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Ces politiques qui veulent voiler les petites filles

En Occident et précisément en France et en Belgique, des politiques, femmes et hommes, défendent de plus en plus le voilement non seulement des femmes, mais aussi des petites filles. Ce fût le cas d’Éric Dupont-Moretti en 2021qui était alors ministre de la Justice de la République française, du député bruxellois, Fouad Ahidar, de l’ancien ministre de la République française Dominique De Villepin. Ces derniers jours, c’était aux membres du parti politique La France insoumise de le défendre après que des petites filles voilées ont participé à des débats à l’Assemblée nationale. Tous ces politiques se sont retranchés, pour défendre cette pratique archaïque, derrière l’argument de la liberté de pratiquer sa religion. Pour eux, les musulmanes ont le droit de porter le voile tout comme les juifs portent la kippa et les chrétiens la croix.

Les petites filles ne choisissent pas de porter le voile

C’est que ces adeptes du voile oublient que liberté est avant tout un choix en connaissance de cause et que les petits enfants n’ont pas la maturité morale qui leur permettent cette connaissance.  La société, consciente de cela, ne leur reconnaît pas la responsabilité juridique de leurs actes. Les premiers juristes et les philosophes musulmans ont eux-aussi considéré qu’un enfant n’était pas responsable de ses actes, car il ne disposait pas de la capacité morale lui permettant de choisir. Les petites filles ne choisissent pas de se voiler. Ce sont les parents qui décident de couvrir leur petit corps.

Les politiques doivent savoir que même quand il s’agit des femmes, le voile n’est pas un choix. Le discours religieux ne dit jamais aux femmes qu’elles peuvent choisir de le porter ou pas. Il leur dit toujours que c’est une obligation religieuse à laquelle elles doivent se soumettre. C’est en Occident que l’argument de la liberté est utilisé pour défendre le port du voile. Dans la morale musulmane, la valeur suprême est l’obéissance. Les musulmans se soumettent aux recommandations de Dieu, aux règles de la communauté et pour la femme elle doit également obéir à la volonté de son mari. Bien que plusieurs versets coraniques l’évoquent, le respect de la liberté ne fait pas partie des règles retenues par les religieux et les juristes musulmans.

Certes, certaines femmes affirment aujourd’hui, notamment en Occident, avoir choisi librement de se voiler. Cependant, le sentiment d’être libres n’est pas une preuve de liberté comme le rappelle bien le philosophe Spinoza. Quant pour Nietzsche, c’est l’habitude qui fait que l’être humain ne les ressent plus ses chaines et pense alors qu’il est libre. Si le voile n’est pas un choix pour les femmes, comment pouvait-il l’être pour les petites filles ? Par ailleurs, si le voile était réellement un choix, il n’aurait jamais pu concerner les petites filles qui n’ont pas atteint la maturité intellectuelle et morale leur permettant de choisir leurs actes, de décider elles-mêmes de se voiler ou non.

Le voilement des petites filles, une maltraitance infantile

Le voile des petites filles reflète les convictions des parents et non celle des enfants. Ceux-ci les exhibent fièrement couvertes de la tête aux pieds dans l’espoir d’obtenir la reconnaissance de leur communauté. Ils veulent également qu’on dise d’eux qu’ils contrôlent bien leurs filles, qu’ils ont la garantie qu’elles ne se révolteront pas demain contre leur autorité ou contre le port du voile.

Le voile des mineures est une exploitation de l’enfant par des adultes qui ne pensent qu’à leurs intérêts personnels : donner aux autres des preuves de leur propre piété. La petite fille ne porte pas le voile pour elle-même, mais pour ses parents, pas pour ce qu’elle est aujourd’hui, mais pour ce qu’elle ne doit pas être demain. Entre-temps, le voile l’empêche d’être libre de ses mouvements, de jouer comme tous les enfants et de vivre pleinement son enfance. Parce que le garçon n’est pas soumis à la même obligation vestimentaire, la fille goûte ainsi très tôt à l’amertume de la discrimination et de l’injustice. Elle comprend dès son jeune âge que son corps pose problème et non celui de son frère, ce qu’elle vit avec une grande douleur même si elle ne sait pas l’exprimer. Ainsi, le voile est une maltraitance physique et psychologique de la petite fille. Il lui vole son enfance, nuit à sa santé ; le corps a besoin de rayon de soleil, et entrave son développement et son épanouissement moral et physique. Sans oublier que tout le discours sur le voile concerne le corps et la sexualité. Les musulmans extrémistes qui justifient le voilement des petites filles affirment que les parents doivent voiler leur petite fille à partir de 9 ans, voire de 7 ans, s’ils estiment que son corps peut susciter le désir sexuel de l’homme. Un tel discours pédophile est facilement accessible sur beaucoup de sites religieux.

Comment des politiques peuvent-ils, dans nos sociétés dites civilisées, accepter la maltraitance de l’enfant et le discours pédophile au nom de la religion ? La religion peut-elle tout permettre ? Demain, nos politiques défendront-ils l’esclavage au nom de l’islam ? Diront-ils également (c’est ce qu’ils ont dit au sujet du voilement des petites filles) qu’il faut laisser les musulmans tranquilles, car ils ne font qu’appliquer leur religion étant donné que 24 versets coraniques reconnaissent l’esclavage et qu’il est admis et codifié dans le Droit musulman ? Diront-ils demain qu’il faut accepter le châtiment de la main coupée si des fondamentalistes revendiquent de le mettre en pratique ? Après tout, c’est un châtiment qui est recommandé explicitement par le verset 38 de la sourate 5, La Table Servie : « Au voleur et à la voleuse il faut couper la main en guise de punition pour leur forfait ce châtiment vient de Dieu ».  Manon Aubry dira-t-elle « Foutez la paix aux musulmans », comme c’est le cas pour le voile et notamment le voilement des petites filles ?

Le voile n’est pas un signe religieux

Parce que c’est toujours au nom de la religion que le voile est imposé et défendu, il est important de rappeler, encore une fois, que le voile n’est pas une recommandation coranique ni islamique. Il existait avant l’islam pour des raisons purement sociales d’une part, et, d’autre part aucun verset coranique ne dit que la femme doit dissimuler sa chevelure alors que la dissimulation de la chevelure est la partie principale du voile de sorte qu’une femme qui ne dissimule pas sa chevelure n’est pas considérée comme voilée. Par ailleurs, les musulmans qui se veulent très strictes dans l’application des recommandations coraniques quand il s’agit du voile et des femmes en général, négligent beaucoup d’autres recommandations coraniques sans que cela leur pose une quelconque gêne.

Pour en finir, la religion ne peut pas être plus importante que le bien-être de l’enfant ou de la personne humaine. Elle ne doit pas être une excuse pour piétiner leurs droits. Un homme ou une femme politique ne doit pas accepter que les petites filles soient maltraitées. Son rôle est de les protéger.

Razika Adnani

Publié le 23 janvier 2026 sur La Libre et sur le site https://www.razika-adnani.com

 

Quelques précisions sur la neutralité des conseillers municipaux

Quelques précisions sur la neutralité des conseillers municipaux

L’ordonnance du juge des référés du TA de Dijon en date du 18 mars validant les dispositions d’un règlement intérieur de conseil municipal exigeant des élus une tenue neutre durant les séances du conseil, a pu surprendre et mérite quelques éclaircissements au plan juridique.

Par une délibération du 14 janvier 2026, le conseil municipal de Chalon-sur-Saône, a modifié son règlement intérieur. Aux termes des dispositions nouvelles de l’article 7, « La tenue vestimentaire adoptée par les conseillers municipaux en séance doit rester neutre et s’apparenter à une tenue de ville. Elle ne saurait être le prétexte à l’expression d’une quelconque opinion : est ainsi prohibé le port de tout signe religieux ostensible, d’un uniforme, de logos ou messages commerciaux ou de slogans de nature politique ».

Le 17 mars, deux nouveaux élus dont une femme portant le voile islamique par convictions religieuses, ont saisi le TA de Dijon d’un référé-liberté en vue d’obtenir la suspension de l’exécution de ces dispositions avant la première réunion du conseil municipal issu des élections du 15 mars. Leur recours a été rejeté 18 mars.

Le cadre juridique du recours est celui de l’article L. 521-2 du code de justice administrative aux termes duquel : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».

Le référé-liberté est soumis à deux conditions cumulatives : 1) une situation d’urgence ; 2) une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.

S’agissant de l’urgence :

Les requérants invoquaient la proximité de la séance d’installation du conseil municipal, entre le 20 et le 22 mars, en application de l’article L 2121-7 du CGCT. Le juge, en application du principe d’économie des moyens, n’a pas eu besoin de se prononcer sur la condition d’urgence.

Sur la seconde condition :

En jugeant que les dispositions litigieuses du règlement intérieur ne portent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, l’ordonnance a créé la surprise et suscité des interrogations.

Jusque là, il est vrai, hormis le cas où ils agissaient comme représentants de l’Etat, en qualité notamment d’officiers d’état civil, les élus locaux n’étaient pas soumis au principe de neutralité auquel les fonctionnaires, agents publics et même stagiaires sont astreints dans l’exercice de leurs fonctions. C’est ainsi que par jugement du 7 juin 2024, le TA de Grenoble avait jugé illégal les dispositions d’un règlement intérieur interdisant de façon générale aux élus siégeant au conseil municipal de porter une tenue vestimentaire manifestant leurs convictions religieuses.

La décision du 18 mars 2026 est fondée sur plusieurs considérations :

1. la liberté de conscience d’un membre élu d’un conseil municipal doit se concilier avec le principe de laïcité qu’il est tenu de respecter, en application des articles L.1111-12 et L.1111-13 du code général des collectivités territoriales issus de la loi du 22 décembre 2025 portant création d’un statut de l’élu local. 

2. l’interdiction du port de tout signe religieux ostensible est prévue pour les séances du conseil municipal, autorité administrative de la République française à laquelle s’applique le principe de neutralité de la puissance publique ;

3. les séances du conseil municipal sont publiques.

Le nouvel article L.1111-13 du CGCT exige de l’élu local un engagement de respecter dans l’exercice de son mandat, le principe de laïcité. C’est une nouveauté et c’est bien cette obligation nouvelle qui explique que la décision du juge des référés de Dijon soit en décalage avec le jugement du TA de Grenoble qui est antérieur à la modification du CGCT.

Pas plus qu’une hirondelle ne fait le printemps, une ordonnance de référé, qui plus est d’une juridiction de 1er degré, ne fait la jurisprudence. La solution retenue par le juge des référés du TA de Dijon, quant à l’obligation de neutralité des élus au conseil municipal devra être confirmée par le Conseil d’Etat.

Danièle Devillers

Le Tribunal administratif de Dijon entérine la neutralité pour les conseillers municipaux

Le Tribunal administratif de Dijon entérine la neutralité pour les conseillers municipaux

La loi n’impose pas à un élu la stricte neutralité exigée pour les fonctionnaires, sauf s’il exerce une fonction de représentation de l’État, comme la célébration d’un mariage par exemple. Ceci brouillait la compréhension des principes de l’application de la laïcité, avec la cohabitation au sein d’un mairie, d’élus exemptés de cette obligation et de fonctionnaires astreint à la respecter scrupuleusement. Cela accentuait l’impression d’injustice que certains fonctionnaires pouvaient éprouver en se sentant les seuls visés par une contrainte qui ne s’appliquait qu’à eux.

Gilles Platret, maire de Chalon-sur Saône a introduit une clarification de la situation par l’introduction d’un règlement intérieur, directement inspiré de celui de l’Assemblée nationale, imposant aux élus la même neutralité qu’aux fonctionnaires :  « La tenue vestimentaire adoptée par les conseillers municipaux en séance doit rester neutre et s’apparenter à une tenue de ville. Elle ne saurait être le prétexte à l’expression d’une quelconque opinion : est ainsi prohibé le port de tout signe religieux ostensible, d’un uniforme, de logos ou messages commerciaux ou de slogans de nature politique » Contrairement à ce qu’alléguaient les plaignants, deux nouveaux élus qui n’avaient apparemment pas d’autre sujet plus urgent à traiter que de contester ce règlement intérieur, le Tribunal administratif n’a pas admis qu’il s’agissait en l’espèce d’une atteinte à leur liberté de conscience et les a déboutés.

Cette ordonnance ne peut pas faire jurisprudence, elle devrait pour cela être confirmée par le Conseil d’État. Elle découle cependant de la modification de décembre 2025 de la charte de l’élu local qui précise désormais : « Dans l’exercice de son mandat, l’élu local s’engage à respecter les principes de liberté, d’égalité, de fraternité et de laïcité ainsi que les lois et les symboles de la République. » Le respect de la laïcité par les élus est une exigence nouvelle que l’arrêté du maire de Châlon-sur-Saône ne fait que confirmer.

Elle représente une clarification nécessaire dans l’application du principe de laïcité dans les mairies par tous ceux qui en sont responsables, élus comme fonctionnaires et salariés contractuels.

Martine Cerf

 

Agenda laïque

Agenda laïque

 

  Lundi 13 avril 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Les changements récents du statut de l’élu local

La loi n’imposait pas la neutralité aux élus, sauf s’ils exerçaient une mission de représentation de l’État, comme la célébration d’un mariage par exemple. Avec les changements du fin 2025 introduits dans le statut des élus locaux, ceux-ci se doivent de faire respecter la laïcité? Qu’est-ce que cela implique exactement ?

Animation : Martine Cerf.  Inscription obligatoire ici

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Mercredi 15 avril 2026 à 18h30 à l’Opéra Comédie, Salle Molière à Montpellier, organisé par le CLR 34. Entrée libre

Femmes et laïcité

avec Françoise LABORDE, ancienne sénatrice de Haute-Garonne et présidente de l’association ÉGALE

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Jeudi 30 avril de 19h à 21h, à l’Hôtel de ville d’Avignon, salle de l’antichambre

L’Europe et la laïcité

avec Jean-Claude Boual

Organisée par le Cercle Condorcet du Vaucluse, la Société d’Action et d’Etudes laïques (membre d’EGALE), le Comité laïcité République du Grand Avignon et du Vaucluse.

Voir l’affiche

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  Lundi 11 mai 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

Animation : Jean-Claude Boual .  Inscription obligatoire ici

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ATELIER : LA LAÏCITÉ À TRAVERS L’EUROPE

Animé par Martine Cerf, Vice-Présidente de l’association ÉGALE
Samedi 9 mai à 14 h – Espace Jeunes Anne Frank, Issy les Moulineaux
Réservation : laiciteeneurope.eventbrite.fr
Partout en Europe on peut croire ce que l’on veut, observer le culte de son choix ou n’en avoir aucun. Dans la réalité les situations sont bien différentes d’un État à l’autre. A Chypre on est obligé de se déclarer membre de la communauté turque ou de la communauté grecque. Les salariés allemands ont des droits différents selon qu’ils sont employés par une entreprise laïque ou une organisation religieuse. Les élèves italiens de l’école publique travaillent dans des classes où un crucifix est affiché… Comment est-ce possible ? Et si on se penchait sur la question pour mieux comprendre nos ressemblances et nos différences avec nos concitoyens européens ?

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Jeudi 11 juin 2026. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents

 

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  Lundi  15 juin 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.

 

Animation : .  Inscription obligatoire ici

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au Palais du Luxembourg.

14 Septembre. Radicalités religieuses et démocratie

 

 

En finir avec le souvenir de Khomeiny à Neauphle-le-Château / Communiqué

En finir avec le souvenir de Khomeiny à Neauphle-le-Château / Communiqué

LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES

Association créée par Simone de Beauvoir
Paris, le 18 mars 2026

COMMUNIQUE

En finir avec le souvenir de Khomeiny à Neauphle-le-Château
Alors que l’actualité en France est marquée par les élections municipales qui attribuent de bons ou de mauvais points aux maires actuellement en place, saluons les récentes délibérations de la municipalité de Neauphle-le-Château dénonçant les pèlerinages
commémoratifs organisés chaque année, par l’ambassade de la République Islamique d’Iran, sur le terrain qu’avait occupé l’ayatollah Khomeiny lors de son séjour en France. Délibérations très argumentées qui contredisent  de façon éclatante les critiques injustes et
haineuses publiées dans les réseaux sociaux sur la prétendue complicité de Madame Elisabeth SANDJIVY, maire de Neauphle-le-Château,
Ces délibérations du 9 mars, au lendemain de la journée internationale des femmes, ont pour objet d’affirmer que « la commune refuse  catégoriquement d’être associée au régime iranien en place » et d’annoncer la mise en place d’une procédure
d’expropriation du terrain privé dont le propriétaire n’a jamais répondu aux mises en demeure de la municipalité.
Au moment où l’opinion publique a l’attention fixée sur les événements du Moyen Orient, alors que le caractère sanguinaire de la République islamique d’Iran éclate au grand jour, l’erreur historique de l’accueil de son inspirateur en France, n’est pas un sujet secondaire.
Il est temps d’en tirer les leçons.
Suivant l’initiative de la Ligue du Droit International des Femmes, les associations signataires ont été les premières à dénoncer les commémorations organisées par l’ambassade de la République Islamique d’Iran. Elles apportent tout leur soutien à Madame Elisabeth SANDJIVY et relèvent que « la municipalité sollicite le soutien des autorités de l’État pour faire valoir les intérêts de la commune et assurer la protection de la population ».
Elles comptent suivre de près l’évolution de cette question.

Contact : www.ldif.asso.fr

ASSOCIATIONS ET RESEAUX D’ASSOCIATIONS SIGNATAIRES
COMITE LAICITE REPUBLIQUE
COLLECTIF FEMINISTE
EGALE (EGALITE LAICITE EUROPE)
FEMMES SOLIDAIRES
FONDATION ANNE-MARIE LIZIN
FRONT FEMINISTE INTERNATIONAL/425 associations dans 9 pays
LAICITE ET FEMINISME
LES CITADELLES
LIBRES MARIANNES
LIGUE DU DROIT INTERNATIONAL DES FEMMES
MOUVEMENT POUR LA PAIX ET CONTRE LE TERRORISME
NEGAR (Soutien aux femmes d’Afghanistan)
NOROUZ*
OBSERVATOIRE EUROPEEN DES FONDAMENTALISMES
OBSERVATOIRE LAICITE SAINT DENIS
REGARDS DE FEMMES
SYNERGIE WALLONIE
TRIBUNE AZAD IRAN LIBRE POUR LA DEMOCRATIE
VIV(R)E LA REPUBLIQUE

La lapidation, un crime contre l’humanité

La lapidation, un crime contre l’humanité

Au Soudan, deux femmes, toutes les deux mères, accusées d’adultère, ont été condamnées à la lapidation qui consiste à lancer sur elles des pierres jusqu’à ce qu’elles meurent.  Si le fait d’en parler est psychologiquement très pénible, comment peut-on admettre ou même imaginer, au XXIe siècle, un acte aussi inhumain, aussi sauvage et aussi sanguinaire ? lire plus…

Trois nouvelles publications

Trois nouvelles publications

A retrouver dans Chartes et Guides de la Laïcité

Les États-Unis sont-ils en voie de désécularisation ?

Les États-Unis sont-ils en voie de désécularisation ?

Alors qu’une des raisons invoquées par le gouvernement américain pour justifier l’intervention en Iran est de renverser la « dictature des mollahs », la frontière entre la religion et l’État semble s’effacer progressivement aux États-Unis.

Trois récents exemples soulignent cette tendance de fond.

1- Un nationaliste chrétien aux armées

Pete Hegseth, le secrétaire à la Défense (il s’est lui-même rebaptisé secrétaire à la Guerre), est connu pour son adhésion au nationalisme chrétien. Il a déjà soutenu la doctrine de la « souveraineté des sphères », une vision du monde issue des croyances extrémistes du reconstructionnisme chrétien (CR). Cette philosophie prône notamment la peine capitale pour l’homosexualité et des structures familiales et ecclésiales strictement patriarcales.

En août 2025, Hegseth a repartagé sur X un extrait d’un reportage de CNN consacré au pasteur Doug Wilson, un nationaliste chrétien qui a cofondé la Communion of Reformed Evangelical Churches (CREC). Dans ce segment, Wilson affirme qu’il ne croit pas que les femmes devraient occuper des postes de commandement dans l’armée ni pouvoir remplir des rôles de combat de premier plan. Il ajoute : « J’aimerais que cette nation soit une nation chrétienne, et que ce monde soit un monde chrétien », a déclaré Wilson.

2- Embrigadement religieux

Un groupe de défense de la liberté religieuse, la Military Religious Freedom Foundation (MRFF) affirme avoir reçu plus de 200 plaintes de militaires issus de toutes les branches des forces armées. Ces soldats y déclaraient que leurs supérieurs utilisaient une rhétorique chrétienne extrémiste pour justifier la guerre contre l’Iran.

Un officier aurait dit que tout cela faisait “partie du plan divin de Dieu”, en citant spécifiquement de nombreux passages de l’Apocalypse faisant référence à l’Armageddon et au retour imminent de Jésus-Christ. (…) le président Trump a été oint par Jésus pour allumer le feu signal en Iran afin de provoquer l’Armageddon et marquer son retour sur Terre

le Pentagone n’a pas souhaité commenter, se contentant de partager des extraits publics de déclarations de Hegseth sur l’opération en Iran.

3- Prière à la Maison blanche

Donald Trump a organisé une prière collective en plein milieu du Bureau ovale, jeudi 5 mars. Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux par la Maison-Blanche, on voyait le président entouré par des représentants d’Églises évangéliques. Paula White, pasteure controversée nommée en 2025 à la tête du Bureau de la foi de la Maison-Blanche y figurait en bonne place. Ensemble, ils appelaient Dieu à guider Trump et les États-Unis dans leur guerre contre l’Iran.

Cette vidéo a bien entendu fait le tour du monde.

Pour des raisons historiques, la religion est perçue par les Américains comme indissociable de la démocratie.

Néanmoins, les États Unis appliquent une séparation fondée sur la neutralité de l’État, non sur une exclusion stricte du religieux de la sphère publique.

Les deux clauses du Premier Amendement interdisent à l’État d’établir ou de favoriser une religion, protègent la liberté de croyance et de pratique et sont interprétées par la Cour suprême comme imposant un équilibre délicat entre liberté religieuse et neutralité gouvernementale. Il est cependant à noter la Cour suprême, dominée par les conservateurs, a depuis quelques années toujours tranché en faveur de la religion dans ses décisions.

Le mouvement de désécularisation (ou délaïcisation) qu’on observe dans un grand nombre de pays n’épargne pas les États-Unis, en contradiction avec la volonté des « Pères fondateurs » en particulier Thomas Jefferson, homme des Lumières qui souhaitait établir un « mur de séparation entre l’Eglise et l’État ».

Jean-Pierre Gross

Sources :
The Guardian
https://www.theguardian.com/world/2026/mar/03/us-israel-iran-war-christian-rhetoric?
Courrier international
Une prière collective autour de Donald Trump dans le Bureau ovale

Les candidats aux municipales à Paris s’engagent sur la plaque commémorative du square Samuel Paty

Les candidats aux municipales à Paris s’engagent sur la plaque commémorative du square Samuel Paty

Communication de Huguette Chomski Magnis, Secrétaire générale du MPCT et Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme:

Chères et chers partenaires et ami-e-s du Collectif Contre le Terrorisme,

En ce 11mars 2026 : Journée d’hommage aux victimes du terrorisme et à 4 jours des municipales, voici pour information les 3 réponses reçues  au communiqué commun adressé aux 6 principaux candidats à la Mairie de Paris.

  • P-Y Bournazel 

Je vous remercie pour votre interpellation et pour le partage de votre communiqué.

Ces dégradations sont intolérables. Elles sont une insulte à la mémoire de Samuel Paty et au combat qu’il menait, le combat que nous continuerons à porter, inlassablement et collectivement, pour nos valeurs démocratiques et républicaines.

Vous pouvez compter sur mon engagement à faire installer un dispositif de vidéoprotection dans le square, ainsi qu’à assurer une présence effective et réactive de la police municipale, avec davantage de rondes. Ce lieu de mémoire doit être protégé. Chaque candidat ou candidate se réclamant de l’arc républicain devrait pouvoir s’y engager, quelle que soit l’issue de cette élection.

La haine ne nous fera jamais reculer et, le 16 octobre 2026, nous rendrons à nouveau hommage à Samuel Paty, avec force et unité.

Vous pouvez compter sur moi. Avec tout mon soutien.

Bien respectueusement et chaleureusement,

Pierre-Yves Bournazel »

 

  • Equipe de campagne de R. Dati

« Il est une nouvelle fois honteux et abject de voir cette plaque d’hommage une fois de plus en effet vandalisée.

Votre message a été transmis à la candidate et sa réponse a été claire et unanime : non seulement des dispositifs de caméras seront installés dans ce square mais aussi, la présence policière des l’élection municipale passée sera renforcée par la mairie, de jour comme de nuit et permettra de ne plus jamais faire prospérer ces incivilités non gérées par la mairie de Paris.

En vous remerciant de votre message,

Bien cordialement,

Victor, membre de l’équipe de campagne de Rachida Dati. »

 

  • Equipe de campagne d’Emmanuel Grégoire 

« Nous vous remercions pour votre sollicitation. Avec l’assassinat de Samuel Paty par un terroriste islamiste le 16 octobre 2020, c’est toute la République qui fut frappée en son cœur : l’école. Samuel Paty était un de ces “hussards noirs” de la République qui chaque jour défendait et transmettait avec courage, rigueur et bienveillance les valeurs de la République à ses élèves.

Dès le Conseil de Paris de novembre 2020, avec Anne Hidalgo et la majorité municipale nous avons tenu à voter une dénomination en hommage à Samuel Paty afin que Paris fasse vivre sa mémoire et la défense de la liberté d’expression dans l’espace public de notre ville. Le lieu choisi fut le square en face de la Sorbonne, pour saluer le travail pédagogique de Samuel Paty, et son engagement inlassable pour la transmission du savoir aux jeunes générations.

Les actes répétés de vandalisme contre la mémoire de Samuel Paty sont inacceptables. Dès son entrée en fonction, Emmanuel Grégoire s’engage à prendre  en lien avec la Préfecture de Police, toutes les mesures nécessaires pour protéger la mémoire de Samuel Paty et prévenir toute dégradation de la plaque, y compris le cas échéant l’installation de caméras de vidéoprotection.

L’équipe d’Emmanuel Grégoire

 

Retenons bien les engagements pris. 

Huguette Chomski Magnis

Secrétaire générale du MPCT/ Coordinatrice du Collectif Contre le Terrorisme

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