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Egale

L’observatoire de la laïcité de Saint Denis publie un communiqué après avoir été reçu à la mairie

Un militant qui tenait le stand de l’Observatoire de la Laïcité de Saint Denis (OLSD) au cours de la fête organisée par la ville de Saint-Denis le 5 octobre 20119 a été agressé par un couple dont la femme était intégralement voilée, en contravention avec la loi de 2010 sur l’interdiction du masquage du visage dans l’espace public. Pire, des agents privés chargés du maintien de l’ordre pour le compte de la Mairie de St Denis sont venus demander à ce militant d’effacer la photo qu’il avait prise de la contrevenante, sans même penser à demander à celle-ci de respecter la loi.

L’OLSD a demandé audience au Maire de Saint Denis et après avoir été reçu par une adjointe, il publie un communiqué.

 

Les DDEN ont été auditionnés par le Sénat à propos des sorties scolaires

Les DDEN ont été auditionnés par le Sénat à propos des sorties scolaires

Un commission sénatoriale étudie actuellement la proposition de loi déposée par la sénatrice Jacqueline Eustache Brinio sur la neutralité des accompagnants des sorties scolaires. Eddy Khaldi, président des DDEN a été auditionné et nous publions le texte de son intervention. Lire

Le texte amendé en commission doit être discuté en session le 29 octobre.

Nous apportons notre total soutien à Henri Pena-Ruiz

Nous apportons notre total soutien à Henri Pena-Ruiz

Libération. Tribune par un collectif — 12 octobre 2019 à 11:01

En réponse à une tribune publiée dans «Libération» accusant le philosophe d’instrumentaliser la laïcité, plusieurs personnalités, d’Elisabeth Badinter à Michel Onfray, prennent sa défense.

Le 4 octobre, la version en ligne du journal Libération publiait une tribune signée par un «collectif d’élus et d’acteurs associatifs», intitulée «Islamophobie à gauche: halte à l’aveuglement, au déni, à la complicité». Cette publication, qui appelle à faire de «l’islamophobie» un délit raciste, ne se contente pas de ressasser les thèmes du retournement victimaire chers à la mouvance dite «décoloniale» et à l’idiotie utile de l’islamisme meurtrier, elle ne se contente pas de donner une fois de plus les leçons de morale qui excusent l’inexcusable. Elle s’en prend expressément à la personne de Henri Pena-Ruiz (1).  Lire la suite

La nouvelle commission européenne semble vouloir donner la priorité aux représentants des cultes

La nouvelle commission européenne semble vouloir donner la priorité aux représentants des cultes

Dans le cadre du dialogue institutionnalisé avec les représentants des cultes et des associations laïques et philosophiques, la nouvelle présidente de la Commission, Ursula von der LEYEN, a mandaté la commissaire Vera JOUROVA en charge des valeurs et de la transparence. A ce titre, Vera Jourova assurera la responsabilité de ce dialogue et sa lettre de mission (en anglais) mentionne en particulier : « You will lead the Commission’s dialogue with churches and religious associations or communities, as well as with philosophical and non-confessional organisations ». C’est à dire « Vous conduirez le dialogue de la Commission avec les Églises et les associations ou communautés religieuses, aussi bien qu’avec les organisations philosophiques et non confessionnelles.

L’insistance mise par la typographie sur les organisations religieuses montre clairement qu’il y a une hiérarchie entre les différents interlocuteurs. Cette inégalité de traitement est complètement inacceptable, d’autant qu’elle n’est pas indiquée dans les textes encadrant ce dialogue. C’est une innovation regrettable de la Président de la Commission que nos amis de l’Association Européenne de la Pensée libre ont su relever. Ils ont écrit à la Présidente une lettre de protestation.

Nous attendons la réponse, mais ÉGALE réagira aussi car il y a là un » faisceau d’indices » hélas, très concordants.

Martine Cerf

Libérez le blogueur saoudien Raif Badawi !

Libérez le blogueur saoudien Raif Badawi !

Monsieur le Président,

Nous vous écrivons aujourd’hui, monsieur le Président, avec le soutien de vingt neuf  associations, afin de porter à votre attention une situation d’une extrême gravité qui requiert une intervention de la France dans les meilleurs délais. Il s’agit de la vie même du prix Sakharov 2015, le blogueur saoudien Raïf Badawi, âgé de 34 ans et emprisonné depuis le 17 juin 2012 dans son pays d’origine, l’Arabie saoudite, en raison de sa défense pacifique des droits humains.

Ce jeune père de famille fut publiquement flagellé de cinquante coups de fouet le 9 janvier 2015 après la prière du vendredi sur une place faisant face à la mosquée al-Jafali à Jeddah. La sentence complète de M. Badawi est de 1000 coups de fouet, de dix ans d’emprisonnement, d’une amende de plus de 200 000 euros et d’une interdiction de quitter le territoire saoudien pendant dix ans après avoir purgé sa peine. Ce digne défenseur des droits de la personne est de plus coupé du monde et placé en isolement.  Sa santé s’est gravement détériorée ces derniers mois, nous affirme son épouse, Mme Ensaf Haidar, présidente de la fondation Raïf Badawi, que nous avons rencontrée le 13 janvier dernier à Saint-Denis et avec laquelle nous nous sommes longuement entretenus.

En effet, à l’invitation de quelques associations œuvrant dans le domaine de la laïcité et des droits des femmes en partenariat avec plusieurs médias, Ensaf Haidar nous faisait l’honneur de participer à l’événement Avec Charlie, laïcité j’écris ton nom qui se tenait en présence de plus de 400 personnes dont une trentaine de représentants du monde associatif. Ce jour-là, madame Haidar a rappelé l’engagement infaillible de son mari en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression et des droits des femmes. À travers des mots simples et percutants Mme Badawi a notamment expliqué les circonstances et les enjeux entourant l’arrestation de son compagnon et père de ses trois enfants (3). « Mon époux était coupable, selon son acte d’accusation, d’avoir « insulté l’islam » et d’avoir « par ses productions, troublé l’ordre public, les valeurs religieuses et la morale ». En fait, son crime n’était autre que sa conviction profonde à exprimer librement ses opinions – la liberté d’expression est au cœur même de la question. Il ne s’agit pas d’un choc de civilisations, ni d’un conflit est-ouest. Il s’agit d’un droit universel que revendiquent, partout dans le monde, les défenseurs et les militants des droits humains. Ils demandent ce droit, tout simplement parce qu’il est la pierre angulaire de tout système démocratique, transparent et ouvert »

Voilà un jeune homme né dans un pays hostile à toute forme de liberté, en particulier celle qu’incarne d’une façon magistrale l’esprit de notre Révolution française ainsi que ses grands idéaux. Comment ne pas voir en lui un Voltaire d’Arabie ? Comment rester insensible au terrible sort de cet humaniste qui croupit dans les geôles d’un pays qui suffoque sous la férule de lois qui abaissent l’être humain, bafouent sa dignité et abrogent les libertés ?

L’engagement du prix Sakharov 2015 ne peut nous laisser indifférent. Plus encore, il interpelle nos consciences, agit sur nos mémoires, questionne notre capacité à faire respecter les droits humains. Une chose est sûre, considérant les risques encourus : nous ne pouvons le laisser seul face à l’arbitraire. Pour nous tout comme pour sa famille, son emprisonnement est insupportable ! M. Badawi mérite de rejoindre les siens le plus tôt possible. Ces derniers sont installés au Canada depuis 2013. C’est pourquoi nous vous demandons d’intercéder pour sa libération.

Nous savons pertinemment bien, monsieur le Président, que notre requête est délicate. Cependant, les récentes mesures du Royaume saoudien à l’endroit des femmes sont autant de signaux positifs, porteurs d’espoirs qui augurent une ère plus propice à la discussion et aux échanges.

Bientôt vous recevrez à Paris le prince héritier Mohamed Ben Salmane. Nous vous prions donc de saisir cette opportunité pour en appeler à la libération de Raïf Badawi, notre frère en humanité. Nous vous faisons confiance pour trouver les mots justes, le ton approprié ainsi que le moment opportun pour plaider en sa faveur et nous vous serions reconnaissant de bien vouloir nous faire connaitre la suite qui sera donnée à notre demande.

La France a un rôle éminemment important à jouer dans le concert des nations. Nous ne vous apprenons évidemment rien ici.  Elle ne saurait donc rester sourde aux appels de Ensaf Haidar et de ses soutiens afin de faire libérer Raïf Badawi. Il y va de son honneur et des valeurs qu’elle défend vaillamment. Il y va aussi de son image dans le monde. Ce n’est qu’en maintenant la France à la hauteur de ses valeurs de justice et de liberté que vous mettrez en cohérence la République et ses principes fondateurs.

Acceptez, monsieur le Président, l’expression de notre plus haute considération.

André Gomar : Président de l’Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis

Sémira Tlili : Présidente de Réseau 1905

Premiers signataires

1             Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis (OLSD)

2             #Reseau1905

3             Ligue du Droit International des Femmes

4             La Clef

5             Collectif Femmes sans voile d’Aubervilliers

6             Égalité-Laïcité-Europe (ÉGALE)

7             Initiative de Femmes pour la Citoyenneté et les Droits Universels (WICUR)

8             Les VigilantEs

9             La Commission pour l’Abolition des Mutilations Sexuelles (CAMS)

10           Conseil Européen des Fédérations (WIZO)

11           Le Grand Orient de France (GODF)

12           Comité 1905 de Draguignan

13           Vivre la République

14           Libres MarianneS

15           Mouvement pour la Paix et Contre le Terrorisme (MPCT)

16           Regards de Femmes

17           Réussir l’Égalité Femmes-Hommes (REFH)

18           Union des Familles Laïques (UFAL)

19           Femmes pour le Dire, Femmes pour Agir (FDFA)

20           Femmes solidaires

21           Africa 93

22           Association des Libres Penseurs de France (ADLPF)

23           Conseil National des Associations Familiales Laïques (CNAFAL)

24           Réseau Féministe « Ruptures »

25           ESAN-Solidarités

26           Assemblée des Femmes (ADF)

27           Femmes contre les intégrismes_Lyon

28           Le Chevalier de la Barre

29           Mouvement Jeunes femmes

30           Parité

31           Grand Chapitre Général Féminin de France

 

Appel à la fraternité laïque : Ne laissons pas mourir Mohamed Louizi

Appel à la fraternité laïque : Ne laissons pas mourir Mohamed Louizi

Communiqué

Mohamed est l’auteur de trois ouvrages(1) sur l’islam et l’islamisme (qui est l’instrumentalisation politique réactionnaire de la religion musulmane) dans lesquels il n’hésite pas à prendre une plume précise, sans concession et sans haine pour informer de la dangerosité de l’islamisme et des concessions politiques qui lui sont faites(2). Fort de sa connaissance des milieux « fréristes », il agit en homme libre et en citoyen indéfectiblement lié à la laïcité.

Ses enquêtes, son histoire et ses pensées doivent être entendues !

L’appel aux dons en soutien à Mohamed Louizi nous a permis de récolter 810 €. Merci à tous les contributeurs !

L’ensemble de la collecte lui sera intégralement reversée pour qu’il puisse poursuivre son combat devant les tribunaux.

Mais s’attaquer aux milieux islamistes n’est pas de tout repos : ses détracteurs utilisent diverses pressions pour le faire taire. Ils le coupent de sa famille et se servent de la machine judiciaire pour le mettre sans cesse en examen : en 2 ans et demi, Mohamed Louizi a été poursuivi 6 fois ! Il n’a cependant jamais été condamné, mieux il a toujours gagné les procès qui ont abouti (trois, les trois autres sont en cours).

Pire encore : lors de sa dernière audition, les services de police n’ont pas retrouvé la plainte qu’il avait déposée en septembre 2017 à l’encontre de la personne qui le poursuit aujourd’hui, alors qu’elle délivrait à son encontre un « permis de tuer » symbolique sur sa page Facebook

Le 18 février 2018, Mohamed Louizi a indiqué dans une publication Facebook qu’il commencait une grève de la faim car « trop c’est trop ! ».

Nous manifestons notre soutien au combat de Mohamed Louizi et nous vous invitons à signer et à faire signer cette pétition de soutien en démonstration de notre fraternité.

Nous manifestons ainsi notre attachement à la laïcité au singulier et sans adjectif, à la loi de 1905 et à la liberté d’expression et d’information : nous ne pouvons admettre que les extrémistes continuent de l’étouffer dans l’absence de réaction du gouvernement qui doit pourtant la défendre, en particulier auprès du parquet.

Nous demandons aux services de police que toute la lumière soit faite sur l’étrange perte de la plainte déposée par Mohamed Louizi !

Soutenir Mohamed Louizi, c’est soutenir avec convictions la laïcité en se battant contre ceux qui veulent la détruire !

SIGNEZ LA PÉTITION POUR SOUTENIR MOHAMED LOUIZI !

Pétition lancée par l’UFAL avec ÉGALE, le Comité Laïcité République, l’Observatoire de la laïcité du Val d’Oise, le Comité 1905 (Draguignan PACA), l’ADLPF, la GLMU, l’association Femmes Contre les Intégrismes

 

Mobilisation contre l’acquittement des pédophiles

Mobilisation contre l’acquittement des pédophiles

Le viol d’une enfant de 11 ans est un crime de pédophilie. Pourtant, le violeur vient d’être acquitté par une cour d’assise de Seine et Marne. L’association Femmes solidaires, révoltée, appelle à manifester Place Vendôme à Paris, mardi 14 novembre de 18 :30 à 20 :30

« Le violeur d’une enfant de 11 ans a été acquitté aux Assises de Seine et Marne le 7 novembre dernier. Selon la cour, il n’y avait ni « menace, ni contrainte, ni surprise, ni violence », éléments constitutifs du viol d’après la loi. Encore une fois, on présume qu’un.e enfant peut consentir à 11 ans. C’est dans la loi, nous- objecte-t-on. Et alors ? LA LOI DOIT CHANGER !

Sans oublier que d’autres lois ne sont pas appliquées : très peu d’ordonnances de protection de victimes sont délivrées ; 1% des violeurs sont condamnés ; le viol, un crime qui devrait être jugé en cour d’ Assises, est jugé en correctionnelle, entre un vol de portable et un délit d’escroquerie. »

 

En Alsace, les cultes reconnus tentent de faire adopter une « éducation au dialogue interreligieux et interculturel » obligatoire et élargie aux autres cultes

En Alsace, les cultes reconnus tentent de faire adopter une « éducation au dialogue interreligieux et interculturel » obligatoire et élargie aux autres cultes

En Alsace et en Moselle, le cours de religion des trois cultes reconnus (catholicisme, protestantisme, judaïsme) fait partie des 24h hebdomadaires d’enseignement obligatoire. Cette survivance de la loi Falloux de 1850, a été abrogée partout ailleurs en France. En Alsace et en Moselle, les demandes de dispense de ces cours formulées par les parents sont en augmentation constante. Selon les statistiques des rectorats concernés, 42 % la demandent dans le primaire, près de 80 % au collège et près de 90 % au lycée.

Afin de lutter contre cette désaffection massive, le diocèse de Strasbourg et l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, ont élaboré un projet d’« éducation au dialogue interreligieux et interculturel » destiné à faire évoluer les cours de religion existants et à les élargir aux autres cultes non reconnus. Une première lecture des programmes proposés fait apparaître clairement que les convictions philosophiques non religieuses sont peu traitées et qu’il s’agit, au travers d’une volonté affirmée de « dialogue interculturel », de parler principalement des religions et des contenus de leurs dogmes.

La commission du droit local présidée par le sénateur PS Jacques Bigot, a, sans surprise, approuvé cet enseignement. Pourtant, l’arrêt du Conseil constitutionnel SOMODIA (2011), interdit formellement tout élargissement du régime dérogatoire d’Alsace et de Moselle à d’autres cultes. En effet, toute modification du régime existant ne peut se faire que dans le rapprochement avec la loi commune, c’est-à-dire, entre autres, la loi de séparation de 1905. La commission du droit local a donc trouvé une formulation toute jésuitique exprimant que « le fait de substituer un cours de culture religieuse de nature interconfessionnelle à un cours de religion de caractère confessionnel n’introduit pas de règles nouvelles dans le droit local, mais constitue une simple modification des modalités de mise en œuvre de la législation locale ».

Ce n’est pas ce que pensent les organisations laïques qui voient là une tentative anticonstitutionnelle de faire passer par un moyen détourné ce dont la majorité des parents ne veulent plus à l’école publique : un enseignement religieux obligatoire.

Favoriser le dialogue entre les citoyens ne saurait passer par un dialogue exclusivement interreligieux, laissant de côté la majorité des citoyens. La solidarité et le dialogue doivent s’apprendre à l’école de la République, dans la plus grande neutralité vis-à-vis de la diversité des croyances et des convictions.

Martine Cerf

Voir le communiqué de presse de l’association Laïcité d’accord

 

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