dans Le Monde, la laïcité est réduite à « un dispositif de protection de la liberté individuelle » : ce qu’elle est, bien sûr, mais à condition d’en reconnaître d’abord les conditions historiques, juridiques, et politiques. D’abord, il faut se rappeler que 1905 marque la fin de plus d’un siècle de Concordat, libérant ainsi la République du « catholicisme politique » (expression de Jules Ferry). Ensuite, comment ne pas voir que la mise en place du principe de séparation (art. 2 de la loi) entraînait par définition des interdictions, afin d’éviter toute confusion entre cultes particuliers et intérêt général. De même, l’objectif d’égalité entre les individus-citoyens, quelles que soient leurs convictions, impliquait que la liberté d’expression religieuse fût, certes garantie, mais aussi encadrée par le respect de l’ordre public (art 1er de la loi) et des libertés d’autrui. Enfin, la liberté de conscience, principe fondateur de la loi de 1905, est posée comme liberté individuelle, incluant les convictions non religieuses ou anti-religieuses, et non plus simplement comme droit à l’exercice des cultes minoritaires, ce qu’elle fut sous l’Ancien Régime. C’est à ces conditions seulement, que la liberté individuelle est devenue réalité, puisque la laïcité permet à chacun de se définir autrement que par ses appartenances collectives : « le droit de n’être comme personne » (Catherine Kintzler). C’est ce qu’il faut, non pour s’endormir dans l’illusoire cocon d’un « vivre ensemble harmonieux » (comme le dit la tribune) entre communautés, mais pour « faire République », entre citoyens libres et égaux. Car la laïcité, dès son origine, vise à la défense et consolidation de la République : dimension que les auteurs de la tribune du Monde évacuent, voire dénoncent, en la caricaturant. Il paraît ainsi que l’État « réglemente le port du vêtement» – ce qui est pourtant la norme dans les écoles publiques depuis 1882, norme qu’il a simplement fallu actualiser par la loi du 15 mars 2004 – ou, pire, qu’il aurait fait de la laïcité la « surveillance de l’opinion » : « Big Brother », pas moins ! C’est oublier que qui veut séparer doit forcément définir des limites. On retrouve enfin sous les plumes tribuniciennes la dénonciation convenue d’une « invisibilité sociale » qui serait imposée par l’État aux convictions religieuses : or on chercherait vainement une mesure législative ou réglementaire actuellement en vigueur relevant d’un tel objectif fantasmé. Enfin, très curieusement, la conclusion emprunte au financeur du catholicisme intégriste Pierre-Édouard Stérin, proche de l’extrême droite, le terme de « bien commun », qui vient affaiblir le principe républicain de « fraternité » : triste topique ! Mépris de la liberté de conscience    Ainsi, la veille même de la parution de la tribune du Monde, un quotidien du matin faisait célébrer la laïcité… par ceux-là mêmes à qui elle a, en 1905, imposé la séparation. Sous le titre : « les chefs de culte unis autour de la laïcité », ce journal affichait en une la photo du Grand Rabbin de France, du recteur de la Grande Mosquée de Paris, et du président de la Conférence des évêques de France, tout sourire. Dans un pays où plus de la moitié des habitants ne se réclament d’aucune religion (30 % se disant même athées), faire commenter la loi applicable à tous par les seuls responsables de trois minorités religieuses relève d’un total mépris de la liberté de conscience. Les simples citoyens, croyants ou non croyants, se voient ainsi confisquer non seulement le droit à la parole, mais la reconnaissance même de leur existence, pourtant fondamentale dans une République ! Que disaient ces trois « ministres des cultes » de la laïcité ? Rien d’autre que les auteurs de la tribune du Monde : ils « s’inquiètent de velléités politiques d’en faire une “loi d’interdiction” ». Comme si la liberté de religion devait être illimitée et absolue ? Or c’est précisément par ses « bornes » (art. 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789) que se définit toute liberté. 120 ans après le 9 décembre 1905, il est indispensable d’en revenir à ces fondamentaux, oubliés par trop des célébrants actuels d’une « laïcité revue et corrigée ». Il serait plus que nécessaire de constitutionnaliser enfin les principes des deux premiers articles de la loi de 1905, comme le demande le Collectif laïque national.    *Les signataires : Sémira TLILI, #Réseau 1905 ; Eric BINET, Agir pour la Laïcité et les valeurs républicaines ; Jean JAVANNI, Association de défense des laïques (AD3L) ; Thierry MESNY, Association des Libres Penseurs de France ; Claude WACHTELAER, Association Européenne de la Pensée Libre (A.E.P.L.) ; Ramiro RIERA, Association Laïcité-Liberté Laure CAILLE, Association Libres MarianneS ; Claude PROD’HOMME, Cercle Ferdinand Buisson ; Gilbert ABERGEL, Comité – Laïcité – République ; Francis VANHEE, Comité de réflexion et d’action laïque – CREAL76 ; Françoise LABORDE, Égalité, Laïcité, Europe – EGALE ; Maurice LEDUC, Grand Maître national Fédération Française du Droit Humain (FFDH) ; Eddy KHALDI, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Education Nationale (D.D.E.N.) ; Françoise KAYSER, Femmes Contre les Intégrismes – FCI ; Pierre BERTINOTTI, Grand Maître Grand Orient de France ; José VIERA, Grand Maître Grand Orient Latino Américain ; Yannick BRISSET, Laïcité 18 ; Régis VANACKÈRE, Laïcité 40 ; Pierre BARACCA, Laïcité et Féminisme ; Daniel BENICHOU, Le Chevalier de la Barre ; Mario STASI, Licra ; Annie SUGIER, Ligue du Droit International des Femmes (la) – (L.D.I.F.) ; Jean PETRILLI, Lumières Laïques Cercle Maurice Allard ; Christian ARNAUD, Observatoire de la Laïcité de Provence (OLPA) ; André GOMAR, Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis (OLSD) ; Michèle VIANES, Regards de Femmes ; Nicolas GAVRILENKO, Union des Familles Laïques – (U.F.A.L.) ; Jean-Pierre SAKOUN, Unité Laïque ; Delphine GIRARD, Vigilance collèges Lycées ; Paul VOISIN, Vigilance Travail social ; Gilles DENIS, Vigilance Universités.   (photo © FRANCOIS GREUEZ/SIPA – Le Point)
Annulation d’une subvention de la mairie de Metz à l’association Grande Mosquée de Metz

Annulation d’une subvention de la mairie de Metz à l’association Grande Mosquée de Metz

La ville de Metz avait consenti, le 7 février 2014, un bail emphytéotique à l’association cultuelle Grande Mosquée de Metz en stipulant qu’il n’y aurait aucune subvention de la mairie. Malgré cela, le 15 juillet 2024, la mairie décide d’allouer une subvention de 490 000 euros à l’association en vue de financer l’agrandissement de la mosquée. Trois habitants de la commune, membres de l’UFAL 57, s’estimant lésés, ont saisi le Tribunal administratif de Strasbourg afin d’annuler cette décision en raison de sa non conformité au principe de laïcité qui interdit  le subventionnement public des cultes. Parmi les nombreuses irrégularités qu’ils mettaient en évidence, ils soulignaient que ce projet ne correspondait à aucun intérêt public local. Ces citoyens ont été soutenus dans leur action par l’AD3L, association créée par le Collectif Laïque National pour aider les militants laïques impliqués dans des affaires juridiques. Le tribunal administratif de Strasbourg a décidé le 30 décembre 2025, de donner raison à ces citoyens et d’annuler la délibération de la mairie, donc le subventionnement de l’association Mosquée de Metz. Dans sa décision, le tribunal souligne entre autres manquements, qu’il n’a été procédé à aucune étude pour confirmer le besoin d’agrandissement de ladite mosquée. Cette affaire met encore une fois en évidence la légèreté avec laquelle certains élus disposent de fonds publics pour financer des cultes, au mépris de la séparation entre  les religions et l’État et de l’intérêt de leurs administrés. Lire la décision du Tribunal administratif de Strasbourg Voir le Communiqué de l’AD3L M.C  
Tenniswomen et transgenres

Tenniswomen et transgenres

Aryna SABALENKA, vous connaissez ? Si vous suivez, même seulement un peu, le tennis vous avez entendu parler d’elle. Et pour cause c’est la numéro un mondiale depuis un certain temps. Elle est de nationalité biélorusse, âgée de 27 ans, mesure 1,82 m et pèse 80 Kg. De par sa stature et sa musculature, elle est véritablement impressionnante. Nul doute qu’elle pratique un entrainement musculaire intensif, et cela se remarque sur un court par la vitesse et la force de ses balles. C’est une « guerrière » et elle n’a peur de personne. Et pourtant ! Elle vient d’accorder une interview à un journaliste et présentateur TV anglais, qui relance la question des transgenres. SABALENKA a déclaré en parlant des joueurs devenus femmes/ transgenres : « je n’ai rien contre eux, mais je pense qu’ils ont un avantage considérable sur les femmes. Je trouve injuste que les femmes soient en compétition avec un homme biologique. Elles travaillent toute leur vie pour atteindre leurs limites et ensuite elles doivent affronter un homme biologiquement beaucoup plus fort. Je ne suis pas d’accord avec ça ». Ayant déjà joué contre des hommes (en partie privée ou entrainement, et perdant très souvent), elle avait déjà affirmé que la force des balles des transgenres était quasiment la même que celle des hommes. Elle va jouer fin décembre en match de démonstration contre l’Australien KYRGIOS (30 ans et il n’est plus dans les 50 premiers classés). D’ailleurs cet Australien était tout à fait d’accord avec les propos de SABALENKA sur les transgenres. Pour la participation au WTA (circuit mondial de tennis), les femmes transgenres peuvent participer si elles ont déclaré leur féminité depuis au moins 4 ans (?), ont abaissé leur taux de testostérone à 2,5 (4 pour les hommes) et acceptent les contrôles. Par ailleurs la fédération britannique (LTA) vient de confirmer que les femmes transgenres ne pourront plus participer aux compétitions féminines nationales et interclubs. Gérard MEYDIOT Responsable du GT sport
Loi de refondation de Mayotte : le conseil cadial demeure dans le domaine religieux

Loi de refondation de Mayotte : le conseil cadial demeure dans le domaine religieux

Dans quelques semaines, le 1 er janvier 2026, les institutions de Mayotte, le 101è département français, seront modifiées. En effet, la loi organique votée définitivement le 10 juillet 2025 et promulguée le 11 août 2025 prévoit 4 milliards d’euros d’investissements publics sur 6 ans, un alignement de certains droits sociaux de Mayotte avec ceux de l’Hexagone et des mesures sur l’immigration et l’habitat illégal. Comme en Martinique et en Guyane, les compétences régionales et départementales sont fusionnées au sein d’une même entité « Département -Région » et donc relèvent d’une seule assemblée. Un amendement porté par la rapporteure, députée de Mayotte, Estelle Youssouffa, visait à créer un « conseil cadial » auprès de la nouvelle assemblée, composé de cadis (religieux musulmans). Ce conseil devait donner un avis sur les projets de délibération « ayant des conséquences sur les traditions mahoraises ou la médiation sociale ». Un autre amendement porté par les députés de gauche et écologistes, proposait de supprimer la mise en place de ce Conseil cadial au nom de la séparation des Églises et de l’État. Avec l’accord de Manuel Valls, alors ministre des Outre-mer, cet amendement a été adopté. Ainsi, l’institutionnalisation du conseil cadial n’a pas survécu aux débats parlementaires. En revanche, le conseil cadial existant continue d’exister de façon coutumière et religieuse mais sans reconnaissance formelle par la loi comme organe officiel de la nouvelle collectivité. Sur ce point, ÉGALE se réjouit du respect du principe de laïcité. Michel Fouillet
EGALE réagit à l’usage abusif du logo du Parlement européen pour un « breakfast de prière ».

EGALE réagit à l’usage abusif du logo du Parlement européen pour un « breakfast de prière ».

Chaque année, des députés organisent un breakfast de prière catholique au Parlement. Or la neutralité des institutions européennes est étable et fait consensus à Bruxelles comme à Strasbourg. Mais chaque fois, on constate que des parlementaires utilisent le logo du Parlement pour leur communication, ce qui a pour effet de faire croire que la Parlement serait à l’origine de cette initiative. Bien sûr il n’en est rien et en 2023, nous étions intervenus ainsi que le Réseau laïque européen pour demander le retrait de ce logo, ce qui avait été fait dans les 24 h. Nous venons de réitérer cette demande pour un événement programmé le 3 décembre, en espérant qu’elle sera suivie du même effet. Martine Cerf Lire la lettre d’EGALE Voir l’Invitation envoyée par les députés Voir l’affiche annonçant l’événement

Boualem Sansal est libre !

Lire le communiqué publié par son comité de soutien fondé par Arnaud Benedetti et présidé par Noëlle Lenoir.
Assassinat de Samuel Paty: la réponse de Michael Delafosse à Nathalie Oziol

Assassinat de Samuel Paty: la réponse de Michael Delafosse à Nathalie Oziol

Mercredi 5 novembre 2025, le quotidien Libération publiait un enquête sur les accusations de communautarisme électoral visant LFI et rapportait à cette occasion les paroles prononcées  sur une boucle WhatsApp intitulée «Oumma Montpellier» par Nathalie Oziol, députée de la 2e circonscription de l’Hérault. Mme Oziol y déclarait ne pas accepter le terme de « fanatique musulman » employé par le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, pour qualifier l’assassin de Samuel Paty. Michaël Delafosse a réagi vivement à ces propos. Voici sa réponse. Lire aussi l’article de Libération du 6/11/2025    
Réponse à Vigie de la Laïcité et à Nicolas Cadène

Réponse à Vigie de la Laïcité et à Nicolas Cadène

La Vigie de la Laïcité et Nicolas Cadène pensaient avoir raison de dire qu’une personne (usager) peut assister à une réunion, dans une institution publique, en portant une kippa, un voile islamique ou une grande croix au nom de la liberté de conscience et d’exercice du culte garanties par loi de 1905 (article1) et de la Constitution (article 1). Ce faisant, ils défendent indirectement le port du voile par des petites filles à l’Assemblée nationale. Pourtant il existe un règlement intérieur qui apporte une limitation à la tenue du public à l’Assemblée nationale comme au Sénat * et leur impose d’assister, découverts aux débats. L’article de la Vigie de la Laïcité l’évoque mais soutient que les signes religieux font exception, ce qui n’est mentionné nulle part. Mais en l’espèce il ne s’agit pas de citoyens quelconques mais d’enfants, c’est-à-dire des futurs citoyens qui méritent une protection contre toute emprise; j’y reviendrai. La Vigie a rappelé, à juste titre, que la loi de 2004, interdisant le port par les élèves du premier et du second degré de signes religieux ostensibles, ne s’applique pas aux enfants concernés scolarisés dans une école privée ou libre, sous contrat. Toutefois, je ferai observer que parler de liberté de conscience pour les fillettes voilées par la seule décision de parents pour les raisons énoncées ci-dessous relève toute simplement d’un contre-sens. Leurs consciences sont, au mieux bridées, au pire contrariées par les parents. Au titre du Budget du programme 104 du ministère de l’intérieur (Intégration), j’ai formé en 2025 -à la prise en main d’un kit pédagogique- les formateurs ou accompagnateurs de primo-arrivants et de bénéficiaires de protection internationale (BPI). Au cours de l’une de ces formations, avait été évoquée la question du voilement des fillettes : certains parents justifient le voilement par le fait de soustraire la ou les fillettes au désir des autres ! Derrière ces réponses se dessine l’idée d’une sexualisation du corps des filles puisqu’il faut les protéger contre de potentiels prédateurs susceptibles de les agresser. Par association d’idée, cela pourrait signifier qu’une fillette non voilée pourrait susciter le désir d’autrui, c’est-à-dire un pédophile en puissance. Faut-il comprendre par-là qu’en cas d’agression, la fillette non voilée l’aurait cherché ? Si le voilement des enfants ne relève pas du droit de la laïcité, il est inexact de laisser entendre qu’il relève uniquement du débat d »idées. En effet, le voilement imposé à un enfant pourrait relever de la législation de la protection de l’enfance (Code de l’action sociale et des familles, loi de protection de l’enfance de 2016 consacrant, entre autres, l’intérêt supérieur de l’enfant, article L.112-3). Omar DERRAIS, Ingénieur en formation et formateur de formateurs « Laïcité et Valeurs de la République » Concepteur d’outils pédagogiques « Comprendre la laïcité » (OD Formation)
  • 1- Règlement intérieur su Sénat. Article 91
    2. – Le public admis dans les tribunes se tient assis, découvert et en silence. Instructions générales du Bureau de l’Assemblée nationale. Article 8 Pour être admis dans les tribunes, le public doit porter une tenue correcte. Il se tient assis, découvert et en silence ;
Les conservateurs chrétiens de la génération Z américaine

Les conservateurs chrétiens de la génération Z américaine

Daniel K. Williams professeur d’histoire à l’Université d’Ashland dans l’Ohio livre une analyse en profondeur de la Génération Z dans une tribune du New York Times parue le 13 octobre 2025. En voici une synthèse : Les jeunes nés de la fin des années 1990 au début des années 2010 présentent un profil statistique contrasté : un tiers d’entre eux ne se réclament d’aucune religion, en revanche une importante minorité adhère désormais à un conservatisme religieux aux conséquences politiques inquiétantes. Ayant traversé la crise du Covid, ces jeunes semblent avoir trouvé un sens à leur vie dans une ferveur religieuse qui se confond avec le combat politique. D’après un sondage, ils sont plus pratiquants que leurs aînés et se retrouvent dans les positions que défendait Charlie Kirk récemment assassiné. Ils estiment que les valeurs de la société libérale et laïque ne répondent pas à leurs attentes, pire même, qu’elles constituent une menace existentielle. Nombre d’entre eux, en particulier dans les milieux charismatiques souhaitent mener un combat spirituel contre ces forces qu’ils considèrent maléfiques et ils sont prêts à se transformer en martyrs de la foi dans cette bataille. Ce qui est nouveau, c’est que cette tendance s’observe également dans les milieux noirs et latinos, jusque là traditionnellement pro démocrates. Autre fait remarquable, le nombre des jeunes hommes pratiquants dépasse désormais celui des jeunes femmes, ce qui constitue un phénomène nouveau. Ce sont ces jeunes pentecôtistes ou charismatiques qui sont le plus attirés par le populisme « anti-système » dont le président Trump est l’incarnation, et qui privilégie une dialectique manichéenne et guerrière propre à interdire toute contradiction. Ce segment de population est largement favorable à un retour en arrière sur la législation concernant les LGBT, tout comme ils sont opposés à l’avortement. Désormais, le candidat aux élections qu’ils soutiendront doit leur paraître se trouver « du côté de Dieu » afin de les « protéger » et de permettre qu’une société porteuse de leurs valeurs puisse s’imposer. Au sein de ce groupe, un noyau important remet ainsi en cause la démocratie et le pluralisme religieux. La réalisation de ce projet leur semble difficile dans une société démocratique et certains dérivent déjà vers une vision plus autoritaire ou illibérale de gouvernement.      
Femmes interdites de course à Londres

Femmes interdites de course à Londres

Le secrétaire aux communautés Steve Reid a qualifié « d’inacceptable » l’interdiction faite aux femmes de participer à la Muslim charity run, course de 5km organisée à Londres le dimanche 12 octobre pour lever des fonds pour la communauté musulmane. Les organisateurs avaient annoncé l’événement comme une course inclusive ouverte à tous les coureurs quel que soit leur âge, valides comme handicapés. Les filles pouvaient également participer jusqu’à 12 ans. Steve Reid s’est dit horrifié de voir les femmes écartées d’un événement se déroulant dans l’espace public et présenté comme le point d’orgue de l’année par la mosquée de l’est londonien (ELM) et coorganisé par le le London Muslim Centre Le comité de surveillance de l’égalité (EHRC) a été saisi de l’affaire en vertu de l’Equality Act de 2010, loi censée garantir l’égalité des droits de tous les citoyens britanniques. La mosquée a déclaré que les femmes étaient elles aussi associées à un grand nombre d’événements organisés au cours de l’année.   Source: The Guardian   / Mardi 14 octobre 2025  

Boualem Sansal élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique

C’est un hommage rendu à son œuvre courageuse et libre qui lui vaut de se retrouver dans les geôles algériennes. Il faut saluer ce geste de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique tout en regrettant le silence actuel de l’académie française dont on peut espérer qu’il n’est que temporaire. Son comité de soutien a fait paraître un communiqué qu’on peut consulter ici M.C
Communiqué du CLN: Un infiltré au ministère au service du cléricalisme

Communiqué du CLN: Un infiltré au ministère au service du cléricalisme

Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique depuis le 1er septembre 2025, fut quelques années sous-directeur de la vie scolaire au ministère de l’Education nationale. N’était-ce pas là le bon endroit pour préparer son mandat auprès de l’Église et amplifier la concurrence avec le service public d’éducation ? Dès ses premières interventions publiques, le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique (SGEC) a développé une « vision chrétienne de la sexualité », dans la droite ligne de la « Manif pour Tous » : le mariage est voulu par Dieu comme l’union d’un homme et d’une femme, en vue de la procréation (….) Lire le communiqué complet du Collectif Laïque National  
De la laïcité en France

De la laïcité en France

Patrick Weil
  • Folio histoire – 2022
Il n’y a pas si longtemps, la laïcité allait de soi, unissait tous les Français, et nous distinguait des autres. Voilà qu’aujourd’hui elle nous divise. Dans ce court et vigoureux essai pédagogique, Patrick Weil repart du passé pour réparer le présent et préparer l’avenir. Car l’histoire de la loi de 1905, matrice juridique de la laïcité, fournit en réalité toutes les armes pour apaiser les querelles d’une France en guerre avec elle-même…
Les nouveaux antisémites

Les nouveaux antisémites

Nora Bussigny –  Albin Michel – 2025 Depuis le massacre du 7 octobre 2023, la machine s’est emballée. Avec la perspective des élections municipales de 2026 puis des présidentielles de 2027, les digues fragiles du « vivre-ensemble » ont cédé. De certains campus universitaires aux bancs de Sciences-Po, des municipalités où agissent des organisations liées à l’islam radical aux meetings de La France insoumise, Nora Bussigny a infiltré manifestations, groupes de paroles, happenings, boucles Telegram en France, à Bruxelles et à Columbia…

Sport et laïcité en 2025

Le sport féminin continue sa progression aussi bien pour le nombre de licenciées, tous sports confondus, que son exposition dans les médias. Les résultats français et l’engouement des JO de Paris contribuent fortement à ce résultat. Les femmes sont de plus en plus présentes dans les instances des clubs, comme entraineuses et comme arbitres. Certaines entrainent des équipes féminines nationales (football, rugby, basket) et d’autres arbitrent des matchs masculins (football). Par exemple le Tour de France cyclisme féminin est dirigé par une femme. Après avoir été souvent reléguées en deuxième ligne, elles sont de plus en plus présentes sur le devant de la scène. Enfin dernier point majeur, pour la première fois, une femme : Kirsty Coventry, vient d’être élue présidente du CIO. La FIA (Fédération Internationale d’Athlétisme), une des plus importantes fédérations sportives, vient d’exiger un test de féminité pour toute candidate qui s’inscrit à une compétition féminine. Ce test doit être passé une seule fois en début de carrière sportive, mais doit être présenté à chaque inscription en compétition. Ce n’est pas la seule fédération internationale à avoir cette démarche. Au début de septembre, les boxeuses françaises n’ont pu disputer les championnats du monde car les organisateurs n’avaient pas reçu les tests de féminité à temps (erreur de la fédération française !). Cette décision importante devrait permettre de trouver une solution générale au problème des transgenres au moins en ce qui concerne les compétitions.  Cette question n’est certes pas en rapport direct avec la laïcité, en revanche elle impacte sérieusement l’égalité femme/homme. L’entrisme religieux dans le sport est toujours d’actualité, mais, il se fait moins « remarquer ». En effet, il y a moins d’attaques frontales et spectaculaires dans le but de modifier les tenues sportives ou les règles sportives, mais le prosélytisme se fait plus insistant à l’intérieur même des clubs. Il devient de plus en plus fréquent de voir certains clubs refuser les femmes sous des prétextes fallacieux, d’assister à des prières dans les vestiaires, d’exiger de prendre la douche habillé à la fin de la pratique sportive, d’interdire aux femmes d’assister aux entrainements masculins, etc. Par exemple la prière dans les vestiaires se fait parfois en présence de tous les membres d’une équipe et on incite même les non musulmans à s’y joindre afin de faire « esprit d’équipe ».  Toutes ces pratiques sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont insidieuses et que bien souvent on les considère peu importantes voire négligeables. Les modes d’entrisme changent et s’adaptent à la résistance qu’elles rencontrent, d’où la nécessité d’une vigilance qui ne doit pas faiblir. Gérard MEYDIOT Responsable du Groupe Sport EGALE
Quelques suggestions de chantiers laïques pour le FSU-Snuipp

Quelques suggestions de chantiers laïques pour le FSU-Snuipp

Le principal syndicat du primaire, la FSU-Snuipp, a jugé utile de proposer de renommer les vacances scolaires de la Toussaint et de Noël pour plus de « laïcité », ce que le Ministère de l’Éducation nationale a refusé. Déjà en 2004, ce syndicat s’était montré défavorable au vote de la loi sur le port de signes religieux ostensibles par les élèves, faisant fi des circulaires Jean Zay de 1936 toujours en vigueur, et ignorant superbement les problèmes qui se posaient dans les classes avec les affirmations d’appartenance religieuse de certains élèves. Le « zèle laïque » qu’il montre subitement ne peut qu’étonner. Alors pour aider ce syndicat qui a manifestement quelques difficultés à s’atteler aux questions qui se posent réellement dans les classes, nous suggérons quelques sujets pendants, sur lesquelles il pourrait formuler des propositions utiles aux enseignants et in fine, aux élèves.
  • Comment favoriser la mixité à l’école quand des petits garçons déclarent de pas vouloir s’asseoir à côté de petites filles pour des raisons religieuses ?
  • Comment enseigner la musique à des enfants qui se bouchent les oreilles pour ne pas l’entendre ?
  • Comment enseigner des contenus qui sont contestés par les élèves et parfois leurs familles et le corollaire qui en découle : comment faire comprendre que savoir et croyance ne sont pas du même ordre et que l’école ne travaille que sur les savoirs, les croyances restant dans le domaine intime ?
  • Enfin, un sujet qui ne concerne pas la laïcité mais qui ne peut qu’intéresser les enseignants adhérents ou non au FSU-Snuipp : comment faire baisser la violence qui s’exerce à l’encontre des maîtres et maîtresses, au nom de revendications identitaires ou autres et restaurer la sérénité dans les classes problématiques, condition première d’un apprentissage fructueux et de meilleures conditions de travail pour les enseignants ?
Il ne manque certainement pas au sein de ce syndicat, d’enseignants expérimentés qui pourraient formuler d’autres propositions sur des sujets brûlants. Alors, on leur demande ? Martine Cerf  
Des prises de positions inacceptables du Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique (SGEC)

Des prises de positions inacceptables du Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique (SGEC)

Il y a quelques années déjà, le secrétaire général du SGEC avait affirmé que l’objectif principal des établissements catholiques était « l’évangélisation », ce qui ne figure évidemment pas dans le contrat signé entre l’État et les écoles privées catholiques.
En début d’année, le nouveau secrétaire général du SGEC, Guillaume Prévost, avait réagi à la publication du programme d’éducation à la sexualité par le Ministère de l’Éducation nationale, en déclarant qu’il serait enseigné dans une « vision chrétienne », faisant mine de considérer que le « caractère propre » des établissements confessionnels les autorisaient à modifier en quoi que ce soit les programmes obligatoires. Et voilà maintenant qu’il s’autorise à dire qu’un enseignant devrait pouvoir « prier en classe » avec ses élèves pendant les heures de cours!
Le ministère a aussitôt répliqué que les heures de cours ainsi perdues pour les matières au programme devaient être rattrapées ultérieurement…Une réponse un peu tiède et de nature à ne fâcher personne.
Tout ceci appelle plusieurs remarques : d’abord que les contrats sont signés par l’État et chaque établissement séparément et pas avec le SGEC. Il est d’ailleurs bien connu que la plupart des chefs d’établissement respectent ledit contrat et ne tiennent pas compte des « consignes » du SGEC.
Ensuite qu’il est inacceptable que le SGEC se permette un tel mépris de l’État et des collectivités territoriales qui assurent ensemble, les salaires des enseignants et une partie des frais de fonctionnement des établissements.
Enfin que le SGEC fait peu de cas de la liberté de conscience des élèves non catholiques présents dans ces établissements et qu’ils ont pourtant obligation de respecter.
En dernier lieu, et c’est sans doute le plus préoccupant, la timidité de la réaction du ministère peut faire craindre qu’on laisse une fois de plus les coudées franches aux écoles catholiques les plus conservatrices pour tordre leur « caractère propre » jusqu’à s’affranchir des règles que leur impose le contrat qu’elles ont signé avec l’État. On a pu le voir en particulier dans les tentatives d’embrigadement des élèves lors de « la manif pour tous ».
Enfin, comme le souligne le CNAL dans son  communiqué, il se pourrait que le SGEC, confronté au scandale provoqué par la révélation de la maltraitance et de la pédophilie en cours à Betharram, préfère le faire oublier par ses provocations plutôt que d’opérer l’introspection et les transformations internes que ces révélations auraient dû entraîner.
On est bien loin de l’école laïque, gratuite et émancipatrice que la République est censée garantir.
Martine Cerf

EGALE est partenaire de « Agir ensemble pour la laïcité » d’Issy-les-Moulineaux (92)

La ville avait inauguré l’an dernier le premier cycle de Mémoire & citoyenneté consacré à l’antisémitisme en partenariat avec la LICRA. Cette année, à l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, le cycle s’appelle AGIR ENSEMBLE POUR LA LAÏCITÉ. ÉGALE est partenaire de l’opération : nous avons pu construire avec le Clavim, et nos amis de l’UFAL, un programme qui conjugue pédagogie pour les collégiens et lycéens, réflexion pour tous, art et convivialité : conférences, tables rondes, ateliers, expositions, jeux, déambulations, visites, théâtre, cinéma, cabinet de curiosité… sont au programme. Nous exposerons entre autres « L’émancipation laïque », exposition issue de la collaboration entre ÉGALE et Le Cercle Ferdinand Buisson …Nous remercions Bruno Jarry et toute l’équipe du Clavim pour le climat de confiance dans lequel nous avons travaillé pour élaborer ce programme. Martine Cerf Consultez le calendrier de Agir ensemble pour la Laïcité -2025-2026

Le sport féminin est en pleine ascension

La fédération internationale d’athlétisme impose maintenant de présenter un test de féminité à toute concurrente participant à une compétition féminine internationale. Ce test est valable pour toute la carrière sportive, mais doit être présenté à chaque inscription. Une nouvelle qui va dans le sens de ce que nous préconisons. Le sexe est biologique rien ne peut le changer. Le taux naturel de testostérone d’une femme est en moyenne 4 fois inférieur à celui d’un homme, et aucune méthode, traitement ou dopage ne peut l’amener à l’identique. Par conséquent à entrainement identique un athlète homme aura toujours plus de puissance qu’une athlète femme. Donc un homme qui veut s’inscrire dans les compétitions féminines a toujours un avantage naturel. Pour info les boxeuses françaises ne pourront pas participer aux premiers championnats du monde de boxe féminine qui débutent ces jours ci car leurs tests de féminité n’est pas parvenu aux organisateurs dans les délais (problème d’administration et d’intendance !). Il semblerait que les fédérations internationales comprennent enfin le problème. Ce phénomène était connu dans les campus américains car là-bas les performances sportives comptent pour beaucoup dans les inscriptions d’écoles et de facultés, et cela commençait à se répandre ailleurs sans compter quelques cas spectaculaires aux JO comme, dernièrement à Paris, la boxeuse algérienne, reconnue plus tard comme présentant tous les signes biologiques masculins. Autres nouvelles: La coupe du monde de rugby féminin qui se déroule actuellement en Grande-Bretagne enregistre une large vague d’enthousiasme. De nombreuses chaînes de télévisions retransmettent tous les matchs et les téléspectateurs sont nombreux. Sur place, les stades sont bien remplis pour les matchs de poules, et les 80 000 billets pour la finale sont déjà vendus. Il y a 8 ans la finale de cette coupe s’était déroulée devant environ 5 000 spectateurs ! Beaucoup de sports féminins sont en pleine expansion : rugby, football, basket, volley, athlétisme, cyclisme… Certains sports professionnalisent les femmes comme les hommes (pas encore aux mêmes salaires, mais ça vient !). Les médias s’intéressent aux compétitions féminines et les championnes apparaissent de plus en plus à la télévision (par exemple le tour de France féminin retransmis comme le Tour de France masculin : même chaîne nationale). C’est un des effets JO positifs, en particulier grâce aux succès remportés par nos équipes nationales et nos championnes. Mais n’oublions pas que les champions et championnes sont formés par les clubs de base qui très souvent n’ont pas de gros moyens et fonctionnent avec des bénévoles. Gérard MEYDIOT Responsable groupe sport EGALE

Plus de signes religieux à l’École nationale de la magistrature

Vendredi 5 septembre, le ministre de la Justice Gérard Darmanin a indiqué son intention de modifier le règlement intérieur de l’École nationale de la magistrature (ENM). Le ministre a souhaité qu’ «aucune tenue à connotation religieuse ne soit acceptée» affirmant que «la neutralité des futurs magistrats doit être indiscutable» (…) et «la laïcité doit être protégée et confortée partout dans notre société». Ce changement de règlement fait suite à la présence, depuis deux ans, d’élèves portant des tenues à caractère religieux, notamment des voiles musulmans. Un arrêté doit être pris par Gérald Darmanin afin que cette obligation soit définitivement entérinée.  

Sources:

CNews / Le Figaro

L’école de formation des imams de Château-Chinon a été dissoute

Le 3 septembre, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé en Conseil des ministres la dissolution de l’Institut européen des sciences humaines (IESH), école de formation d’imams créée en 1992 près de Château-Chinon (Nièvre).
Depuis longtemps, le centre était accusé de relayer la mouvance frériste et d’enseigner une vision radicale de l’islam.
Le décret de dissolution pris par le ministère de l’Intérieur en énumère les raisons: polycopiés destinés à des mineurs, cours prônant les châtiments corporels, insultes envers les juifs et appels au djihad. Il s’appuie sur trois fondements du code de la sécurité intérieure : « provocation à des violences », « incitation à la haine et à la discrimination » et « agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme ».

Le centre avait été perquisitionné en décembre 2024 et frappé par un gel de ses avoirs en juin, accusé de financements qataris.

La rentrée de ses 220 étudiants semble très compromise.

Source: Marianne 4 septembre 2025

Madame, vous n’avez pas le droit

  Delphine Girard JC Lattès – 2025 « Madame, vous n’avez pas le droit. » Cette phrase a résonné plus d’une fois dans sa salle de classe ces dernières années, comme dans un nombre croissant d’écoles françaises. Une phrase qu’elle a entendue pour la première fois, alors qu’elle avait 25 ans et qu’elle présentait un extrait de Zadig de Voltaire devant une classe de première, dans un lycée professionnel de Meaux. Une phrase comme une injonction édictée par ses élèves, au détour de cours d’éducation civique évoquant les valeurs de la République : laïcité, liberté d’expression, esprit des Lumières, universalisme.
Québec : un rapport préconise de renforcer la législation sur la laïcité

Québec : un rapport préconise de renforcer la législation sur la laïcité

Un rapport intitulé   Laicite, bilan et perspectives a été publié en août 2025 par un comité d’études co présidé par l’ex-députée Christiane Pelchat et le professeur de droit Guillaume Rousseau. Ce comité, mandaté par le gouvernement Legault devait réfléchir à un renforcement de la Loi sur la laïcité de l’État québécois. Dans l’analyse qu’en fait le journal le Devoir, on peut lire, entre autres préconisations : l’interdiction de porter des signes religieux pour les personnels des services pubiics de la petite enfance ou ceux qui sont subventionnées par l’État, de couvrir son visage pour  les élèves des cégep (collège d’enseignement général et professionnel, enseignement post bac) pour les élèves, le refus des salles de prière sur les campus (ce que demandent les recteurs des quatre universités de l’État), la fin des subventions aux écoles religieuses… L’intention générale est claire : renforcer la laïcité en clarifiant les lois qui en régissent l’application et protéger les élèves de toute pression religieuse quand ils fréquentent une institution de l’État. Le Devoir rapporte les propos de Christiane Pelchat : « Accepter que des femmes soient complètement voilées durant un cours est aussi une « atteinte à la dignité des femmes », qui déplore aussi un « climat de religiosité » dans certains établissements ». Le comité Pelchat-Rousseau recommande aussi que l’on mette fin « progressivement » au financement public des écoles privées religieuses et suggère la création d’un fonds pour les aider à se laïciser. Une mesure qui, si elle était envisagée en France, trouverait un écho plus que favorable auprès des organisations laïques. Plusieurs autres recommandations témoignent de la volonté de ne pas voir une emprise religieuse s’exercer sur la société :
  • Interdire la représentation et le port de signes religieux sur les affiches et dans les publicités du gouvernement.
  • Mettre fin de façon progressive aux subventions et aux avantages fiscaux accordés aux organismes religieux, tout en créant un fonds pour leur laïcisation.
  • Préciser dans la loi qu’une personne qui reçoit un service public ne peut pas exiger d’être servie par un employé d’un sexe particulier.
  • Mettre fin à la pratique qui consiste à aviser les parents d’élèves qu’un contenu lié à la sexualité sera enseigné à leurs enfants.
  • Créer un organisme indépendant veillant au respect de la laïcité.
  • Mettre fin au financement des groupes antiavortement.
Christiane Pelchat insiste également sur l’importance de clarifier la notion juridique d’égalité entre les femmes et les hommes et le rôle que joue la laïcité dans le respect de cette égalité. Le Québec, alors qu’il affirme ses valeurs laïques dans un objectif d’émancipation, se heurte régulièrement à l’incompréhension et à l’opposition parfois virulente des États anglophones du Canada, qui ont toujours autant de mal à comprendre que la laïcité est avant tout un principe de liberté et d’émancipation. Martine Cerf

ÉGALE ET VCL REÇUS AU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Le 25 août 2025, à la demande de la vice-présidente d’ÉGALE, Maryse Carrère, présidente du groupe RDSE au Sénat, une délégation d’’ÉGALE et de Vigilance Collèges Lycées était reçue au ministère de l’Éducation nationale afin de soumettre nos 10 propositions visant à améliorer l’application de la laïcité à l’école. Ces propositions étaient le fruit de la réflexion commune menée au cours du colloque de mai 2025 sur la réalité du terrain dans l’application effective de la laïcité à l’école. Elles se voulaient très concrètes et réalistes. François de Sauza et Alexandre Serres représentaient VCL, Martine Cerf et Annick Henriot participaient pour ÉGALE. Nous avons été reçus par Victorien Lachas, Conseiller parlementaire et Élus et Nathalie Simonet, conseillère en charge des questions de climat scolaire, lutte contre le harcèlement, des valeurs de la République et de la laïcité. L’entretien s’est déroulé dans un climat de confiance et de grande écoute, ce dont nous remercions nos interlocuteurs. Nous avons pu constater que nous partagions la même volonté de transmettre les valeurs de la République et la laïcité de la meilleure façon possible et nous avons bon espoir qu’un certain nombre de nos propositions seront mises en oeuvre prochainement. Martine Cerf
Un internat catholique non mixte en Sologne / le communiqué commun signé par EGALE

Un internat catholique non mixte en Sologne / le communiqué commun signé par EGALE

COMMUNIQUÉ Oui à l’intégration et à l’émancipation de tous les enfants par l’école publique, non à tout projet scolaire partisan Le projet d’une Académie Saint-Louis en Sologne, un internat catholique non-mixte, soutenu par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, a été autorisé par les autorités, a annoncé le rectorat d’Orléans vendredi 18 juillet 2025. Et ce, malgré les alertes et mises en garde exprimées dans une lettre aux autorités le 8 juillet par des organisations et personnalités politiques, syndicales et universitaires qui demandaient aux autorités de s’opposer à ce projet « au nom de la protection de la jeunesse et du caractère non-scolaire de cet établissement, au nom du respect des principes fondamentaux de notre république, au nom des intérêts fondamentaux de la nation ». Ils ajoutaient que « fondée sur les valeurs traditionalistes de la religion catholique », la charte de l’éducation adoptée par l’Académie « fait mine de s’intégrer dans les principes républicains » et que le terme « “laïcité” n’apparaît à aucun moment ». Cet établissement privé n’est que le premier établissement d’un projet d’internats catholiques privés non-mixtes soutenus par le milliardaire. Cette non-mixité de genre, après des décennies de consensus républicain autour de la question de l’égalité filles – garçons à l’école, loin d’être anodine, révèle des considérations rétrogrades pour l’école et la société. Cette non-mixité sociale trahit le caractère élitiste et séparatiste du projet, alors que le projet républicain considère l’école comme le lieu où tous les enfants, quelles que soient leurs origines, se retrouvent dans un espace commun et sanctuarisé, loin des querelles des hommes. Ce projet religieux, s’appuyant sur « l’ “éducation intégrale”, telle que définie par l’Église catholique », révèle le caractère séparatiste de la démarche dont on sait pertinemment qu’elle sert le projet politique de M. Stérin, celui de porter au pouvoir des forces antirépublicaines ennemies de la laïcité. Les cléricaux le savent depuis longtemps : tout endoctrinement commence par les familles et par l’École. De cela, l’École républicaine s’est avisée en rendant la scolarité de tous les futurs citoyens, obligatoire, gratuite, laïque, mixte. Pour nous, l’École républicaine doit instruire, éduquer et protéger les élèves et non les endoctriner. Pour nous, l’école ne saurait être l’apanage d’une communauté, d’un projet politique partisan ou d’une entreprise. Pour nous, l’école est un bien public, un bien commun, vecteur de promotion et de justice sociales et lieu de transmission des principes de la République. L’éducation par l’École publique laïque a été bâtie en vue d’instituer un projet national : celui du lien social construit dans le quotidien d’un vivre et faire ensemble, celui de citoyens en devenir appelés à accéder à l’autonomie, à l’esprit critique, dans le respect de l’égale liberté de conscience. On n’enseigne pas la liberté, et en premier lieu la liberté de conscience, quand l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue. Et on n’enseigne pas l’égalité quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil au service d’une élite. Pour les signataires, l’École, là où se forge l’avenir de la Nation, doit s’appuyer sur une conception du citoyen et de la République qui contribue à l’intégration et à l’émancipation de tous les enfants. L’École publique, laïque, gratuite est notre bien commun. Les signataires, attachés au principe de laïcité notamment de l’École de la République, appellent tous les républicains à la plus grande vigilance et à la mobilisation. Paris le 25 juillet 2025 Signataires : Agir pour la laïcité et les valeurs républicaines Association des Libres-Penseurs de France Association Européenne de la Pensée Libre Association Laïcité-Liberté Comité 1905 Auvergne Rhône Alpes Comité Laïcité République EGALE Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN Fédération nationale des DDEN Femmes Contre les Intégrismes Grande Loge Féminine de France Grande Loge Mixte de France Grande Loge Mixte Universelle Grand Orient de France Grand Orient Latino Américain Laïcité40 Le Chevalier de la Barre Libres MarianneS Ligue du Droit International des Femmes Lumières laïques- Cercle Maurice Allard Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis Union des Familles Laïques – UFAL Unité laïque Vigilance Collèges-Lycées
Montée de l’extrême droite en Europe : comment résister ?

Montée de l’extrême droite en Europe : comment résister ?

Le 8 juillet 2025, EGALE a participé au colloque organisé par le Réseau Laïque Européen au Parlement de Strasbourg Ces dernières années, des forces politiques d’extrême droite montent à nouveau en puissance, menaçant la construction européenne. Là où ces partis gouvernent, ils mettent en œuvre leur projet politique nationaliste et autoritaire, et s’en prennent aux droits humains, à la démocratie et à l’état de droit. Cette poussée des partis d’extrême droite n’est pas irrésistible, loin s’en faut. Ils ont connu des revers, et perdu le pouvoir. Le mouvement laïque promeut les principes de liberté, égalité et solidarité. La laïcité, condition d’une démocratie effective, affirme l’universalité des droits humains et fournit une réponse de portée universelle indépendante de tous les particularismes. Il est urgent de comprendre la nature de la menace à laquelle nos démocraties font face, pour mieux y répondre. Cette conférence a pour objet de répondre aux questions suivantes :
  • Comment résister ?
  • Comment défendre les principes universels de liberté, égalité et solidarité, au cœur du projet laïque ?
  • Face à des forces qui profitent du délitement du lien social, comment refaire société ?
laicite-secularism.eu
 

Le Kazakhstan, pays à majorité musulmane, interdit la burqa et le niqab dans les lieux publics

    Dans ce pays où 70% de la population est musulmane, où le port du foulard était déjà interdit à l’école, une loi du 30 juin 2025 vient élargir cette interdiction à tout vêtement masquant le visage. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, a souligné qu’il était « préférable de porter des vêtements dans le style national » Cette opposition franche à des pratiques d’un islam radicalisé se manifeste dans plusieurs républiques d’Asie centrale, alors que leur population est également majoritairement musulmane. Le Tadjikistan, le Kirghizstan, et l’Ouzbékistan disposent de lois du même type. Ces républiques font la démonstration, s’il était besoin, qu’ il n’est pas nécessaire d’imposer cet enfermement aux femmes pour pratiquer l’islam. M.C
L’ENTRETIEN D’EGALE : Extrême droite et catholicisme ultra conservateur en France – Juliette Grange

L’ENTRETIEN D’EGALE : Extrême droite et catholicisme ultra conservateur en France – Juliette Grange

Juliette Grange Agrégée de philosophie, Docteur d’État, Professeur des Universités émérite à l’Université de Tours, Juliette Grange est spécialiste de la pensée française du XIXe siècle, des questions de technique et d’environnement, de philosophie politique contemporaine. Auteur d’ouvrages universitaires, entre autres de La Philosophie d’Auguste Comte (PUF 1996), et d’essais contemporains : L’Idée de République (Agora Pocket 2008, réédition 2018), Pour une philosophie de l’écologie (Agora Pocket 2012). Depuis quelques années, elle se consacre à l’analyse des extrêmes droites actuelles – Les Néoconservateurs (Agora Pocket 2017). Elle prépare un nouvel ouvrage dont la sortie est prévue début septembre 2025.

Voir la vidéo sur Youtube

Une lettre ouverte sur la fin de vie

Egale soutient cette initiative:

« Une lettre ouverte, générique a été adressée nominativement aux députés de l’Ardèche et de la Drôme qui ont émis un vote négatif ou se sont abstenus le 27 mai dernier au moment de la loi sur la fin de vie.

En préparation du futur débat au Sénat sur la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, une lettre ouverte est transmise aux sénateurs et sénatrices des deux départements, pour information.

Pour les signataires de la lettre ouverte » laiciterepubliqueevenements@gmail.com

Merci de diffuser la LETTRE OUVERTE

Etendre la loi de 2004 aux établissements privés sous contrat

Le 23 mai 2025, Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts de Seine et vice -président du Sénat, a déposé une proposition de loi pour étendre aux établissements privés sous contrat avec l’Etat les dispositions de 2004 encadrant le port de insignes religieux lire la suite…

COLLOQUE 2025: La laïcité à l’école : réalités et perspectives

Introduction Message de Maryse CARRERE, Sénatrice des Hautes Pyrénées, lu par Françoise Laborde, présidente d’EGALE   Table ronde 1 : La vie des enseignants ▪ Catherine BIAGGI, Inspectrice générale de l’Education nationale, du Sport et de la Recherche, membre du Conseil des Sages ▪ Oumar KANAAN, professeur de philosophie en lycée, membre de VCL ▪ Simon CATROS, formateur laïcité à l’INSPE de Paris ▪ Alexandre SERRES, professeur d’histoire-géographie-EMC en lycée, membre de VCL Modérateur : Marc HORWITZ, journaliste et spécialiste des questions de santé. Membre fondateur de l’association EGALE   Table ronde 2 : Ce qui se passe dans les classes ▪ Stéphane AUROUSSEAU, professionnel de l’animation socio-culturelle, auteur de Promouvoir la laïcité en milieu hostile, double ponctuation 2023 ▪ René BADACHE, psychosociologue, sociologue clinicien, auteur compositeur, interprète, comédien, intervenant ▪ Catherine MARECHAL, professeure d’histoire-géographie ▪ Jean-Pierre MARTIN, auteur de Allah n’a rien à faire dans ma classe, Racine 2024 Modératrice : Amandine HIROU, journaliste à l’Express Conclusion : Françoise LABORDE, présidente d’Egale Présentation des propositions au Ministère de l’Education nationale et aux partenaires de Jeunesse et Education
Liberté, liberté chérie

Liberté, liberté chérie

Avec la proposition de loi sur la fin de vie, ce qui s’annonce est la liberté de décider pour nous-mêmes de mettre un terme à une vie dont nous considérons qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue, en raison de trop de souffrances physiques et psychiques. Nous disons que de ce « trop » nous sommes seuls juges pour nous-mêmes et que l’application de ce droit doit s’exercer dans un cadre éthique solide et réfléchi. Rien de plus. Et c’est cela précisément que conteste la Conférence des responsables de culte en France (CRCF). Dans un communiqué récent, les signataires, des représentants du catholicisme, du protestantisme, de l’islam et du judaïsme, interpellent les députés qui débattent à l’Assemblée nationale. Selon eux, le texte manque de garanties éthiques et constitue même une « rupture anthropologique ». Pourtant les questions éthiques sont bel et bien débattues dans l’hémicycle. Elles sont même au cœur des débats mais les opposants à une loi sur la fin de vie ignorent volontairement l’efficacité du cadre éthique mis en place chez nos voisins belges quand ils ne le dénigrent pas. C’est ainsi que malgré leurs allégations, il faut constater qu’une telle loi n’a nullement conduit à « exercer une pression sourde mais réelle sur les plus vulnérables » comme ils l’écrivent. C’est tout le contraire qui s’est produit en Belgique où la loi s’applique depuis 2002 et donne lieu à des rapports d’évaluation bisannuels. Parmi les malades atteints de pathologies graves, certains n’envisagent pas cette possibilité et d’autres sont soulagés de savoir que mettre un terme à leur souffrance est à leur portée. Ils traversent leurs derniers jours avec une sérénité plus grande et peu d’entre eux prennent cette décision ultime et c’est très bien ainsi : 97%[1] des patients décident de ne pas utiliser ce droit. 23 ans après le vote de la loi, on est bien loin de la déferlante d’euthanasies que certains agitent pour dramatiser le débat. Mais reconnaître aux individus cette ultime liberté revient à les soustraire au pouvoir que d’autres voudraient exercer sur eux en leur imposant leur morale. C’est la conséquence logique de la séparation des Églises et de l’État. C’est peut-être cela que nos responsables de culte ne supportent pas. Martine Cerf [1] Rapport 2024 aux Chambres législatives de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie.

Oui, il faut constitutionnaliser les articles 1 et 2 de la loi de 1905

Le Collectif laïque national se félicite que l’un de ses membres historiques, le Grand Orient de France, ait lancé une pétition pour la constitutionnalisation des principes contenus dans les articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Eglises et de l’Etat » : Art. 1er : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées (…) dans l’intérêt de l’ordre public. Art. 2 : La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. (…) Cette initiative répond à une revendication portée depuis plusieurs années par le Collectif. Elle paraît seule en mesure de lever les ambiguïtés jurisprudentielles qui subsistent dans la définition de la laïcité et son champ d’application. Le Collectif rappelle que la laïcité, pilier de la République, est le cadre juridique qui porte la liberté et l’égalité au plus haut niveau, assurant ainsi l’émancipation individuelle nécessaire à la fraternité républicaine. Sa consécration constitutionnelle doit se faire sans restriction. Les associations signataires invitent chacune et chacun à s’associer à cette pétition sur le site Change.org : https://chng.it/RqdgFyxLdh Paris, le 16 avril 2025

La laïcité protège aussi les croyants !

COLLECTIF LAÏQUE NATIONAL L’assassinat d’un jeune malien, Aboubakar Cissé, dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard) par un autre jeune qui l’a filmé agonisant est un drame absolu. La barbarie de cet acte, quelles qu’en soient les diverses motivations, ne peut qu’accabler les consciences humaines. Le Collectif laïque national exprime tout son soutien à la famille et aux proches d’Aboubakar. Que ces faits aient été commis dans un lieu de culte, à l’encontre d’une personne en prière, et assortis de commentaires haineux invoquant précisément sa religion, constitue de surcroît une atteinte grave aux principes de la République. Le Collectif laïque national tient à rappeler que la liberté de religion est une liberté fondamentale, découlant de la liberté de conscience. La loi du 9 décembre 1905, dont nous fêtons les 120 ans cette année, garantit le libre exercice des cultes. Assassiner une personne parce qu’elle exerce ses droits fondamentaux dans le cadre de la loi est un attentat contre la République. Enfin, le fait d’accompagner un crime de propos visant la victime à raison, notamment, « de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée » constitue pour le code pénal une circonstance aggravante. La haine raciste ou antireligieuse n’a pas sa place dans la République et doit être fermement combattue. Le Collectif laïque national, parce qu’il tient par ailleurs à protéger la liberté de critiquer toute religion, n’en dénonce qu’avec plus de vigueur le crime odieux de la Grand-Combe, et l’atmosphère de haine entretenue aujourd’hui autour de « l’appartenance, vraie ou supposée » à une « religion déterminée » – quelle qu’elle soit. Paris, le 30 avril 2025 SIGNATAIRES: ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE (ADLPF) AEPL – ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE AGIR POUR LA LAÏCITE ET LES VALEURS REPUBLICAINES CERCLE FERDINAND BUISSON COMITE LAÏCITE REPUBLIQUE (CLR) FEDERATION NATIONALE DES DELEGUES DEPARTEMENTAUX DE L’EDUCATION NATIONALE FEDERATION FRANÇAISE DE L’ORDRE MIXTE DU DROIT HUMAIN EGALE (EGALITE, LAÏCITE, EUROPE) FCI – FEMMES CONTRE LES INTEGRISMES GRANDE LOGE FEMININE DE FRANCE GRANDE LOGE MIXTE DE FRANCE GRANDE LOGE MIXTE UNIVERSELLE GRAND ORIENT DE FRANCE GRAND ORIENT LATINO-AMERICAIN LAÏCITE-LIBERTE LIBRES MARIANNES OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITE DE PROVENCE (OLPA) UNION DES FAMILLES LAÏQUES (UFAL) UNITE LAÏQUE
Le gouvernement oublie que la France est une République laïque

Le gouvernement oublie que la France est une République laïque

La loi de séparation des Églises et de l’État aura 120 ans cette année et malgré tous les efforts de pédagogie de ces dernières années, force est de constater que le gouvernement oublie régulièrement ce que cela implique. Il vient de décréter que les drapeaux devront être en berne sur les bâtiments publics, le jour des obsèques du pape François. Curieuse mesure en effet pour un État qui est censé ne reconnaître aucun culte et les traiter tous également ! Faut-il s’attendre au même hommage lors du décès d’un responsable musulman, juif ou bouddhiste ? On aurait pu espérer plus de rigueur d’un gouvernement qui soutient le plan de formation aux Valeurs de la République et de la Laïcité (VRL), ou continue de promouvoir les règles laïques à l’école, le respect de la Charte de la laïcité ou encore l’enseignement moral et civique. Nous voilà aujourd’hui confrontés à un traitement d’exception consenti au catholicisme romain. Comment désormais faire la pédagogie d’un principe qui n’est pas respecté par ceux qui doivent le défendre ? Comment espérer que les citoyens s’y retrouvent dans une laïcité à dimension variable, un « deux poids deux mesures » tellement visible ? Nous qui sommes formateurs VRL et membres de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, nous ne savons pas comment nous pourrons répondre aux objections que nos interlocuteurs nous ferons sans aucun doute. Sans nier son importance historique, on doit admettre qu’en 2025, le culte catholique concerne seulement une minorité de Français (29%) qui s’en revendiquent. Plus grave, le pape François n’a cessé tout au long de son pontificat, d’afficher des divergences radicales avec nos valeurs de liberté et d’égalité. Il ne faudrait pas aujourd’hui tenter d’occulter cette réalité pour le transformer en un progressiste qu’il n’a jamais été. Le pape François a toujours fustigé la laïcité française qu’il considérait comme « radicale ». Il prônait une « saine laïcité » qui aurait fait une place aux cultes dans la sphère politique…La traduction en clair de ces termes jésuitiques est que nous devrions renoncer à la séparation, trop radicale à son goût. Ce même pape n’a cessé de s’attaquer au droit à l’avortement, allant jusqu’à traiter les médecins qui le pratiquaient de « tueurs à gages ». Il n’a cessé de recommander aux médecins catholiques de faire valoir leur clause de conscience afin de rendre, de fait, l’avortement impossible, faute de praticiens. Il n’a cessé de vouloir contrer les tentatives pour faire reconnaître ce droit par l’Union européenne. Il a œuvré sans relâche pour que la loi sur la fin de vie ne soit pas votée en France, avec la complicité de responsables politiques assez peu respectueux de la démocratie pour vouloir à tout prix imposer leur point de vue à une écrasante majorité de Français qui réclament leur liberté de choix. Nous n’oublions pas non plus que lors des attentats visant Charlie hebdo le 7 janvier 2015, le commentaire de François a été : « On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision ». On venait juste d’assassiner 12 personnes pour lesquelles il n’a pas eu un mot de solidarité, oubliant que le délit de blasphème n’existe plus en France. Et c’est pour cet opposant notoire aux valeurs de liberté et d’égalité qu’on voudrait faire passer pour un progressiste, que nous devrions observer un deuil national, piétiner nos valeurs et mettre les drapeaux en berne ? C’est juste affligeant. Martine Cerf Pour cosigner ce texte : https://chng.it/jhkW7jXJKM

Restaurer la liberté académique et réaffirmer la laïcité dans nos universités

Le mardi 1er avril dernier, Fabrice Balanche, maître de conférences et directeur de recherche en géographie politique à l’Université Lyon-II, a été violemment empêché de dispenser son cours par un groupe de militants pro-palestiniens masqués. Ces derniers, dans une démonstration d’intimidation brutale, ont envahi son amphithéâtre, scandant des slogans accusateurs comme « sioniste » et « islamophobe ». Face à cette agression, l’enseignant a choisi de quitter la salle pour éviter tout affrontement. Cet événement, aussi choquant qu’inacceptable, illustre une dérive préoccupante qui gangrène nos universités : l’emprise croissante de certains groupes idéologiques et religieux sur des espaces censés être dédiés au savoir et au débat intellectuel.

Un espace académique menacé

Les universités françaises ont toujours été des lieux privilégiés pour la réflexion critique, le dialogue ouvert et la transmission des connaissances. Pourtant, ces dernières années, elles sont devenues le théâtre d’affrontements idéologiques qui mettent en péril leur mission fondamentale. L’incident impliquant Fabrice Balanche n’est malheureusement pas isolé. Il s’inscrit dans une tendance plus large où des groupes militants cherchent à imposer leurs vues par la force, au mépris des principes républicains qui garantissent la neutralité des institutions publiques. Ce climat délétère est exacerbé par une politisation croissante des débats universitaires. Certains mouvements, souvent qualifiés d’« islamo-gauchistes », s’emploient à légitimer des revendications radicales sous couvert de lutte contre l’oppression. Ces groupes exploitent les campus pour diffuser leurs idéologies et intimider ceux qui ne partagent pas leurs convictions. Dans le cas de Fabrice Balanche, son engagement académique sur les questions géopolitiques du Moyen-Orient a suffi à faire de lui une cible. Accusé d’être « pro-Assad » et « sioniste », il a été pris à partie par des militants qui ne tolèrent aucune nuance ou contradiction.

Une atteinte à la liberté académique

La liberté académique est un pilier essentiel de toute société démocratique. Elle garantit aux enseignants et aux chercheurs le droit d’explorer des idées, même controversées, sans craindre les représailles ou les pressions extérieures. Lorsque cette liberté est bafouée par des actes d’intimidation ou de violence, c’est toute la mission universitaire qui est mise en péril. En quittant son amphithéâtre sous les huées, Fabrice Balanche a fait preuve d’un courage remarquable en refusant de céder à la provocation. Mais son départ forcé est un symbole inquiétant de ce que nos universités risquent de devenir si ces dérives ne sont pas combattues avec fermeté.

Une leçon tirée des combats pour la laïcité

Il y a une décennie, un épisode marquant a illustré les dangers auxquels peuvent être confrontés ceux qui défendent fermement les principes républicains dans le cadre universitaire. Dans un IUT de Seine-Saint-Denis, j’avais dû faire face à des menaces de mort répétées, des agressions physiques et une campagne de diffamation orchestrée par des individus cherchant à instrumentaliser les locaux universitaires pour des pratiques religieuses contraires à la neutralité requise par les institutions publiques. Ces attaques étaient motivées par mon refus catégorique de céder sur le principe fondamental de laïcité. Ce combat, qui s’est déroulé sous une intense pression médiatique et institutionnelle, a mis en lumière les risques encourus par ceux qui s’opposent aux dérives idéologiques. Diffamé et injustement suspendu par sa hiérarchie sous prétexte d’« islamophobie », j’avais finalement été innocenté après plusieurs mois de lutte acharnée devant les instances disciplinaires et judiciaires. Ce cas emblématique rappelle que défendre la laïcité exige une détermination sans faille face aux intimidations et aux pressions. Il constitue une leçon précieuse pour tous ceux qui, aujourd’hui, sont confrontés à des situations similaires dans le milieu académique.

Un besoin urgent de réforme

L’agression subie par Fabrice Balanche met en lumière l’urgence d’une réforme profonde pour protéger nos universités contre ces dérives idéologiques et religieuses. Les établissements d’enseignement supérieur doivent redevenir des sanctuaires du savoir où les débats peuvent se dérouler librement et sereinement. Cela nécessite d’abord un renforcement significatif des dispositifs permettant de garantir la sécurité physique et morale des enseignants. Aucun professeur ne devrait craindre pour sa sécurité en raison du contenu de ses cours ou de ses recherches. Ensuite, il est impératif que les principes républicains soient appliqués avec rigueur au sein des campus universitaires. La neutralité religieuse doit être strictement respectée dans les espaces publics afin d’éviter toute forme d’instrumentalisation idéologique ou confessionnelle. Les activités militantes doivent également être encadrées pour s’assurer qu’elles ne perturbent pas le fonctionnement normal des institutions ni ne portent atteinte à leur mission éducative. Enfin, il est essentiel que les autorités universitaires prennent leurs responsabilités en sanctionnant fermement tout acte d’intimidation ou de violence contre les enseignants ou les étudiants. La complaisance face à ces comportements ne fait qu’aggraver le problème en encourageant ceux qui cherchent à imposer leurs vues par la force.

Défendre nos valeurs républicaines

L’agression dont a été victime Fabrice Balanche est un signal d’alarme que nous ne pouvons ignorer. Si nous voulons préserver nos universités comme lieux d’épanouissement intellectuel et culturel, nous devons agir maintenant pour mettre fin à ces dérives idéologiques. Soutenir sans réserve cet enseignant est un devoir moral pour tous ceux qui croient en la liberté académique et en les principes républicains. En tant que société attachée à ses valeurs fondamentales, nous devons réaffirmer avec force notre engagement envers la laïcité et la neutralité des institutions publiques. Ce combat dépasse le cadre universitaire : il concerne l’avenir même de notre République et sa capacité à garantir l’égalité et le respect mutuel entre tous ses citoyens. Il est temps que nous nous levions ensemble pour défendre ce qui fait notre force : une République libre, éclairée et fidèle à ses principes fondateurs. Samuel Mayol Maître de conférences HDR, ancien directeur de l’IUT de Saint Denis, Directeur du LaRA – ICD, Prix national de la laïcité 2015. Auteur de : « Laïcité, la République jusqu’au bout », et « Antisémitisme : la République en danger », éditions L’Harmattan.

Au Royaume Uni, une femme est désormais légalement définie par son sexe biologique

La Cour suprême du Royaume Uni a tranché : une femme est légalement définie par son sexe biologique. Selon le Figaro, la question était posée à l’occasion d’une loi visant à garantir l’équilibre des sexes dans  les conseils d’administration du secteur public. Peut-être est-ce le signe que le bon sens commence à l’emporter. En effet, une définition portant sur le ressenti des personnes ou l’identité légale, parfois acceptée dans le but louable de ne pas discriminer les personnes transgenres se reconnaissant comme femmes, conduisait parfois à des situations délicates, comme la présence de personnes ayant physiquement les attributs d’un homme dans les vestiaires de femmes par exemple, ou encore, en compétition, des sportives développant la force physique d’un homme au détriment de ses homologues femmes qui n’avait plus aucune chance de gagner. Espérons que cette clarification de bon sens fasse tâche d’huile en Europe  et permette de chercher (et de trouver) des solutions équitables pour les femmes comme pour les personnes transgenres. M.C

EGALE participe à l’inauguration d’un espace Samuel Paty à Rodez

Le 16 avril 2025 à 11h, le Maire de Rodez, Christian Teyssédre, a inauguré à Rodez un espace Samuel Paty, en bordure d’Aveyron. Bernard Ferrand, membre fondateur d’EGALE et Vice-président de l’Agglomération de Rodez poursuivait ce projet depuis plusieurs mois déjà. Il a été soutenu par  la Maison Laicité 12 présidée par Myriam André et par le collectif Unité laïque. Sa persévérance a été récompensée. Lire le discours qu’il a prononcé un discours à l’occasion de cette inauguration.

INTERVENTION D’EGALE AU PARLEMENT EUROPEEN

Le 18 mars 2025, Madame Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement européen chargée du dialogue avec les organisations confessionnelles et philosophiques (art 17 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne) avait invité les organisations religieuses le matin et les non-confessionnels l’après midi. Elle renouait ainsi avec une pratique de division des interlocuteurs que nous espérions révolue, car il nous a toujours semblé qu’il était nécessaire d’être regroupés pour dialoguer sur des sujets qui nous concernent tous les citoyens également; qu’ils soient athées, agnostiques ou croyants. Vincent Depaigne était présent pour la Commission européenne. Il nous était demandé de donner notre sentiment sur le programme de travail 2025 de la Commission qui avait été présenté et discuté au Parlement quelques semaines auparavant. Il est à noter que le Réseau Laïque Européen était invité pour la  première fois et représenté par François Finck. Martine Cerf représentait l’association EGALE. Madame Micaela Del Monte, Cheffe de l’unité des politiques citoyennes, a exposé et commenté les grands axes du programme de travail et une discussion ouverte a suivi entre tous les participants,représentants d’associations philosophiques et non confesssionelles. Lire l’intervention d’EGALE    

Quand l’obscurantisme sévit à l’université

A l’université Lyon-II, un groupe d’étudiants cagoulés ont interrompu le cours de géographie du professeur Fabrice Balanche en le traitant de « sioniste ». Celui-ci a dû quitter l’amphithéâtre. Ceci se passait le 1er avril, et l’épisode peut être vu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. Selon Le Point : « Quelques jours auparavant, l’enseignant avait pris fait et cause en faveur de la décision de l’université de ne pas autoriser, dans ses locaux, la tenue d’un repas de rupture du jeûne de ramadan, décision qui avait entraîné un blocage du campus de Bron. Autrement dit, pour s’être opposé à une manifestation religieuse qui n’a rien à faire à l’université, cet enseignant s’est retrouvé dans le collimateur d’un groupe dont on ne sait plus s’il faut le qualifier d’islamo gauchiste ou simplement d’islamiste. En tout cas, il semble bien qu’on puisse lui attribuer le qualificatif de fascisant puisqu’il voulait interdire par l’intimidation toute expression non conforme à ses opinions considérées comme des dogmes qu’on se doit d’adopter. Le Point souligne également que tous les chercheurs qui comme lui (Gilles Kepel, Bernard Rougier, Florence Bergeaud-Blackler) traitent de l’islamisme de façon critique et non apologétique et en démontent les mécanismes, sont régulièrement en butte à des intimidations et des menaces bien réelles. Le collectif Vigilance Universités a aussitôt réagi par un courrier envoyé à la présidente de l’université. Selon Le Figaro, Fabrice Balanche, a déposé plainte ce samedi 5 avril, et l’université devait faire de même dans l’après-midi du même jour. Il reste que ces pratiques propres à générer l’obscurantisme ne sont pas admissibles et qu’on doit exiger que les universités agissent pour les faire cesser. L’université doit rester un lieu de débat et de recherche libres et non dogmatiques. La liberté de pensée et de parole doit continuer de primer et la religion n’y a pas sa place, sauf comme sujet d’étude anthropologique, sociologique ou historique… Martine Cerf

Intervention au lycée d’Estienne d’Orves à Carquefou, près de Nantes

Ce 8 mars 2025, Françoise Laborde était invitée, ainsi que Marika Bret, présidente du Printemps républicain, au lycée public Honoré d’Estienne d’Orves à Carquefou en périphérie de Nantes pour parler des droits des femmes, du féminisme et des violences. La définition et l’actualité du féminisme universaliste et de la laïcité ont été largement traités, en particulier au travers de la Frise Droits des femmes.  

Il est temps de respecter les femmes !

L’article 50 de la charte olympique dispose qu’« aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique ». On ne pourrait soupçonner les autorités olympiques de vouloir exclure qui ce soit, quand on sait l’intention première de l’olympisme, depuis Pierre de Coubertin. On s’interroge beaucoup sur le fait que de jeunes sportives réclament de porter un voile qui cache leurs cheveux pendant les compétitions, sans s’interroger sur les raisons qui les poussent à refuser les règles communes. Pourtant, C’est bien celles-ci qu’il faut préserver tant elles sont indispensables à la dimension unificatrice du sport. On doit s’interroger sur les motivations de ceux et celles qui réclament que ce soit leurs règles soi-disant religieuses qui s’imposent. Quand on connaît les conditions d’apartheid sexuel que vivent les Iraniennes ou les Afghanes pour ne citer qu’elles, on ne saurait ouvrir la porte à des pratiques qui nient toute liberté aux femmes, que des centaines de millions d’entre elles subissent dans le monde. C’est avec un peu de tristesse que nous avons appris que Teddy Riner avait cru devoir alerter sur le risque de « priver de sport et donc d’une activité sociale » les femmes qui portent le voile. Heureusement la réponse de l’ancien champion du monde des poids super-coqs WBA, Mahyar Monshipour, qui sait de quoi il parle pour être né en Iran, a été plus réaliste : « Permettre l’apparition du fait religieux dans le sport, c’est la fin de la liberté des femmes parce que dans cette idéologie religieuse que malheureusement les Français ne connaissent pas, la femme est un objet à la disposition des hommes. » et il ajoute : « Teddy, tu ne connais pas le sujet, ne t’en mêle pas…. Teddy, s’il te plaît, si tu ne veux pas que ta fille, ta cousine, ou ta sœur se fasse insulter parce qu’elle va à la piscine ou à la plage en maillot, qu’elle se fasse insulter quand elle sort le soir, qu’elle se fasse traiter de fille de petite vertu, ferme-la, et parle de choses que tu connais ».[1] Alors j’ai envie de dire, comme Mahyar Monshipour, à tous ceux qui considèrent comme normal qu’une femme doive se cacher sous un voile ou qu’on ne la regarde pas dans les yeux quand on lui parle, qu’on refuse de lui serrer la main pour la saluer, qu’on refuse de travailler avec elle, qu’on refuse de s’asseoir sur un siège occupé précédemment par elle… A tous ceux qui trouvent normal qu’au nom de pseudo préceptes religieux on piétine la dignité des femmes : S’IL VOUS PLAIT, FERMEZ-LA ! Martine Cerf [1] Sur RMC sport le 24/3/2025
Les Turcs se mobilisent pour la démocratie

Les Turcs se mobilisent pour la démocratie

Le 19 mars 2025, à l’aube, les policiers turcs ont arrêté le Maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu chez lui, devant sa famille, pour des accusations de « corruption » récusées par l’intéressé. Il a été relevé de ses fonctions et reste incarcéré depuis. Ekrem Imamoglu avait déjà vu son diplôme universitaire annulé le 18 mars lorsqu’il s’était déclaré candidat aux prochaines élections présidentielles turques. Le régime autoritaire d’Erdogan, après avoir détricoté la laïcité mise en place par Atatürk et s’être employé à démanteler toute opposition par la violence, continue son œuvre de destruction de la démocratie. Face à cela, la colère monte en Turquie. Ce sont d’abord les étudiants qui sont descendus par milliers dans la rue pour demander justice. Les manifestations se succèdent depuis et des dizaines de milliers de manifestants ont envahi la place de la mairie d’Istanbul hier dimanche 23 mars, ce à quoi les autorités ont répliqué avec brutalité. De gouvernement en place s’emploie à essayer de museler toute opposition en procédant à des centaines d’arrestations et en demandant la fermeture de comptes X d’opposants. Les réactions officielles des démocraties se font attendre…

S.G et M.C

LE MAIRE AUX PRISES AVEC L’ISLAMISME

  « Guide pratique » Michel Delmas et Charles Malauzat – avant-propos de Gérard Delfau L’Harmattan – 2025 L’islamisme, maladie de l’islam, infiltre de plus en plus notre territoire urbain et rural. Cette idéologie politico-religieuse n’a qu’un but, imposer une contre-société. Ses membres sont experts pour exploiter la moindre faille de notre démocratie et saper les fondements de la République. Les maires sont parfois désarmés face aux agissements de ces extrémistes. Ce livre, conçu sous forme d’un guide et de questions/réponses, leur apporte des solutions concrètes, adossées aux règles de droit en vigueur afin de leur fournir…
Le Royaume Uni confie l’évaluation des établissements scolaires à un islamiste notoire

Le Royaume Uni confie l’évaluation des établissements scolaires à un islamiste notoire

Selon le JDD, l’Ofsted, est une institution clé de l’éducation au Royaume Uni qui est chargée d’inspecter et d’évaluer les établissements scolaires. Le président par intérim qui vient d’être nommé pour cinq mois, le temps que le gouvernement désigne un successeur à la présidente démissionnaire est Sir Hamid Patel, une figure du communautarisme musulman.

On peut légitimement s’inquiéter de la nomination à cette responsabilité, d’un religieux défenseur du projet islamiste. Même si le Royaume Uni n’est pas laïque, on peut s’interroger sur le bien fondé de ce choix à ce poste là.

MC.  

Formations à la laïcité

C:\Users\Martine User\AppData\Local\Microsoft\Windows\INetCache\IE\3RWOBTHR\date-163208_640[1].jpg

Agenda laïque

OCTOBRE 2026 Lundi 12 octobre au patronage laïques Jules Vallès, 72 avenue Félix Faure, 75015 Paris, de 19h à 21h Quelle signification donner du point de vue de la laïcité à la venue du Pape Léon XIV en France pour une visite d’État et apostolique fin septembre 2026 ?…

 

Égalité

Laïcité

Europe