Ressources
Il est temps de libérer l’université des emprises et instrumentalisations politiques
Je ne cesse de le dire : il ne faut pas confondre l’estrade d’un amphithéâtre avec la tribune d’un meeting. L’université n’est pas un local de campagne, c’est un service public national chargé de transmettre des savoirs, d’exercer l’esprit critique et de former des citoyens libres, pas des militants captifs.
Or, depuis des années, des forces politiques de tous bords cherchent à transformer les campus en terrains d’entrisme, de surenchère idéologique et de pression sur les enseignants comme sur les étudiants.
L’article L.141-6 du code de l’éducation est pourtant clair : « le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ».
Quand des amphithéâtres deviennent le décor de meetings partisans ou de complaisances avec des groupes extrémistes, ce principe n’est plus seulement ignoré, il est piétiné.
Il est temps que l’État reprenne pleinement la main sur une université qui part à la dérive : en réaffirmant la neutralité institutionnelle, en assumant une tutelle claire au service du bon fonctionnement du service public, et en rappelant que l’autonomie ne sera jamais le prétexte d’un abandon de toute règle.
L’université doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être : un lieu de savoir, de débat éclairé et de liberté académique, protégé de toutes les emprises et instrumentalisations politiques.
Samuel Mayol
Formations « Caricature & Démocratie » dans les lycées d’Ile de France en collaboration avec la Région
L’association de dessinateurs de presse Dessinez Créez Liberté (fondée par Charlie Hebdo et SOS Racisme au lendemain des attentats de janvier 2015), a conçu un module de deux heurs pour les lycéens, afin de leur faire comprendre la genèse d’une caricature de presse, son interprétation et en quoi cette discipline est inséparable de la démocratie et de la liberté d’expression.
Valérie Pécresse, présidente de la Région Ile de France a décidé de proposer ce module aux lycées de la région Ile de France. De nombreux établissements ont accepté cette offre et EGALE intervient avec l’équipe de la Région et les personnalités qui viennent occasionnellement prêter leur concours. Une équipe interne d’animateurs bénévoles a été constituée à cet effet. L’action, démarrée en 2025 se poursuit en 2026. Elle est assortie d’un concours de caricatures organisé par la Région sur le thème choisi pour 2026 : « Rire malgré tout »
Les élèves se montrent intéressés par le travail sur les caricatures et entrent volontiers dans le jeu de l’examen et de l’interprétation des dessins.
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Vous bénéficierez de l’inscription sur notre liste de diffusion et vous recevrez les informations importantes en priorité.
Vous pourrez également assister aux entretiens d’ÉGALE en visioconférence. Voir l’Agenda.
Associations et sites amis
ADLPF – Association des libres penseurs de France
AFEM – Association des femmes de l’Europe Méridionale
Europa Laïca – Association laïque espagnole
Comité interministériel de la laïcité
La ligue du droit international des femmes
Mezetulle – Catherine Kintzler
Observatoire d’éthique universitaire
Observatoire des religions et de la laïcité (CIERL-ULB)
Réseau Européen Eglises et Libertés
Sisyphe : un regard féministe sur le monde (Canada)
UFAL – Union des Familles laïques
La laïcité en 30 questions
AG 2026
ÉLECTIONS MUNICIPALES 2026 POUR L’ÉCOLE PUBLIQUE LAÏQUE
Existe-t-il plusieurs modèles de laïcité ?
Lundi 9 février 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
La laïcité est un principe universel d’organisation de l’espace public dont la liberté de pensée et de conscience est le fondement, principe fondateur de la République.
En introduisant la notion de plusieurs laïcité (sept laïcités) : » laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive;laïcité ouverte, laïcité identitaire et
laïcité concordataire, Jean Baubérot n’en fait-il pas un concept banal ouvert à tous les opportunismes et à toutes les interprétations possibles qui vident le principe de toute substance?
Ces dernières semaines, ce thème de « plusieurs laïcités » est revenu dans les médias. Nous proposons d’en débattre lors de ce café laïque.
Animation : Jean-Claude Boual Inscription obligatoire ici
Le CLN appelle à placer le respect de la laïcité au cœur des élections municipales
A l’occasion des prochaines élections municipales, le Collectif laïque national appelle les électeurs à faire du
respect des principes républicains et de la laïcité un critère déterminant de leur vote. Il les invite à refuser
d’apporter leur suffrage aux listes qui cèderaient à des logiques électoralistes communautaires ou religieuses,
quels que soient leur étiquette ou leur positionnement politique. (…)
Lire le communiqué complet
Communiqué du CLN: Soutien à la révolte contre le régime théocratique iranien
Le Collectif laïque national salue la nouvelle révolte de la population iranienne contre la dictature
théocratique sanglante des mollahs et des « gardiens de la révolution ».
Lire le communiqué complet du CLN
Nouveau projet d’un béguinage catholique à L’Île-Bouchard
A L’Île-Bouchard (Indre-et-Loire) un permis de construire a été accordé le 5 janvier 2026 à Maisons d’Alliance.
L’entretien d’EGALE: La transidentité – Sandra Forgues
Sandra Forgues, ancien sportif de haut niveau sous le nom de Wilfrid Forgues, champion olympique en canoë biplace en 1996 avec Thierry Adisson.
Pas de reconnaissance de l’aide à mourir au Sénat !
Le Sénat a rejeté l’aide à mourir alors que ce droit avait été voté à l’Assemblée et qu’il est réclamé depuis des années par plus de 80% des Français. Encore une fois les opposants qui arguent qu’il faut laisser faire la nature sous peine d’installer une « rupture anthropologique » ont eu gain de cause. Le plus désolant, c’est qu’une partie des sénateurs de gauche ont voté contre l’article 4 de ce texte parce qu’il était en deçà de ce qu’ils espéraient et ont involontairement donné leur voix aux opposants au droit de choisir sa fin de vie.
C’est maintenant à l’Assemblée nationale que va se poursuivre l’essentiel du combat pour la conquête de la liberté de choisir sa fin de vie. Une liberté qui devrait pourtant aller de soi puisque selon notre Constitution, nous naissons « libres et égaux en droits ». En attendant nos compatriotes qui en ont les moyens devront continuer à aller à l’étranger pour cesser de souffrir et les autres devront subir le diktat d’une morale dépassée.
Décidément, notre histoire bégaie : elle montre que chaque fois qu’il s’agit de conquérir une nouvelle liberté, le front uni des responsables religieux s’y oppose avec vigueur. Plus conservateurs que dans la plupart des pays européens, ils parviennent à institutionnaliser leur ingérence dans le politique par un lobbying très bien rodé. Les élus qui ont reçu des salves de mails qui les enjoignaient de ne pas accorder le droit à disposer d’une assistance à mourir en savent quelque chose. Trop d’élus cèdent à leur pression et leur laissent la primauté sur les conclusions d’une convention citoyenne. L’exemple est donné par le Président de la République lui-même qui consulte encore les cultes après ladite convention tout en affirmant qu’il ne leur donne pas satisfaction. Le résultat est là.
Tout cela justifie notre demande constante de voir respecter la laïcité, donc la séparation des religions et de l’État et de laisser aux seuls citoyens la direction de la politique.
Martine Cerf
Laïcité : non aux caricatures et aux récupérations
TRIBUNE
Le Collectif laïque national dénonce les détournements du principe de laïcité, réduit à tort à un simple dispositif
de protection des libertés religieuses, oubliant sa dimension républicaine fondamentale.
• par Collectif laïque national
Publié le 07/01/2026 à 20h00 sur Le Point
« La laïcité, dès son origine, vise à la défense et consolidation de la République », rappellent les auteurs de cette tribune.
À l’occasion du 120e anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Églises et de l’État », loi constituant le fondement et la définition du principe constitutionnel de laïcité, une trentaine d’organisations, regroupées dans le Collectif laïque national, tiennent à dénoncer les diverses opérations de caricature, réduction, déviation ou récupération dont la laïcité fait l’objet. C’est le cas en particulier d’une tribune, parue dans Le Monde du 7 décembre dernier, qui écarte la dimension républicaine de la laïcité, en la renvoyant à un « identitarisme » d’extrême droite.
Cette tribune du 7 décembre dernier, sans craindre de réécrire l’histoire, dénonce ainsi une prétendue « nouvelle laïcité », qui serait née, croit-on comprendre, avec la loi du 15 mars 2004 réglementant le port des signes religieux par les élèves de l’école publique (loi qu’ils n’osent pas citer, tant son utilité est reconnue). Le point culminant en aurait été atteint, selon eux, avec la loi du 24 août 2021 « confortant le respect des principes de la République».
Certes, cette loi n’est pas sans reproches, que le Collectif a formulés dans ses rapports annuels. Néanmoins, c’est à juste titre qu’elle a – ce dont M. Bianco et ses cosignataires s’indignent – étendu l’obligation de neutralité aux salariés du privé participant à une mission de service public (par exemple les transports scolaires). Or il en va du respect de l’égalité d’accès des usagers et de leur liberté de conscience : voir dans une mesure aussi justifiée « une conception identitaire, et parfois ethnique, de la nation » – bref, de droite extrême – relève d’une vision restrictive et erronée de la laïcité.
La laïcité comme consolidation de la République
Ainsi, tout au long du texte paru dans Le Monde, la laïcité est réduite à « un dispositif de protection de la liberté individuelle » : ce qu’elle est, bien sûr, mais à condition d’en reconnaître d’abord les conditions historiques, juridiques, et politiques. D’abord, il faut se rappeler que 1905 marque la fin de plus d’un siècle de Concordat, libérant ainsi la République du « catholicisme politique » (expression de Jules Ferry). Ensuite, comment ne pas voir que la mise en place du principe de séparation (art. 2 de la loi) entraînait par définition des interdictions, afin d’éviter toute confusion entre cultes particuliers et intérêt général.
De même, l’objectif d’égalité entre les individus-citoyens, quelles que soient leurs convictions, impliquait que la liberté d’expression religieuse fût, certes garantie, mais aussi encadrée par le respect de l’ordre public (art 1er de la loi) et des libertés d’autrui. Enfin, la liberté de conscience, principe fondateur de la loi de 1905, est posée comme liberté individuelle, incluant les convictions non religieuses ou anti-religieuses, et non plus simplement comme droit à l’exercice des cultes minoritaires, ce qu’elle fut sous l’Ancien Régime.
C’est à ces conditions seulement, que la liberté individuelle est devenue réalité, puisque la laïcité permet à chacun de se définir autrement que par ses appartenances collectives : « le droit de n’être comme personne » (Catherine Kintzler).
C’est ce qu’il faut, non pour s’endormir dans l’illusoire cocon d’un « vivre ensemble harmonieux » (comme le dit la tribune) entre communautés, mais pour « faire République », entre citoyens libres et égaux.
Car la laïcité, dès son origine, vise à la défense et consolidation de la République : dimension que les auteurs de la tribune du Monde évacuent, voire dénoncent, en la caricaturant. Il paraît ainsi que l’État « réglemente le port du vêtement» – ce qui est pourtant la norme dans les écoles publiques depuis 1882, norme qu’il a simplement fallu actualiser par la loi du 15 mars 2004 – ou, pire, qu’il aurait fait de la laïcité la « surveillance de l’opinion » : « Big Brother », pas moins !
C’est oublier que qui veut séparer doit forcément définir des limites. On retrouve enfin sous les plumes tribuniciennes la dénonciation convenue d’une « invisibilité sociale » qui serait imposée par l’État aux convictions religieuses : or on chercherait vainement une mesure législative ou réglementaire actuellement en vigueur relevant d’un tel objectif fantasmé. Enfin, très curieusement, la conclusion emprunte au financeur du catholicisme intégriste Pierre-Édouard Stérin, proche de l’extrême droite, le terme de « bien commun », qui vient affaiblir le principe républicain de « fraternité » : triste
topique !
Mépris de la liberté de conscience
Ainsi, la veille même de la parution de la tribune du Monde, un quotidien du matin faisait célébrer la laïcité… par ceux-là mêmes à qui elle a, en 1905, imposé la séparation. Sous le titre : « les chefs de culte unis autour de la laïcité », ce journal affichait en une la photo du Grand Rabbin de France, du recteur de la Grande Mosquée de Paris, et du président de la Conférence des évêques de France, tout sourire. Dans un pays où plus de la moitié des habitants ne se réclament d’aucune religion (30 % se disant même athées), faire commenter la loi applicable à tous par les seuls responsables de
trois minorités religieuses relève d’un total mépris de la liberté de conscience.
Les simples citoyens, croyants ou non croyants, se voient ainsi confisquer non seulement le droit à la parole, mais la reconnaissance même de leur existence, pourtant fondamentale dans une République ! Que disaient ces trois « ministres des cultes » de la laïcité ? Rien d’autre que les auteurs de la tribune du Monde : ils « s’inquiètent de velléités politiques d’en faire une “loi d’interdiction” ». Comme si la liberté de religion devait être illimitée et absolue ? Or c’est précisément par ses « bornes » (art. 4 de la Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen de 1789) que se définit toute liberté.
120 ans après le 9 décembre 1905, il est indispensable d’en revenir à ces fondamentaux, oubliés par trop des célébrants actuels d’une « laïcité revue et corrigée ». Il serait plus que nécessaire de constitutionnaliser enfin les principes des deux premiers articles de la loi de 1905, comme le demande le Collectif laïque national.
*Les signataires : Sémira TLILI, #Réseau 1905 ; Eric BINET, Agir pour la Laïcité et les valeurs républicaines ; Jean
JAVANNI, Association de défense des laïques (AD3L) ; Thierry MESNY, Association des Libres Penseurs de France ; Claude WACHTELAER, Association Européenne de la Pensée Libre (A.E.P.L.) ; Ramiro RIERA, Association Laïcité-Liberté Laure CAILLE, Association Libres MarianneS ; Claude PROD’HOMME, Cercle Ferdinand Buisson ; Gilbert ABERGEL, Comité – Laïcité – République ; Francis VANHEE, Comité de réflexion et d’action laïque – CREAL76 ; Françoise LABORDE, Égalité, Laïcité, Europe – EGALE ; Maurice LEDUC, Grand Maître national Fédération Française
du Droit Humain (FFDH) ; Eddy KHALDI, Fédération Nationale des Délégués Départementaux de l’Education Nationale (D.D.E.N.) ; Françoise KAYSER, Femmes Contre les Intégrismes – FCI ; Pierre BERTINOTTI, Grand Maître Grand Orient de France ; José VIERA, Grand Maître Grand Orient Latino Américain ; Yannick BRISSET, Laïcité 18 ; Régis VANACKÈRE, Laïcité 40 ; Pierre BARACCA, Laïcité et Féminisme ; Daniel BENICHOU, Le Chevalier de la Barre ; Mario STASI, Licra ; Annie SUGIER, Ligue du Droit International des Femmes (la) – (L.D.I.F.) ; Jean PETRILLI, Lumières Laïques Cercle Maurice Allard ; Christian ARNAUD, Observatoire de la Laïcité de Provence (OLPA) ; André GOMAR, Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis (OLSD) ; Michèle VIANES, Regards de Femmes ; Nicolas GAVRILENKO, Union des Familles Laïques – (U.F.A.L.) ; Jean-Pierre SAKOUN, Unité Laïque ; Delphine GIRARD, Vigilance collèges Lycées ; Paul VOISIN, Vigilance Travail social ; Gilles DENIS, Vigilance Universités.
(photo © FRANCOIS GREUEZ/SIPA – Le Point)
Agenda laïque
Lundi 9 février 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Existe-t-il plusieurs modèles de laïcité ?
La laïcité est un principe universel d’organisation de l’espace public dont la liberté de pensée et de conscience est le fondement, principe fondateur de la République.
En introduisant la notion de plusieurs laïcité (sept laïcités) : » laïcité antireligieuse, laïcité gallicane, laïcité séparatiste stricte, laïcité séparatiste inclusive;laïcité ouverte, laïcité identitaire et
laïcité concordataire, Jean Baubérot n’en fait-il pas un concept banal ouvert à tous les opportunismes et à toutes les interprétations possibles qui vident le principe de toute substance?
Ces dernières semaines, ce thème de « plusieurs laïcités » est revenu dans les médias. Nous proposons d’en débattre lors de ce café laïque.
Animation : Jean-Claude Boual Inscription obligatoire ici
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Lundi 2 mars 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Animation : Marc Horwitz. Inscription obligatoire ici
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Jeudi 26 mars 2026. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents
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Lundi 13 avril 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Animation : Martine Cerf. Inscription obligatoire ici
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Lundi 4 mai 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Animation : . Inscription obligatoire ici
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au Palais du Luxembourg
En attente de date en juin. Le thème retenu sera affiché prochainement
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Lundi 1er juin 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Animation : . Inscription obligatoire ici
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Jeudi 11 juin 2026. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents
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Annulation d’une subvention de la mairie de Metz à l’association Grande Mosquée de Metz
La ville de Metz avait consenti, le 7 février 2014, un bail emphytéotique à l’association cultuelle Grande Mosquée de Metz en stipulant qu’il n’y aurait aucune subvention de la mairie. Malgré cela, le 15 juillet 2024, la mairie décide d’allouer une subvention de 490 000 euros à l’association en vue de financer l’agrandissement de la mosquée.
Trois habitants de la commune, membres de l’UFAL 57, s’estimant lésés, ont saisi le Tribunal administratif de Strasbourg afin d’annuler cette décision en raison de sa non conformité au principe de laïcité qui interdit le subventionnement public des cultes. Parmi les nombreuses irrégularités qu’ils mettaient en évidence, ils soulignaient que ce projet ne correspondait à aucun intérêt public local.
Ces citoyens ont été soutenus dans leur action par l’AD3L, association créée par le Collectif Laïque National pour aider les militants laïques impliqués dans des affaires juridiques.
Le tribunal administratif de Strasbourg a décidé le 30 décembre 2025, de donner raison à ces citoyens et d’annuler la délibération de la mairie, donc le subventionnement de l’association Mosquée de Metz. Dans sa décision, le tribunal souligne entre autres manquements, qu’il n’a été procédé à aucune étude pour confirmer le besoin d’agrandissement de ladite mosquée.
Cette affaire met encore une fois en évidence la légèreté avec laquelle certains élus disposent de fonds publics pour financer des cultes, au mépris de la séparation entre les religions et l’État et de l’intérêt de leurs administrés.
Lire la décision du Tribunal administratif de Strasbourg
Voir le Communiqué de l’AD3L
M.C
Tenniswomen et transgenres
Aryna SABALENKA, vous connaissez ?
Si vous suivez, même seulement un peu, le tennis vous avez entendu parler d’elle. Et pour cause c’est la numéro un mondiale depuis un certain temps.
Elle est de nationalité biélorusse, âgée de 27 ans, mesure 1,82 m et pèse 80 Kg. De par sa stature et sa musculature, elle est véritablement impressionnante. Nul doute qu’elle pratique un entrainement musculaire intensif, et cela se remarque sur un court par la vitesse et la force de
ses balles. C’est une « guerrière » et elle n’a peur de personne.
Et pourtant !
Elle vient d’accorder une interview à un journaliste et présentateur TV anglais, qui relance la question des transgenres. SABALENKA a déclaré en parlant des joueurs devenus femmes/ transgenres : « je n’ai rien contre eux, mais je pense qu’ils ont un avantage considérable sur les femmes. Je trouve injuste que les femmes soient en compétition avec un homme biologique. Elles travaillent toute leur vie pour atteindre leurs limites et ensuite elles doivent affronter un homme biologiquement beaucoup plus fort. Je ne suis pas d’accord avec ça ».
Ayant déjà joué contre des hommes (en partie privée ou entrainement, et perdant très souvent), elle avait déjà affirmé que la force des balles des transgenres était quasiment la même que celle des hommes. Elle va jouer fin décembre en match de démonstration contre l’Australien KYRGIOS (30 ans et il n’est plus dans les 50 premiers classés). D’ailleurs cet Australien était tout à fait d’accord avec les propos de SABALENKA sur les transgenres.
Pour la participation au WTA (circuit mondial de tennis), les femmes transgenres peuvent participer si elles ont déclaré leur féminité depuis au moins 4 ans (?), ont abaissé leur taux de testostérone à 2,5 (4 pour les hommes) et acceptent les contrôles.
Par ailleurs la fédération britannique (LTA) vient de confirmer que les femmes transgenres ne pourront plus participer aux compétitions féminines nationales et interclubs.
Gérard MEYDIOT
Responsable du GT sport
Loi de refondation de Mayotte : le conseil cadial demeure dans le domaine religieux
Dans quelques semaines, le 1 er janvier 2026, les institutions de Mayotte, le 101è département français, seront modifiées.
En effet, la loi organique votée définitivement le 10 juillet 2025 et promulguée le 11 août 2025 prévoit 4 milliards d’euros d’investissements publics sur 6 ans, un alignement de certains droits sociaux de Mayotte avec ceux de l’Hexagone et des mesures sur l’immigration et l’habitat illégal.
Comme en Martinique et en Guyane, les compétences régionales et départementales sont fusionnées au sein d’une même entité « Département -Région » et donc relèvent d’une seule assemblée.
Un amendement porté par la rapporteure, députée de Mayotte, Estelle Youssouffa, visait à créer un « conseil cadial » auprès de la nouvelle assemblée, composé de cadis (religieux musulmans). Ce conseil devait donner un avis sur les projets de délibération « ayant des conséquences sur les traditions mahoraises ou la médiation sociale ».
Un autre amendement porté par les députés de gauche et écologistes, proposait de supprimer la mise en place de ce Conseil cadial au nom de la séparation des Églises et de l’État. Avec l’accord de Manuel Valls, alors ministre des Outre-mer, cet amendement a été adopté.
Ainsi, l’institutionnalisation du conseil cadial n’a pas survécu aux débats parlementaires.
En revanche, le conseil cadial existant continue d’exister de façon coutumière et religieuse mais sans reconnaissance formelle par la loi comme organe officiel de la nouvelle collectivité.
Sur ce point, ÉGALE se réjouit du respect du principe de laïcité.
Michel Fouillet
EGALE réagit à l’usage abusif du logo du Parlement européen pour un « breakfast de prière ».
Chaque année, des députés organisent un breakfast de prière catholique au Parlement. Or la neutralité des institutions européennes est étable et fait consensus à Bruxelles comme à Strasbourg. Mais chaque fois, on constate que des parlementaires utilisent le logo du Parlement pour leur communication, ce qui a pour effet de faire croire que la Parlement serait à l’origine de cette initiative. Bien sûr il n’en est rien et en 2023, nous étions intervenus ainsi que le Réseau laïque européen pour demander le retrait de ce logo, ce qui avait été fait dans les 24 h.
Nous venons de réitérer cette demande pour un événement programmé le 3 décembre, en espérant qu’elle sera suivie du même effet.
Martine Cerf
Lire la lettre d’EGALE
Voir l’Invitation envoyée par les députés
Voir l’affiche annonçant l’événement
Boualem Sansal est libre !
Lire le communiqué publié par son comité de soutien fondé par Arnaud Benedetti et présidé par Noëlle Lenoir.
Assassinat de Samuel Paty: la réponse de Michael Delafosse à Nathalie Oziol
Mercredi 5 novembre 2025, le quotidien Libération publiait un enquête sur les accusations de communautarisme électoral visant LFI et rapportait à cette occasion les paroles prononcées sur une boucle WhatsApp intitulée «Oumma Montpellier» par Nathalie Oziol, députée de la 2e circonscription de l’Hérault. Mme Oziol y déclarait ne pas accepter le terme de « fanatique musulman » employé par le maire de Montpellier, Michaël Delafosse, pour qualifier l’assassin de Samuel Paty.
Michaël Delafosse a réagi vivement à ces propos. Voici sa réponse.
Lire aussi l’article de Libération du 6/11/2025
Réponse à Vigie de la Laïcité et à Nicolas Cadène
La Vigie de la Laïcité et Nicolas Cadène pensaient avoir raison de dire qu’une personne (usager) peut assister à une réunion, dans une institution publique, en portant une kippa, un voile islamique ou une grande croix au nom de la liberté de conscience et d’exercice du culte garanties par loi de 1905 (article1) et de la Constitution (article 1). Ce faisant, ils défendent indirectement le port du voile par des petites filles à l’Assemblée nationale. Pourtant il existe un règlement intérieur qui apporte une limitation à la tenue du public à l’Assemblée nationale comme au Sénat * et leur impose d’assister, découverts aux débats. L’article de la Vigie de la Laïcité l’évoque mais soutient que les signes religieux font exception, ce qui n’est mentionné nulle part.
Mais en l’espèce il ne s’agit pas de citoyens quelconques mais d’enfants, c’est-à-dire des futurs citoyens qui méritent une protection contre toute emprise; j’y reviendrai.
La Vigie a rappelé, à juste titre, que la loi de 2004, interdisant le port par les élèves du premier et du second degré de signes religieux ostensibles, ne s’applique pas aux enfants concernés scolarisés dans une école privée ou libre, sous contrat. Toutefois, je ferai observer que parler de liberté de conscience pour les fillettes voilées par la seule décision de parents pour les raisons énoncées ci-dessous relève toute simplement d’un contre-sens. Leurs consciences sont, au mieux bridées, au pire contrariées par les parents.
Au titre du Budget du programme 104 du ministère de l’intérieur (Intégration), j’ai formé en 2025 -à la prise en main d’un kit pédagogique- les formateurs ou accompagnateurs de primo-arrivants et de bénéficiaires de protection internationale (BPI). Au cours de l’une de ces formations, avait été évoquée la question du voilement des fillettes : certains parents justifient le voilement par le fait de soustraire la ou les fillettes au désir des autres !
Derrière ces réponses se dessine l’idée d’une sexualisation du corps des filles puisqu’il faut les protéger contre de potentiels prédateurs susceptibles de les agresser. Par association d’idée, cela pourrait signifier qu’une fillette non voilée pourrait susciter le désir d’autrui, c’est-à-dire un pédophile en puissance. Faut-il comprendre par-là qu’en cas d’agression, la fillette non voilée l’aurait cherché ?
Si le voilement des enfants ne relève pas du droit de la laïcité, il est inexact de laisser entendre qu’il relève uniquement du débat d »idées. En effet, le voilement imposé à un enfant pourrait relever de la législation de la protection de l’enfance (Code de l’action sociale et des familles, loi de protection de l’enfance de 2016 consacrant, entre autres, l’intérêt supérieur de l’enfant, article L.112-3).
Omar DERRAIS, Ingénieur en formation et formateur de formateurs « Laïcité et Valeurs de la République »
Concepteur d’outils pédagogiques « Comprendre la laïcité » (OD Formation)
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1- Règlement intérieur su Sénat. Article 91
2. – Le public admis dans les tribunes se tient assis, découvert et en silence.
Instructions générales du Bureau de l’Assemblée nationale. Article 8
Pour être admis dans les tribunes, le public doit porter une tenue correcte. Il se tient assis, découvert
et en silence ;
AGENDA ÉVÉNEMENTS PASSÉS

Jeudi 22 janvier 2026. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents
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Lundi 12 janvier 2026, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
VERS LA FIN DE LA THÉOCRATIE EN IRAN ? avec Iris Farkhondeh, chargée de Cours à la Sorbonne nouvelle, commissaire de l’exposition des dessins de Kianoush et de Mana
Des manifestations sont en cours dans les grandes villes d’Iran. Les commerçants du principal marché de Téhéran ont baissé leur rideau, les étudiants ont rejoint le mouvement. A l’exaspération d’une société où 80% des personnes vivent sous le seuil de pauvreté, s’ajoute une aspiration à recouvrer la liberté. Peut-on espérer la fin du régime des Mollahs ?
Animation : Martine Cerf.
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Vendredi 12 décembre 2025, 19h, à Savigny le Temple
CONFÉRENCE : Citoyens de l’Europe, parlons droits avec Alain Vivien, ancien ministre et Antoine Godbert, ancien directeur général de l’agence Erasmus+ France
organisée par la Ligue des droits de l’Homme, section de Melun, au Millénaire, 3 place du 19 mars 1962. Voir l’affiche
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Samedi 13 décembre 2025 à 19h30 au Moulin de la Bièvre, 73 avenue Larroumès, 94240 L’Haÿ-les-Roses. Entrée libre
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Du 3 au 6 décembre 2025 FESTIVAL DE LA LAÏCITÉ EN OCCITANIE
Voir les évènements labellisés par la Région Occitanie
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Lundi 1er décembre 2025, 19h à 21h à Paris
CAFÉ LAÏQUE : « Ré-évangéliser la France et l’Europe ». Animation : Jean-Claude Boual.
Il faut « redonner clairement le droit à une enseignante de faire une prière le matin avec ses élèves, parce que c’est le cœur (du) projet » déclare, le 23 septembre devant la presse, le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique. Parce que la sécularisation gagne du terrain partout, l’offensive de ré-évangélisation est aussi générale. Toutes les religions, chrétiennes catholique ou évangélique, musulmane, bouddhiste,… se mobilisent et essaient de reprendre l’offensive quitte à saborder les principes de la laïcité comme le fait le SG de l’enseignement catholique. Comment répondre à cette offensive dans laquelle la laïcité est prise en tenaille entre les courants identitaires, communautaristes ou « accommodants », les extrémistes religieux et les dévoiements et instrumentalisations politiciennes »
Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
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Lundi 1er décembre 2025 à Rennes
CAFÉ CITOYEN : Promouvoir la laïcité pour défendre les droits des femmes et des personnes LGBT. Invitées : Nora Bussigny et Tristane Banon.
Une vente dédicace de leurs livres a été organisée à l’issue du débat.
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Jeudi 27 novembre 2025, 19h à 21h à Paris
CONFÉRENCE : Promouvoir une société laïque pour l’UE par Martine Cerf, Vice présidente d’ÉGALE.
Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
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Lundi 10 novembre 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Et si on imaginait une école de demain européenne et laïque ?
avec Laurent Raynaud, enseignant dans un lycée de Seine-Saint-Denis et auteur de « Et si on imaginait l’école de demain ? », éditions « école vivante », 2025.
L’école laïque est au fondement de la République laïque. Conçue pour apporter des savoirs mais aussi apprendre à exercer son sens critique, est-elle toujours en mesure de remplir cet objectif ? Laurent Raynaud pose des pistes pour l’école de demain et vous invite à y réfléchir ensemble.
Animation : Marc Horwitz.
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Jeudi 23 octobre 2025. Entretien d’EGALE. Visioconférence réservée aux adhérents
La question du voilement des fillettes
Avec Michèle Vianès, Présidente de Regards de femmes, membre du HCE.
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Jeudi 16 octobre de 13h30 à 15h30, square Samuel Paty, place Paul Painlevé, 75005 Paris
Cérémonie d’hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard
A l’invitation du MPCT et en partenariat avec EGALE, VCL, LICRA, CLR, LDIF, Printamps républician? VTS, Regards de femmes, FEMAID, Libres Mariannes, Dhimmi Watch. Voir l’affiche 
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Jeudi 16 octobre à 18h30, Promenade Samuel Paty à Rennes
Cérémonie d’hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard
Organisé par l’association Laïcité 35.
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Lundi 6 octobre 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
« Une ville sous influence »
Ou comment l’atmosphère d’une ville moyenne de l’Ile de France a été dégradée sous l’action d’un groupe intégriste porté par un projet politique. Le témoignage d’une ancienne élue.
Animation : Martine Cerf.
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Lundi 16 juin 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Loi sur la fin de vie, une loi laïque ?
Les débats sont vifs à l’Assemblée nationale, les oppositions fortes entre les partisans du droit à l’euthanasie et les opposants. Peut-on en faire un droit ou une liberté ? En quoi la laïcité est-elle utile dans ce débat et à quoi sert-elle exactement ? Quel est le rôle des responsables religieux dans ce long parcours ? Venez y réfléchir et en débattre.
Animation : Martine Cerf.
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Jeudi 12 juin 2025, de 18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux adhérents d’EGALE
Extrême droite et catholicisme ultra conservateur en France
avec Juliette Grange
Agrégée de philosophie, Docteur d’État, Professeur des Universités émérite à l’Université de Tours, Juliette Grange est spécialiste de la pensée française du XIXe siècle, des questions de technique et d’environnement, de philosophie politique contemporaine. Auteur d’ouvrages universitaires, entre autres de La Philosophie d’Auguste Comte (PUF 1996), et d’essais contemporains : L’Idée de République (Agora Pocket 2008, réédition 2018), Pour une philosophie de l’écologie (Agora Pocket 2012). Depuis quelques années, elle se consacre à l’analyse des extrêmes-droites actuelles – Les Néoconservateurs (Agora Pocket 2017).Elle prépare un nouvel ouvrage dont la sortie est prévue début septembre 2025.
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Samedi 31 mai de 14h à 16 à Metz, Etap’HABITAT, 2 rue Georges Ducroq
Conférence de Benjamin Morel avec la participation de Michel Seelig
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Vendredi 16 mai 2025, de 13h30 à 18h, au Palais du Luxembourg
L’application de la laïcité à l’école, en collaboration avec Vigilance Collèges Lycées
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Mercredi 14 mai à 19h30, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris
1905 ACTE DE NAISSANCE avec la compagnie ACTIF et le soutien de EGALE et du CLR

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Lundi 12 mai 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
La laïcité au Québec
La Loi sur la laïcité de l’État, dite “loi 21”, a été adoptée le 16 juin 2019 par l’Assemblée nationale du Québec. Elle interdit à certains employés de l’État en position d’autorité – juges, policiers, gardiens de prison, enseignants – de porter des signes religieux visibles dans l’exercice de leurs fonctions. Ce texte, fondamental pour La Belle Province, a fait l’objet de recours devant les tribunaux. Elle doit arriver en débats devant la Cour suprême du Canada où les dernières élections fédérales ont été remportées — contre toute attente — par les libéraux. Ces derniers qui étaient déjà au pouvoir à Ottawa, n’ont jamais caché qu’ils souhaitaient que la « loi 21 » soit invalidée. Le Gouvernement fédéral peut-il gagner à sa cause les neuf juges de devant la haute instance de la justice canadienne ?
Animation : Marc Horwitz.
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Lundi 07 avril 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Les migrations et la laïcité, avec Jean-Pierre Weisselberg, président fondateur de l’association AGORA 21
Les migrations font l’objet de questionnements et de débats politiques contradictoires. Comment considérer le passé et envisager l’avenir des migrations ? Que penser des peurs identitaires et des politiques sécuritaires ? Que penser des lois en place et de leur application ? Faut-il améliorer les conditions de vie des migrants à Calais et ailleurs ? La société se définit-elle au miroir de l’autre ? Quel rôle pour la loi de séparation ? Faut-il l’aménager ?
Animation : Martine Cerf.
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Mardi 25 mars 2025 à 17h Place Edouard Herriot, Paris 7e, rassemblement en
Soutien à Boualem Sansal, emprisonné arbitrairement.
Manifestation organisée par le comité de soutien de Boualem Sansal. Voir le communiqué
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Mardi 11 mars, Visioconférence réservée aux adhérents, 18h30 à 20h30. Retrouvez l’audio de la conférence à la rubrique Colloque et entretiens.
Quels leviers pour une école moins inégalitaire en France ?
Avec Jean-Paul Delahaye,ancien directeur général de l’enseignement scolaire
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Lundi 10 mars 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.A l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes, nous nous interrogerons sur les rapports entre laïcité, droits des femmes et égalité femme/homme.
Animation : Jean-Claude Boual –
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Mercredi 5 mars 2025, 18h30, au Conseil départemental de la Drôme, Salle Maurice Pic, 26 avenue du Président Herriot, 26000 Valence
Femmes et laïcité
conférence publique de Françoise LABORDE, ancienne sénatrice de Haute-Garonne
Vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication
Vice-présidente de la Délégation aux Droits des femmes et à l’égalité entre les femmes et les hommes, présidente de l’association EGALE
Cette conférence est organisée par : le Comité Laïcité République Drôme-Ardèche, l’Observatoire de la laïcité 26/07, l’UFAL du Pays Drômois et l’association EGALE. Voir l’affiche
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Lundi 10 février 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Les États-unis de Trump peuvent-ils rester une démocratie laïque ?
« Le jour de son intronisation, comme tous les Présidents des États-Unis, Donald Trump a juré sur la Bible. Ce serment fait sur ce Livre saint est bien la preuve que les États-Unis ne sont pas un pays laïque. Pourtant, il existe outre-Atlantique une séparation des Églises et de l’État. Mais les frontières ne sont-elles pas perméables quand la Cour Suprême se prononce sur le droit à l’avortement ou quand on peut se rappelle que la devise des États-unis est « In God we Trust » ? N’oublions pas non plus qu’au lendemain de l’attentat dont il a été victime, Donald Trump n’a pas hésité un instant à remercier le Tout-Puissant de lui avoir sauvé la vie. N’y a-t-il pas désormais un risque réel de voir remis en cause le 1er amendement de la Constitution qui interdit toute église officielle ? »
Animation : Marc Horwitz.
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Mercredi 22 janvier de 18h30 à 21h par visioconférence réservée à nos adhérents
Le projet de civilisation de la République laïque
avec Martine Cerf et Gérard Levistre d’EGALE
Les discours politiques, les prises de position des responsables politiques et des militants, sont devenus trop souvent des expressions de polémiques qui n’offrent aucune perspective positive ni concrète aux citoyens. Les pseudo débats offerts par les medias et les réseaux sociaux se résument à des accusations et des reproches basés sur ce que sont les interlocuteurs ou ce qu’on pense qu’ils sont : on s’accuse d’être de droite, de gauche, d’être raciste ou …phobe etc… au moindre mot qui déplaît, sans écouter ce que dit l’autre. Il faut juste le disqualifier parce qu’il pense autrement que soi. On se combat pour conquérir le pouvoir, mais on n’échange pas, on ne dialogue plus, on s’affronte. Le résultat est une société menacée d’éclatement, lassée de ces joutes stériles. Par découragement, les citoyens se détournent de la vie publique en refusant d’aller voter ou en choisissant de se prononcer pour les extrêmes, en espérant un changement radical de la société.
EGALE veut s’inscrire en faux contre ces discours de division. Ce que nous voulons construire est une société libre et fraternelle, une véritable République laïque et nous restons convaincus que c’est le souhait de la plupart des Français.
C’est pourquoi nous vous proposons de réfléchir ensemble au cadre rassembleur et positif de la République laïque, pour rompre avec ces comportements de division. Nous mettrons de côté les idéologies et les « éléments de langage » chers aux professionnels de la politique. C’est à une formulation citoyenne du projet de République laïque que nous vous invitons, celui pour lequel nous nous sommes engagés à ÉGALE.
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Lundi 13 janvier 2025, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Un lotissement chrétien à L’Île-Bouchard, avant cent autres ? »
(paru dans la collection Débats Laïques, éditions L’Harmattan)…
avec Didier Vanhoutte, membre de l’ALB (Association Laïque Bouchardaise)
…ou comment les militants laïques d’une bourgade de Touraine (1500 habitants) ont pu mettre par terre un projet catholique traditionaliste (Monasphère) soutenu par Pierre-Edouard Stérin et considéré comme la première étape d’une stratégie de reconquête de la France. Une aventure républicaine, humaine, villageoise, pétrie d’amitié, qui montre que ce n’est pas la crainte qui doit montrer le chemin, mais l’audace.
Animation : Jean-Claude Boual.
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Samedi 11 janvier 2025 , rassemblements, 10 ans après les attentats terroristes de janvier 2015,
à l’appel du Printemps républicain, du Comité Laïcité République, de la LICRA et de Vigilance Collèges Lycées.
A Paris, à 11h, au 10 rue Nicolas Appert, 75011 Paris (anciens locaux de Charlie)
A Toulouse, à 15h, place du Salin
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Lundi 16 décembre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Qui a trahi ? La France ou moi ?
avec Fidaa H, auteure de Le choix laïque d’une intranquille, Collection Débats Laïques, L’Harmattan, 2023
« Je suis traître pour ma famille libanaise musulmane car je critique le voile et l’orthopraxie de l’islam en général ( le halal, les 5 prières, le ramadan des élèves ). Je suis traitre pour le tiers monde car je chéris la liberté que l’Occident m’offre. …Je suis traitre car je décide de me déconstruire : Je ne suis plus antisémite. Je suis traitre car j’ai décidé de ne pas rester immobile .
Les gens réclament la liberté de se plier aux injonctions de la religion : la liberté de se vêtir religieux, de manger religieux, de parler religieux ….. et ma liberté à moi ? Ma liberté d’être laïque, de vivre laïque, de manger laïque ? Qui s’en soucie ? … ».
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Lundi 9 décembre 2024 à Bayonne, au Grand salon de l’hôtel de ville à partir de 19h, la Ville de Bayonne organise une table ronde
« Laïcité et droits des femmes »
avec Philippe Val : journaliste, chroniqueur, écrivain, Michèle Vianes : Présidente de l’association Regards de Femmes,
et Martine Cerf Secrétaire générale de l’association EGALE (Egalité-Laïcité-Europe).
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Samedi 7 décembre 2024 à 11h , pose d’un menhir de la laïcité, site de la Lucarne à Arradon (Morbihan) par la municipalité d’Arradon et l’association Menhirs de la laïcité.
Voir l’affiche
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jeudi 5 décembre 2024 à 19h30, Conférence-débat organisée par l’association L’Haycité, au Moulin de Bièvre, 73 avenue Larroumès – 94240 L’Haÿ-les-Roses
La laïcité, c’est la République jusqu’au bout !
avec Samuel Mayol
Devant les attaques qu’elle subit, il importe de se ressourcer aux fondamentaux, ces principes qui irriguent la République, la liberté de conscience, l’égalité de droit et de devoir entre tous les citoyens, telle est la tâche que s’est assignée Samuel MAYOL avec détermination, audace et courage face aux menaces et adversités. C’est pourquoi nous sommes heureux de le recevoir et que nous vous invitons à partager un moment d’échanges et de débats pour défendre et promouvoir la laïcité.
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Lundi 18 novembre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Au vu des attaques qu’elle subit, pourquoi promouvoir plutôt que seulement défendre la laïcité ?
L’entrisme à l’école et dans le sport — et plus généralement dans le monde associatif — met en danger la laïcité. L’actualité nous le démontre tous les jours : ce principe fondateur de notre République fait l’objet d’attaques permanentes. Aussi si la laïcité a besoin d’être défendue, elle faut aussi — et avant tout — la promouvoir pour combattre celles et ceux qui veulent mettre la liberté religieuse avant la liberté de conscience. Comment lui donner plus de visibilité, comment l’inscrire dans notre quotidien ?
Animation : Marc Horwitz.
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Jeudi 24 octobre 2024, de 18h30 à 20h30, en visioconférence réservée aux adhérents de l’association.(Lien envoyé par Internet)
Comment faire société malgré les attentats ?
Avec Vincent de Gaulejac et Isabelle Seret, auteurs du livre éponyme publié chez Erès. Ils ont tous deux publié de nombreux autres ouvrages, dont Mon enfant se radicalise chez Odile Jacob.
Vincent de Gauléjac et Isabelle Seret nous parleront d’une démarche visant à lutter contre les violences et les discours de haine afin de ne pas céder à ce que les attentats pourraient engendrer : la division, la méfiance et l’éclatement du lien social. A coté des politiques de prévention et de répression, c’est bien d’une démarche citoyenne qu’il s’agit là, pour préserver notre humanité commune.
Vincent de Gaulejac est président du réseau international de sociologie clinique, professeur émérite de l’université de Paris-Cité, docteur honoris causa des université de Mons (Belgique) et de Rosario (Argentine).
Isabelle Seret est intervenante, sociologue clinicienne; formée en victimologie appliquée. Elle accompagne des jeunes et des familles confrontées à la violence.
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Mercredi 16 octobre 2024, de 19h à 22h à la mairie de Paris 9
Commémoration de l’assassinat de Samuel Paty avec la participation d’associations du Collectif laïque National citées sur l’affiche ci jointe.
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L’instrumentalisation de la religion contre le droit des femmes (2)
Animation : Jean-Claude Boual.
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Lundi 16 septembre 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
L’instrumentalisation de la religion contre les droits des femmes avec Shoukria HAIDAR, présidente de l’association NEGAR- Soutien aux femmes d’Afghanistan
Les religions ont souvent servi de justification à l’instauration de politiques misogynes. Aujourd’hui, elle atteint un paroxysme en Afghanistan où le régime taliban interdit aux femmes de parler ou de chanter en public après leur avoir interdit de s’instruire et de sortir librement. Comment comprendre la logique de cet apartheid sexuel et de cette volonté de réduire des êtres humains au silence ? Que faire quand on repère des traces de ce processus dans notre société ? Comprendre pour mieux agir reste une nécessité.
Samedi 21 septembre 2024 à 15h, Sur invitationEGALE a fêté ses 20 ans


Françoise Laborde, présidente d’EGALE et la troupe de Marianne
Lundi 10 juin 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Belgique : Des voix Universalistes pour un monde commun, avec Djemila Benhabib, essayiste
Dans une Europe de plus en en plus menacée par la montée des extrêmes, fracturée par le repli identitaire et le communautarisme, l’idéal universaliste est violemment remis en cause. Pourtant, ce concept, à la fois abstrait et concret, mériterait d’être replacé au cœur de notre pensée et de notre action collective. C’est l’objectif de cette nouvelle initiative qui a vu le jour, à Bruxelles, le 27 février dernier, par l’entremise de personnalités de la société civile et du monde politique de différentes sensibilités qui ont lancé le Manifeste : Des voix Universalistes pour un monde commun (https://les-universalistes.be/). Retour sur une expérience
Animation : Martine Cerf.
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Lundi 13 mai 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris
S’engager
La loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État a permis l’émergence de la notion de laïcité. Notre défi, à un mois de l’élection européen, est de défendre cette notion aujourd’hui mise à mal.. Autrement dit, notre engagement pour — et garantir — les libertés et la tolérance comme pour combattre toutes les formes de fanatisme religieux et d’obscurantisme, se doit d’être total.
Animation : Marc Horwitz, Inscription obligatoire ici
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Mercredi 22 mai 2024, 18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux membres de l’association .
Présence de la laïcité et des religions dans l’Union européenne
par Jean-Claude Boual et Martine Cerf
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vendredi 31 mai à 18h Conférence Débat, amphi Jean Cavaillès – Espace Dewailly – Amiens
L’Union européenne : Religions et Laïcité par Jean-Claude Boual
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Lundi 6 mai 2024, à 19h, Salle du Jeu de Paume à Rennes, Conférence/ débat avec Gaëlle Ackerman, journaliste et Martine Cerf, secrétaire générale d’EGALE.
Vivre la laïcité au quotidien en Europe

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Vendredi 26 avril 2024, de 13h30 à 18h00, salle Médicis au Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, 75006 Paris et en webinaire
L’action politique des religions Voir le programme
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Lundi 22 avril 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
« La terre est plate »
La contestation des acquis scientifiques. Dans les écoles des élèves contestent les acquits scientifiques les mieux établis au nom de leurs convictions religieuses ou de leurs croyances. De même de plus en plus d’adultes, y compris en France pensent « que la terre est plate ». Quelles différences entre un fait scientifique établi et croyances ou opinions? Quelles conséquences pour nos sociétés?
Animation : Jean-Claude Boual.
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Mercredi 27 mars 2024, 20h au cinéma Majestic Passy, 18 rue de Passy, 75016 Paris, projection en avant première du film de Jawad Rhalib : AMAL, un esprit libre, avec Loubna Azabal dans le rôle titre.
Amal, enseignante dans un lycée à Bruxelles, encourage ses élèves à s’exprimer librement. De par ses méthodes pédagogiques audacieuses et son enthousiasme, elle va bouleverser leur vie. Jusqu’à en choquer certains. Peu à peu, Amal va se sentir harcelée, menacée.
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14 mars 2024 au 15 mars 2024, colloque IDETCOM, 9h – 18h – Arsenal – Amphithéâtre E- Maury – Université de Toulouse- Capitole
« La Loi du 15 mars 2004, 20 ans après, Vêtements, religions et espace scolaire public » .
Colloque organisé par Frédérique de la Morena, Maître de conférences en droit public.
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Jeudi 7 mars 2024 à 19h30, Conférence-débat, Moulin de la Bièvre, 73 avenue Larroumès, L’Haÿ-les-Roses
« Femme, Vie, Liberté », avec Iris Farkhondeh
Entrée libre
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Lundi 11 mars 2024 de 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
« Obligation de se justifier » ? « Devoir de s’exprimer » ? ,
Depuis les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan, jamais les non-musulmans n’ont été aussi méfiants à l’égard de l’islam et de ses croyants. Qu’en est-il exactement et quelles sont les perceptions des uns et des autres ? Martine Cerf vous invite à y réfléchir avec Zohra Sider, enseignante, qui s’appuiera sur son expérience et sur un témoignage écrit, pour débattre de ce phénomène nouveau qui consiste à douter de la loyauté des citoyens français de confession musulmane.
Zohra Sider est enseignante d’anglais. Elle est arrivée en France avec sa famille à l’âge de 6 ans et a grandi dans un petit village dans le nord-est de la France. En tant que Française de première génération, elle est intéressée aux échanges sur les sujets liés à l’intégration et l’assimilation.
Animation : Martine Cerf
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Lundi 15 janvier 2024, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
» Les jeunes Français et la laïcité »,
Animation : Jean-Claude Boual
L’enquête d’opinion de Kantar Public (réalisée en juin 2023) tend à démontrer que 67% des jeunes Français âgés de 18 à 30 ans pensent que la laïcité est positive, 25% ni positive ni négative et 5% négative. » Les personnes de confession musulmane sont plus nombreuses à associer la laïcité à des sentiments négatifs mais cela reste une position ultraminoritaire (11%) », nous dit Kantar Public. La définition de la laïcité parmi la jeunesse reste toutefois à préciser, 29% pensent que c’est « mettre toutes les religions sur un pied d’égalité », 27% que c’est « assurer la liberté de conscience des citoyens », 22% pensent que c’est « séparer les religions de la sphère politique et de l’État », 15% que c’est « faire reculer l’influence des religions dans la société », 3% « rien de tout cela » et 4% ne savent pas. Jean-Claude Boual propose d’interroger l’ensemble des données de ce sondage pour agir pour la laïcité, alors que des forces politiques et sociales l’instrumentalisent et se l’approprient à des fins politiciennes alors qu’historiquement elles l’ont toujours combattue, justement parce qu’elle est considérée positivement dans la société, y compris dans la jeunesse.
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Jeudi 25 janvier 2024, 18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux membres de l’association .
Enseigner la laïcité dans les établissements scolaires, avec Stéphane Aurousseau,
auteur du livre : Promouvoir la laïcité (en milieu hostile). Une notion indispensable pour lutter contre les discriminations, éditions Double ponctuation.
Militant de l’éducation populaire, notamment au sein de la Ligue de l’enseignement, Stéphane Aurousseau a créé l’association Couleurs gaies. Il dirige une structure d’animation organisatrice d’accueil péri et extrascolaire et partage son expérience de la réalité de l’enseignement de la laïcité dans les établissements scolaires. Il a rencontré plus de 15.000 élèves.
Il a mis au point une méthode de transmission de la laïcité basée sur l’écoute des élèves, l’aide à leur réflexion sur leurs propres conceptions et le rappel simple et clair des fondements de la liberté de conscience pour chacune et chacun. Son livre se veut un outil pédagogique et un recueil de conseil précis à l’usage des enseignants ou intervenants extérieurs à l’éducation nationale.
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Lundi 5 février 2024, « (Im)migration et laïcité », 9h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Venir d’un pays où on ne connait pas la laïcité et rencontrer l’émancipation de soi et des autres en France. Mais cette découverte de la liberté est-elle facile pour tous ? Peut-il y avoir trop de liberté ? Comment la rendre accessible à tous ? La Laïcité permet-elle la solidarité, l’accueil de l’autre ?
Pour en débattre : Marc Horwitz, recevra Fidaa H , auteure de Le choix laïque d’une intranquille, préfacé par Nadia Geerts, Collection Débats laïques, L’Harmattan, 2023.
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Lundi 11 décembre 2023, La laïcité protège-t-elle la démocratie ? 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris. Animation : Martine Cerf.
Jean Jaurès disait dans son discours de Castres du 30 juillet 1904 : « Démocratie et laïcité sont deux termes identiques. ». En quoi avait-il raison à l’époque et que peut-on penser aujourd’hui de cette affirmation ? On voit encore la religion aujourd’hui instrumentalisée par bon nombre de gouvernements autoritaires ou illibéraux et certains aspects de la loi de séparation de moins en moins appliqués. Y-a-t-il des risques pour notre démocratie ?
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Samedi 9 décembre 2023, à partir de 14h30 à Montreuil (93), à partir de 14h30, la Grande Loge Mixte Universelle (GLMU) et le Mouvement pour la Paix Contre le terrorisme (MPCT) invitent à une exposition et une conférence sur : Ce que les Afghanes ont à nous dire. La laïcité, valeur d’émancipation. Voir le flyer
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Vendredi 8 et samedi 9 décembre 2023, colloque international : Laïques De Tous Les Pays, Unissez-Vous !
organisé par Laïques sans frontières et le Council of Ex-Muslims of Britain avec le soutien de Charlie Hebdo, EGALE et le CLR, à la Mairie de Paris. Sur invitation uniquement. Voir le programme
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Samedi 2 décembre 2023, conférence du Mouvement pour la Paix et contre le Terrorisme: « Face à la terreur, un mouvement porté par les femmes » avec Nicole Ameline, Annie Sugier, Zohra Bitan, Carole Mann, Iris Farkhondeh, Sadaf Rahimi,…
Mairie du 5è – place du Panthéon, Paris, de 14h30 à 19h00
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Mardi 28 novembre 2023, à 20h, le Théâtre de la Parcheminerie de Rennes donnera:
100% Marianne
entrée gratuite / voir l’affiche. contact: associationlaicite35@gmail.com
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Mercredi 29 novembre 2023, La dérive identitaire en Bretagne et de l’usage de la langue et de la culture à des fins politiques, avec Françoise Morvan, auteure du livre Le monde comme si, Babel, et de Le culte des racines et l’Europe des régions, Seuil, 2023
18h30 à 20h30, visioconférence réservée aux membres de l’association
Lundi 13 novembre 2023, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès ,72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
« Pourquoi, 8 ans après, je suis toujours Charlie » animé par Marc Horwitz
Le 13 novembre 2015, une série de fusillades faisait 130 morts et plus de 400 blessés dont 100 en « urgence absolue » en Ile-de-France. L’Organisation terroriste « État islamique » revendiquait ce massacre qui survenait 11 mois après l’attaque contre l’hebdomadaire satirique Charlie-Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher de la Porte de Vincennes qui avait fait 17 morts.
Supprimé ! Huit ans après, « Nous sommes toujours Charlie » parce que la liberté de conscience et la liberté d’expression sont en permanence mises en danger. La mort du professeur Dominique Bernard à Arras, 3 ans après celle de son collègue Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine, est venu nous le rappeler le 13 octobre dernier. Notre combat reste d’une actualité extrême.
Samedi 21 octobre 2023, Anniversaire des 25 ans de Regards de femmes, de 9h30 à 18h00, au Conseil Régional Auvergne Rhône-Alpes à Lyon. Voir le programme et les modalités d’inscription
Vendredi 20 octobre 2023 à 18h30, à la brasserie Le Saint Marcel, 52 Boulevard de l’Hôpital – 75013, Paris
« Quand les religions se mêlent de politique » animé par Martine Cerf, inscription obligatoire sur contact@egale.eu
L’histoire en fournit de multiples exemples, l’actualité mondiale également. Nous vivons dans un État de droit dont les fondements même sont remis en cause par ces mouvements. Quels sont les impacts sur nos libertés ? Quelles forces politiques les soutiennent et dans quel but ? Que peuvent faire des citoyens républicains et laïques en France pour préserver l’État de droit et nos libertés ?
Lundi 16 octobre 2023 à 17 h, Hommage à Samuel Paty (Square Samuel Paty, 2 Pl. Paul Painlevé, 75005 Paris) organisé par la Mouvement pour la Paix Contre le Terrorisme (MPCT) avec la Mairie du Ve arrondissement, suivi d’une conférence à la Mairie du Ve, à 18h. Voir l’affiche
Lundi 16 octobre 2023 à 18h30, Hommage à Samuel Paty à Rennes au pied de l’arbre de la laïcité organisé par Laïcité 35.Voir l’affiche
Samedi 14 octobre 2023 de 10h à 18h30 à Lille, Maison des associations, 27 rue Jean Bart. « Femmes, États, religions » organisé par Laïcité et féminisme avec le soutien du Collectif Laïque National et le journal Marianne. Voir le programme et s’inscrire.
Lundi 9 octobre 2023, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès ,72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Le débat sur les racines chrétiennes de l’Europe et de la France animé par Jean-Claude Boual
L’introduction de la référence aux « racines chrétiennes de l’Europe » a fait l’objet de longs et vifs débats au cours des Conventions qui ont élaboré la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et du projet de traité constitutionnel, rejeté par la France et les Pays-Bas. En France 57 sénateurs du parti « Les républicains » viennent de déposer le 18 septembre 2023 une proposition de loi pour: »Consacrer les racines judéo-chrétiennes de la France » dans l’article 1 de la Constitution. Le Président de la République entend assister es-qualité à la messe que doit prononcer le pape François à Marseille le 23 septembre. La France ex « Fille ainée de l’Église » est- elle toujours bien laïque? Quelle réponse laïque donner à ces offensives politico-religieuses remettant en cause les principes de la laïcité? Nous vous invitons à venir en débattre au café laïque le lundi 9 octobre 2023, au patronage laïque.
Mercredi 13 septembre 2023, 19h30 à 21h30 en visioconférence. La France en miettes avec Benjamin Morel, Maître de conférences en droit public à l’Université Paris II Panthéon-Assas, Benjamin Morel est constitutionnaliste et politiste. Il a notamment publié un essai : « La France en miettes, Régionalismes, l’autre séparatisme », Cerf, 2023 .
Lundi 11 septembre 2023, 19h à 21h, au Patronage laïque Jules Vallès, 72, Avenue Félix Faure, 75015 Paris.
Choisir la laïcité, avec Fidaa H., citoyenne franco-libanaise et auteure de Le choix laïque d’une intranquille, préfacé par Nadia Geerts, Collection Débats laïques, L’Harmattan, 2023. Animation : Martine Cerf
Lundi 5 juin 2023 à 19h à Paris, au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 15e.
La laïcité au Mexique : tentative de mise en perspective par Victor Ramirez Izquierdo, représenté par Alain de Keghel, ancien diplomate. Animation : Martine Cerf.
Jeudi 11 mai 20023, de 18h30 à 20h30 en visioconférence (réservé aux membres de l’association) .
Comprendre le wokisme et y répondre, avec Xavier-Laurent Salvador, Professeur agrégé de lettres modernes et Maître de conférence en linguistique. Président et cofondateur de l’Observatoire du décolonialisme, auteur du Petit manuel à l’usage des parents d’un enfant woke, Cerf.
Mardi 9 mai 2023 à 19h à Paris, au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 15e.
Thème : Églises et organisations philosophiques dans l’Union européenne. Animation : Jean-Claude Boual.
L’article 17 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne institue un dialogue régulier entre les autorités de l’Union, les organisations religieuses et les organisations philosophiques et non confessionnelles. Pourquoi ce dialogue ? Quelles en sont les pratiques au quotidien ? Quels en sont les enjeux pour les citoyens de l’Union européenne comme pour ceux des États membres ?

Mardi 25 avril 2023 à 18h30, webinaire citoyen organisé par le Département Droit et transformations sociales de l’Université de Bordeaux
sur le thème : « Laïcité et services publics : quelles neutralités ? ». Assistance libre sans inscription.
Lundi 17 avril 2023 de 18h30 à 20h30 en visioconférence (réservé aux membres de l’association) .
Thème : Laïcité et formation des enseignants avec Clotilde Sauret, professeur de philosophie et formatrice des enseignants aux valeurs de la République et du principe de laïcité
Lundi 3 avril 2023 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Pourquoi les Allemands ont-ils tant de mal avec la laïcité ? Animation : Marc Horwitz.
L’Allemagne reconnait plusieurs cultes officiels, fiancés par une partie de l’impôt des fidèles. les Églises sont les premiers employeurs du pays et l’État leur confie une grande partie de l’action sanitaire et sociale. Quelle est la conception allemande du rôle des cultes et ses conséquences ?
Vendredi 24 mars 2023, de 14h à 18h au Palais du Luxembourg, 15 rue de Vaugirard, 75006 Paris et en Webinaire.
COLLOQUE ÉGALE EN COLLABORATION AVEC LE CLR : « SPORT ET LAÏCITÉ, MISE EN ŒUVRE DES VALEURS UNIVERSALISTES DU SPORT ». Voir le programme.
Vendredi 10 mars 2023 de 18h à 21h à Metz, au grand salon de l’hôtel de ville, conférence publique : Le concordat d’Alsace Moselle un communautarisme comme les autres ? Avec les interventions de Michel SEELIG, Charles COUTEL, Pierre OUZOULIAS Voir le programme
Vendredi 10 mars 2023 à 18h30 à Rennes, au Jeu de Paume, débat citoyen : De Téhéran à Rennes, défendre la liberté de conscience pour garantir le droit des femmes » avec Alexis Buixan et Nagin Hajizadeh. Voir l’affiche.
Lundi 6 mars 2023 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Les cimetières : comment la laïcité s’applique-t-elle ? Animation : Marc Horwitz.
La législation dans les cimetières autorise-t-elle les signes religieux, carrés confessionnels ? Qu’en est-il des souhaits des fidèles qui souhaitent rester entre eux ?
Lundi 6 février 2023 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : La laïcité dans le sport, avec Gérard Meydiot, responsable de la commission « sport » d’EGALE
Beaucoup de sports sont confrontés à une offensive permettant de porter des signes religieux dans les compétitions sportives alors que les règlements exigent une neutralité politique et religieuse afin que le sport demeure un lieu d’émancipation et de confrontation pacifique entre sportifs. En 2024, Paris organise les Jeux Olympiques. Le Comité Olympique international autorisera le port de signes religieux durant les épreuves en violation de la Charte olympique. En France, la majorité des fédérations sportives autorise le port de signes religieux en violation des règlements, certains prétendent même qu’il existe des tenues religieuses homologuées. Une généralisation de ces pratiques ne risque-t-elle pas de transformer toute compétition et manifestation sportives en affrontement religieux et politique entrainant le dévoiement de l’objet même des compétitions sportives?
Animation : Jean-Claude Boual.
Jeudi 26 janvier 2023 à 18h, assemblée Générale d’EGALE, MVAC du 15e arrondissement, 22 rue de la Saïda, 75015 Paris et en visioconférence par Zoom
Samedi 17 décembre 2022 à 9h30 à Rennes, café citoyen à la mairie du quartier Bréquigny Sud Gare.
Thème : Pourquoi avons-nous encore besoin de la laïcité ?
avec Fatiha Agag-Boudjahlat, essayiste, Catherine Maréchal, professeur agrégée d’histoire et de géographie, Alexis Buixan, docteur en droit public et enseignant chercheur. Cliquer pour voir l’affiche
Jeudi 9 décembre 2022, à partir de 14h, journée PEP, Laïcité et engagement citoyen.
Mardi 6 décembre 2022 à 19h à Issy-les-Moulineaux, Espace André Chédid, 60 rue du général Leclerc
Soirée – débat : « 1905-2022 : Que faire de la laïcité ? »
A l’occasion de la semaine anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 et dans le cadre du carrefour associatif de la ville d’Issy-les-Moulineaux, l’Union des Familles Laïques 92 propose une conférence au cours de laquelle Charles ARAMBOUROU (UFAL) interviendra en visioconférence, suivie d’un débat animé par Jean-Claude BOUAL (EGALE).
Lundi 5 décembre 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Point d’étape sur la laïcité en entreprise et au sein des professions réglementées avec Me Etienne Pujol et Me Anne Salzer.
La neutralité n’est pas obligatoire en entreprise, mais elle peut s’appliquer sous certaines conditions qu’il est nécessaire de connaître comme de comprendre le pourquoi des précautions prises. Les professions réglementées (avocats, notaires…) ont également un statut particulier et des règles spécifiques les concernent. Connaître, comprendre, s’informer, échanger sur ce sujet avec deux spécialistes, c’est ce que nous vous proposons.
Modération : Martine Cerf.
Lundi 21 novembre 2022 de 18h30 à 21h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
» L’entrisme des sectes dans le sport » par Alain Vivien, ancien secrétaire d’État, ancien président de la Miviludes et administrateur d’EGALE.
Lundi 7 novembre 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : une analyse laïque de l’actualité
» Peut-on analyser d’un point de vue laïque trois évènements : l’hommage à Samuel Paty, la contestation de la laïcité dans les collèges et lycées par des élèves qui veulent porter en cours des tenues vestimentaires manifestement religieuses et ostentatoires, les manifestations massives des iraniennes et iraniens contre le régime théocratique et le refus du port obligatoire du voile pour les femmes ? «
Animation : Jean-Claude Boual.
Dimanche 16 octobre 2022, à partir de 14h. EGALE participe au rassemblement au square Samuel Paty, place Paul Painlevé, 75005 Paris, en hommage à Samuel Paty. Voir l’appel des organisateurs
Samedi 8 octobre 2022, de 9h00 à 18h. Les Rencontres d’automne d’Unité Laïque au Palais du Luxembourg, à Paris, à l’invitation du sénateur Pierre Ouzoulias, avec le soutien d’EGALE, d’autres associations laïques et de medias.
Thème : RÉPUBLIQUE : REPRENDRE L’INITIATIVE #1
Cliquer pour voir l’affiche. Cliquer pour voir le programme
Lundi 3 octobre 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Enseigner la laïcité avec Ismaël M’Baye, président de l’association Expressions de France.
Enseigner la laïcité aux élèves des collèges et lycées n’est pas toujours chose facile, tant les préjugés et les idées fausses sont présentes dans les esprits. C’est pourtant ce à quoi s’attelle avec succès l’association Expressions de France. Son président, Ismaël M’Baye viendra faire part de son expérience.
Animation : Martine Cerf.
Samedi 10 septembre 2022, Forum des association à la Mairie 15e arrondissement de Paris. EGALE vous accueille sur le stand 48, Salle St Lambert
Samedi 25 juin à partir de 14h, fête de la laïcité au square Nadar, 2 Rue Saint-Éleuthère, 75018 Paris. EGALE vous attend sur son stand. Voir l’affiche de la fête de la laïcité
Lundi 20 juin 2022 de 18h30 à 21h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
« Islamisme et sport : une réalité qui dérange » par Médéric Chapitaux
Membre Conseil des Sages de la Laïcité du ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse, Médéric Chapitaux est expert dans le domaine de la radicalisation dans le sport. Il a publié Le sport, une faille dans la sécurité de l’État, Enrick B. Éditions, 2016
Lundi 13 juin 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris.
Thème : Laïcité et protection des personnes, animé par Martine Cerf.
Lundi 9 mai 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Thème : l’Europe et la laïcité. Animation : Jean-Claude Boual.
Le 9 mai est le jour de la fête de l’Europe, notre café laïque coïncide avec cet évènement. Cette coïncidence est une opportunité pour aborder le thème difficile de la laïcité dans l’Union européenne et dans les États membres. L’article 10 de la Charte des Droits fondamentaux de l’Union précise: » article 10 : Liberté de pensée, de conscience et de religion
1. Toute personne adroit à la liberté de pensée, de conscience et de religion. ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privé, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites.
2. Le droit à l’objection de conscience est reconnu selon les lois nationales qui en régissent l’exercice. »
Par ailleurs l’article 17 du traité de l’Union européenne de Lisbonne prévoit que « l’Union maintient un dialogue ouvert, transparent et régulier » avec les églises et et des organisations philosophiques et non confessionnelles. Quelles sont la portée et les conséquences de ces dispositions?
Lundi 4 avril 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Thème : Laïcité et vivre ensemble
La laïcité a-t-elle pour objectif le « vivre ensemble » ? Cette formulation largement utilisée recouvre-t-elle toute la réalité de l’ambition laïque ? Quelle était vraiment l’ambition des artisans de la loi de séparation de 1905 et qu’en reste-t-il aujourd’hui ?
Animation : Martine Cerf.
samedi 19 mars à 11h, SOLIDARITÉ PEUPLE UKRAINIEN à Rodez, Rassemblement , Place de la préfecture
Initiative citoyenne. Rassemblement sans identifications autres que les messages de soutien. Voir l’appel
Lundi 7 mars 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Le thème : « Laïcité et sport ». Animé par Marc Horwitz.
La neutralité dans le sport est inscrite dans la charte olympique. Qu’en est-il de ce principe dans le sport exactement ? Comment s’applique-t-il ? Comment traiter les revendications de porter une tenue spécifique à une religion ou les diverses manifestations religieuses que l’on rencontre chez des sportifs ?
Lundi 7 février 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France.
Tolérance et laïcité. Animé par Jean-Claude Boual
Souvent la laïcité est présentée comme la tolérance de toutes les options religieuses et de toutes les opinions. Le laïcité se réduit-elle à la tolérance ou est-ce un principe philosophique plus vaste, jusqu’à la liberté de conscience? Quelle différence entre tolérance et laïcité?
Lundi 31 janvier 2022, de 14h30 à 18h. Colloque EGALE : La Liberté de conscience en Europe. Consulter le programme. Voir les vidéos du colloque
Lundi 10 janvier 2022 à 19h à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Av. Félix Faure, 75015 Paris, France
Animation : Martine Cerf. Inscription obligatoire : https://patronagelaique.eu
Lundi 13 décembre 2021 à 19h, à Paris, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès
Faut-il en France, République indivisible, laïque, démocratique et sociale, en finir avec Noël et les jours fériés qui ont d’abord une signification religieuse ?
Animation : Marc Horwitz.
EVENEMENT : lundi 22 novembre de 18h30 à 20h30, ENTRETIEN d’EGALE sur le thème de l’enseignement du fait religieux l’école avec Aline Girard, conservateur général honoraire des bibliothèques et auteure du livre Enseigner le fait religieux à l’école : une erreur politique ? (Ed Minerve, 2021)
Réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
Lundi 15 novembre à Rennes, à 18h30, conférence de Jean Pierre Obin, salle Carrefour 18.Télécharger le flyer de la conférence
lundi 8 novembre 2021 à 19h, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès : Le blasphème.
Le droit de blasphème existe-t-il en France ? Qu’est-ce que blasphémer ? Un non croyant peut-il blasphémer ? Autant de questions qu’il faut clarifier afin de mieux comprendre les débats et enjeux actuels.
Animation : Jean-Claude Boual.
lundi 11 octobre 2021 à 19h, café laïque au Patronage laïque Jules Vallès : Réflexion sur la campagne sur la laïcité lancée par le ministère de l’Education nationale, ce qu’elle dit et ce qu’on en a dit.
Animation : Martine Cerf.
lundi 20 septembre 2021 de 18h30 à 21h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
Le point sur le régime dérogatoire des cultes d’Alsace et de Moselle animé par Michel Seelig
samedi 11 septembre 2021 de 10h à 18h, EGALE est présente au forum des associations du XVe arrondissement de Paris, Stand 222, square Jean Chérioux, 260 rue de Vaugirard, 75015 Paris
dimanche 5 septembre 2021, de 11h à 18h, au Parc des Ramiers à Blagnac, EGALE est présente au forum des associations de la ville.
Lundi 28 juin 2021 – 19h. CONFÉRENCE : l‘émancipation, pour quoi faire? par Martine Cerf
au Patronage laïque Jules Vallès, 72 Avenue Félix Faure, Paris 15e. Réservez dès maintenant votre place en cliquant ici
La laïcité vise à l’émancipation des citoyens. En quoi consiste-t-elle exactement ? Que peut-on faire de cette ouverture laissée à chacun ? Comment en retirer tous les fruits, individuellement et collectivement ? Quel rôle pour des citoyens émancipés dans la construction d’une république laïque ?
C’est au partage de ces réflexions que Martine Cerf nous invite.
Samedi 26 juin 2021, fête de la laïcité, de 14 h à 17h au square Nadar Paris 18ème, au pied de la statue du Chevalier de La Barre.
lundi 7 juin 2021, de 18h20 à 20h30 en visioconférence. Les États généraux de la laïcité, pourquoi ?
Animation Marc Horwitz.
mercredi 26 mai 2021 de 18h30 à 20h, ENTRETIEN d’EGALE réservé aux membres de l’association, en visioconférence Zoom.
Sujet : la participation d’EGALE aux Etats généraux de la laïcité. Animation : Martine Cerf. Le lien zoom vous sera envoyé une semaine avant l’événement.
lundi 1er mars 2021, de 18h30 à 20h30, en visioconférence Zoom.
Animation Marc Horwitz. S’inscrire: https://patronagelaique.fr/
mercredi 24 février 2021 de 18h30 à 20h, ENTRETIEN d’ÉGALE réservé aux membres de l’association,en visioconférence Zoom. Point sur le projet de loi confortant le respect des principes républicains.
Animation Martine Cerf. Le lien zoom vous sera envoyé une semaine avant l’événement.
lundi 15 février 2021, de 18h30 à 21h en visioconférence Zoom.
Point sur le projet de loi confortant le respect des principes républicains. Animé par Jean-Claude Boual.
lundi 18 janvier 2021,de 18h30 à 20h30 en visioconférence Zoom.
Le projet de loi confortant le respect des principes républicains. Animé par Jean-Claude Boual.
lundi 7 décembre 2020, de 19h à 21h en visioconférence Zoom.
« La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ». Qu’est-ce que cela signifie ?
Animation Marc Horwitz.
lundi 12 octobre 2020, Combattre le racisme dans la République laïque
Animation Martine Cerf.
Jeudi 5 mars 2020
Conférence : L’universalisme, un choix de société face au racialisme et au communautarisme par Guylain CHEVRIER, docteur en histoire, enseignant et formateur en travail social, vice-président du Comité Laïcité République.
L’universalisme républicain est un choix de société, celui de l’égalité et de la laïcité, de la raison, de la protection des droits et libertés de l’individu et qui s’affronte aujourd’hui à une montée des affirmations identitaires conduisant à assigner à une couleur de peau, une origine ou une religion, l’existence, au risque de communautés séparées, fermées, du communautarisme, fragmentant l’organisation sociale, interdisant le mélange.
Réservez dès maintenant votre place en cliquant ici
Samedi 7 mars 2020
32e colloque de la laïcité à Bruxelles : « Intelligence artificielle : mon boss ou ma camarade de boulot ? ». Renseignements et inscription
Mardi 9 mars 2020
Conférence : Les pièges identitaires Par Marc CRÉPON, philosophe, Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h
Dans ce dernier volet du cycle de conférences sur la démocratie, on tâchera de comprendre comment depuis plusieurs décennies, la question de l’identité empoisonne la plupart des « scènes politiques » démocratiques.
Mardi 4 février 2020
Présentation de la collection « Débats laïques » par Gérard Delfau, Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h. En savoir plus
Lundi 3 février 2020
Café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h. Thème : « La laïcité dans la politique municipale ». présenté et animé par Martine Cerf, secrétaire générale de l’association ÉGALE. Merci de confirmer votre présence sur le site du Patronage laïque Jules Vallès.
Lundi 13 janvier 2020
Café laïque au Patronage laïque Jules Vallès, Paris 15e à 19h
Martine Cerf animera le premier café laïque 2020 sur le thème d’actualité : « ces églises qui font de la politique : 3 exemples d’actualité : la Pologne, le Monténégro, l’Algérie ». Voir l’annonce
L’entretien d’EGALE: la question du voilement des fillettes – Michèle Vianès
Les conservateurs chrétiens de la génération Z américaine
Daniel K. Williams professeur d’histoire à l’Université d’Ashland dans l’Ohio livre une analyse en profondeur de la Génération Z dans une tribune du New York Times parue le 13 octobre 2025. En voici une synthèse :
Les jeunes nés de la fin des années 1990 au début des années 2010 présentent un profil statistique contrasté : un tiers d’entre eux ne se réclament d’aucune religion, en revanche une importante minorité adhère désormais à un conservatisme religieux aux conséquences politiques inquiétantes.
Ayant traversé la crise du Covid, ces jeunes semblent avoir trouvé un sens à leur vie dans une ferveur religieuse qui se confond avec le combat politique. D’après un sondage, ils sont plus pratiquants que leurs aînés et se retrouvent dans les positions que défendait Charlie Kirk récemment assassiné. Ils estiment que les valeurs de la société libérale et laïque ne répondent pas à leurs attentes, pire même, qu’elles constituent une menace existentielle.
Nombre d’entre eux, en particulier dans les milieux charismatiques souhaitent mener un combat spirituel contre ces forces qu’ils considèrent maléfiques et ils sont prêts à se transformer en martyrs de la foi dans cette bataille.
Ce qui est nouveau, c’est que cette tendance s’observe également dans les milieux noirs et latinos, jusque là traditionnellement pro démocrates.
Autre fait remarquable, le nombre des jeunes hommes pratiquants dépasse désormais celui des jeunes femmes, ce qui constitue un phénomène nouveau.
Ce sont ces jeunes pentecôtistes ou charismatiques qui sont le plus attirés par le populisme « anti-système » dont le président Trump est l’incarnation, et qui privilégie une dialectique manichéenne et guerrière propre à interdire toute contradiction.
Ce segment de population est largement favorable à un retour en arrière sur la législation concernant les LGBT, tout comme ils sont opposés à l’avortement.
Désormais, le candidat aux élections qu’ils soutiendront doit leur paraître se trouver « du côté de Dieu » afin de les « protéger » et de permettre qu’une société porteuse de leurs valeurs puisse s’imposer.
Au sein de ce groupe, un noyau important remet ainsi en cause la démocratie et le pluralisme religieux. La réalisation de ce projet leur semble difficile dans une société démocratique et certains dérivent déjà vers une vision plus autoritaire ou illibérale de gouvernement.
Femmes interdites de course à Londres
Le secrétaire aux communautés Steve Reid a qualifié « d’inacceptable » l’interdiction faite aux femmes de participer à la Muslim charity run, course de 5km organisée à Londres le dimanche 12 octobre pour lever des fonds pour la communauté musulmane.
Les organisateurs avaient annoncé l’événement comme une course inclusive ouverte à tous les coureurs quel que soit leur âge, valides comme handicapés. Les filles pouvaient également participer jusqu’à 12 ans.
Steve Reid s’est dit horrifié de voir les femmes écartées d’un événement se déroulant dans l’espace public et présenté comme le point d’orgue de l’année par la mosquée de l’est londonien (ELM) et coorganisé par le le London Muslim Centre
Le comité de surveillance de l’égalité (EHRC) a été saisi de l’affaire en vertu de l’Equality Act de 2010, loi censée garantir l’égalité des droits de tous les citoyens britanniques.
La mosquée a déclaré que les femmes étaient elles aussi associées à un grand nombre d’événements organisés au cours de l’année.
Source: The Guardian / Mardi 14 octobre 2025
Boualem Sansal élu à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique
C’est un hommage rendu à son œuvre courageuse et libre qui lui vaut de se retrouver dans les geôles algériennes. Il faut saluer ce geste de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique tout en regrettant le silence actuel de l’académie française dont on peut espérer qu’il n’est que temporaire.
Son comité de soutien a fait paraître un communiqué qu’on peut consulter ici
M.C
Communiqué du CLN: Un infiltré au ministère au service du cléricalisme
Guillaume Prévost, secrétaire général de l’enseignement catholique depuis le 1er septembre 2025, fut quelques années sous-directeur de la vie scolaire au ministère de l’Education nationale. N’était-ce pas là le bon endroit pour préparer son mandat auprès de l’Église et amplifier la concurrence avec le service public d’éducation ?
Dès ses premières interventions publiques, le nouveau secrétaire général de l’enseignement catholique (SGEC) a développé une « vision chrétienne de la sexualité », dans la droite ligne de la « Manif pour Tous » : le mariage est voulu par Dieu comme l’union d’un homme et d’une femme, en
vue de la procréation (….)
Lire le communiqué complet du Collectif Laïque National
De la laïcité en France
Patrick Weil
- Folio histoire – 2022
Il n’y a pas si longtemps, la laïcité allait de soi, unissait tous les Français, et nous distinguait des autres. Voilà qu’aujourd’hui elle nous divise. Dans ce court et vigoureux essai pédagogique, Patrick Weil repart du passé pour réparer le présent et préparer l’avenir. Car l’histoire de la loi de 1905, matrice juridique de la laïcité, fournit en réalité toutes les armes pour apaiser les querelles d’une France en guerre avec elle-même…
Les nouveaux antisémites
Nora Bussigny
– Albin Michel – 2025
Depuis le massacre du 7 octobre 2023, la machine s’est emballée. Avec la perspective des élections municipales de 2026 puis des présidentielles de 2027, les digues fragiles du « vivre-ensemble » ont cédé. De certains campus universitaires aux bancs de Sciences-Po, des municipalités où agissent des organisations liées à l’islam radical aux meetings de La France insoumise, Nora Bussigny a infiltré manifestations, groupes de paroles, happenings, boucles Telegram en France, à Bruxelles et à Columbia…
Sport et laïcité en 2025
Le sport féminin continue sa progression aussi bien pour le nombre de licenciées, tous sports confondus, que son exposition dans les médias. Les résultats français et l’engouement des JO de Paris contribuent fortement à ce résultat.
Les femmes sont de plus en plus présentes dans les instances des clubs, comme entraineuses et comme arbitres. Certaines entrainent des équipes féminines nationales (football, rugby, basket) et d’autres arbitrent des matchs masculins (football). Par exemple le Tour de France cyclisme féminin est dirigé par une femme. Après avoir été souvent reléguées en deuxième ligne, elles sont de plus en plus présentes sur le devant de la scène. Enfin dernier point majeur, pour la première fois, une femme : Kirsty Coventry, vient d’être élue présidente du CIO.
La FIA (Fédération Internationale d’Athlétisme), une des plus importantes fédérations sportives, vient d’exiger un test de féminité pour toute candidate qui s’inscrit à une compétition féminine. Ce test doit être passé une seule fois en début de carrière sportive, mais doit être présenté à chaque inscription en compétition. Ce n’est pas la seule fédération internationale à avoir cette démarche. Au début de septembre, les boxeuses françaises n’ont pu disputer les championnats du monde car les organisateurs n’avaient pas reçu les tests de féminité à temps (erreur de la fédération française !). Cette décision importante devrait permettre de trouver une solution générale au problème des transgenres au moins en ce qui concerne les compétitions. Cette question n’est certes pas en rapport direct avec la laïcité, en revanche elle impacte sérieusement l’égalité femme/homme.
L’entrisme religieux dans le sport est toujours d’actualité, mais, il se fait moins « remarquer ». En effet, il y a moins d’attaques frontales et spectaculaires dans le but de modifier les tenues sportives ou les règles sportives, mais le prosélytisme se fait plus insistant à l’intérieur même des clubs. Il devient de plus en plus fréquent de voir certains clubs refuser les femmes sous des prétextes fallacieux, d’assister à des prières dans les vestiaires, d’exiger de prendre la douche habillé à la fin de la pratique sportive, d’interdire aux femmes d’assister aux entrainements masculins, etc. Par exemple la prière dans les vestiaires se fait parfois en présence de tous les membres d’une équipe et on incite même les non musulmans à s’y joindre afin de faire « esprit d’équipe ». Toutes ces pratiques sont d’autant plus dangereuses qu’elles sont insidieuses et que bien souvent on les considère peu importantes voire négligeables. Les modes d’entrisme changent et s’adaptent à la résistance qu’elles rencontrent, d’où la nécessité d’une vigilance qui ne doit pas faiblir.
Gérard MEYDIOT
Responsable du Groupe Sport EGALE
Quelques suggestions de chantiers laïques pour le FSU-Snuipp
Le principal syndicat du primaire, la FSU-Snuipp, a jugé utile de proposer de renommer les vacances scolaires de la Toussaint et de Noël pour plus de « laïcité », ce que le Ministère de l’Éducation nationale a refusé.
Déjà en 2004, ce syndicat s’était montré défavorable au vote de la loi sur le port de signes religieux ostensibles par les élèves, faisant fi des circulaires Jean Zay de 1936 toujours en vigueur, et ignorant superbement les problèmes qui se posaient dans les classes avec les affirmations d’appartenance religieuse de certains élèves. Le « zèle laïque » qu’il montre subitement ne peut qu’étonner.
Alors pour aider ce syndicat qui a manifestement quelques difficultés à s’atteler aux questions qui se posent réellement dans les classes, nous suggérons quelques sujets pendants, sur lesquelles il pourrait formuler des propositions utiles aux enseignants et in fine, aux élèves.
- Comment favoriser la mixité à l’école quand des petits garçons déclarent de pas vouloir s’asseoir à côté de petites filles pour des raisons religieuses ?
- Comment enseigner la musique à des enfants qui se bouchent les oreilles pour ne pas l’entendre ?
- Comment enseigner des contenus qui sont contestés par les élèves et parfois leurs familles et le corollaire qui en découle : comment faire comprendre que savoir et croyance ne sont pas du même ordre et que l’école ne travaille que sur les savoirs, les croyances restant dans le domaine intime ?
- Enfin, un sujet qui ne concerne pas la laïcité mais qui ne peut qu’intéresser les enseignants adhérents ou non au FSU-Snuipp : comment faire baisser la violence qui s’exerce à l’encontre des maîtres et maîtresses, au nom de revendications identitaires ou autres et restaurer la sérénité dans les classes problématiques, condition première d’un apprentissage fructueux et de meilleures conditions de travail pour les enseignants ?
Il ne manque certainement pas au sein de ce syndicat, d’enseignants expérimentés qui pourraient formuler d’autres propositions sur des sujets brûlants. Alors, on leur demande ?
Martine Cerf
Des prises de positions inacceptables du Secrétaire Général de l’Enseignement Catholique (SGEC)
EGALE est partenaire de « Agir ensemble pour la laïcité » d’Issy-les-Moulineaux (92)
La ville avait inauguré l’an dernier le premier cycle de Mémoire & citoyenneté consacré à l’antisémitisme en partenariat avec la LICRA. Cette année, à l’occasion des 120 ans de la loi de séparation des Églises et de l’État du 9 décembre 1905, le cycle s’appelle AGIR ENSEMBLE POUR LA LAÏCITÉ.
ÉGALE est partenaire de l’opération : nous avons pu construire avec le Clavim, et nos amis de l’UFAL, un programme qui conjugue pédagogie pour les collégiens et lycéens, réflexion pour tous, art et convivialité : conférences, tables rondes, ateliers, expositions, jeux, déambulations, visites, théâtre, cinéma, cabinet de curiosité… sont au programme. Nous exposerons entre autres « L’émancipation laïque », exposition issue de la collaboration entre ÉGALE et Le Cercle Ferdinand Buisson …Nous remercions Bruno Jarry et toute l’équipe du Clavim pour le climat de confiance dans lequel nous avons travaillé pour élaborer ce programme.
Martine Cerf
Consultez le calendrier de Agir ensemble pour la Laïcité -2025-2026
Le sport féminin est en pleine ascension
La fédération internationale d’athlétisme impose maintenant de présenter un test de féminité à toute concurrente participant à une compétition féminine internationale.
Ce test est valable pour toute la carrière sportive, mais doit être présenté à chaque inscription. Une nouvelle qui va dans le sens de ce que nous préconisons.
Le sexe est biologique rien ne peut le changer. Le taux naturel de testostérone d’une femme est en moyenne 4 fois inférieur à celui d’un homme, et aucune méthode, traitement ou dopage ne peut l’amener à l’identique. Par conséquent à entrainement identique un athlète homme aura toujours plus de puissance qu’une athlète femme. Donc un homme qui veut s’inscrire dans les compétitions féminines a toujours un avantage naturel.
Pour info les boxeuses françaises ne pourront pas participer aux premiers championnats du monde de boxe féminine qui débutent ces jours ci car leurs tests de féminité n’est pas parvenu aux organisateurs dans les délais (problème d’administration et d’intendance !).
Il semblerait que les fédérations internationales comprennent enfin le problème.
Ce phénomène était connu dans les campus américains car là-bas les performances sportives comptent pour beaucoup dans les inscriptions d’écoles et de facultés, et cela commençait à se répandre ailleurs sans compter quelques cas spectaculaires aux JO comme, dernièrement à Paris, la boxeuse algérienne, reconnue plus tard comme présentant tous les signes biologiques masculins.
Autres nouvelles:
La coupe du monde de rugby féminin qui se déroule actuellement en Grande-Bretagne enregistre une large vague d’enthousiasme. De nombreuses chaînes de télévisions retransmettent tous les matchs et les téléspectateurs sont nombreux. Sur place, les stades sont bien remplis pour les matchs de poules, et les 80 000 billets pour la finale sont déjà vendus. Il y a 8 ans la finale de cette coupe s’était déroulée devant environ 5 000 spectateurs !
Beaucoup de sports féminins sont en pleine expansion : rugby, football, basket, volley, athlétisme, cyclisme…
Certains sports professionnalisent les femmes comme les hommes (pas encore aux mêmes salaires, mais ça vient !). Les médias
s’intéressent aux compétitions féminines et les championnes apparaissent de plus en plus à la télévision (par exemple le tour de France féminin retransmis comme le Tour de France masculin : même chaîne nationale). C’est un des effets JO positifs, en particulier grâce aux succès remportés par nos équipes nationales et nos championnes.
Mais n’oublions pas que les champions et championnes sont formés par les clubs de base qui très souvent n’ont pas de gros moyens et fonctionnent avec des bénévoles.
Gérard MEYDIOT
Responsable groupe sport EGALE
Plus de signes religieux à l’École nationale de la magistrature
Vendredi 5 septembre, le ministre de la Justice Gérard Darmanin a indiqué son intention de modifier le règlement intérieur de l’École nationale de la magistrature (ENM).
Le ministre a souhaité
qu’ «aucune tenue à connotation religieuse ne soit acceptée» affirmant que «la neutralité des futurs magistrats doit être indiscutable» (…) et «la laïcité doit être protégée et confortée partout dans notre société».
Ce changement de règlement fait suite à la présence, depuis deux ans, d’élèves portant des tenues à caractère religieux, notamment des voiles musulmans.
Un arrêté doit être pris par Gérald Darmanin afin que cette obligation soit définitivement entérinée.
Sources:
L’école de formation des imams de Château-Chinon a été dissoute
Le 3 septembre, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a annoncé en Conseil des ministres la dissolution de l’Institut européen des sciences humaines (IESH), école de formation d’imams créée en 1992 près de Château-Chinon (Nièvre).
Le centre avait été perquisitionné en décembre 2024 et frappé par un gel de ses avoirs en juin, accusé de financements qataris.
La rentrée de ses 220 étudiants semble très compromise.
Source: Marianne 4 septembre 2025
Madame, vous n’avez pas le droit
Delphine Girard
JC Lattès – 2025
« Madame, vous n’avez pas le droit. » Cette phrase a résonné plus d’une fois dans sa salle de classe ces dernières années, comme dans un nombre croissant d’écoles françaises. Une phrase qu’elle a entendue pour la première fois, alors qu’elle avait 25 ans et qu’elle présentait un extrait de Zadig de Voltaire devant une classe de première, dans un lycée professionnel de Meaux. Une phrase comme une injonction édictée par ses élèves, au détour de cours d’éducation civique évoquant les valeurs de la République : laïcité, liberté d’expression, esprit des Lumières, universalisme.
Québec : un rapport préconise de renforcer la législation sur la laïcité
Un rapport intitulé Laicite, bilan et perspectives a été publié en août 2025 par un comité d’études co présidé par l’ex-députée Christiane Pelchat et le professeur de droit Guillaume Rousseau. Ce comité, mandaté par le gouvernement Legault devait réfléchir à un renforcement de la Loi sur la laïcité de l’État québécois.
Dans l’analyse qu’en fait le journal le Devoir, on peut lire, entre autres préconisations : l’interdiction de porter des signes religieux pour les personnels des services pubiics de la petite enfance ou ceux qui sont subventionnées par l’État, de couvrir son visage pour les élèves des cégep (collège d’enseignement général et professionnel, enseignement post bac) pour les élèves, le refus des salles de prière sur les campus (ce que demandent les recteurs des quatre universités de l’État), la fin des subventions aux écoles religieuses…
L’intention générale est claire : renforcer la laïcité en clarifiant les lois qui en régissent l’application et protéger les élèves de toute pression religieuse quand ils fréquentent une institution de l’État.
Le Devoir rapporte les propos de Christiane Pelchat : « Accepter que des femmes soient complètement voilées durant un cours est aussi une « atteinte à la dignité des femmes », qui déplore aussi un « climat de religiosité » dans certains établissements ».
Le comité Pelchat-Rousseau recommande aussi que l’on mette fin « progressivement » au financement public des écoles privées religieuses et suggère la création d’un fonds pour les aider à se laïciser. Une mesure qui, si elle était envisagée en France, trouverait un écho plus que favorable auprès des organisations laïques.
Plusieurs autres recommandations témoignent de la volonté de ne pas voir une emprise religieuse s’exercer sur la société :
- Interdire la représentation et le port de signes religieux sur les affiches et dans les publicités du gouvernement.
- Mettre fin de façon progressive aux subventions et aux avantages fiscaux accordés aux organismes religieux, tout en créant un fonds pour leur laïcisation.
- Préciser dans la loi qu’une personne qui reçoit un service public ne peut pas exiger d’être servie par un employé d’un sexe particulier.
- Mettre fin à la pratique qui consiste à aviser les parents d’élèves qu’un contenu lié à la sexualité sera enseigné à leurs enfants.
- Créer un organisme indépendant veillant au respect de la laïcité.
- Mettre fin au financement des groupes antiavortement.
Christiane Pelchat insiste également sur l’importance de clarifier la notion juridique d’égalité entre les femmes et les hommes et le rôle que joue la laïcité dans le respect de cette égalité.
Le Québec, alors qu’il affirme ses valeurs laïques dans un objectif d’émancipation, se heurte régulièrement à l’incompréhension et à l’opposition parfois virulente des États anglophones du Canada, qui ont toujours autant de mal à comprendre que la laïcité est avant tout un principe de liberté et d’émancipation.
Martine Cerf
ÉGALE ET VCL REÇUS AU MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE
Le 25 août 2025, à la demande de la vice-présidente d’ÉGALE, Maryse Carrère, présidente du groupe RDSE au Sénat, une délégation d’’ÉGALE et de Vigilance Collèges Lycées était reçue au ministère de l’Éducation nationale afin de soumettre nos 10 propositions visant à améliorer l’application de la laïcité à l’école. Ces propositions étaient le fruit de la réflexion commune menée au cours du colloque de mai 2025 sur la réalité du terrain dans l’application effective de la laïcité à l’école. Elles se voulaient très concrètes et réalistes.
François de Sauza et Alexandre Serres représentaient VCL, Martine Cerf et Annick Henriot participaient pour ÉGALE. Nous avons été reçus par Victorien Lachas, Conseiller parlementaire et Élus et Nathalie Simonet, conseillère en charge des questions de climat scolaire, lutte contre le harcèlement, des valeurs de la République et de la laïcité.
L’entretien s’est déroulé dans un climat de confiance et de grande écoute, ce dont nous remercions nos interlocuteurs. Nous avons pu constater que nous partagions la même volonté de transmettre les valeurs de la République et la laïcité de la meilleure façon possible et nous avons bon espoir qu’un certain nombre de nos propositions seront mises en oeuvre prochainement.
Martine Cerf
Un internat catholique non mixte en Sologne / le communiqué commun signé par EGALE
COMMUNIQUÉ
Oui à l’intégration et à l’émancipation de tous les enfants par
l’école publique, non à tout projet scolaire partisan
Le projet d’une Académie Saint-Louis en Sologne, un internat catholique non-mixte,
soutenu par le milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin, a été autorisé par les
autorités, a annoncé le rectorat d’Orléans vendredi 18 juillet 2025. Et ce, malgré les
alertes et mises en garde exprimées dans une lettre aux autorités le 8 juillet par des
organisations et personnalités politiques, syndicales et universitaires qui demandaient
aux autorités de s’opposer à ce projet « au nom de la protection de la jeunesse et du
caractère non-scolaire de cet établissement, au nom du respect des principes
fondamentaux de notre république, au nom des intérêts fondamentaux de la nation ». Ils
ajoutaient que « fondée sur les valeurs traditionalistes de la religion catholique », la charte
de l’éducation adoptée par l’Académie « fait mine de s’intégrer dans les principes
républicains » et que le terme « “laïcité” n’apparaît à aucun moment ».
Cet établissement privé n’est que le premier établissement d’un projet d’internats
catholiques privés non-mixtes soutenus par le milliardaire.
Cette non-mixité de genre, après des décennies de consensus républicain autour de la
question de l’égalité filles – garçons à l’école, loin d’être anodine, révèle des
considérations rétrogrades pour l’école et la société.
Cette non-mixité sociale trahit le caractère élitiste et séparatiste du projet, alors que le
projet républicain considère l’école comme le lieu où tous les enfants, quelles que soient
leurs origines, se retrouvent dans un espace commun et sanctuarisé, loin des querelles
des hommes.
Ce projet religieux, s’appuyant sur « l’ “éducation intégrale”, telle que définie par l’Église
catholique », révèle le caractère séparatiste de la démarche dont on sait pertinemment
qu’elle sert le projet politique de M. Stérin, celui de porter au pouvoir des forces
antirépublicaines ennemies de la laïcité. Les cléricaux le savent depuis longtemps : tout
endoctrinement commence par les familles et par l’École.
De cela, l’École républicaine s’est avisée en rendant la scolarité de tous les futurs citoyens,
obligatoire, gratuite, laïque, mixte.
Pour nous, l’École républicaine doit instruire, éduquer et protéger les élèves et non les
endoctriner.
Pour nous, l’école ne saurait être l’apanage d’une communauté, d’un projet politique
partisan ou d’une entreprise.
Pour nous, l’école est un bien public, un bien commun, vecteur de promotion et de justice
sociales et lieu de transmission des principes de la République.
L’éducation par l’École publique laïque a été bâtie en vue d’instituer un projet national :
celui du lien social construit dans le quotidien d’un vivre et faire ensemble, celui de
citoyens en devenir appelés à accéder à l’autonomie, à l’esprit critique, dans le respect de
l’égale liberté de conscience.
On n’enseigne pas la liberté, et en premier lieu la liberté de conscience, quand
l’enseignement repose sur un dogme prétendant détenir à lui seul la vérité absolue. Et on
n’enseigne pas l’égalité quand c’est l’argent qui fait la différence de l’accueil au service
d’une élite.
Pour les signataires, l’École, là où se forge l’avenir de la Nation, doit s’appuyer sur une
conception du citoyen et de la République qui contribue à l’intégration et à l’émancipation
de tous les enfants.
L’École publique, laïque, gratuite est notre bien commun. Les signataires, attachés au
principe de laïcité notamment de l’École de la République, appellent tous les
républicains à la plus grande vigilance et à la mobilisation.
Paris le 25 juillet 2025
Signataires :
Agir pour la laïcité et les valeurs républicaines
Association des Libres-Penseurs de France
Association Européenne de la Pensée Libre
Association Laïcité-Liberté
Comité 1905 Auvergne Rhône Alpes
Comité Laïcité République
EGALE
Fédération Française de l’Ordre Maçonnique Mixte International LE DROIT HUMAIN
Fédération nationale des DDEN
Femmes Contre les Intégrismes
Grande Loge Féminine de France
Grande Loge Mixte de France
Grande Loge Mixte Universelle
Grand Orient de France
Grand Orient Latino Américain
Laïcité40
Le Chevalier de la Barre
Libres MarianneS
Ligue du Droit International des Femmes
Lumières laïques- Cercle Maurice Allard
Observatoire de la Laïcité de Saint-Denis
Union des Familles Laïques – UFAL
Unité laïque
Vigilance Collèges-Lycées
Montée de l’extrême droite en Europe : comment résister ?
| Le 8 juillet 2025, EGALE a participé au colloque organisé au Parlement de Strasbourg |
| Ces dernières années, des forces politiques d’extrême droite montent à nouveau en puissance, menaçant la construction européenne. Là où ces partis gouvernent, ils mettent en œuvre leur projet politique nationaliste et autoritaire, et s’en prennent aux droits humains, à la démocratie et à l’état de droit.
Cette poussée des partis d’extrême droite n’est pas irrésistible, loin s’en faut. Ils ont connu des revers, et perdu le pouvoir. Le mouvement laïque promeut les principes de liberté, égalité et solidarité. La laïcité, condition d’une démocratie effective, affirme l’universalité des droits humains et fournit une réponse de portée universelle indépendante de tous les particularismes. Il est urgent de comprendre la nature de la menace à laquelle nos démocraties font face, pour mieux y répondre. Cette conférence a pour objet de répondre aux questions suivantes :
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EN PRATIQUE :
|
laicite-secularism.eu |
Le Kazakhstan, pays à majorité musulmane, interdit la burqa et le niqab dans les lieux publics
Dans ce pays où 70% de la population est musulmane, où le port du foulard était déjà interdit à l’école, une loi du 30 juin 2025 vient élargir cette interdiction à tout vêtement masquant le visage. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev, a souligné qu’il était « préférable de porter des vêtements dans le style national »
Cette opposition franche à des pratiques d’un islam radicalisé se manifeste dans plusieurs républiques d’Asie centrale, alors que leur population est également majoritairement musulmane. Le Tadjikistan, le Kirghizstan, et l’Ouzbékistan disposent de lois du même type.
Ces républiques font la démonstration, s’il était besoin, qu’ il n’est pas nécessaire d’imposer cet enfermement aux femmes pour pratiquer l’islam.
M.C
L’ENTRETIEN D’EGALE : Extrême droite et catholicisme ultra conservateur en France – Juliette Grange
Juliette Grange
Agrégée de philosophie, Docteur d’État, Professeur des Universités émérite à l’Université de Tours, Juliette Grange est spécialiste de la pensée française du XIXe siècle, des questions de technique et d’environnement, de philosophie politique contemporaine. Auteur d’ouvrages universitaires, entre autres de La Philosophie d’Auguste Comte (PUF 1996), et d’essais contemporains : L’Idée de République (Agora Pocket 2008, réédition 2018), Pour une philosophie de l’écologie (Agora Pocket 2012). Depuis quelques années, elle se consacre à l’analyse des extrêmes droites actuelles – Les Néoconservateurs (Agora Pocket 2017). Elle prépare un nouvel ouvrage dont la sortie est prévue début septembre 2025.
Une lettre ouverte sur la fin de vie
Egale soutient cette initiative:
« Une lettre ouverte, générique a été adressée nominativement aux députés de l’Ardèche et de la Drôme qui ont émis un vote négatif ou se sont abstenus le 27 mai dernier au moment de la loi sur la fin de vie.
En préparation du futur débat au Sénat sur la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir, une lettre ouverte est transmise aux sénateurs et sénatrices des deux départements, pour information.
Pour les signataires de la lettre ouverte »
laiciterepubliqueevenements@gmail.com
Merci de diffuser la LETTRE OUVERTE
Etendre la loi de 2004 aux établissements privés sous contrat
Le 23 mai 2025, Pierre Ouzoulias, sénateur des Hauts de Seine et vice -président du Sénat, a déposé une proposition de loi pour étendre aux établissements privés sous contrat avec l’Etat les dispositions de 2004 encadrant le port de insignes religieux
COLLOQUE 2025: La laïcité à l’école : réalités et perspectives
Message de Maryse CARRERE, Sénatrice des Hautes Pyrénées, lu par Françoise Laborde, présidente d’EGALE
Table ronde 1 : La vie des enseignants
▪ Catherine BIAGGI, Inspectrice générale de l’Education nationale, du Sport et de la
Recherche, membre du Conseil des Sages
▪ Oumar KANAAN, professeur de philosophie en lycée, membre de VCL
▪ Simon CATROS, formateur laïcité à l’INSPE de Paris
▪ Alexandre SERRES, professeur d’histoire-géographie-EMC en lycée, membre de VCL
Modérateur : Marc HORWITZ, journaliste et spécialiste des questions de santé. Membre fondateur de
l’association EGALE
Table ronde 2 : Ce qui se passe dans les classes
▪ Stéphane AUROUSSEAU, professionnel de l’animation socio-culturelle, auteur de
Promouvoir la laïcité en milieu hostile, double ponctuation 2023
▪ René BADACHE, psychosociologue, sociologue clinicien, auteur compositeur, interprète,
comédien, intervenant
▪ Catherine MARECHAL, professeure d’histoire-géographie
▪ Jean-Pierre MARTIN, auteur de Allah n’a rien à faire dans ma classe, Racine 2024
Modératrice : Amandine HIROU, journaliste à l’Express
Conclusion : Françoise LABORDE, présidente d’Egale
Présentation des propositions au Ministère de l’Education nationale et aux partenaires de Jeunesse et Education
Liberté, liberté chérie
Avec la proposition de loi sur la fin de vie, ce qui s’annonce est la liberté de décider pour nous-mêmes de mettre un terme à une vie dont nous considérons qu’elle ne vaut plus la peine d’être vécue, en raison de trop de souffrances physiques et psychiques. Nous disons que de ce « trop » nous sommes seuls juges pour nous-mêmes et que l’application de ce droit doit s’exercer dans un cadre éthique solide et réfléchi. Rien de plus. Et c’est cela précisément que conteste la Conférence des responsables de culte en France (CRCF).
Dans un communiqué récent, les signataires, des représentants du catholicisme, du protestantisme, de l’islam et du judaïsme, interpellent les députés qui débattent à l’Assemblée nationale. Selon eux, le texte manque de garanties éthiques et constitue même une « rupture anthropologique ». Pourtant les questions éthiques sont bel et bien débattues dans l’hémicycle. Elles sont même au cœur des débats mais les opposants à une loi sur la fin de vie ignorent volontairement l’efficacité du cadre éthique mis en place chez nos voisins belges quand ils ne le dénigrent pas. C’est ainsi que malgré leurs allégations, il faut constater qu’une telle loi n’a nullement conduit à « exercer une pression sourde mais réelle sur les plus vulnérables » comme ils l’écrivent. C’est tout le contraire qui s’est produit en Belgique où la loi s’applique depuis 2002 et donne lieu à des rapports d’évaluation bisannuels. Parmi les malades atteints de pathologies graves, certains n’envisagent pas cette possibilité et d’autres sont soulagés de savoir que mettre un terme à leur souffrance est à leur portée. Ils traversent leurs derniers jours avec une sérénité plus grande et peu d’entre eux prennent cette décision ultime et c’est très bien ainsi : 97%[1] des patients décident de ne pas utiliser ce droit. 23 ans après le vote de la loi, on est bien loin de la déferlante d’euthanasies que certains agitent pour dramatiser le débat.
Mais reconnaître aux individus cette ultime liberté revient à les soustraire au pouvoir que d’autres voudraient exercer sur eux en leur imposant leur morale. C’est la conséquence logique de la séparation des Églises et de l’État. C’est peut-être cela que nos responsables de culte ne supportent pas.
Martine Cerf
[1] Rapport 2024 aux Chambres législatives de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie.
Oui, il faut constitutionnaliser les articles 1 et 2 de la loi de 1905
Le Collectif laïque national se félicite que l’un de ses membres historiques, le Grand Orient
de France, ait lancé une pétition pour la constitutionnalisation des principes contenus dans
les articles 1 et 2 de la loi du 9 décembre 1905 « concernant la séparation des Eglises et de
l’Etat » :
Art. 1er : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice
des cultes sous les seules restrictions édictées (…) dans l’intérêt de l’ordre public.
Art. 2 : La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. (…)
Cette initiative répond à une revendication portée depuis plusieurs années par le Collectif.
Elle paraît seule en mesure de lever les ambiguïtés jurisprudentielles qui subsistent dans la
définition de la laïcité et son champ d’application.
Le Collectif rappelle que la laïcité, pilier de la République, est le cadre juridique qui porte la
liberté et l’égalité au plus haut niveau, assurant ainsi l’émancipation individuelle nécessaire à
la fraternité républicaine. Sa consécration constitutionnelle doit se faire sans restriction.
Les associations signataires invitent chacune et chacun à s’associer à cette pétition sur le
site Change.org : https://chng.it/RqdgFyxLdh
Paris, le 16 avril 2025
La laïcité protège aussi les croyants !
COLLECTIF LAÏQUE NATIONAL
L’assassinat d’un jeune malien, Aboubakar Cissé, dans une mosquée de La Grand-Combe (Gard) par
un autre jeune qui l’a filmé agonisant est un drame absolu. La barbarie de cet acte, quelles qu’en soient
les diverses motivations, ne peut qu’accabler les consciences humaines. Le Collectif laïque national
exprime tout son soutien à la famille et aux proches d’Aboubakar.
Que ces faits aient été commis dans un lieu de culte, à l’encontre d’une personne en prière, et assortis
de commentaires haineux invoquant précisément sa religion, constitue de surcroît une atteinte grave
aux principes de la République.
Le Collectif laïque national tient à rappeler que la liberté de religion est une liberté fondamentale,
découlant de la liberté de conscience. La loi du 9 décembre 1905, dont nous fêtons les 120 ans cette
année, garantit le libre exercice des cultes. Assassiner une personne parce qu’elle exerce ses droits
fondamentaux dans le cadre de la loi est un attentat contre la République.
Enfin, le fait d’accompagner un crime de propos visant la victime à raison, notamment, « de son
appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une prétendue race, une ethnie, une
nation ou une religion déterminée » constitue pour le code pénal une circonstance aggravante. La haine
raciste ou antireligieuse n’a pas sa place dans la République et doit être fermement combattue.
Le Collectif laïque national, parce qu’il tient par ailleurs à protéger la liberté de critiquer toute religion,
n’en dénonce qu’avec plus de vigueur le crime odieux de la Grand-Combe, et l’atmosphère de haine
entretenue aujourd’hui autour de « l’appartenance, vraie ou supposée » à une « religion déterminée » –
quelle qu’elle soit.
Paris, le 30 avril 2025
SIGNATAIRES:
ASSOCIATION DES LIBRES PENSEURS DE FRANCE (ADLPF)
AEPL – ASSOCIATION EUROPEENNE DE LA PENSEE LIBRE
AGIR POUR LA LAÏCITE ET LES VALEURS REPUBLICAINES
CERCLE FERDINAND BUISSON
COMITE LAÏCITE REPUBLIQUE (CLR)
FEDERATION NATIONALE DES DELEGUES DEPARTEMENTAUX DE L’EDUCATION NATIONALE
FEDERATION FRANÇAISE DE L’ORDRE MIXTE DU DROIT HUMAIN
EGALE (EGALITE, LAÏCITE, EUROPE)
FCI – FEMMES CONTRE LES INTEGRISMES
GRANDE LOGE FEMININE DE FRANCE
GRANDE LOGE MIXTE DE FRANCE
GRANDE LOGE MIXTE UNIVERSELLE
GRAND ORIENT DE FRANCE
GRAND ORIENT LATINO-AMERICAIN
LAÏCITE-LIBERTE
LIBRES MARIANNES
OBSERVATOIRE DE LA LAÏCITE DE PROVENCE (OLPA)
UNION DES FAMILLES LAÏQUES (UFAL)
UNITE LAÏQUE
Le gouvernement oublie que la France est une République laïque
La loi de séparation des Églises et de l’État aura 120 ans cette année et malgré tous les efforts de pédagogie de ces dernières années, force est de constater que le gouvernement oublie régulièrement ce que cela implique.
Il vient de décréter que les drapeaux devront être en berne sur les bâtiments publics, le jour des obsèques du pape François. Curieuse mesure en effet pour un État qui est censé ne reconnaître aucun culte et les traiter tous également ! Faut-il s’attendre au même hommage lors du décès d’un responsable musulman, juif ou bouddhiste ? On aurait pu espérer plus de rigueur d’un gouvernement qui soutient le plan de formation aux Valeurs de la République et de la Laïcité (VRL), ou continue de promouvoir les règles laïques à l’école, le respect de la Charte de la laïcité ou encore l’enseignement moral et civique.
Nous voilà aujourd’hui confrontés à un traitement d’exception consenti au catholicisme romain. Comment désormais faire la pédagogie d’un principe qui n’est pas respecté par ceux qui doivent le défendre ? Comment espérer que les citoyens s’y retrouvent dans une laïcité à dimension variable, un « deux poids deux mesures » tellement visible ? Nous qui sommes formateurs VRL et membres de la réserve citoyenne de l’Éducation nationale, nous ne savons pas comment nous pourrons répondre aux objections que nos interlocuteurs nous ferons sans aucun doute.
Sans nier son importance historique, on doit admettre qu’en 2025, le culte catholique concerne seulement une minorité de Français (29%) qui s’en revendiquent.
Plus grave, le pape François n’a cessé tout au long de son pontificat, d’afficher des divergences radicales avec nos valeurs de liberté et d’égalité. Il ne faudrait pas aujourd’hui tenter d’occulter cette réalité pour le transformer en un progressiste qu’il n’a jamais été.
Le pape François a toujours fustigé la laïcité française qu’il considérait comme « radicale ». Il prônait une « saine laïcité » qui aurait fait une place aux cultes dans la sphère politique…La traduction en clair de ces termes jésuitiques est que nous devrions renoncer à la séparation, trop radicale à son goût.
Ce même pape n’a cessé de s’attaquer au droit à l’avortement, allant jusqu’à traiter les médecins qui le pratiquaient de « tueurs à gages ». Il n’a cessé de recommander aux médecins catholiques de faire valoir leur clause de conscience afin de rendre, de fait, l’avortement impossible, faute de praticiens. Il n’a cessé de vouloir contrer les tentatives pour faire reconnaître ce droit par l’Union européenne.
Il a œuvré sans relâche pour que la loi sur la fin de vie ne soit pas votée en France, avec la complicité de responsables politiques assez peu respectueux de la démocratie pour vouloir à tout prix imposer leur point de vue à une écrasante majorité de Français qui réclament leur liberté de choix.
Nous n’oublions pas non plus que lors des attentats visant Charlie hebdo le 7 janvier 2015, le commentaire de François a été : « On ne peut provoquer, on ne peut insulter la foi des autres, on ne peut la tourner en dérision ». On venait juste d’assassiner 12 personnes pour lesquelles il n’a pas eu un mot de solidarité, oubliant que le délit de blasphème n’existe plus en France.
Et c’est pour cet opposant notoire aux valeurs de liberté et d’égalité qu’on voudrait faire passer pour un progressiste, que nous devrions observer un deuil national, piétiner nos valeurs et mettre les drapeaux en berne ?
C’est juste affligeant.
Martine Cerf
Pour cosigner ce texte : https://chng.it/jhkW7jXJKM
Restaurer la liberté académique et réaffirmer la laïcité dans nos universités
Le mardi 1er avril dernier, Fabrice Balanche, maître de conférences et directeur de recherche en géographie politique à l’Université Lyon-II, a été violemment empêché de dispenser son cours par un groupe de militants pro-palestiniens masqués. Ces derniers, dans une démonstration d’intimidation brutale, ont envahi son amphithéâtre, scandant des slogans accusateurs comme « sioniste » et « islamophobe ». Face à cette agression, l’enseignant a choisi de quitter la salle pour éviter tout affrontement.
Cet événement, aussi choquant qu’inacceptable, illustre une dérive préoccupante qui gangrène nos universités : l’emprise croissante de certains groupes idéologiques et religieux sur des espaces censés être dédiés au savoir et au débat intellectuel.
Un espace académique menacé
Les universités françaises ont toujours été des lieux privilégiés pour la réflexion critique, le dialogue ouvert et la transmission des connaissances. Pourtant, ces dernières années, elles sont devenues le théâtre d’affrontements idéologiques qui mettent en péril leur mission fondamentale. L’incident impliquant Fabrice Balanche n’est malheureusement pas isolé. Il s’inscrit dans une tendance plus large où des groupes militants cherchent à imposer leurs vues par la force, au mépris des principes républicains qui garantissent la neutralité des institutions publiques.
Ce climat délétère est exacerbé par une politisation croissante des débats universitaires. Certains mouvements, souvent qualifiés d’« islamo-gauchistes », s’emploient à légitimer des revendications radicales sous couvert de lutte contre l’oppression. Ces groupes exploitent les campus pour diffuser leurs idéologies et intimider ceux qui ne partagent pas leurs convictions. Dans le cas de Fabrice Balanche, son engagement académique sur les questions géopolitiques du Moyen-Orient a suffi à faire de lui une cible. Accusé d’être « pro-Assad » et « sioniste », il a été pris à partie par des militants qui ne tolèrent aucune nuance ou contradiction.
Une atteinte à la liberté académique
La liberté académique est un pilier essentiel de toute société démocratique. Elle garantit aux enseignants et aux chercheurs le droit d’explorer des idées, même controversées, sans craindre les représailles ou les pressions extérieures. Lorsque cette liberté est bafouée par des actes d’intimidation ou de violence, c’est toute la mission universitaire qui est mise en péril. En quittant son amphithéâtre sous les huées, Fabrice Balanche a fait preuve d’un courage remarquable en refusant de céder à la provocation. Mais son départ forcé est un symbole inquiétant de ce que nos universités risquent de devenir si ces dérives ne sont pas combattues avec fermeté.
Une leçon tirée des combats pour la laïcité
Il y a une décennie, un épisode marquant a illustré les dangers auxquels peuvent être confrontés ceux qui défendent fermement les principes républicains dans le cadre universitaire. Dans un IUT de Seine-Saint-Denis, j’avais dû faire face à des menaces de mort répétées, des agressions physiques et une campagne de diffamation orchestrée par des individus cherchant à instrumentaliser les locaux universitaires pour des pratiques religieuses contraires à la neutralité requise par les institutions publiques. Ces attaques étaient motivées par mon refus catégorique de céder sur le principe fondamental de laïcité.
Ce combat, qui s’est déroulé sous une intense pression médiatique et institutionnelle, a mis en lumière les risques encourus par ceux qui s’opposent aux dérives idéologiques. Diffamé et injustement suspendu par sa hiérarchie sous prétexte d’« islamophobie », j’avais finalement été innocenté après plusieurs mois de lutte acharnée devant les instances disciplinaires et judiciaires. Ce cas emblématique rappelle que défendre la laïcité exige une détermination sans faille face aux intimidations et aux pressions. Il constitue une leçon précieuse pour tous ceux qui, aujourd’hui, sont confrontés à des situations similaires dans le milieu académique.
Un besoin urgent de réforme
L’agression subie par Fabrice Balanche met en lumière l’urgence d’une réforme profonde pour protéger nos universités contre ces dérives idéologiques et religieuses. Les établissements d’enseignement supérieur doivent redevenir des sanctuaires du savoir où les débats peuvent se dérouler librement et sereinement. Cela nécessite d’abord un renforcement significatif des dispositifs permettant de garantir la sécurité physique et morale des enseignants. Aucun professeur ne devrait craindre pour sa sécurité en raison du contenu de ses cours ou de ses recherches.
Ensuite, il est impératif que les principes républicains soient appliqués avec rigueur au sein des campus universitaires. La neutralité religieuse doit être strictement respectée dans les espaces publics afin d’éviter toute forme d’instrumentalisation idéologique ou confessionnelle. Les activités militantes doivent également être encadrées pour s’assurer qu’elles ne perturbent pas le fonctionnement normal des institutions ni ne portent atteinte à leur mission éducative.
Enfin, il est essentiel que les autorités universitaires prennent leurs responsabilités en sanctionnant fermement tout acte d’intimidation ou de violence contre les enseignants ou les étudiants. La complaisance face à ces comportements ne fait qu’aggraver le problème en encourageant ceux qui cherchent à imposer leurs vues par la force.
Défendre nos valeurs républicaines
L’agression dont a été victime Fabrice Balanche est un signal d’alarme que nous ne pouvons ignorer. Si nous voulons préserver nos universités comme lieux d’épanouissement intellectuel et culturel, nous devons agir maintenant pour mettre fin à ces dérives idéologiques. Soutenir sans réserve cet enseignant est un devoir moral pour tous ceux qui croient en la liberté académique et en les principes républicains.
En tant que société attachée à ses valeurs fondamentales, nous devons réaffirmer avec force notre engagement envers la laïcité et la neutralité des institutions publiques. Ce combat dépasse le cadre universitaire : il concerne l’avenir même de notre République et sa capacité à garantir l’égalité et le respect mutuel entre tous ses citoyens. Il est temps que nous nous levions ensemble pour défendre ce qui fait notre force : une République libre, éclairée et fidèle à ses principes fondateurs.
Samuel Mayol
Maître de conférences HDR, ancien directeur de l’IUT de Saint Denis, Directeur du LaRA – ICD, Prix national de la laïcité 2015. Auteur de : « Laïcité, la République jusqu’au bout », et « Antisémitisme : la République en danger », éditions L’Harmattan.
Au Royaume Uni, une femme est désormais légalement définie par son sexe biologique
La Cour suprême du Royaume Uni a tranché : une femme est légalement définie par son sexe biologique.
Selon le Figaro, la question était posée à l’occasion d’une loi visant à garantir l’équilibre des sexes dans les conseils d’administration du secteur public.
Peut-être est-ce le signe que le bon sens commence à l’emporter. En effet, une définition portant sur le ressenti des personnes ou l’identité légale, parfois acceptée dans le but louable de ne pas discriminer les personnes transgenres se reconnaissant comme femmes, conduisait parfois à des situations délicates, comme la présence de personnes ayant physiquement les attributs d’un homme dans les vestiaires de femmes par exemple, ou encore, en compétition, des sportives développant la force physique d’un homme au détriment de ses homologues femmes qui n’avait plus aucune chance de gagner.
Espérons que cette clarification de bon sens fasse tâche d’huile en Europe et permette de chercher (et de trouver) des solutions équitables pour les femmes comme pour les personnes transgenres.
M.C
EGALE participe à l’inauguration d’un espace Samuel Paty à Rodez
Le 16 avril 2025 à 11h, le Maire de Rodez, Christian Teyssédre, a inauguré à Rodez un espace Samuel Paty, en bordure d’Aveyron. Bernard Ferrand, membre fondateur d’EGALE et Vice-président de l’Agglomération de Rodez poursuivait ce projet depuis plusieurs mois déjà. Il a été soutenu par la Maison Laicité 12 présidée par Myriam André et par le collectif Unité laïque. Sa persévérance a été récompensée. Lire le discours qu’il a prononcé un discours à l’occasion de cette inauguration.
INTERVENTION D’EGALE AU PARLEMENT EUROPEEN
Le 18 mars 2025, Madame Antonella Sberna, vice-présidente du Parlement européen chargée du dialogue avec les organisations confessionnelles et philosophiques (art 17 du Traité de fonctionnement de l’Union européenne) avait invité les organisations religieuses le matin et les non-confessionnels l’après midi. Elle renouait ainsi avec une pratique de division des interlocuteurs que nous espérions révolue, car il nous a toujours semblé qu’il était nécessaire d’être regroupés pour dialoguer sur des sujets qui nous concernent tous les citoyens également; qu’ils soient athées, agnostiques ou croyants. Vincent Depaigne était présent pour la Commission européenne.
Il nous était demandé de donner notre sentiment sur le programme de travail 2025 de la Commission qui avait été présenté et discuté au Parlement quelques semaines auparavant. Il est à noter que le Réseau Laïque Européen était invité pour la première fois et représenté par François Finck. Martine Cerf représentait l’association EGALE.
Madame Micaela Del Monte, Cheffe de l’unité des politiques citoyennes, a exposé et commenté les grands axes du programme de travail et une discussion ouverte a suivi entre tous les participants,représentants d’associations philosophiques et non confesssionelles.
Quand l’obscurantisme sévit à l’université
A l’université Lyon-II, un groupe d’étudiants cagoulés ont interrompu le cours de géographie du professeur Fabrice Balanche en le traitant de « sioniste ». Celui-ci a dû quitter l’amphithéâtre. Ceci se passait le 1er avril, et l’épisode peut être vu dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.
Selon Le Point : « Quelques jours auparavant, l’enseignant avait pris fait et cause en faveur de la décision de l’université de ne pas autoriser, dans ses locaux, la tenue d’un repas de rupture du jeûne de ramadan, décision qui avait entraîné un blocage du campus de Bron.
Autrement dit, pour s’être opposé à une manifestation religieuse qui n’a rien à faire à l’université, cet enseignant s’est retrouvé dans le collimateur d’un groupe dont on ne sait plus s’il faut le qualifier d’islamo gauchiste ou simplement d’islamiste. En tout cas, il semble bien qu’on puisse lui attribuer le qualificatif de fascisant puisqu’il voulait interdire par l’intimidation toute expression non conforme à ses opinions considérées comme des dogmes qu’on se doit d’adopter.
Le Point souligne également que tous les chercheurs qui comme lui (Gilles Kepel, Bernard Rougier, Florence Bergeaud-Blackler) traitent de l’islamisme de façon critique et non apologétique et en démontent les mécanismes, sont régulièrement en butte à des intimidations et des menaces bien réelles.
Le collectif Vigilance Universités a aussitôt réagi par un courrier envoyé à la présidente de l’université.
Selon Le Figaro, Fabrice Balanche, a déposé plainte ce samedi 5 avril, et l’université devait faire de même dans l’après-midi du même jour.
Il reste que ces pratiques propres à générer l’obscurantisme ne sont pas admissibles et qu’on doit exiger que les universités agissent pour les faire cesser. L’université doit rester un lieu de débat et de recherche libres et non dogmatiques. La liberté de pensée et de parole doit continuer de primer et la religion n’y a pas sa place, sauf comme sujet d’étude anthropologique, sociologique ou historique…
Martine Cerf
Intervention au lycée d’Estienne d’Orves à Carquefou, près de Nantes
Ce 8 mars 2025, Françoise Laborde était invitée, ainsi que Marika Bret, présidente du Printemps républicain, au lycée public Honoré d’Estienne d’Orves à Carquefou en périphérie de Nantes pour parler des droits des femmes, du féminisme et des violences. La définition et l’actualité du féminisme universaliste et de la laïcité ont été largement traités, en particulier au travers de la Frise Droits des femmes.
Communiqué du Comité de soutien à Boualem Sansal
Il est temps de respecter les femmes !
L’article 50 de la charte olympique dispose qu’« aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n’est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique ». On ne pourrait soupçonner les autorités olympiques de vouloir exclure qui ce soit, quand on sait l’intention première de l’olympisme, depuis Pierre de Coubertin.
On s’interroge beaucoup sur le fait que de jeunes sportives réclament de porter un voile qui cache leurs cheveux pendant les compétitions, sans s’interroger sur les raisons qui les poussent à refuser les règles communes. Pourtant, C’est bien celles-ci qu’il faut préserver tant elles sont indispensables à la dimension unificatrice du sport. On doit s’interroger sur les motivations de ceux et celles qui réclament que ce soit leurs règles soi-disant religieuses qui s’imposent.
Quand on connaît les conditions d’apartheid sexuel que vivent les Iraniennes ou les Afghanes pour ne citer qu’elles, on ne saurait ouvrir la porte à des pratiques qui nient toute liberté aux femmes, que des centaines de millions d’entre elles subissent dans le monde.
C’est avec un peu de tristesse que nous avons appris que Teddy Riner avait cru devoir alerter sur le risque de « priver de sport et donc d’une activité sociale » les femmes qui portent le voile. Heureusement la réponse de l’ancien champion du monde des poids super-coqs WBA, Mahyar Monshipour, qui sait de quoi il parle pour être né en Iran, a été plus réaliste : « Permettre l’apparition du fait religieux dans le sport, c’est la fin de la liberté des femmes parce que dans cette idéologie religieuse que malheureusement les Français ne connaissent pas, la femme est un objet à la disposition des hommes. » et il ajoute : « Teddy, tu ne connais pas le sujet, ne t’en mêle pas…. Teddy, s’il te plaît, si tu ne veux pas que ta fille, ta cousine, ou ta sœur se fasse insulter parce qu’elle va à la piscine ou à la plage en maillot, qu’elle se fasse insulter quand elle sort le soir, qu’elle se fasse traiter de fille de petite vertu, ferme-la, et parle de choses que tu connais ».[1]
Alors j’ai envie de dire, comme Mahyar Monshipour, à tous ceux qui considèrent comme normal qu’une femme doive se cacher sous un voile ou qu’on ne la regarde pas dans les yeux quand on lui parle, qu’on refuse de lui serrer la main pour la saluer, qu’on refuse de travailler avec elle, qu’on refuse de s’asseoir sur un siège occupé précédemment par elle… A tous ceux qui trouvent normal qu’au nom de pseudo préceptes religieux on piétine la dignité des femmes : S’IL VOUS PLAIT, FERMEZ-LA !
Martine Cerf
[1] Sur RMC sport le 24/3/2025
Les Turcs se mobilisent pour la démocratie
Le 19 mars 2025, à l’aube, les policiers turcs ont arrêté le Maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu chez lui, devant sa famille, pour des accusations de « corruption » récusées par l’intéressé. Il a été relevé de ses fonctions et reste incarcéré depuis.
Ekrem Imamoglu avait déjà vu son diplôme universitaire annulé le 18 mars lorsqu’il s’était déclaré candidat aux prochaines élections présidentielles turques. Le régime autoritaire d’Erdogan, après avoir détricoté la laïcité mise en place par Atatürk et s’être employé à démanteler toute opposition par la violence, continue son œuvre de destruction de la démocratie.
Face à cela, la colère monte en Turquie. Ce sont d’abord les étudiants qui sont descendus par milliers dans la rue pour demander justice. Les manifestations se succèdent depuis et des dizaines de milliers de manifestants ont envahi la place de la mairie d’Istanbul hier dimanche 23 mars, ce à quoi les autorités ont répliqué avec brutalité. De gouvernement en place s’emploie à essayer de museler toute opposition en procédant à des centaines d’arrestations et en demandant la fermeture de comptes X d’opposants.
Les réactions officielles des démocraties se font attendre…
S.G et M.C
LE MAIRE AUX PRISES AVEC L’ISLAMISME

« Guide pratique »
Michel Delmas et Charles Malauzat – avant-propos de Gérard Delfau
L’Harmattan – 2025
L’islamisme, maladie de l’islam, infiltre de plus en plus notre territoire urbain et rural. Cette idéologie politico-religieuse n’a qu’un but, imposer une contre-société. Ses membres sont experts pour exploiter la moindre faille de notre démocratie et saper les fondements de la République.
Les maires sont parfois désarmés face aux agissements de ces extrémistes. Ce livre, conçu sous forme d’un guide et de questions/réponses, leur apporte des solutions concrètes, adossées aux règles de droit en vigueur afin de leur fournir…
Le Royaume Uni confie l’évaluation des établissements scolaires à un islamiste notoire
Selon le JDD, l’Ofsted, est une institution clé de l’éducation au Royaume Uni qui est chargée d’inspecter et d’évaluer les établissements scolaires. Le président par intérim qui vient d’être nommé pour cinq mois, le temps que le gouvernement désigne un successeur à la présidente démissionnaire est Sir Hamid Patel, une figure du communautarisme musulman.
On peut légitimement s’inquiéter de la nomination à cette responsabilité, d’un religieux défenseur du projet islamiste. Même si le Royaume Uni n’est pas laïque, on peut s’interroger sur le bien fondé de ce choix à ce poste là.
MC.
L’ENTRETIEN D’EGALE : Quels leviers pour une école moins inégalitaire en France ? – Jean-Paul Delahaye
Tout commence à l’école
Que de chantiers à prévoir dans la formation d’un citoyen pour qu’il passe du jeune enfant à l’adulte responsable !
Dès la maternelle, il fait l’apprentissage de l’altérité et de la vie en société, avec ses règles et ses contraintes. L’appréhension du monde qui l’entoure est au programme. En primaire il doit apprendre des savoirs fondamentaux, commencer à s’initier au sens critique, exercer son libre arbitre, toutes choses qui seront approfondies et perfectionnées dans le secondaire. Il doit aussi parfois être confronté à la nécessaire réflexion sur des questions de société comme la liberté d’expression, le harcèlement, l’antisémitisme, le racisme, l’homophobie etc.
Parce que cette tâche est immense, la société ne doit pas s’en décharger sur les seuls enseignants. Avec l’assassinat de Samuel Paty et Dominique Bernard, ils ont déjà payé le prix fort de leur engagement. C’est pourquoi, il faut saluer les initiatives prises par des mairies, des départements, des régions, pour faire reculer l’obscurantisme le racisme et l’antisémitisme.
ÉGALE apporte sa contribution en participant à l’animation du module « Caricature & Démocratie » conçu par l’association « Dessinez Créez Liberté (DCL) » en collaboration avec Charlie hebdo et déployé dans les lycées qui le demandent par la Région Île-de-France, avec l’accord bienveillant des rectorats concernés.
Nous avons à cœur de montrer aux enseignants que s’ils restent en première ligne, ils ont à leur côté des citoyens déterminés à les soutenir et amplifier leur action en s’impliquant avec eux.
Dans une période où trop de personnes s’isolent de la société en se repliant sur une communauté d’appartenance, où trop de justiciers autoproclamés dénoncent ce que d’autres font sans agir eux-mêmes, où l’attaque et l’insulte remplacent trop souvent le dialogue et le débat, ÉGALE continuera de porter les idées positives d’égalité de laïcité et de liberté et d’en faire la pédagogie partout où cela sera possible.
Martine Cerf
Cliquer ici pour s’informer sur Caricature & Démocratie.
AG 2025
God, Guns & Trump : que doit-on déduire de ce slogan ?
Une analyse publiée par Orela (Observatoire des religions et de la laïcité)
Le discours d’investiture du nouveau président américain Donald Trump a défrayé la chronique ces deux dernières semaines. Un des nombreux aspects commentés concerne l’image de soi qu’il a présentée, celle d’un homme sauvé par Dieu pour rendre sa grandeur à l’Amérique. Cette énième déclaration mérite que l’on s’attarde sur les liens entretenus par le 47e président des États-Unis avec la religion. Durant toute la campagne électorale, il s’est en effet présenté comme le porte-parole d’un peuple de Dieu menacé par les forces du mal impies. Les slogans « Jesus is my Savior, Trump is my President », « Made Amercia Godly Again », « God, Guns & Trump » ont fleuri sur casquettes et T-shirts, laissant penser que le « retour du religieux » était définitivement advenu. La linguiste Emmanuelle Danblon et l’historienne Cécile Vanderpelen-Diagre analysent ce phénomène.
CVdp : Bien davantage que lors de sa précédente campagne, Trump se prévaut d’une mission religieuse, voire mystique. D’une manière très significative, après sa victoire, il a prononcé un discours dans lequel il a donné à son succès politique une dimension religieuse, invoquant la doctrine biblique de l’élection. Lire la suite
En 2025, lors du 120ème anniversaire de la loi 1905, cette école ne doit pas être une école primaire publique de l’Éducation Nationale
La statue de la vierge Marie et les croix sont toujours bien en place depuis 2007
Une école primaire publique du département affiche des signes religieux ostentatoires. Un professeur d’histoire et un ancien instituteur interpellent, depuis plus de 10 ans, le Rectorat, les autorités locales, les associations laïques et les services de l’État.
En vain.
Un couvent occupé par des religieuses a été vendu à la mairie de Vailhourles pour en faire une école primaire du village en 2007. Des travaux ont été réalisés pour en faire une école publique et être mis à la disposition du Rectorat,
Malgré ce changement d’affectation, les symboles religieux existants ont été rénovés et conservés par la mairie.
Membres du Cercle Ferdinand BUISSON, ces 2 professeurs nous ont demandé d’intervenir.
Après vérifications, ni le bâtiment, ni les objets religieux ne sont classés au titre du patrimoine. La loi du 24 août 2021 confortant le respect des principes de la République et la circulaire publiée le14 janvier 20221 indique la liste des différents domaines concernant « l’organisation de services publics locaux ». Elle permet une procédure de déféré préfectoral qui a été envoyée en AR par avocat le 30 janvier 2025. Voir la lettre de l’Avocat .
Cette procédure demande à la Préfète de l’Aveyron d’intervenir dans de brefs délais pour que le Maire de Vailhourles respecte et applique la loi de la République.
Michel DUMONT
Cercle Ferdinand BUISSON
Nos instances
1 – LES MEMBRES DU BUREAU
Présidente : Françoise LABORDE, ancienne sénatrice de Haute Garonne president@egale.eu
Prix national de la Laïcité 2012, décerné par le Comité Laïcité République pour son action en tant que parlementaire-pour la proposition de loi dont l’objet est d’apporter une réponse législative au problème complexe auquel était confronté l’équipe de la crèche Baby Loup, celui d’un vide juridique au niveau national concernant la définition des conditions de garde des enfants les plus jeunes. Comment transcrire dans le droit les solutions aux problématiques d’intérêt général qui se posent sur le terrain.
A reçu le Prix national de la Laïcité 2012
Vice-Présidente : Maryse CARRERE, Sénatrice des Hautes-Pyrénées (Occitanie)
Présidente du groupe RDSE au Sénat
Vice-Présidente : Martine CERF martinecerf@egale.eu
Co-directrice du Dictionnaire de la laïcité (Armand Colin, 2011, réédition 2016) qui a reçu le prix de la l’initiative laïque de la MGEN, la Casden et la MAIF en 2012. Co auteur de Ma liberté, c’est la laïcité, (Armand Colin, Nouvelle édition octobre 2015), puis Vivre la laïcité, Dunod, 2022. Membre de l’Observatoire parisien de la laïcité.
Après des études de mathématiques, j’ai travaillé dans le monde du marketing et des médias où j’ai occupé des fonctions de direction des études puis de direction générale, en France et en Belgique.
Au cours d’une deuxième carrière entamée vers la quarantaine, j’ai créé une société de formation, après une formation complémentaire à la négociation aux États-Unis.
C’est assez tard que j’ai pris conscience que la laïcité que je croyais définitivement établie n’était pas encore consolidée en France. Lorsque vers les années 2000, j’ai réalisé ce que cela impliquait de menaces sur nos libertés, j’ai participé avec Gérard Delfau et les autres fondateurs à la création d’ÉGALE.
Ce combat pour la laïcité et l’égalité, je le mène pour que jamais personne ne puisse imposer à l’un de mes enfants et à ceux de leur génération ce qu’ils doivent croire et comment ils doivent penser.
Secrétaire générale : Marcelle BARRY
Proviseure honoraire, j’ai été longtemps investie dans des actions à caractère international. D’abord dans le cadre du programme Comenius de l’Union Européenne puis à la Mission Laïque Française où j’ai travaillé pendant 20 ans. Dans cette association, reconnue d’utilité publique, qui développe et gère, depuis 1902, un réseau d’établissements scolaires français à l’étranger, j’ai eu en charge la pédagogie, la formation, la communication et le développement. Ces fonctions ont permis la pleine réalisation des valeurs qui m’animent : humanisme, laïcité, ouverture, dynamisme et engagement.
Secrétaire Général Adjoint : Jean-Claude BOUAL
Ingénieur des Travaux publics de l’État en retraite. Ancien secrétaire général de la Fédération CGT de l’Équipement et de l’Environnement CGT de 1975 à1991. Membre de la Commission exécutive de la CGT de 1978 à 1992.
Chargé de mission sur les services publics de l’Europe et l’Europe sociale au ministère de l’Équipement, puis de l’Écologie de 1991 à 2010.
Spécialiste des services publics en Europe et des institutions européennes.
Pourquoi la laïcité ?
C’est mon activité professionnelle, les négociations en 1999/2000 sur les directives de « non-discrimination », ainsi que les débats et les travaux des deux Conventions qui ont élaboré l’une la Charte des droits fondamentaux de l’UE et l’autre le projet de Traité constitutionnel, qui ont attiré mon attention sur les questions de laïcité en Europe comme principe de non discrimination et de vivre ensemble.
Trésorier : Gérard MEYDIOT tresorier@egale.eu
Retraité de l’Aviation civile, ancien syndicaliste et très impliqué dans le monde associatif (culture, sport, loisirs), conseiller municipal d’une ville d’environ 5000 habitants pendant près de 30 ans, j’ai mesuré souvent les défauts d’application de la laïcité chez les élus des petites communes. Non par provocation ou volonté délibérée, mais très souvent par méconnaissance.
Soutenir le combat d’ÉGALE me parait une évidence, d’autant plus dans le contexte actuel.
Trésorier adjoint: Jean-Marc ISRAEL
Toute ma carrière a eu lieu à la Banque de France et à la Banque centrale européenne à Francfort où j’ai travaillé pendant 21 ans. J’ai beaucoup voyagé en Europe et à travers le monde pour animer ou participer à de nombreux groupes de travail, comités et pour des rencontres bilatérales.
Ces voyages m’ont ouvert aux différentes cultures et aux échanges avec des êtres humains aux langues, croyances, modes de pensée et aspirations diverses. J’ai ainsi renforcé ma conviction que le dialogue ouvert, l’écoute de l’autre, l’égalité en droit, l’équité et la laïcité sont des valeurs nécessaires au vivre ensemble. Ces valeurs sont trop souvent incomprises ou détournées de leur essence. Les tensions accrues, les conflits ouverts mettent à mal les progrès réalisés. Promouvoir ces valeurs dans un esprit d’ouverture et de solidarité est plus que jamais indispensable et m’a conduit vers ÉGALE.
Administrateur du site : Jean-Pierre GROSS
Pendant toute ma carrière de professeur agrégé d’anglais dans l’enseignement public, je me suis efforcé de transmettre les valeurs essentielles qui permettent de vivre ensemble et de s’épanouir, au premier rang desquelles figure la laïcité, garante de paix et de liberté.
La lutte contre la désinformation, le fanatisme et l’obscurantisme est permanente et toujours recommencée.
2 – LES ADMINISTRATEURS
Déléguée aux affaires juridiques: Danièle DEVILLERS
Par ma formation en droit public et par ma profession de magistrat administratif, j’ai la conviction que les droits individuels doivent s’exercer dans le respect des lois et de la Constitution, fondements de la démocratie. La loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État instaure la laïcité et garantit la liberté de conscience et de culte ; elle donne malheureusement lieu à des interprétations contraires et à des accommodements que notre association doit s’attacher à combattre. Elle connaît aussi des dérogations que l’histoire explique mais qui ne sont plus nécessairement justifiées au 21e siècle. Le risque est grand, dans une société où la légitimité tend à se substituer à la légalité, et alors que l’islam est en expansion, que son exclusion des quatre cultes bénéficiaires du Concordat en Alsace-Moselle et les privilèges réservés au seul culte catholique en Guyane ne suscitent des polémiques sur le thème de l’injustice et de l’inégalité. Agir pour mettre un terme à ces dérogations me semble ainsi une action salutaire. Je suis disposée à œuvrer avec ÉGALE en ce sens.
Déléguée à l’Enseignement: Annick HENRIOT
Enseignante puis inspectrice de l’Éducation nationale dans le 1er degré (maternelle et élémentaire) j’ai, tout au long de ma carrière été confrontée à des questionnements en rapport avec la laïcité ainsi qu’avec l’égalité filles – garçons. Problématiques, qui au cours des années, n’ont fait que s’intensifier et me conduisent, aujourd’hui retraitée, à m’engager auprès d’EGALE.
Délégué aux relations avec les partis politiques : Michel FOUILLET
Administrateur civil hors classe honoraire, j’ai exercé dans divers domaines : douaniers, financiers, ressources humaines, anciens combattants, simplification administrative en métropole et outre-mer. Militant syndical, je suis également engagé au Parti Socialiste au sein duquel je milite tout particulièrement pour la promotion de la laïcité. Très tôt, dans ma prime jeunesse, à Narbonne, j’ai pris conscience de la laïcité par le biais de la confrontation entre le patronage laïque et le patronage catholique. Bien plus tard, tout au début de ma carrière professionnelle, alors que je prêtais serment comme douanier au tribunal de grande instance de Metz, j’ai été véritablement choqué par la présence d’un crucifix derrière le magistrat auquel je m’adressais. C’est ainsi que j’ai pris connaissance du régime particulier des cultes d’Alsace et de Moselle.
Dans les années 70, à la Guadeloupe, je défendais mon administration au tribunal. La justice y était rendue « au nom du peuple français » alors qu’un crucifix trônait dans le prétoire de manière ostentatoire, pour ne pas dire attentatoire à la République pourtant constitutionnellement laïque. Certes, ce signe distinctif d’une religion a désormais disparu de ces lieux de justice, mais ces deux épisodes m’ont fait prendre conscience que la laïcité ne va pas de soi. Aux niveaux international, national et local, la laïcité est toujours en danger. Ce bien si précieux, nous devons le faire vivre, le défendre et le promouvoir.
L’association ÉGALE, en ce domaine, éveille les consciences et participe à cette promotion de ce trésor que constitue la laïcité.
Délégué à l’Outre-mer : José LUDGER

Fonctionnaire de l’Education Nationale à la retraite j’ai été dans ce Ministère Professeur de Lettres Conseiller en Formation Continue ..Parti en différentes Collectivités j’ ai exercé les responsabilités suivantes : Directeur des Affaires culturelles et sportives de la ville de Baie Mahault, Chef de Cabinet,Chargé de Mission de la Formation Professionnelle et de la relation avec les Chambres Consulaires à la Région Guadeloupe, Élu Conseiller Municipal de la Ville de Le Moule et Vice Président de la Communauté Nord Grande-Terre, Président fondateur de la Fédération Régionale Antilles Guyane Léo Lagrange. Secrétaire adjoint de la LDH Section Camille Mortenol Guadeloupe, membre fondateur de la loge maçonnique » TERRA ».
En conclusion je pense que mes différentes activités sont le témoignage de mon absolu dévouement aux causes de l’association EGALE.
NB: Après plus de 20 ans membre et responsable de la Fédération du Parti socialiste en Guadeloupe, je suis actuellement membre de « UTILE » LIOT.
Délégué aux collectivités territoriales : Michel SEELIG

Michel Seelig a été notamment professeur associé à l’Université de Lorraine et président du Conseil de l’IUT de Metz. Il donne toujours un cours sur les régimes dérogatoires des cultes pour un DU « Laïcité et principes républicains » à l’Université Toulouse Jean Jaurès.
Il est l’auteur notamment de « Vous avez dit Concordat ? » et de « César et Dieu – Deux millénaires de relations entre cultes et pouvoirs politiques » aux Éditions L’Harmattan.
Né en Moselle, je réside toujours à Metz, j’ai été très tôt confronté au régime dérogatoire des cultes dans les départements Rhin et de la Moselle. Le retour au 1er plan de l’actualité de ce dossier du Concordat et du régime confessionnel de l’école publique m’a conduit à adhérer à ÉGALE et à y accepter une responsabilité.
Conseiller de la Présidente pour les Affaires européennes : Alain VIVIEN
Député de Seine-et-Marne (1973-1991), Secrétaire d’État aux Affaires étrangères (1991-1992), conseiller d’État en service extraordinaire (1993-1997).
La laïcité est à mes yeux un des piliers de toute démocratie réelle. Elle a un caractère universel. Qu’elle soit reconnue constitutionnellement ne la rend pas moins nécessaire à l’ensemble des États adhérents à la Déclaration universelle des droits de l’homme, et plus particulièrement encore à ceux qui participent à l’Union Européenne et à ses institutions.
Déléguée aux Affaires européennes : Mireille RAUNET
Française de l’étranger pour avoir vécu plus de 30 ans en Afrique (Nord, Ouest, Centre, Est), Conseiller honoraire de l’Assemblée des Français de l’étranger et co-auteur avec Alain Vivien du QSJ « Les Français de l’étranger ». (2007). Membre du Conseil Économique et Social et environnemental (en 2001, 2007) et rapporteure d’une étude sur l’exode des compétences des africains francophones vers la France et le co-développement. Expert auprès de l’OCDE en matière de migrations internationales. Auditeur de l’IHEDN (Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale) (2003/2004), j’appartiens aujourd’hui au Comité Afrique de l’IHEDN
Je me suis engagée dans la Commission Europe pour participer avec une équipe à la défense et au respect de l’Article 17 du Traité de fonctionnement de l’UE. J’aime l’action d’ÉGALE dans la dénonciation neutre et sans apriori de toutes les formes de non-respect de la laïcité.
coordinatrice d’ÉGALE en Ille et Villaine: Françoise LE MER
Professeure puis Proviseure adjointe de l’enseignement public en Bretagne, ma région a su longtemps préserver un certain équilibre entre religion et respect des valeurs républicaines. Aujourd’hui cet équilibre est mis à mal et la laïcité attaquée frontalement ou par le biais « d’accommodements dits raisonnables ».
Mon engagement à ÉGALE est pour moi une évidence .
ÉGALE fait partie du Comité Laïcité 35, collectif d’associations, qui explique, défend la laïcité dans les quartiers, l’espace public, l’école, l’université et en dénonce toutes les atteintes.
Corinne BERRON
Bernard FERRAND

Vice président de l’agglomération de Rodez chargé de l’enseignement supérieur, ancien membre du conseil économique et social, ancien conseiller régional de Midi-Pyrénées, universitaire.
«À l’heure où la laïcité est en France mise en danger par des faiseurs d’opinion sans scrupule ; à l’heure où la coexistence pacifique entre les composantes nationales, européennes et internationales se fragilisent, il est urgent d’avoir un lieu de dialogue et de propositions consacré aux enjeux de la laïcité.
Tant d’un point de vue professionnel – j’ai été chargé de mission Laïcité de l’Université d’Évry- que dans mes engagements associatifs, j’ai toujours agi pour faciliter le vivre ensemble et l’intégration dans une communauté nationale unifiée. ÉGALE donne à ceux qui y adhérent une occasion supplémentaire de renforcer son idéal laïque.»
Luc HEIMENDINGER

Avant de devenir indépendant, mes grandes étapes de vie professionnelle ont été la musique, la médecine, la direction de projets et la direction d’institutions. En 2010, j’ai décidé de devenir indépendant en fondant mon cabinet Avatar Conseil, à Genève. J’exerce en qualité de médiateur de conflit et de projet, coach, superviseur, facilitateur en justice restaurative et formateur. Je suis actif dans et entre des entreprises/organisations, dans les domaines de la santé, du handicap, du social, de la politique, du secteur public et de la vie de quartier. D’orientation et de sensibilité fondamentalement systémique et interculturelle, j’interviens en Suisse, en France et en Belgique.
Mon engagement pour la laïcité et pour EGALE est motivé par la conviction que la laïcité, à l’instar, malheureusement, d’autres dispositions que nous croyons définitivement acquises comme le droit à disposer de son corps, doit absolument être préservée. Je suis, entre autres, membre du comité de la Licra Genève. La laïcité pour moi, c’est la liberté absolue de conscience. Croire ou ne pas croire est une affaire entre soi et soi. Selon moi, seule une société laïque permet de faire vivre ensemble, respectueusement et en paix, les personnes qui croient et celles qui ne croient pas en une puissance divine.
Marc HORWITZ
Journaliste depuis une cinquantaine d’année, spécialiste de santé publique, j’ai eu l’occasion d’aborder la problématique « laïcité » à de nombreuses reprises au cours de vie professionnelle. Ce fut notamment le cas quand j’ai abordé les problèmes du traitement de la douleur et de la fin de vie dans la série de 4 émissions « Voyage au bout de vie » diffusée sur TF1 en octobre 1986. J’ai également été un défenseur de la laïcité au sein du PRG (parti radical de gauche), puis du mouvement « Les Radicaux de gauche ».
Membre fondateur d’ÉGALE, je suis avec Gérard Delfau et Martine Cerf à l’origine de l’idée du « Dictionnaire de la laïcité » dont les deux éditions ont été publiées chez Armand Colin.
Hélène SERRES
Autrice et comédienne de théâtre à Paris, j’écris et je joue exclusivement des comédies sur des sujets de société.3 – Les Coordinateurs d’ÉGALE en Région.
Bretagne :
29- Pierre Bleuzen
35- Françoise Le Mer
56- Anne Gourvenec
Grand Est :
57- : Michel Seelig
Île-de-France :
75- : Jean-Claude Boual – Michel Fouillet
91- : Gérard Meydiot
92- : Martine Cerf
Guadeloupe :
José Ludger
Martinique :
Arlette Montalin
Nouvelle Aquitaine :
17- : Jean-Pierre Catala
Occitanie :
12- : Bernard Ferrand
31- : Françoise Laborde
Centre Val de Loire :
18- : Ali Nemiche
Provence-Alpes-Côte d’Azur :
84- : Jean-Pierre Fraysse
Réunion
Aurore Lagardère
Pour les contacter : contact@egale.eu
Aux frais de sa Majesté
Communiqué de presse de l’Union des Familles Laïques de Metz : La Grande Mosquée de Metz est-elle sous l’influence du Maroc ?
Alors que l’UFAL de Metz a engagé, il y a plusieurs mois, une procédure devant le Tribunal judiciaire de Metz pour contraindre la Grande Mosquée de Metz à publier ses comptes, l’association vient d’apprendre que ses responsables avaient enfin (!) rendu public les éléments comptables réclamés depuis de nombreux mois.
L’examen de ces documents a révélé qu’un don de l’étranger d’un montant de un million d’euros, émanant de Sa Majesté Mohamed VI, roi du Maroc, avait été versé en 2023 à la Grande Mosquée !
Cette information significative n’a pourtant pas été communiquée au conseil municipal de Metz, qui a accordé une subvention de plusieurs centaines de
milliers d’euros en 2024.
L’UFAL de Metz, qui avait déjà alerté le maire François Grosdidier et les élus de la collectivité sur le fait que l’examen de cette délibération se faisait sur la base de comptes non certifiés et non publiés, s’étonne qu’une information aussi importante n’ait pas été mentionnée lors des débats.
Ces révélations posent de sérieuses interrogations sur l’indépendance du projet de Grande Mosquée de Metz et confirment les doutes de l’UFAL concernant les informations plus que partielles fournies au conseil municipal…
L’Union des Familles Laïques de Metz a saisi le Tribunal administratif de Strasbourg en septembre dernier afin de faire annuler la décision de la Ville de
Metz
Pour tout contact : ufal57@ufal.org
Et si la République arrêtait de financer l’enseignement privé ?
Le CEDEC se bat depuis 42 ans pour la laïcité, et donc contre le financement des établissements scolaires privés par la République.
La loi Debré de 1959 et d’autres qui l’ont suivie ont trahi cet idéal de séparation, indispensable pour un fonctionnement équilibré et harmonieux de la démocratie, en donnant une place à nouveau particulière à l’Église catholique au sein de la République française. Les établissements catholiques ont, de ce fait, joué un rôle déterminant en redonnant au catholicisme une nouvelle « visibilité » (mot qui me fut dit en 1985 par Jean Honoré, à l’époque président de la Commission épiscopale auprès du monde scolaire et universitaire).
La droite politique est totalement partenaire du catholicisme dans cette trahison de la loi de 1905. Qu’une autre « religion » puisse prétendre aux mêmes avantages lui paraît incongru. Pourtant, l’égalité n’est-elle pas l’une des devises de la République? Donc, si l’État finance les écoles catholiques, pourquoi pas les établissements musulmans, s’il est prouvé qu’ils remplissent les conditions requises?
La véritable solution n’est-elle pas que la République – qui se doit de proposer un enseignement public irréprochable – ne finance aucun établissement scolaire privé, quelle que soit, s’il obéit à l’une ou l’autre, la religion dont il se réclame?
Didier Vanhoutte
Président du CEDEC et membre d’EGALE
Lire l’article de SaphirNews qui expose les revendications du Lycée Averroès de Lille pour son financement.
Le Parlement européen soutient Boualem Sansal
COMITE DE SOUTIEN INTERNATIONAL À BOUALEM SANSAL
Association loi 1901
Le Comité de Soutien international Boualem Sansal salue la Résolution du Parlement
européen condamnant à l’unanimité la séquestration arbitraire de l’écrivain franco
algérien à Alger et exigeant sa libération immédiate.
Le Parlement européen vient d’adopter ce 23 Janvier une Résolution commune
exigeant la libération immédiate et inconditionnelle de notre compatriote Boualem
Sansal, arbitrairement séquestré depuis le 16 Novembre 2024 par le régime algérien
au seul motif d’en avoir critiqué les dérives dans ses écrits et ses déclarations. Le
Comité de soutien international qui avait entamé une action soutenue depuis des
semaines auprès des parlementaires européens, se félicite d’avoir été entendu sur ses
demandes tant sur le rappel de la liberté d’expression et de l’indépendance de la
justice que sur la nécessité de conditionner l’accord d’association UE/Algérie en
cours de renégociation au respect des droits fondamentaux tel que prévu par cet
accord. Le Comité de Soutien international salue également la prise en compte par
la Résolution de sa proposition d’envoi d’une mission médicale européenne
d’urgence auprès de Boualem Sansal pour évaluer l’état de santé d’un homme âgé
de 80 ans et souffrant d’un cancer. Cette victoire démocratique n’aurait pas été
rendue possible sans la mobilisation permanente et pressante des membres du Comité
parfois dans un contexte de scepticisme, voire d’indifférence. Le Comité qui a saisi
les Présidents de la Commission et du Conseil et la Haute Représentante pour les
Affaires étrangères, Madame Kallas, en appelle désormais à ces autorités ainsi qu’au
Président de la République française afin que tout soit mis en œuvre, y compris par
une politique de sanctions adaptées, pour exiger une libération d’urgence de Boualem
Sansal dont la vie est en danger. Il en va de l’honneur de l’Europe, de la France et de
l’Algérie.
Contact presse : Revue Politique et Parlementaire : contact@revuepolitique.fr
06 60 20 15 56
Le comité de soutien international, composé de plus de 1200 membres, issus de sensibilités politiques pluralistes,
et de 20 nationalités différentes s’est constitué à l’initiative de la Revue et parlementaire dont Boualem Sansal
est l’un des membres.
ASSEMBLEE GENERALE LE JEUDI 30 JANVIER 2025 A 18H30
Un moment unique pour mieux comprendre la vie de votre association !
Rendez-vous à la MVAC15, 22 rue de la Saïda, 75015 Paris et en visioconférence
L’intolérance religieuse s’accroît en Algérie
Dans son rapport annuel, l’ONG Portes ouvertes alerte l’opinion sur la discrimination de plus en plus importante dont souffrent les religions autres que l’Islam en Algérie.
Ainsi récemment, les dernières églises protestantes évangéliques encore tolérées ont été fermées
D’après l’ONG, « le 2 mai dernier, la Cour d’Appel de Tizi Ouzou a confirmé la condamnation du pasteur Youssef Ourahmane, vice-président de l’Église Protestante d’Algérie à 1 an de prison ferme pour «célébration d’un culte non autorisé» dans un «édifice non permis à cet effet», pour avoir organisé une retraite spirituelle sur un site abritant une chapelle fermée par les autorités. »
Ces fermetures concernent environ 100 000 Algériens convertis au protestantisme pentecôtiste ou évangélique.
Seuls quatre diocèses catholiques bénéficient encore de la liberté de culte.
La Constitution algérienne stipule que les non-musulmans ne peuvent accéder aux poste importants du gouvernement et une ordonnance de 2006 interdit aux non-musulmans la pratique d’un culte en dehors de bâtiments agréés. Elle criminalise également tout ce qui pourrait « ébranler la foi d’un musulman. »
Sources:
ONG Portes ouvertes: Rapport 2025
En Indonésie, il est interdit de ne pas croire
Dans un article du 3 janvier 2025, le site Antara News rend compte de deux décisions de la Cour constitutionnelle indonésienne rejetant la demande de citoyens qui contestaient la validité des lois qui contraignent, d’une part, à déclarer l’appartenance à une religion sur leurs documents d’identité et d’autre part, fait obligation à des époux de se marier religieusement.
La Cour a justifié sa décision en expliquant que la liberté religieuse en Indonésie ne s’étend pas à la liberté de ne pratiquer aucune religion ou croyance.
Elle estime que la Constitution du pays s’est fixée pour objectif de faire du pays une nation religieuse. Le premier élément de la Constitution est explicitement nommé « Pancasila » (croyance en dieu) et les documents d’identité doivent refléter ce fondement du pays.
De la même façon, les mariages qui ne seraient pas fondés sur la religion ne sauraient être considérés comme valides, estimant que « croire en dieu et pratiquer une religion est nécessaire. » Cette disposition ne constituerait pas une forme de discrimination mais simplement une « limite légalement imposée. »
« La Cour a rappelé que « le mariage avait pour but de former une famille dans un foyer heureux et éternel avec l’aide de Dieu Tout-Puissant. » (…) et qu’il «constitue en lui-même un acte religieux encadré par l’Etat. »
Il est bon de rappeler que cette même Cour avait renouvelé par un jugement de 2023 l’interdiction des mariages interreligieux. Une loi de 1974 stipule que seuls les mariages au sein d’une même religion sont autorisés en Indonésie.
En 1986, un tribunal de district avait accepté dans un premier temps une telle union mais le puissant Conseil des Oulémas (MUI) avait porté l’affaire devant la Cour constitutionnelle qui lui avait donné raison et annulé le mariage.
Sources :
10 ans après, Toulouse rend hommage à Charlie
Charlie Hebdo
Rassemblements, 10 ans après les attentats terroristes de janvier 2015,
à l’appel du Printemps républicain, du Comité Laïcité République, de la LICRA et de Vigilance Collèges Lycées.
A Paris
Samedi 11 janvier 2025 à 11h, au 10 rue Nicolas Appert, 75011 Paris (anciens locaux de Charlie)
Un dépôt de fleurs sera organisé pour le public rue Nicolas Appert ainsi que boulevard Richard Lenoir. Pensez à vous munir de fleurs ! (petits bouquets ou à l’unité).
A Toulouse
Samedi 11 janvier 2025 à 15h, place du Salin
Adhésion 2026
Téléchargez le Bulletin d’adhésion
et renvoyez-le complété à tresorier@egale.eu
ou par courrier postal à : Association EGALE MVAC 15ème-boite 18, 22 rue de la Saïda 75015 PARIS
Royaume-Uni : fin de l’avantage fiscal des écoles privées depuis le 1er janvier
Depuis le 1er janvier 2025, les 2500 écoles privées du Royaume-Uni (soit environ 7% des élèves) devront payer la TVA de 20% sur les frais de scolarité. Le gouvernement travailliste a mis fin à un avantage fiscal « dont le pays ne peut plus se payer le luxe » argumente la ministre de l’éducation, Bridget Phillipson dans une tribune publiée le 28 décembre 2024. A cette exonération de la TVA s’ajouteront à partir d’avril 2025 les avantages liés au statut d’organisme de bienfaisances pour de nombreux établissements scolaires.
De l’argent pour les écoles publiques
Ces mesures permettraient à l’État de récupérer 460 millions de livres sterling en 2024-2025 puis 1,51 milliard de livres sterling en 2025-26. L’objectif du gouvernement est d’augmenter les recettes pour soutenir les finances publiques et les écoles publiques qui scolarisent 94% des élèves. Il estime que les frais augmenteront de 10% pour les familles en moyenne.
Un plan global pour les écoles publiques
Selon la BBC, Rachel Reeves a déclaré que « chaque centime » irait aux écoles publiques. Le parti travailliste a affirmé utiliser cet argent pour recruter 6 500 nouveaux enseignants dans les écoles publiques. Comme la France, l’Angleterre fait face à la difficulté de recruter des professeurs qualifiés, en mathématiques par exemple. La BBC souligne également que « dans le budget d’octobre, le gouvernement a alloué différentes sources de financement pour résoudre d’autres problèmes dans les écoles, tels que des bâtiments en ruine et un système en tension pour les élèves ayant des besoins éducatifs spéciaux ».
Pour l’Independent Schools Council (ISC), qui représente près de 60% des écoles privées avec 1400 écoles, le gouvernement sous-estime le nombre des élèves qui quitteraient le secteur privé pour le public. Pour le gouvernement, la taxe de la TVA sur les frais de scolarité verrait le transfert de 37 000 élèves vers le secteur public soit 6% des effectifs actuels des écoles privées.
En France, des enquêtes et des rapports ont été publiés sur les écoles privées, de la Cour des comptes comme des parlementaires, et ont révélé des dérives de certains établissements scolaires privés sous contrat, subventionnés à ¾ d’argent public sans contreparties et avec peu de contrôles. Aucune mesure choc n’a été prise
Djéhanne Gani
Nous nous souvenons du 7 janvier 2015.
Nous n’oublions pas le choc a été l’annonce du massacre perpétré à la rédaction de Charlie hebdo et à l’hyper casher de Paris. Nous n’oublions pas et ne pardonnons pas à ces brutes sanguinaires, ivres de leur haine de leur fascination pour la mort. Dix-sept victimes au total ont perdu la vie et nous n’oublions pas leurs noms.
Nous n’oublions pas non plus ceux qui ont vu la mort en face et que ces images continuent de hanter.
Les services de sécurité et de la justice font leur travail et, nous l’espérons, le poursuivront sans faiblesse. Mais il nous revient, à nous citoyens, après avoir rendu hommage à ceux qu’on a assassinés, de poursuivre l’œuvre que la plupart d’entre eux portaient, de prendre systématiquement le contre-pied de la haine et de promouvoir sans relâche notre projet de société laïque, émancipatrice et qui offre à tous liberté et égalité dans la fraternité.
Ces mots ne sont pas qu’une invocation, ils ont un sens : ils dessinent le cadre de la société dans laquelle nous voulons vivre et qui reste à construire par tous les citoyens républicains qui partagent cet idéal. Il nous revient de nous atteler ensemble à cette tâche en refusant la haine, les injures, les menaces les anathèmes en tous genre émis par ceux qui rêvent de provoquer le chaos pour installer leur pouvoir à n’importe quel prix.
Récuser les fausses informations et les dénonciations permanentes sur X, Tik Tok ou Instagram est nécessaire mais ne peut suffire. Il est urgent de réapprendre à réfléchir, parler et agir en termes de coopération, d’efforts communs, de dialogue fécond avec ceux qui ne pensent pas comme nous mais partagent la même quête d’une République laïque plus juste. Ceux-là sont légion. Ils défilaient par millions dans les rues partout en France avec des panneaux « Je suis Charlie ». Ne l’oublions pas.
Martine Cerf
Shen Yun: les coulisses du spectacle
Dans une article très documenté du 30 décembre 2024, le New York Times révèle les dessous de Shen Yun, un spectacle donné dans le monde entier et à la publicité très agressive.
Shen Yun Performing Arts, officiellement à but non lucratif, a vu son chiffre d’affaires progresser de façon vertigineuse depuis 2015 pour atteindre aujourd’hui un quart de million de dollars.
Le groupe est une émanation de Falun Gong, une organisation considérée comme un « Nouveau Mouvement Religieux » (NMR) et dirigée par son fondateur et gourou Li Hongzhi.
Falun Gong (appelée aussi Falun Dafa) a connu une violente répression en Chine à partir de 1999 et est devenue viscéralement anticommuniste. Elle possède encore des membres clandestins en Chine et revendique des dizaines de millions d’adeptes dans le monde entier.
Li Hongzhi est un maître du qi gong, la gymnastique chinoise, et son enseignement prétend s’appuyer sur les « traditions ancestrales millénaires de developpement personnel » et y associe des revendications de guérisons miraculeuses.
Le journal The Echo Times, qui est une émanation de Falun Gong, diffuse ses préceptes en version papier ainsi que sur Youtube. Le journal répand également des thèses conspirationnistes comme celle de QAnon et plus généralement soutient des positions d’extrême droite favorables à Donald Trump.
On peut le trouver distribué en gratuit dans des commerces en France. Aux États-Unis, une enquête fédérale pour blanchiment d’argent a conduit à la mise en examen d’un membre de sa direction.
D’après l’Union nationale des Associations de défense des familles et de l’individu victimes de sectes (UNADFI), en France, le spectacle de danse Shen Yun sert de vitrine promotionnelle au mouvement. Ses ressources proviennent de la vente de billets mais aussi d’une ligne de produits dérivés, vêtements et bijoux largement vendus aux membres.
Chaque membre est fortement encouragé à soutenir les activités du mouvement afin de prouver sa fidélité et et soutenir Falun Gong afin de progresser sur le « chemin divin » (path to godhood).
Selon l’enseignement de Li Huogzhi la pratique régulière de la méditation et la lecture de ses textes préserve la santé du corps en purgeant le mauvais karma qui cause les maladies. Les conséquences sur la santé des adeptes peuvent être désastreuses.
Shen Yun fonctionne en grande partie grâce à la participation bénévole des adeptes, danseurs et membres de l’organisation. Les adeptes financent également les autres activités de Falun Gong qui a bâti un réseau de sociétés au fonctionnement opaque chargées pour certaines de collecter des fonds publics.
Shen Yun a pu profiter de l’aide publique aux spectacles pendant la période du confinement.
Les sommes recueillies sont alors infusées dans le réseau.
D’autres entreprises et associations formées par les adeptes sont chargées, le plus souvent bénévolement, d’assurer la promotion et l’organisation d’un spectacle, les bénéfices étant reversés à Falun Gong.
Un important investissement immobilier a permis à Falun gong d’ériger son siège sur plus de 160 hectares au nord-ouest de New York. Étonnamment, la majeure partie du capital de Falun Gong est détenue en espèces.
Les responsables de Falun Gong, contactés par le New York Times, ont rejeté les conclusions de l’enquête.
Notre Dame, le pape, la Corse, l’Élysée et … la laïcité
Le pape François n’est pas venu à la réouverture de Notre Dame de Paris le 8 décembre malgré l’invitation d’Emmanuel Macron, qui, par ailleurs, ne souhaitait pas sa présence. Mais, il est venu le 15 décembre en Corse pour participer à un colloque sur « La religiosité populaire en Méditerranée », sans venir en France. C’est la troisième fois que le pape vient sur le sol français sans venir en France.
En ce début décembre 2024, le principe de séparation des Églises et de l’État a été mis à mal aussi bien par le pape que par nos dirigeants politiques nationaux et locaux. Le choix d’Emmanuel Macron de rouvrir Notre Dame de Paris le 8 décembre veille de l’anniversaire de la loi de séparation n’avait rien d’innocent ; il en est de même pour la venue du pape en Corse à l’invitation du cardinal- évêque d’Ajaccio. La célébration noyée en somme dans la « piété populaire » !
Le pape François, comme quasiment tous ses prédécesseurs, n’a jamais beaucoup apprécié la laïcité telle qu’elle s’est construite en France. Dans une interview au journal La Croix le 16 mai 2016 il disait notamment à propos de la laïcité en France : « La petite critique que j’adresserais à la France à cet égard est d’exagérer la laïcité. » et il poursuivait mettant en cause les Lumières « Cela provient d’une manière de considérer les religions comme une sous-culture et non comme une culture à part entière. Je crains que cette approche, qui se comprend par l’héritage des Lumières, ne demeure encore. La France devrait faire un pas en avant à ce sujet pour accepter que l’ouverture à la transcendance soit un droit pour tous ». La liberté de conscience, de religion et de culte qui en découle étant garantie à tous, la transcendance est bien un droit pour ceux qui y sont sensibles, ainsi que la non transcendance pour ceux qui n’y sont pas sensibles ? En fait, le pape ouvre un non sujet, afin de critiquer par le biais la laïcité. Et il conclut cette interview par « D’un côté, cette laïcité exagérée, l’héritage de la Révolution française et de l’autre, tant de grands saints »1 comme si les choses étaient équivalentes.
Pour mieux saisir l’enjeu politique de la visite du pape en Corse il n’est pas inutile de revenir sur ses précédents voyages en terre de France. Le 25 novembre 2014 il était à Strasbourg, où il a prononcé un discours devant le Conseil de l’Europe et un devant le Parlement européen (PE), le 22 septembre 2023 il était à Marseille et le 15 décembre 2024 à Ajaccio.
Le discours devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg
Dans son discours devant le Conseil de l’Europe le pape a commencé par plaider pour la paix, pour construire la paix, tâche permanente. Il a dénoncé les trafics d’armes et d’êtres humains et le « terrorisme religieux et international », « Cependant, la paix n’est pas la simple absence de guerres, de conflits et de tensions. Dans la vision chrétienne, elle est, en même temps, don de Dieu et fruit de l’action libre et raisonnable de l’homme qui entend poursuivre le bien commun dans la vérité et dans l’amour. « Cet ordre rationnel et moral s’appuie précisément sur la décision de la conscience des êtres humains à la recherche de l’harmonie dans leurs rapports réciproques, dans le respect de la justice pour tous » a t-il précisé.
Puis, s’appuyant sur le poète italien Clemente Rebora, qui dans un poème développe l’image d’un peuplier qui déploie ses branches agitées par le vent vers le ciel et son tronc solide et ferme sur ses racines, insiste sur la nécessité « pour marcher vers l’avenir, il faut le passé de profondes racines et… du courage » et donc rechercher la « vérité » , faute de quoi se « substitue à la conception de droit humain universel, l’idée de droit individualiste » avec « une mentalité scientifique qui isole. »
Il insiste sur les relations humaines et affirme : « Aujourd’hui nous avons devant les yeux l’image d’une Europe blessée » et interroge « A l’Europe, nous pouvons demander ; où est ta vigueur », il insiste sur l’aspect multiculturel de l’Europe et sur la nécessité de transversalité pour le dialogue intergénérationnel en sortant des « organismes » politiques religieux, culturels. « Dans cette perspective, j’accueille positivement la volonté du Conseil de l’Europe d’investir dans le dialogue inter-culturel, y compris dans sa dimension religieuse, par les Rencontres sur la dimension religieuse du dialogue interculturel. Il s’agit d’une occasion propice pour un échange ouvert, respectueux et enrichissant entre personnes et groupes de diverses origine, tradition ethnique, linguistique et religieuse, dans un esprit de compréhension et de respect mutuel. » précise-t-il. Il insiste sur l’apport « que le christianisme peut fournir au développement culturel et social européen dans le cadre d’une relation correcte entre religion et société », afin de « tirer profit d’un lien renouvelé entre les deux domaines, soit pour faire face à un fondamentalisme religieux qui est surtout ennemi de Dieu, soit pour remédier à une raison « réduite », qui ne fait pas honneur à l’homme. » Il indique que le « Saint-Siège entend continuer sa propre collaboration avec le Conseil de L’Europe » et termine son discours en affirmant : « Je souhaite que l’Europe, en redécouvrant son patrimoine historique et la profondeur de ses racines, en assumant sa vivante multipolarité et le phénomène de la transversalité en dialogue, retrouve cette jeunesse d’esprit qui l’a rendue féconde et grande. » façon subliminale de revenir aux racines chrétiennes de l’Europe.
Le discours devant le Parlement européen
Il s’est adressé au PE « à partir de ma vocation de pasteur », pas comme Chef d’État, par « Un message d’espérance fondé sur la confiance …. L’espérance dans le Seigneur qui transforme le mal en bien, et la mort en vie. » , il a insisté sur : « le lien étroit qui existe entre ces deux paroles : « dignité » et « transcendante ».
« Parler de la dignité transcendante de l’homme signifie donc faire appel à sa nature, à sa capacité innée de distinguer le bien du mal, à cette « boussole » inscrite dans nos cœurs et que Dieu a imprimée dans l’univers créé ; cela signifie surtout de regarder l’homme non pas comme un absolu, mais comme un être relationnel. » … Précisément à partir de la nécessité d’une ouverture au transcendant, je veux affirmer la centralité de la personne humaine, qui se trouve autrement à la merci des modes et des pouvoirs du moment. En ce sens j’estime fondamental, non seulement le patrimoine que le christianisme a laissé dans le passé pour la formation socioculturelle du continent, mais surtout la contribution qu’il veut donner, aujourd’hui et dans l’avenir, à sa croissance. Cette contribution n’est pas un danger pour la laïcité des États ni pour l’indépendance des institutions de l’Union, mais au contraire un enrichissement. Les idéaux qui l’ont formée dès l’origine le montrent bien: la paix, la subsidiarité et la solidarité réciproque, un humanisme centré sur le respect de la dignité de la personne.
Je désire donc renouveler la disponibilité du Saint Siège et de l’Église catholique – à travers la Commission des Conférences Épiscopales Européennes (COMECE) – pour entretenir un dialogue profitable, ouvert et transparent avec les institutions de l’Union Européenne. De même, je suis convaincu qu’une Europe capable de mettre à profit ses propres racines religieuses, sachant en recueillir la richesse et les potentialités, peut être plus facilement immunisée contre les nombreux extrémismes qui déferlent dans le monde d’aujourd’hui, et aussi contre le grand vide d’idées auquel nous assistons en Occident, parce que « c’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence » ?
Il a aussi parlé écologie avec une terre qui nous est prêtée, émigration avec la nécessité de bien les accueillir, droits individuels qui, portés à l’excès, détruisent le commun etc. et considéré qu’« on a une impression générale de fatigue, de vieillissement, d’une Europe grand-mère et non plus féconde et vivante. »
Le pape à Marseille
A Marseille le pape a fait quatre interventions, une homélie au stade Vélodrome sur « le tressaillement de foi » avec une messe dont il n’y a rien de spécial à dire du point de vue de la laïcité, un discours au palais du Pharo, un discours au mémorial aux marins et aux migrants disparus en mer et des « paroles » à Notre-Dame de la Garde. Le pape a été accueilli par la Première ministre Élisabeth Borne, le Président de la République l’a rencontré à cette occasion, alors que le pape n’est pas venu en France mais simplement à Marseille ! car ce qui le préoccupe, c’est la Méditerranée. A la fin de sa visite le pape a remercié les autorités françaises pour leur accueil : « Arrivé au terme de cette visite, je tiens à exprimer ma gratitude pour l’accueil chaleureux qui m’a été réservé, ainsi que pour tout le travail et les préparatifs qui ont été faits. Je remercie Monsieur le Président de la République et, à travers lui, je salue cordialement toutes les Françaises et tous les Français. Je salue Madame le Premier Ministre, qui est venue m’accueillir à l’aéroport ; je salue également les Autorités présentes, en particulier le Maire de Marseille. » A Notre-Dame de la Garde, les « Paroles » de François s’adressent au évêques et prêtres, les exhortant à la compassion, au pardon, à Marie et proclame : « port (er)ons à nos frères le regard de Dieu, portons à Dieu la soif de nos frères, répandons la joie de l’Évangile. »
Le discours du Prado est essentiellement consacré à l’accueil des migrants et au rôle que peut y tenir Marseille, ville « composite et cosmopolite », « mosaïque d’espérance, avec sa grande tradition multiethnique » , « source de la Méditerranée ». « N’oublie pas l’hospitalité » et le devoir de charité a insisté le pape. En fin de discours il a toutefois précisé : « Frères et sœurs, le défi est aussi celui d’une théologie méditerranéenne – la théologie doit être enracinée dans la vie ; une théologie de laboratoire ne fonctionne pas – qui développe une pensée qui adhère au réel, « maison » de l’humain et pas seulement des données techniques, en mesure d’unir les générations en reliant mémoire et avenir, et de promouvoir avec originalité le chemin œcuménique entre chrétiens et le dialogue entre croyants de religions différentes. » Le pape ne néglige jamais de rappeler que la raison est pauvre et insuffisante sans la dimension spirituelle rattachée à dieu.
Au mémorial dédié aux marins et aux migrants disparus en mer, François a consacré son discours à l’accueil des migrants et à la mémoire de ceux disparus en mer. « Trop de personnes, fuyant les conflits, la pauvreté et les catastrophes environnementales, trouvent dans les flots de la Méditerranée le rejet définitif de leur quête d’un avenir meilleur. C’est ainsi que cette mer magnifique est devenue un immense cimetière où de nombreux frères et sœurs se trouvent même privés du droit à une tombe, et où seule est ensevelie la dignité humaine. »
Notre-Dame de paris
François n’est pas venu à la cérémonie de réouverture de Notre-Dame à Paris le 8 décembre malgré les invitations réitérées d’Emmanuel Macron. « Je n’irai pas à Paris » avait annoncé le pape le 13 septembre à son retour d’Asie. Il n’aime pas « les grandes messes » mais apprécie les « messes de proximité »… avec plusieurs dizaines de milliers de fidèles. C’est pour cela qu’il a préféré la Corse à Paris, la Corse ou Marseille à « la France ». La cathédrale est propriété de l’État, c’est lui qui a dirigé et financé en partie la reconstruction2. Emmanuel Macron en a fait une affaire personnelle et en a profité pour se mettre en scène avec d’autant plus de joie que les délais fixés ont été respectés grâce à des lois spécifiques qui ont consisté à ne pas appliquer les lois. Pour la cérémonie d’ouverture, E.Macron a donc voulu capitaliser sur sa réussite et a invité la moitié des sommités de la planète qui est venue à Paris. S’il n’est pas anormal que la célébration de la fin du chantier fasse l’objet d’une cérémonie étatique, il n’y avait pas obligation pour le chef de l’État de participer aux cérémonies religieuses et aux offices religieux, faisant, encore une fois, des entorses au principe de séparation des Églises et de l’État et à la laïcité. Ces entorses de plus en plus fréquentes ne sont-elles pas devenu une politique des autorités françaises à tous les niveaux ?
Le pape en Corse
C’est donc à l’invitation de l’évêque d’Ajaccio que le pape s’est rendu en Corse, département français, mettant l’État devant le fait accompli. Une façon de dire aux autorités publiques que l’espace public appartient à l’Église catholique. Les coups de griffe à la séparation des pouvoirs et à la loi du 9 décembre 1905 ont été nombreux au cours de cette journée, la présence du ministre de l’Intérieur (démissionnaire mais toujours en fonction) à la messe, le discours de la présidente de l’Assemblée corse, Marie-Antoinette Maupertuis en début de cérémonie, la fanfare de la garde républicaine, la présence de plusieurs élus du « continent » dont le maire socialiste de Marseille et bien entendu les principaux élus corses. Certes, le pape a mis en garde contre l’« instrumentalisation politique de la religion », indiquant : « la piété populaire soit utilisée, instrumentalisée par des groupes qui entendent renforcer leur identité de manière polémique en alimentant des particularismes, des oppositions, des attitudes d’exclusion », mais n’a trouvé rien à redire à la présence d’une immense crèche de Noël de quatre mètres dans le hall de la mairie d’Ajaccio. De même, le Président de la République était-il obligé de se déplacer en Corse en fin de journée pour rencontrer le pape qui faisait un voyage privé apostolique pour assister à un colloque ? La seule obligation de l’État au nom de la séparation était d’assurer la sécurité et l’ordre public pour une manifestation dans l’espace public, comme pour n’importe quelle autre manifestation déclarée.
Par ailleurs, il convient de s’interroger sur la signification politique de ce voyage en Corse, mais pas en France. Plusieurs signes donnent une orientation : la bienvenue souhaitée en Corse sur la banderole en forme de croix sur le devant de l’hôtel San Carlu à Ajaccio, la déclaration de Gilles Simeoni, président de l’exécutif de Corse « Grâce au colloque de ce Week-end, elle (la venue du pape) peut peut-être contribuer au débat sur la laïcité et religiosité, pour poser un cadre de réflexion sur la religion et l’espace public » , comme si les choses n’étaient pas claires dans leurs principes, l’ouverture de la messe en corse de la présidente de l’Assemblée corse Marie-Antoinette Maupertuis, les échanges politiques avec les indépendantistes, tel Jean-Guy Talamoni. Il y a bien comme une forme de soutien aux indépendantistes dans ces manifestations et un positionnement politique, pas seulement religieux.
Venant sur un territoire français, bien que ne venant pas en France, le pape a réaffirmé ses positions sur la laïcité, véritable objet de son voyage. Le Figaro du lundi 16 décembre, de fait, le confirme, il note : « Curieusement…, aucune des interventions du pape n’a abordé la délicate question des migrations en Méditerranée. Le sujet a été purement et simplement évité alors que François ne se prive jamais d’aborder la question de la défense des migrants. C’est plutôt la laïcité, avec le rôle et la place du sacré dans la vie publique qui a été au centre de ses interventions. »
Lors du congrès sur « La religiosité populaire en méditerranée », prétexte du déplacement du pape, il a donné un premier avis sur la laïcité, elle doit être évolutive, « capable de s’adapter à des situations différentes ou imprévues et de promouvoir une coopération constante entre les autorités civiles et ecclésiastiques pour le bien de l’ensemble de la communauté, chacune restant dans les limites de ses compétences et de son espace. » La formule révèle bien toute l’habileté jésuistique du pape, qui estime que la loi laïque devrait s’adapter aux agissements des religions. « La foi ne reste pas un fait privé qui s’épuise dans le sanctuaire de la conscience » a t-il affirmé, phrase « qui restera comme la phrase forte du jour » toujours d’après Le Figaro. Et, il a poursuivi : « Nous devons être attentif à un développement, que je qualifierais d’hérétique, qui est celui de la privatisation de la foi ». Il faut promouvoir une « citoyenneté constructive » fondée sur une « laïcité qui n’est pas statique ou figée », … « les croyants peuvent se retrouver sur un chemin commun avec les institutions laïques, civiles et politiques, pour travailler ensemble à la croissance humaine intégrale »… , « sans tomber dans des jugements idéologiques qui opposent la culture chrétienne et la culture laïque » … « Une telle saine laïcité garantit à la politique d’opérer sans instrumentaliser la religion, et à la religion de vivre librement sans s’alourdir du politique dicté par l’intérêt, et quelquefois peu conforme à la croyance. C’est pourquoi la saine laïcité, unité et distincte, est nécessaire et même indispensable aux deux » prolongeant ainsi la « laïcité à la corse » du cardinal évêque d’Ajaccio Bustillo initiateur du voyage papal.
Le pape souhaite ré-évangéliser l’Europe qu’il trouve trop indifférente à Dieu, « La foi chrétienne a éclairé la vie des peuples et leurs institutions politiques (ici le pape semble oublier que c’est l’Eglise catholique qui s’est coulée dans les institutions politiques et territoriales de l’Empire romain), alors qu’aujourd’hui surtout dans les pays européens, la question de Dieu semble s’estomper ; et nous nous retrouvons toujours plus indifférents à sa présence et à sa parole », donnant à la Corse un statut de camp de base d’« exemple vertueux en Europe » pour cette reconquête, fidèle en cela à ses prédécesseurs, qui souhaitaient inclure Dieu dans les traités de l’Union européenne.
Tous les commentateurs ont souligné la piété des Corses, leur ferveur religieuse, leur fierté d’avoir reçu le pape, 90 % des Corses se déclarant catholiques, comme s’il s’agissait d’un pied de nez dans une France très sécularisée et dont la laïcité est un principe constitutionnel. Pourtant, un étonnant retour à la fin du Moyen-âge semble en cours. Créées au début du Xvème siècle, les « confréries », associations de laïcs placées sous la supervision d’un curé et pour la majorité d’entre elles exclusivement masculines, souvent proche des indépendantistes, sont en train de renaître. Elles étaient tombées en désuétude depuis le début du XXème siècle. Relancées il y a une vingtaine d’années, quatre-vingt douze confréries regroupant trois mille Corses existent aujourd’hui. Mille quatre cents d’entre eux ont participé aux différentes cérémonies le 15 décembre (chants polyphoniques et participation à l’office en langue corse, défilé avec les bannières). « Les confréries sont très importantes ici » … « Dans une confrérie, on s’engage pour aimer le Seigneur » explique Mgr Bustillo et il précise : « C’est un renouvellement extraordinaire. Pour beaucoup de jeunes, c’est un motif d’engagement. Nous essayons de trouver la bonne manière de les accompagner, notamment en les invitant à vivre les sacrements chrétiens ». Elles ont été particulièrement appréciées par François, qui à l’issue du colloque a précisé : « La piété populaire, les processions et les rogations, les activités caritatives des confréries, la prière communautaire du Saint rosaire et d’autres formes de dévotion peuvent nourrir cette « citoyenneté constructive ».
Pour conclure
En fait, rien de nouveau au fond de la part de l’Église catholique, si ce n’est une offensive contre la laïcité. La laïcité est le résultat d’un long combat pour l’émancipation, pour la liberté, pour la liberté de pensée et de conscience. Les Églises (les religions) ont longtemps contrôler les sociétés, elles ne peuvent accepter la perte de ce contrôle qu’implique la laïcité, elles veulent maintenir ce contrôle tout en acquérant leur totale liberté vis à vis des autorités publiques. Dans beaucoup de pays elles contrôle encore les sociétés, l’enjeu pour elles est de reprendre la main dans les pays où elles l’ont perdu soit partiellement, soit quasi totalement. De ce point de vue, la France est un pays stratégique, c’est le seul pays où la laïcité est constitutionnelle, la faire céder, même partiellement, est donc essentiel de leur point de vue.
Il s’agit bien d’une stratégie, pas d’un complot, une stratégie de long terme. Les religions n’ont jamais admis les principes de laïcité, seul le rapport de force politique, social, culturel a permis de les leur faire accepter. Pourtant, la laïcité est le seul principe existant pour assurer la liberté de conscience pour tous, croyants et non croyants, ces croyances ou non croyances étant bien affaires personnelles, contrairement à ce qu’affirme le pape François. La laïcité est le seul principe qui assure pleinement la liberté totale de religion , de toutes les religions et assure la pluralité de religion. Nos sociétés se sécularisent lentement depuis plusieurs siècles, les opinions, les convictions, les croyances se diversifient de ce fait. La laïcité est le seul principe qui prend en compte ce phénomène de société dans toutes ses conséquences, le seul principe universel qui permet la cohabitation de tous sans tomber dans les communautarismes, sources de divisions , de conflits et de guerres. C’est pour cela aussi qu’elle est précieuse, qu’elle est si nécessaire, si indispensable et qu’elle mérite qu’on la promeuve dans toutes les sociétés.
Jean Claude Boual
23 décembre 2024
1Voir « La laïcité en Europe- Un combat d’actualité pour une idée neuve » pages 32-33, Jean Claude Boual , L’harmattan, avril 2024.
2Il n’est pas inutile de préciser que les dons sont défiscalisés au 2/3, et que donc la majorité du financement de la reconstruction revient aux finances publiques par intermédiaire de cette défiscalisation, autant de manque à gagner pour l’État.
Communiqué: Les Laïques demandent à la Commission de rejeter la revendication de la COMECE sur un coordinateur de l’UE
Communiqué du Réseau Laïque Européen
Le 4 décembre, la COMECE (Commission des épiscopats de l’Union européenne) a demandé la nomination d’un coordinateur de l’UE pour la lutte contre la haine anti-chrétienne lors d’une conférence au Parlement européen.
Le représentant de la COMECE a fondé cette demande sur ” le droit à la liberté de religion, ainsi que sur les dispositions visant à lutter contre la discrimination fondée sur la religion “, et a fait référence aux coordinateurs déjà existants contre l’antisémitisme et la haine anti-musulmane.
Nous pensons que cette affirmation et sa justification sont profondément erronées et nous demandons qu’elles soient rejetées.
Tout d’abord, la COMECE confond deux notions bien distinctes : la protection du droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion (abusivement réduite à la ” liberté de religion “) d’une part, et la lutte contre le racisme d’autre part. L’antisémitisme et la haine anti-musulmane sont des formes de racisme. La COMECE veut avoir un coordinateur pour protéger la religion, ce qui est tout à fait différent.
Deuxièmement, l’affirmation de la COMECE est basée sur un rapport d’une petite association, l’”Observatoire sur l’intolérance et la discrimination envers les chrétiens en Europe (OIDAC)”, alors que l’antisémitisme et la haine anti-musulmane sont surveillés par l’Agence des droits fondamentaux. De plus, la méthodologie des rapports de l’OIDAC n’est pas rigoureuse et ses conclusions doivent donc être traitées avec le plus grand scepticisme.
Troisièmement, le champ d’application de la définition de la “discrimination anti-chrétienne” revendiquée par l’OIDAC, et approuvée par la COMECE, est extrêmement large et peut interférer avec les droits et libertés d’autres personnes, en particulier les femmes et les personnes LGBT+. En effet, le rapport cite l’inclusion de l’interruption de grossesse dans les programmes d’études médicales de certains États membres comme une “discrimination”. Il s’agit d’une tentative subreptice de saper les droits fondamentaux des femmes, tels qu’ils sont reconnus par le droit international et promus par le Parlement européen.
Enfin, nous, les laïques, sommes fermement attachés à l’universalité et à l’unité des droits de l’homme. A une époque de division et de polarisation croissantes, nous pensons qu’il n’est pas adéquat de créer une position consacrée à une foi religieuse spécifique. De nombreuses autres confessions religieuses et convictions philosophiques revendiqueraient la même position pour elles-mêmes. Cela ne peut que conduire à une fragmentation et à une division accrues, et à menacer les droits et libertés qui sont notre bien commun.
Communiqué: Libérez Boualem Sansal!
Communiqué du Réseau Laïque Européen
Le 16 novembre 2024, Boualem Sansal a été arrêté à l’aéroport d’Alger par les autorités algériennes. Depuis, il est détenu de façon parfaitement arbitraire. Il n’a pas pu bénéficier de l’assistance de son avocat, Me François Zimeray à qui le gouvernement algérien a refusé un visa.
Alors qu’il risque la prison à perpétuité, ses amis et soutiens s’inquiètent de son état de santé précaire et demandent aux autorités algériennes de faire preuve d’humanité en lui rendant sa liberté.
Le Réseau laïque européen, attaché à la liberté de conscience et à la liberté d’expression dont bénéficie Boualem Sansal, dénonce le déni de justice que constitue le fait de l’emprisonner pour ses opinions.
Le Réseau Laïque européen demande la libération immédiate de Boualem Sansal qui n’a rien à faire dans les geôles algériennes.
Libérez Boualem Sansal ! – Réseau laïque européen | European Secularist Network
Our latest news on the arrest of writer Boualem Sansal:
Free BouAlem Sansal! – Réseau laïque européen | European Secularist Network
1905…2024. Le Vatican a-t-il changé ?
Le Pape François en visite en Corse s’est exprimé sur la laïcité française, en montrant une fois de plus qu’il n’y adhérait pas.
Peu de choses ont changé finalement au Vatican depuis 1905, quand l’Église refusait la séparation des Églises et de l’État. Le pape François, citant son prédécesseur Benoit XVI, revendique une « saine laïcité » qui doit « libérer la croyance du poids de la politique », en feignant d’ignorer que c’est précisément le cas en France depuis près de 120 ans.
Plus révélateur est sa revendication d’une collaboration entre l’État et les responsables religieux de l’Église, en réalité son véritable projet politique.
Au niveau de l’Union européenne, les représentants des Églises ont échoué à obtenir l’exclusivité d’un tel dialogue, qu’ils partagent avec les organisations non confessionnelles (laïques). La COMECE (Commission des épiscopats de la communauté européenne) continue de réclamer des traitements préférentiels, ce qu’elle obtient encore trop souvent. C’est très exactement ce que réclame le pape François pour la France et qui reviendrait à rétablir ce que la loi de séparation lui a retiré : la main mise institutionnelle de l’Église sur la société.
Il feint également d’ignorer que la plupart de ses fidèles français sont attachés à la laïcité et qu’ils ne demandent nullement que les responsables du culte s’expriment en leur nom. D’autant que de nombreuses libertés ont été acquises en opposition avec les positions de l’Église. Rappelons :
- L’égalité (et non la complémentarité) des femmes et des hommes
- La contraception
- Le droit d’avoir recours à une IVG
- Le mariage pour tous
- Et bientôt peut-être, le choix de sa fin de vie.
Alors plus que jamais, nous devons préserver le principe de laïcité, qui garantit la liberté de conscience de tous, religieux ou non, garantit la liberté des cultes et tient les religions à l’écart de la politique.
Martine Cerf
Allah n’a rien à faire dans ma classe
Laurence d’Hondt – Jean-Pierre Martin
Racine – 2024
Enquête sur le grand renoncement
En France, deux professeurs, Samuel Paty et Dominique Bernard, ont été assassinés parce qu’ils enseignaient la liberté d’expression, parce qu’ils faisaient partager leur amour de l’art, de l’histoire, du débat…. lire plus…
La défaite de la pensée dans la pensée musulmane
La Libye s’en prend aux femmes
Dans un entretien accordé en novembre 2024 au magazine italien Grazia, la philosophe et islamologue Razika Adnani dénonce les mesures prises récemment par le gouvernement libyen.
A l’instigation du ministre de l’Intérieur Emad al-Traboulsi, une Administration de la Protection de la Morale publique a été créé. Elle est chargée de veiller à la mise en place et à l’application de mesures réduisant drastiquement les libertés des femmes: voile imposé à partir de neuf ans, séparation des hommes et des femmes dans l’espace public et les écoles, interdiction aux femmes de voyager sans un accompagnateur masculin ou sans l’autorisation d’un homme. Ces mesures rappellent les règlementations en vigueur en Afghanistan ou en Iran et illustre un phénomène inquiétant: la radication des sociétés des pays musulmans.
Adnani explique cette régression des droits humains par l’affaiblissement de l’influence des pays occidentaux face à la Chine et à la Russie et à l’emprise croissante des Frères musulmans financés par les pays du Golfe.
Nouveau recours contre l’installation d’une crèche à la mairie de Béziers
L’association La Libre pensée de l’Hérault va lancer un nouveau recours auprès du tribunal administratif après l’inauguration samedi 30 novembre 2024, de la crèche de la nativité à l’Hôtel de Ville de Béziers (Hérault). Un combat judiciaire au temps long qui repose essentiellement sur les associations.
Des papes et de la Corse
La journaliste Claire Gatinois et des correspondants locaux du Monde nous apprennent que le Pape François serait prochainement attendu en Corse… et non à Paris pour la réouverture de la cathédrale Notre-Dame…
Il est vrai, comme le souligne Le Monde, que « dans l’esprit de François, la Corse est-elle vraiment la France ? La question se pose » !
Rappelons qu’il avait déjà dit en 2023 : « J’irai à Marseille, mais pas en France. » !
Et que sa seule autre visite sur notre territoire était pour Strasbourg, capitale européenne et … concordataire !
Pas question donc de visiter cette ancienne « fille aînée de l’Église » devenue une République « laïcarde » qui prétend ne reconnaître aucun culte, tout en essayant de les contrôler …
Mais pourquoi la Corse ?
L’Église a de la mémoire ! La Curie romaine connaît sans doute très bien le Liber pontificalis, ce catalogue des papes du VIe au IXe siècle. Ce document relate notamment la vie d’Étienne II, pape de 752 à 757.
L’évêque de Rome est très inquiet de la progression du peuple des Lombards et leur nouveau roi Aistolf, qui viennent de s’emparer de Ravenne et menacent la « ville éternelle » (Il me plaît de reprendre dans ce papier les poncifs les plus éculés).
En visite en France en 754, il rend visite à Pépin le Bref dans le domaine particulier de celui-ci, à Quierzy, sur les bords de l’Oise.
Or, Pépin (le petit seulement par la taille), vient d’envoyer croupir dans un monastère Childéric III, le dernier Mérovingien. Fils de Charles Martel, maire du Palais comme lui, il se proclame roi des Francs et fonde ainsi la dynastie carolingienne.
[Une remarque s’impose ici : comme les Mérovingiens, les Carolingiens et les premiers Capétiens, sont des ROIS DES FRANCS. La France n’existe pas, au mieux parle-t-on de Francie occidentale. Le premier souverain à porter le titre de ROI TRÈS CHRÉTIEN DE FRANCE sera Philippe Auguste, en 1204… avant, que des Rois des Francs…]
Mais revenons au Pape… et la Corse.
Pépin souhaite ce que nous appellerions une reconnaissance internationale et notamment celle de l’Église. Le Pape cherche un protecteur. Ils sont faits pour s’entendre. Pépin massacrera quelques Lombards (Son fils Charlemagne poursuivra la tâche) et libère ainsi Rome de la menace. Étienne II reconnaît Pépin comme roi légitime et va même par le sacrer, par l’onction avec l’huile de la « Sainte ampoule » qui aurait servi au baptême de Clovis… Cette tradition du sacre sera conservée pour tous les souverains français jusqu’à la Révolution.
Mais la Corse, me direz-vous ?
La tradition attribuait à l’Empereur romain Constantin (le « Président de l’Église » après sa conversion, selon la belle formule de l’historien Paul Veyne) une donation de territoires à l’Église, et parmi ces territoires la Corse.
Il s’agit-là, évidemment, d’une pieuse légende.
En revanche, c’est bien réellement que Pépin, en 754, attribue à l’évêque de Rome la possession de territoires (l’exarchat de Ravenne, la Sardaigne, la Sicile et … notre « Île de Beauté »).
Il s’agit de ce que l’on dénomme la Donation de Quierzy ou Donation de Pépin (qui sera confirmée par Charlemagne), fondement des États Pontificaux dont il ne subsiste aujourd’hui que la modeste enclave du Vatican.
Mais pourquoi rappeler ces vieilles affaires me direz-vous encore ?
C’est que la visite pontificale en Corse peut être interprétée de deux manières :
- Soit, il s’agit de la venue d’un responsable religieux, et pour notre État républicain seul importe de garantir l’ordre public à cette occasion (et de rappeler aux fonctionnaires et élus locaux le principe de laïcité qui s’impose en cette occasion… mais là, c’est vrai, je rêve !)
- Soit, il s’agit de la visite d’un souverain étranger qui doute paraît-il de l’appartenance de la Corse à notre République indivisible… Il faudrait alors s’inquiéter du soutien que pourrait apporter ce chef d’État à des actions de détachement de la Corse de la France… pour une Corse indépendante, sous la protection pontificale …
En effet, même si le « Souverain Pontife » (comme le nomment les journalistes du Monde) est le « Grand Frère » de notre actuel Président (voir le papier du Monde), son caractère imprévisible laisse ouvertes toutes les hypothèses !
Michel Seelig
Voulons-nous encore vivre ensemble ?
Pierre-Henri Tavoillot
Odile Jacob – 2024
Cette question commençait à poindre, en Occident, devant l’étrangeté de nos « sociétés d’individus » : la montée de l’isolement et des égoïsmes, la conflictualisation des rapports, l’enfermement identitaire, la violence désinhibée, les attentats, et aussi le souffle de plus en plus proche de la guerre et des massacres.
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Hommage à notre ami Yves Le Bihan

Notre ami Yves Le Bihan nous a quittés dans la nuit de mardi à mercredi. Yves avait été un trésorier remarquable de notre association jusqu’en 2016, en même temps qu’il assurait la bonne tenue de notre site Web.
Yves était un homme engagé, qui ne cessait de s’indigner devant les injustices, les inégalités ou le fanatisme. Mais au-delà de l’indignation, il savait agir pour faire avancer son idéal d’une société laïque plus juste et plus fraternelle. Sur le mur de clôture de sa maison, dans le Morbihan, il avait fait peindre une fresque « Je suis Charlie ».
Il avait organisé plusieurs manifestations, en collaboration avec la mairie de la commune de Saint Philibert, ou avec l’école.
Et surtout, Yves était un ami chaleureux que tous et toutes avaient pu apprécier à EGALE. Il nous manquera.
Martine Cerf
La « peste noire » de l’antisémitisme se réinstalle en Europe !
Elle est bel et bien revenue, même si ceux qui la dénoncent depuis des années font encore figure de Cassandre qu’on ne veut pas entendre. Pourtant les derniers signaux d’alerte ne laissent aucun doute :
A l’université Lyon III, des étudiants qui se disent pro palestiniens ont tâché d’empêcher Yaël Braun-Pivet de pénétrer dans l’université, refusant toute offre de dialogue. On a pu lire des slogans étonnants, s’adressant à la présidente de l’Assemblée nationale française, comme « génocidaires, cassez-vous ! ».
La même accusation se retrouve à Toulouse où l’UEJF (Union des étudiants juifs de France) ont tenu leur convention nationale, accueillis par des slogans douteux : une affiche proclame au-dessus d’un drapeau palestinien : « génocidaires et racistes hors de Toulouse ».
On voit bien que ces mots d’ordre hors de propos, s’adressant à des citoyens français, témoignent à l’évidence d’un antisémitisme virulent.
A Amsterdam, ce sont des supporters israéliens qui sont lynchés par une horde de prétendus soutiens à la cause palestinienne dans un mouvement manifestement préparé et organisé qui a pris de court une police hollandaise insuffisamment informée et préparée. Le roi des Pays-Bas lui-même a déclaré au lendemain de ces attaques : « Nous avons failli envers les Juifs pendant la Shoah, et la nuit dernière, nous avons failli à nouveau ».
S’il faut saluer la détermination du ministre de l‘Intérieur, Bruno Retailleau qui refuse de céder aux intimidations et d’annuler ou déporter le match France-Israël, on ne peut se contenter de mesures de sécurité ponctuelles car la lutte contre cette peste est une action au long cours.
Il est inutile de se voiler la face, c’est bien un combat contre l’antisémitisme qui est devant nous, que cela nous plaise ou non. Et ce combat, il faut le mener, vite et fort, en France et dans toute l’Europe avant qu’il ne nous dépasse.
Martine Cerf
Vers un renforcement de la laïcité dans le sport ?
Lors des JO et JOP de Paris 2024, Amnesty International a plusieurs fois déclaré que la France faisait de la discrimination en interdisant les signes religieux (notamment le port du voile) aux athlètes en équipe nationale. Elle a même demandé que le CIO intervienne pour lever cette interdiction ; celui-ci a répondu que l’interprétation de la neutralité relevait de chaque état.
Certaines athlètes considèrent que l’interdiction du port du voile bafoue les « droits humains et les libertés fondamentales » ! Et le fait que certains états obligent à porter le voile, n’est pas une atteinte aux droits humains ? Mais là, Amnesty International est totalement silencieuse !
Depuis la fin des JO et JOP, cette interdiction du port des signes religieux fait de nouveau débat au sein de certaines fédérations sportives françaises. La plupart de celles-ci ont clarifié leurs règlements et tendent à faire respecter cette interdiction, mais plusieurs clubs résistent fortement. L’actuel ministre des sports (Gil AVEROUS) a déclaré récemment qu’il voulait application ferme du respect de la neutralité sous toutes ses formes, et que chaque fédération devait préciser cela de façon claire dans ses textes réglementaires.
En mars dernier un sénateur LR (Michel SAVIN) avait déposé une proposition de loi tendant à clarifier ce sujet : neutralité, interdiction du port de signes religieux, et respect des valeurs de la République, dans toutes compétitions ou manifestations internationales, nationales ou régionales organisées par une fédération ou une association affiliée. La discussion de cette proposition a été suspendue compte tenu de la situation politique depuis le printemps, mais elle vient d’être reprise et le texte accepté en commission sénatoriale. Ce texte devrait donc arriver en discussion assez rapidement et ne devrait pas poser problème de vote au Sénat ; en revanche, cela risque d’être plus compliqué à l’Assemblée Nationale où certains partis moins fermes sur ce sujet tenteront d’en restreindre la portée.
Le ministre des sports a insisté sur une clarification des règlements et des textes de compétitions et manifestations au sein de chaque fédération, ainsi qu’une application stricte et ferme. Il a par ailleurs rappelé que les fédérations ainsi que le associations affiliées sont délégataires d’une mission de service publique, et donc tenues de manière générale au respect de la neutralité, laïcité et respect des valeurs républicaines, sous le contrôle du ministère.
Attendons de voir le devenir de cette proposition de Loi !
EGALE a sollicité deux rendez-vous, l’un au ministère des sports et l’autre au secrétariat à l’égalité femmes/hommes. Ces rendez-vous ont pour sujet cette question de neutralité, mais aussi le problème des transgenres dans les compétions féminines.
Gérard MEYDIOT
Responsable du GT sport
L’ENTRETIEN D’EGALE : Comment faire société malgré les attentats? – Vincent de Gaulejac et Isabelle Seret

Vincent de Gaulejac est président du réseau international de sociologie clinique, professeur émérite de l’université de Paris-Cité, docteur honoris causa des université de Mons (Belgique) et de Rosario (Argentine).
Isabelle Seret est intervenante, sociologue clinicienne; formée en victimologie appliquée. Elle accompagne des jeunes et des familles confrontées à la violence.
De la liberté à la laïcité
Gérard Lévistre
Au square Samuel Paty, la parole juste d’ÉGALE portée par sa secrétaire générale
A l’appel du Collectif laïque national, près de 200 personnes s’étaient rassemblées le 16 octobre 2024 en fin de matinée, à deux pas de la Sorbonne, dans le square Samuel Paty, à Paris 5e, pour rendre hommage à ce professeur d’histoire-géographie assassiné tout juste 4 ans auparavant par un terroriste islamique à la sortie de son Collège du Bois d’Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (78).
A l’occasion de cette cérémonie à laquelle assistaient des représentants de la mairie de Paris et de la mairie du 5e arrondissement, le député Jérôme Guedj, les dignitaires des obédiences maçonniques libérales ont pris la parole pour rappeler que, comme Dominique Bernard, assassiné à Arras le 13 octobre 2023, Samuel Paty avait la passion de l’enseignement. Pour eux, la transmission des valeurs de la république était bien plus qu’une obligation, un devoir.
S’exprimant au nom d’ÉGALE (Égalité, Laïcité, Europe), Martine Cerf, sa secrétaire générale, a expliqué en quelques mots que si défendre la laïcité est une nécessité absolue, ce n’est pas suffisant. « Il faut aller plus loin et passer à l’action », a-t-elle insisté. « Il nous faut promouvoir la laïcité, épauler les enseignants dans cette tâche. C’est le seul moyen de préserver la liberté de conscience et la liberté d’expression pour combattre l’obscurantisme et le fanatisme dont Samuel Paty et Dominique Bernard ont été les victimes ».
Marc Horwitz
Rendre hommage à Samuel Paty et Dominique Bernard
Ce mercredi 16 octobre, nous rendrons à Samuel Paty et Dominique Bernard, tous deux assassinés par un islamiste fanatique. Ils étaient des enseignants aimés et respectés par leurs élèves, conscients de ce qu’ils leurs apportaient de connaissances et de capacité de réflexion. Ils avaient à juste titre, une haute opinion de leur métier, qu’ils exerçaient avec enthousiasme, mais se sont heurtés à un obscurantisme qui rejette le savoir, la liberté et la démocratie et ne rêve que d’asservir chacun à des règles de vie soi-disant édictées par leur dieu.
Par cet hommage, nos pensées doivent aller aux enseignants qui sont menacés et parfois violentés, comme à Tourcoing, pour vouloir faire appliquer la loi : celle de la neutralité des élèves à l’école. Nous devons nous engager à leurs côtés pour intervenir dans les classes et apporter nos témoignages sur la laïcité, citoyenneté, la République et ses valeurs sur la liberté et l’égalité qui nous sont offertes.
On peut penser ce qu’on veut du port du voile par les femmes. Nous pensons pour notre part qu’il s’agit de l’illustration de l’infériorisation des femmes dans des sociétés qui ne leur reconnaissent pas les mêmes droits qu’aux hommes. Et dans ces sociétés, elles ne sont pas libres de choisir de le porter ou non. Leur refus a coûté la vie à nombre d’entre elles.
En France elles sont libres de le porter ou pas, mais il serait absurde de croire que cet étendard du patriarcat dans les pays musulmans est aussi un symbole de liberté. Il ne symbolise rien d’autre que la servitude volontaire dans laquelle des femmes en France acceptent de s’enfermer ou y sont contraintes par la pression sociale qui s’exerce sur elles.
Quelle que soit l’interprétation que l’on donne à ce symbole, il reste que son port est interdit à l’école, pour permettre à toutes d’aborder librement les apprentissages proposés, que cela est exprimé par la loi de 2004 sur les signes religieux et que toutes doivent s’y soumettre. Les enseignants qui sont chargés de faire respecter la loi ne doivent pas rester seuls dans cette tâche, mais bien bénéficier de la protection de leur hiérarchie et du soutien des citoyens.
Martine Cerf
Communiqué du Collectif pour l’école publique
Maintenant l’école publique !
Depuis un an des enquêtes journalistiques ont illustré la gabegie financière,
parfois au-delà des obligations légales, liée au financement public des
établissements privés sous contrat…
Lire le Communiqué du collectif pour l’école publique laïque
le Centre d’Action Laïque demande la suppression des privilèges accordés à l’Église catholique en Belgique
Suite à la visite du Pape en Belgique du 26 au 29 septembre 2024, le CAL a publié un communiqué que vous pouvez lire en suivant ce lien:
Les Christian Nationalists à l’assaut du gouvernement américain
Dans un long article du 7 octobre 2024, le New York Times enquête sur l’influence de deux milliardaires, Tim Dunn et Farris Wilks, qui mettent leur fortune au service d’une idéologie chrétienne ultra-conservatrice dont les adeptes sont les « Christian Nationalists. »
Les sommes colossales versées par les deux Texans, qui ont fait fortune dans le pétrole, servent à financer une multitude de candidats républicains, d’associations, de médias et de clubs de réflexion d’extrême droite afin de promouvoir leur objectif à savoir abolir la séparation de l’Église et de L’État.
Leur interprétation de la Constitution est que cette séparation a été conçue par les « Pères fondateurs » comme un moyen de protéger la religion du gouvernement.
Une des cibles privilégiées de ce mouvement est bien entendu l’éducation.
Son influence a ainsi permis de faire intervenir dans douze états des aumôniers en tant que conseillers psychologues et d’imposer l’affichage des Dix commandements dans les écoles, initiative dont s’est félicité Donald Trump.
De même des contenus éducatifs émanant de pseudo-universités conservatrices sont diffusés en classe dans une dizaine d’états.
Un sondage a indiqué récemment que plus de la moitié des électeurs républicains estimaient « qu’être chrétien représentait un élément important pour être vraiment américain de l’identité d’un véritable américain », que « le gouvernement devrait déclarer les États-Unis nation chrétienne » et que « Dieu a appelé les Chrétiens à exercer leur souveraineté dans tous les domaines de la société américaine ». De plus, toujours d’après les sondages, deux-tiers des Christian Nationalists estiment que la violence politique peut se justifier.
Certains Christian Nationalists vont même jusqu’à dire que seuls de « vrais chrétiens » devraient exercer des responsabilités au sein des institutions fédérales ou locales.
D’après le NYT, les membres de ce mouvement qui avaient participé à l’assaut du Capitol le 6 janvier 2021 concevaient leur action comme faisant partie d’une « bataille spirituelle d’une dimension apocalyptique ».
Pour les tenants de cette idéologie, le Texas sert de laboratoire expérimental et de guide au reste du pays.
Ils savent aussi que la Cour suprême, telle qu’elle est actuellement composée, est un allié précieux qui pourra valider légalement leur programme.
Source: New York Times Magazine– 07 Octobre 2024 – « How Two Billionaire Preachers Remade Texas Politics »
Formations à la laïcité
Il est temps de libérer l’université des emprises et instrumentalisations politiques
Je ne cesse de le dire : il ne faut pas confondre l’estrade d’un amphithéâtre avec la tribune d’un meeting. L’université n’est pas un local de campagne, c’est un service public national chargé de transmettre des savoirs, d’exercer l’esprit critique et de former des...
Formations « Caricature & Démocratie » dans les lycées d’Ile de France en collaboration avec la Région
L'association de dessinateurs de presse Dessinez Créez Liberté (fondée par Charlie Hebdo et SOS Racisme au lendemain des attentats de janvier 2015), a conçu un module de deux heurs pour les lycéens, afin de leur faire comprendre la genèse d'une caricature de presse,...



Entretien 

Razika Adnani

